Ala, partie de la maison romaine [domus
AL Alt ARCHES (’AAaêap^ç). — Fonctionnaire siégeant à Alexandrie pendant la domination romaine1. On ne doit pas le confondre avec un autre fonctionnaire romain 2 qui, sous le nom d’ÂpaSap yrjç, administrait l'épistratégie de Thébaïde [praefectus augustalis]. Suivant Cujas 3, dont l’opinion esl adoptée par Marquardt, Yalabarches aurait été un agent (magister scripturae ) chargé du recouvrement de l’impôt indirect sur les animaux [scriptura, vectigal], Franz 4 voit dans Yalabarches un employé inférieur de l’ethnarquc juif d’Alexandrie. G. Humbert.
ALABASTER OU ALABASTRUM (’AXâëacrrpoç, ’AAaêcca-- -rpov). — I. Albâtre, marbre de formation particulière, plus ou moins transparent, très-recherché des anciens et souvent employé par eux 1 pour des ouvrages de sculpture, pour des revêtements, des dallages, des vases, des colonnes, des tables, des urnes sépulcrales, des vasques, etc.
Al. AB ARCHES. I Joseph. Ant.jud. XVIII, 6, 3; IX, 5 ; XX, 52; Corp. inscr . ijr, n. 4267.— 2 BeckerMarquardt, Handb. der rôm. Alterth. III, i, p. 213, combat 1 avis émis par Hackermann, Beitr. z . Antik. iu Jnhn’s Ja/irb. supplem. Band XV 1. p. 550. — 3 Obs. VIII, 37 ; cf. Cod. Just. C. G. IV, 61. — * Corp. inscr. g,-’
III, fasc. II, p. 291 a. - Bibliographie. Becker-llarquardt, Op. I.; Varges, I)e statu A-egypt. pr ou. rom. Cottiug, 1842, p. ; Sturz, De dialect J/iueJ. et A'exandr.
Les eaux calcaires, filtrant dans les cavernes, y forment par concrétion les stalactites et les stalagmites, d’où l’on tire les albâtres. Ces eaux, suivant les terrains qu’elles ont traversés, donnent aux albâtres les couleurs les plus variées, et leur direction capricieuse, pendant cette lente concrétion, détermine une grande variété dans les ondulations des veines. Ce mode de formation explique aussi comment l’albâtre se trouve rarement en très-grands morceaux. L’albâtre ainsi formé est l’albâtre calcaire qui est, comme nous l’avons dit, un véritable marbre; les anciens ont confondu sous le même nom une pierre gypseuse, appelée aussi alabastrite, faux albâtre ou albâtre gypseux. Elle a bien quelques-unes des qualités du véritable albâtre, comme la transparence et la facilité à prendre le poli ; mais sa composition, sa formation sont différentes et elle a moins de dureté et d’éclat.
Primitivement, l’albâtre fut appelé onyx ou marbre onyx (ovulj), à cause de la ressemblance qu’il offre parfois avec l’agate onyx. Le nom grec aXaSocarpov (littéralement: insaisissable) viendrait, selon certains auteurs, de celui des petits vases sans anses et très-polis qu’on fabriquait généralement en cette matière, parce qu’on la croyait propre à conserveries parfums, les baumes, les onguents (voy. §11). D’autres auteurs prétendent, il est vrai, que ce fut la matière qui donna le nom aux vases2.
