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parce celles de Cydonia. Les types de plusieurs autres monnaies de Cydonia se rapportent au culte de Dictynna, comme le chien 62 et le croissant, qui est tantôt seul 83, tantôt avec une étoile °4, signe important pour déterminer le caractère lunaire de la divinité.
Sur une monnaie des Crétois en général, à la tête de Trajan 88, l’on voit sur le revers la légende aiktïnna Ki’HTfiN, accompagnant l’image de Dictynna, en habit de chasseresse, assise sur un rocher entre deux Curètes armés, debout. Delà main droite elle tient une flèche, de la gauche elle porte un enfant (fig.883).
C’est là proprement la Dictynna Xoyja'a, ou pro-
Fig. 883. Monnaie de Crète. tectrice des aCCOUChe-
ments, comme l’Artémis grecque , dont parlent quelques écrivains 8e. Les Curetés qui l’accompagnent indiquent que dans ce type monétaire elle est la déesse qui a reçu à sa naissance le petit juriTER ou le petit zagreus, c’est-à-dire l’un ou l’autre des deux dieux enfants de la mythologie crétoise.
Nous reconnaissons aussi Britomartis dans la déesse en costume semblable à celui de Diane qui accompagne dans son temple le dieu Marnas, Crétois d’origine, sur plusieurs monnaies impériales de Gaza de Palestine 87.
P. Lenormant.
BRIZO. — Déesse marine et prophétique adorée à Délos. Elle annonçait l’avenir par le moyen des songes. Les femmes lui adressaient des vœux, particulièrement pour qu’elle protégeât les navires sur les mers, et lui portaient des offrandes de toutes sortes, parmi lesquelles les poissons seuls devaient être exceptés ’. E. S.
BROCUOS [supplicium].
BROMIAS (BpotAicb). — Vase à boire semblable, d’après Athénée *, aux plus grands scyphi [scypuus].
BRUTTIANI. — Le nom des habitants du Bruttium devint un terme générique désignant des esclaves publics, attachés au service des magistrats dans les provinces et remplissant auprès d’eux les plus bas offices : ils servaient de courriers, liaient et frappaient ceux qui étaient condamnés au fouet h Ces Bruttiens (et aussi les Lucaniens d’après Strabon2) avaient été exclus du service militaire et condamnés à ces fonctions avilissantes après la défaite d’Annibal, en punition de la fidélité qu’ils avaient gardée aux Carthaginois. Il est probable que cette sujétion ne dura pas fort longtemps ; mais le nom de Bruttiani peut avoir continué d’être appliqué à ceux qui faisaient le même emploi qu’eux8. E. Saglio.
BUBONA. — Déesse romaine, protectrice du bétail de race bovine. Il paraît que des jeux appelés Bubetii ludi étaient célébrés en son honneur ’. E. S.
82 Mionnet, t. II, p. 273, n» 129 ; Suppl, t. IV, p. 312, n° 108. — 83 Mionnet, I. Il, p. 273, n°s (24-126. — 5'* Mionnet, Ib. no 127 ; Suppl, t. IV, p. 311 et 312, n°» 103, 109 et 110. — 83 Eckhel, Doctr. num. vet. t. Il, p. 303 ; Mionnet, Suppl. I. IV, p. 297, no 8. — 86 Orph. Hymn. XXXVI, v. 3 ; Nonn. Dionys. VIII, 178 et 179. — 87 De Saulcy, Numism. de la Terre-Sainte, pl. xi,4, 9 et 11. — Bihliogiufhie. Meursius, Creta, p. 201 et s. ; Ottfr. Millier, Aeginelica, p. 163-170; Hœek, Kreta, t. Il, p. 158-180.
BRIZO. 1 Athen. VIII, p. 335; Eust. Ad Od. p. 1720, 57 ; Hesych. PfiÇo;jKxvn 5; Etym. Mag. BpiÇéi.
BROMIAS. 1 Ath. XI, 784 d.
BRUTTIANI. 1 Gell. X, 3, 19 ; Fest. s. v. p. 31. — 2 Strab. V, 4, 13 ; cf. Appian. Ann. 61. — 3 Mommsen, Riim. Staatsrecht, I, p. 260.
