‹ Dictionnaire des antiquités grecques et romaines d'après les textes et les monuments (volume 4)Chapitre 36 sur 155 · AI K · texte numérisé non relu

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Fi". 194. Danse d’agyrtes mendiants.

ensuite les apaiser ou les dompter par leurs gestes ou par le bruit de leurs instruments 9. Eux-mêmes ils dansaient au son des dûtes, des tambours et des cymbales, et ces danses faisaient partie de leurs moyens de guérir 10. Ils distribuaient aussi des présages sous forme de sentences écrites sur des tablettes qu’ils faisaient tirer d’une urne par celui qui voulait connaître son sort ou par un jeune garçon 11 ; ou bien un certain nombre de vers étaient gravés sur des tablettes semblables (àyupTixoi; irtva?, àyupTtXT] o-aviç), et les dés, ouunautremoyen analogue, indiquaienteelui qui se rapportait à la personne qui les consultait12. Tous les moyens leur étaient bons pour

attirer les regards ** ^

et frapper les esprits; aussi ne les distinguait-on pas ordinairement des bateleurs et des faiseurs de tours (circulatores , o-/Xaytoyot, ôocupaTouotot', ye- ,

XwtohoioQ qui exploitaient la curiosité du public. Dans la gravure qui accompagne cet article, empruntée a une peinture découverte à Rome dans un columbarium13, on reconnaît des aqyrtae. Tandis que les uns dansent ou font resonner les cymbales, un autre tend son chapeau à la foule. La petite figure debout au milieu du cercle est peut-être 1 image de la divinité pour qui est faite la collecte, et sans doute aussi l’animal que l’on aperçoit à l'extrémité est une de ces bêtes apprivoisées dont les prêtres mendiants se faisaient suivre. E. Saglio.

AHENüM ou aenum (diminutif, abenulum ). 1:111 1

de bronze, ainsi appelé du nom du métal (aes) dont il était fabriqué. On s’en servait pour faire bouillir l’eau et pour y cuire des aliments, en le tenant suspendu, comme le di expressément le jurisconsulte Paul », qui distingue par là ces vases de ceux qu’on posait sur le feu. D autre paît, les poètes opposent souvent Yahenum a la broche (aeno aut. verubus ), comme nous opposons les mots bouillir ou rôtir 3. La figure représente un ahenum d une forme élégante conservé au musée du Louvre.

On voit au sommet de l’anse un œil destiné à recevoir le crochet auquel on le suspendait. Les teinturiers se servaient de chaudières analogues. On trouve dans quelques passages des poètes la pourpre phénicienne désignée par ces mots: sidonium, tyrium

cli JtûfUsrj- J K.

Fig. 195. Ahenum.

aenum

Des chaudières du même nom servaient à taire chauffer l’eau des bains [balneum]. Hunziker. .

AIAKEIA (Aîaxetot). — Fête célébrée dans l’ile d’Egine en l’honneur du héros Éaque [aeacusI- On y donnait des jeux gymniques, qui ont été célébrés par Pindare *. Les vain-

9 S. Aug. Civ. Dei , VII, 24; Anthol. pal. VI, 28, 217, 219-22) ’ ^ Euthydem. p. 227; cf. Forchammer, in Archâol. Zeitung , 1857, P- * ' ’

TX ho rSat. 1,9,30.- 12 S. Aug. Confe,, IV. - « O. Jahn, m Baver. Akad. 1856, p. 254. — Bibliographie. Pauly’s Real. Encycl. I, p. - ,- L i, Schumann , Griech. Alterthümer , II, 329, 358, 2' Al. ; O. Jahn, Op. laud. ahenum. * r. Diac. Paul. Dig. XXIII, .8, § 3; Serv .Ad Am y ,

» virg. Aen. I, 213; Juv. XV, 81; cf. Nonius, I, G*. - * «vid. Fast.