L’albâtre que nous nommons aujourd’hui oriental est celui que les anciens préféraient; ils l’appelaient plus pai ticulièrement onyx, parce qu’il était veiné par zones sinueuses, ondulées et plus ou moins circulaires. On le tirait des montagnes d’Arabie, et aussi de la Syrie, de la Garmanie, de l’Inde et de l’Égypte. Une ville de ce pays, située dans les montagnes de la Thébaïde, entre le Nil et la mer Rouge, près des carrières d’où l’on lirait l’albâtre le plus estimé, s’appelait Alabastrum3. L’albâtre le plus commun était celui de la Cappadoce, il était dépourvu de tout éclat. La Grèce, l’Italie et la Germanie en donnaient également. Les premiers morceaux apportés à Rome, d’Arabie, n’étaient pas de grande dimension. On en fît des coupes à boire, des pieds de lits ou de sièges. Plus tard, en l’an 64 avant J. -G., P. Lentulus Spinther montra aux Romains étonnés des amphores en onyx aussi grandes que des barils de Chio. Cinq ans après, on vit des colonnes de cette matière hautes de 32 pieds (9m,528). Des colonnes d’albâtre décorèrent aussi le théâtre de Cornélius Balbus; enfin Pline vit trente de ces colonnes, plus grandes que celles de Balbus, décorant la salle à manger de Calliste, affranchi de Claude 4.
Parmi les monuments construits à Athènes par l’empereur Adrien, on admirait surtout des portiques formés par cent vingt colonnes de marbre de Phrygie et dont les murs étaient du même marbre; on y voyait des salles contenant des livres, dont les plafonds étaient ornés d’or et d’albâtre et qui étaient décorés de tableaux et de statues3.
Chez les Romains on recherchait surtout les albâtres de la couleur du miel, non transparents et offrant de petites zones disposées en tourbillons. On regardait comme défectueux les albâtres couleur de corne, ou blancs, ou se
eipzig,1808,p. 65; Di-umau, Gesch. des rôm. Rechis. Kônigsberg , 1844 , II p 226 ALABASTER ou ALABASTRUM. 1 Genes. I, 2, V, 12 ; Paralipom. I. 29, y. 12." PLin. Hist. nat. XXXVI, 12; Lucan. Phars. X. y. 116 ; Mart. Ep. ; Hor. O J. \.
12. — 2 F. Corsi, Belle pielre antiche, p. S2.— 3 plin. Hist. nat. V, 11 ; XXXVII, 32, et 54; Jomai-d, Peser, de l’Égypte , IV, p. 377. Plia. Hist. nul. XXXVI, 127.
— !> Paus. I, 8, 9.
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rapprochant du verre. L’albàtre de Damas était le plus blanc ; celui d’Égypte se trouvait en plus grandes masses. Aussi les Égyptiens en ont -ils fait des statues. Des figures d’Isis en albâtre sont conservées au collège romain et â la villa Albani. Soit pour la rareté des grands blocs, soit à cause de la difficulté que présentent au travail les couches de l’albâtre, les Romains n’ont guère fait de figures complètes en cette matière. La tête et les extrémités étaient ordinairement en marbre ou en bronze. Les ouvrages qu’ils nous ont laissés en albâtre sont principalement des bustes des familles impériales et des représentations d’animaux. Pour ceux-ci, certains albâtres, par leurs taches, aidaient beaucoup à l'imitation.
La diversiLé des albâtres est très-grande, mais les noms qui désignaient, chez les anciens, ces variétés nombreuses et qui dérivaient sans doute des lieux de provenance, de la forme ou de la couleur des taches et des veines, nous sont inconnus. A Rome, où presque toutes ces variétés se trouvent dans les fouilles ou sont conservées dans les musées, dans les villas, les églises, etc., on leur a donné des noms plus ou moins motivés par les particularités de chacune d’elles. Nous indiquerons les noms des principales et leurs plus beaux spécimens.
Alabastro cotognino (de la couleur du coing). Le beau vase trouvé près du mausolée d’Auguste et que l’on suppose avoir contenu les cendres de cet empereur, et un buste d’Othon, conservés au Vatican, sont faits de cet albâtre, ainsi que les bustes de Septime-Sévère et d’Adrien, qui sont au musée du Capitole.
Alabastro a'onice (albâtre onyx). Il y a un très-beau vase de cet albâtre dans le musée de la villa Albani.