BUBONA. 1 August. Civ. Dei , IV, 34; Prcller, Rôm. Myth. p. 594.
BUCCULARIUS. 1 Dig. L. 6, 7. — 2 Cod. Theod. X, 22, 1; Godefroy, Ad h. I.
BUCELLARII. t Notitia dignit. imp. Orient, p. 208, édit. Bücking ; Du Congé,
BUCCULA. — Mentonnière d’un casque [galea].
BUCCULARIUS. — Ouvrier cpii attache aux casques des mentonnières [buccula] b II y avait des ouvriers de cet emploi parmi ceux qui étaient attachés aux armées aussi bien que parmi les fabricenses des manufactures impériales 2. E. S.
BUCELLARII. — Colons galates établis, à l’expiration de leur congé, dans des terres du domaine, à charge du service militaire1.
On connaît également sous ce nom un corps de cavalerie ( vexillatio ) placé parmi les troupes qu’on appelait comitatenses 2.
Enfin la loi des Wisigoths nous présente en Espagne des bucellarii , dans une condition analogue à celle des laeti et des gentiles romains, ou peut-être même des simples colons 3 [colonatus]. En -468 Léon et Anthémius défendent aux particuliers d’avoir à leur service des bucellarii ou des Isauriens et des esclaves armés 4. Ce sont des colons enrégimentés ; les propriétaires ne doivent pas entretenir dans leurs domaines ou près d’eux ces satellites ( armata mancipia seu bucellarios), dont ils pourraient abuser sans doute pour causer des troubles, ou attaquer leurs voisins, en un mot pour violer la loi Julia de vi publica 8. G. Humbert.
BUCINA ou BUCCINA 1 (Buxctvr,). — Coquille, cornet, trompette. Plusieurs sortes de coquillages enroulés, tels que buccins, strombes, tritons, murex, etc., ont été de bonne heure transformés sans beaucoup de peine en trompettes par ceux qui les ramassaient sur le rivage de la mer 9 ; ils sont souvent figurés dans les mains des dieux marins [triton], des vents [venti]. On voit encore cette trompette primitive employée, au temps où les instruments de musique furent le plus perfectionnés, par des marins, des paysans, des bergers 3, comme le montrent la figure 884
d’après un des bas-reliefs romains encastrés dans les murailles de Narbonne 4 et la figure 885, tirée d’une lampe romaine en terre cuite 5 où est représenté un navire à
Lexic. graec. s. v. TaloYpalxta ; Suid. s. v. Bouxckkàptsi. — 2 Zosim. V, 13 ; Bücking, Not. imper. Orient, p. 26. Les cavaliers d’élite étaient couverts d’une armure et armés de (lèches et formaient l’avant-garde ou l’arrière-garde. Turueb. Advers. XXIV, 16. — 3 L. Wisigoth. V, 3, c. 1 ; Bücking, Notit. Il, p. 1045. — 4 Cod. Just. IX, 12, 10, Ad legem Jul. de vipublica vel privata. — S Fr. 1 et 3 Dig. Ad leg. Jul. de vi public. XLVIII, 6. — Bidliocrafiiie. Notitia dignitatum utriusque imperii, édition Bücking, Bonn, 1853, I, p. 208; II, p. 26 et 1045; Léotard. Essai sur la condition des Barbares établis dans l'empire romain au iv* siècle, p. 166 et s. Paris, 1873.
BUCINA ou BUCCINA. l Vov. Fleckeisen, Fünfzig Artikeln, Francfort, 1861 ,p. 8 ; T. Bergk, Philologus , 1869, p. 451. — 2 Ovid. Met. I, 385. Cette invention était attribuée à Tvrrhénus, fils d’Hercule, Hvg. Fab. 274; cf. Id. Astr. II, 23. Le nom du murex est xrljuS en grec. — 3 Mon. de l'Inst. arch. III, pl. xvm; Eur. Iph. Taur. 303 ; Theocr. XXII, 75.— 4 Al.de Laborde, Monum. de la France, I, pl. lxii; Cf. Virg. Aen. VI, 171. — :i Bellori, Lucernae, III, 12 ; vov. aussi Braun, Antike Marmorwerlce, p. 14