XSJtXXlX. VII, 156 i XIII, .09; v, », avec Scholies. -

queurs suspendaient leurs couronnes dans le temple d’Éaque. Hunziker.

aIAKIS (Aîax(ç). — Nom qu’on trouve dans Athénée1 pour désigner une xuXif; [calix]. Cii. Morel.

AIANTEIA (Aîàvieta). — Nous connaissons trois fêtes de ce nom : la première célébrée à Opus, dans la Locride, en honneur d’Ajax fils d’Oïlée 1 ; la deuxième, dans l’ile de Salamine en l’honneur d’Ajax fils de Télamon ; la troisième à Athènes en l’honneur de ce même Ajax le Télamonien, qui était regardé aussi comme un héros protecteur d Athènes. A l’occasion de cette fête, on dressait un lit

(xMvyi)2, sur lequel était placée la panoplie du héros.

C’est un des plus remarquables exemples que l’on ait, en Grèce, de cet usage, qui rappelle celui du lecti* sternium à Rome.

11 est à croire que des fêtes du même nom furent célébrées dans d’autres villes de la Grèce, à Sparte, par exemple, où a été trouvé un marbre 3 mentionnant Y Aianteia parmi plusieurs autres fêtes. Hunziker.

AIKIAS D1KÈ (Aixi'aç Six-/)). — - La législation athénienne avait admis deux actions différentes pour la répression du délitde coupsportés sans provocation : une action publique (Cëpswç ypotcpij) et une action privée (aîxta; Sixvj). Les interprètes ont fait de grands efforts pour arriver à reconnaître des différences entre les faits qui donnaient passage à ces deux actions et pour démontrer qu’elles ne pouvaient pas être indifféremment employées. M. Westermann notamment a soutenu que, pour la ypccp^i vëpEw;, ü fallait que les coups eussent été portés avec Yanimus iujuriandi, tandis que, si cet animus faisait défaut, il y avait seulement aîxta 1 ; mais tous les textes des orateurs et des grammairiens prouvent que l’aîxfaç St'xri elle-même n était possible que lorsqu’il y avait animus injuriandi". Conon, poursuhi par Déinosthène, essaiera, dit l’orateur, de prouver que les coups ont été portés et; yÉXoua xal cxwau.axa, afin d échapper aux conséquences de l’aîxi'a; ôixy)3; Déinosthène démontrera, au contraire, qu’il y a eu intention mauvaise, Üêptç, et c’est précisément cette expression que les grammairiens emploient pour définir lVixta : Aîxi'a, u6pi« ean\rr 'foç *. 11 faut donc nécessairement s’arrêtera cette idée que c’est la procédure employée pour arriver a la répression du délit de coups qui seule permet de dire si, juridiquement et rigoureusement parlant, ilyadélitd’«lx(aoudélitd’(56piç.

Nous devons nous borner à exposer ici les différences existant entre la procédure de l’aîxt*? Stxr, et celle de l’ûêpEwç ypacpvi, en renvoyant, pour les caractères constitutifs du délit de coups portés sans provocation et avec intention de nuire, à nos explications sur la plus grave des deux poursuites [Hvbreos graphe].

Bibliographie. O. Muller, Aeginet. p. 18, 199.

AIAKIS. ' Deipnos. XI, 23, 782, ef.

AIANTEIA. 1 Schol. Pind. Olymp. IX, 166; Corp. insc. gr. n. 108, 32, 1431, Bockh, I, p. 680 ; Hesych, s . v. Schol. Pind. Nem. II, 13; Harpocr. S. r. Fùouffàxtiov. - 3 Caylus, Bec. d'antiq. VI, p. 188.

, AIKIAS DIKK. l Pauly’s Real Encycl. I, 2- éd. p. 629. - 2 Demosth. Contra Fvera §§ 7 et 40, R. 1144 et 1151. - » Demosth. C. Cononem, g 14, R. 1261. rïïtter" Anecd. I, 355 ; ef. Meier, Attüche Process, p. 548; Platuer, Procès s un i Elayen, II, p. 103 ; BOekk, Staatsh. der Athen. 1- Al. I, p. 4C9.

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