Alabastro a occhi (semé d’yeux). Un vase de la galerie des candélabres, au Vatican, offre un remarquable spécimen de cette variété assez rare.
Alabastro a tartaruga (semblable à l’écaille de tortue). Cet albâtre est des plus rares. C’est celui du buste de Jules César au musée capitolin.
Alabastro a pecorella (moutonné). Voir la chlamyde d un buste de Vespasien et le buste de Tibère au musée du Capitole.
Alabastro fiorito (fleuri). Cette variété serait mieux appelée albâtre veiné, à cause des zones déliées, de différentes nuances qui le caractérisent. De cet albâtre sont formés . la grande colonne du musée Capitolin, dans la salle du Gladiateur mourant; la colonne du musée de la villa Albani, la plus grande connue aujourd hui (environ 6 mèt.) ; une petite statue du musée Chiaramonti au Vatican; un léopard de la salle des animaux, également au Vatican, etunbuste de Lucille, au musée Capitolin.
Alabastro palombara (trouvé pour la première fois dans la villa Palombara). Voir un buste d’Adrien, dans la salle
des Empereurs, au Capitole.
Alabastro a rosa (à roses, semé détachés qui ont la lorme de roses). Le plus beau spécimen de ce magnifique albâtre est représenté par un cerf de la salle des Animaux, au Vatican.
Alabastro dorato (doré). Deux morceaux de cet albâtre existent au musée du Vatican ; l’un forme le piédouche
d’une petite tête dans le musée Chiaramonti, et l’autre est un pied de statue colossale dans la galerie des Candélabres.
On peut voir aussi à Rome, dans la chapelle Borghèse, à Sainte-Marie Majeure, une très-belle décoration obtenue par l’emploi d’albâtres antiques, appliqués en revêtement.
albâtre ggpseux ou faux albâtre , que nous avons déjà défini en commençant cet article, est le plus souvent d’un blanc laiteux, d’une grande ’purçté. Il est d’un grain fin, mais, comme il est plus tendre qued’albâtre vrai, il est en même temps plus facile à travailler, à rayer, et son poli est moins beau. Divisé en lames minces, il est translucide comme un verre dépoli. Les anciens l’appréciaient surtout à ce point de vue et l’employaient parmi leurs pierres spéculâmes [speculama].
Il est probable que la pierre découverte sous le règne de Néron, enCappadoce, pierre blanche et transparente, nous dit Pline, ce qui la fit nommer phengite , n’était autre qu’un albâtre gypseux d’une transparence particulière, puisqu’il n’était même pas nécessaire de la réduire en lames minces pour qu’elle pût donner passage à la lumière En effet, Néron ayant fait reconstruire avec cette pierre le vieux temple de la Fortune, consacré par le roi Servius, et qui se trouva renfermé dans sa Maison dorée, on voyait clair dans ce temple, les ouvertures étant fermées, par la seule transparence des murs6. On a exagéré la transparence de cette pierre en disant que Domitien en avait fait construire un portique où, en se promenant, il pouvait, sans être aperçu, épier tous les mouvements du dehors7. Suétone dit simplement ceci : « A mesure qu’ap- « prochait le péril, Domitien, chaque jour plus inquiet, fit « orner de phengites les murailles des portiques où il avait « l’habitude de se promener, afin que la réflexion de ces « pierres brillantes lui rendît comme un miroir l’image de « tout ce qui se ferait derrière lui6. »
Aujourd’hui, les carrières les plus abondantes et les plus estimées de l’albâtre gypseux sont à Volterra, en Toscane. Les Étrusques en ont tiré ces urnes sépulcrales de forme rectangulaire, dont le modèle si répandu comporte un bas-relief et une ou plusieurs figures couchées sur le couvercle [urna, saucopüagusJ. Ed. Guillaume.
II. — Vase destiné à renfermer des parfums, des essences, des baumes. Son nom est tiré, selon les uns ‘, de la matière dont il était le plus ordinairement fabriqué, l’albâtre (ou plus souvent l’onyx oriental confondu avec l’albâtre). Les anciens attribuaient une fraîcheur constante à cette matière, et la croyaient particulièrement propre à la conservation des parfums 2. Cependant ils fabriquaient, et on possède, encore, des vases semblables, destinés au même usage, en toute autre matière, en verre, en argile peinte ou émaillée, en argent ou en or. Aussi beaucoup d’archéologues \ suivant une étymologie déjà acceptée dans l’antiquité 4, font-ils dériver le nom de la forme de ces vases, qui sont dépourvus d’anses (à, Xaêaç). Plusieurs 6 pensent même que le nom d’àXaêasTpov a d’abord désigné \e vase et s’est ensuite étendu à la matière dont il était tait.
Le type le plus ordinaire est un flacon cylindrique, plus ou moins allongé, à base arrondie, au col court, un peu plus étroit que la panse, sans anses et, à la place, ajant
6 plin. Sût. nat. XXXVI, 46.— 7 Magasin pittoresque, XXI, p. 216. — 8Suet.
Domit. 14.
ALABASTER, ALABASTREM II. 1 Ussing, De nomm. vas. 2 Theophr. Hep’. p. 747, éd. Schneider; Plin., Sist. nat.
gl JJ. __ 3 Creuzer, Deutsche Schriften , 2S Abtheil. III, p.
graec . p. 70. — XIII, 2, 3; XXXVI, 28; Abeken, Ai U-
italien p. 269; Gerhard, in Ann. delV Inst. arch. III, 240 ; Valckenaër. hol. ad Luc. Evang. p. 162. - » Suid. ’AUSastpov ; Etym. M. p. 55, ; Bekker, Anecd. p. 374, 6; Schol. AHstoph. Acharn. 1051. - b O. Muller, ch. der Kunst, p. 410, éd. Welcker; cl. Viseunti, Mus. Pio-Clement. I, p. 59,
leken, l. i.
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de chaque côté ou près de l’embouchure, des oreillons, quelquefois percés d’une ouverture par où l’on peut passer un fil, afin de les tenir suspendus. Tels sont des vases trèsnombreux en onyx oriental d’un seul morceau évidé (aÙToxeftï)ç)e* On en voit deux (fig. 200 et 20 1 ), dessinés d’après des exemplaires du musée du Louvre. Quelques-uns remontent à une haute antiquité : on en rencontre en Grèce et en Italie, aussi bien qu’en Asie et en Égypte dont ils paraissent originaires. Nous citerons seulement un grand vase de ce genre trouvé dans le tombeau de Mausole 7 et portant des inscriplions hiéroglyphiques et cunéiformes en quatre idiomes, où on lit le nom de Xerxès. On présume qu’il fut donné par ce prince lui-même à un ancêtre de Mausole, et, d’après l’ordre des inscriptions, on peut en déduire que les hiéroglyphes ont été gravés en Égypte et les autres caractères en Perse, après que les vases y eurent été portés. D’autres sont en argile peinte, de même forme, comme celui qui est représenté fig. 202 , provenant d’Athènes8' ou très - effilés, ou terminés en pointe, ou au contraire très-renflés, en sorte qu’il est souvent malaisé de les distinguer de vases [lecythus, bombylios, besa, arybalbos, etc.] qui avaient le même emploi et dont la forme était plus ou moins semblable.
On en voit ici des exemples empruntés au musée du Louvre (fig. 203 et 204) appartenant à la période des vases corinthiens. D’autres, découverts notamment dans les tombeaux étrusques, ont le col terminé par une
, J tùle 011 une double tête, comme Yalabastrum du musee de Chiusi 9 représenté figure 205. Il est en albâtre, comme beaucoup de ceux qui ont été trouvés dans
Fig. 200.
Alabastra en onyx oriental.
Fig. 202.
Alabastrum en argile peinte.
Fig. 203
Vases à parfums
Fig. 206.
en albâtre. en terre colore.
en argile peinte.
les tombeaux grecs ou étrusques d’Italie. Le modèle de la figure 20G, du musée du Louvre, est en verre coloré, à fond bleu marbré de jaune, probablement de fabrication égypüenne ou phénicienne [vitrum], se rapproche davantage
Poli. X, 120. — 7 Newton, Discov. at Halicarn. t. II p. 668, append et ni
sr - fsss&r&z *v t ^ L-
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Plut. Timol. 15: Theocr. XV 114 13 ... ,T , ’ ^ er • 13;
Martial, XI, 8, 9.- .4 Ho/ Yl7 2 n m ^ ^ ***■ 60
« %1( g „ 16pr ' ',1!,17iMart- VII, 94;XI,50.-15Dig. XXXIy
2, 2611, § 10. - t6 Plin. fjlst. nat. XXVI, A(heQ ^ p> G86.
du type ordinaire: des flacons semblables, qu’on trouve aussi dans les tombeaux grecs, paraissent avoir été répandus jusqu à une époque avancée dans tout le monde romain. Pline nous apprend quelles étaient les formes de ces flacons les plus usitées de son temps, en les comparant | aux Perl6S en forme de poire ( elenchus ) que les dames J portaient en pendants d oreilles, et encore au bouton de | rose qui commence à s’ouvrir.
Beaucoup de ces objets conservés dans les collections sont antérieurs aux mentions les plus anciennes que l’on trouve dans les auteurs grecs. Hérodote 11 le premier nomme des alabastra parmi les présents que Cambyse, roi de Perse, envoya au roi d’Éthiopie. Aristophane **
' se sert de ce mot comme d’un terme général qui désigne un vase à parfums. Les nombreux vases de ce genre trouvés dans les nécropoles de l’Italie centrale prouvent que les peuples qui l’habitaient en firent usage longtemps avant que la conquête de la Grèce et de l’Orient par les Romains eût rendu chez eux cet usage commun13. Dans les poètes u le nom d’onyx, sans autre qualification, sert - à désigner souvent des vases contenant de l’huile ou des parfums : il est synonyme de vas unguentarium ’5. On ne continuait pas moins d’appeler alabastra des vases du même genre fabriqués en métal précieux 16 et quelquefois employés à un autre usage 17.
Les monuments de toute espèce, et surtoutles vases peints, montrent de quelle manière on employait les alabastra, qui contenaient les parfums destinés aux rites, aux sacrifices, aux funérailles, à la toilette, etc. On en trouvera des représentations aux articles qui se rapportent à ces matières.
On voit aussi fréquemment dans les peintures de vases, des boîtes ou alubastrothèques (àX«êa<r -rpoOrjxai18) où sont renier-
Fig. 207. Alabastrothèques. Fig. 208.
- Y r ’ xaicmcm ceux-ci sont nettement reconnaissables. Nous en offrons ici deux exemples qui ont oute la clarté désirable : le premier emprunté au recueil de vases peints de Millingen 19, le second d’après une peinture analogue du musée du Louvre. E. Sagi.io.
ALBARIUM OPUS et ALBARIUS [paries].
ALBARIlJS (Koviocttk). — Ouvrier qui recouvrait de crépis, d enduits, de stuc les murs, les plafonds et les voûtes qui les décorait de moulures, de corniches et d’ornements en relief [paries]. Ed. Guillaume.
ALBOGALERUS [flamen].
album (Asjxwpa, 2av(ç). - I. Ces mots, qui signifient en
S: rtC0;r bknC °U blaüchi> s’aPPliquaient spé-
verts d’nnaUXl i k ’ écnteaux‘’ P°rti°n8 de mur3 couun enduit blanc sur lesquels on écrivait, ordinaire-
P- 37, Paris, 1620. - 17 Clera. AI. Paed. Il 9 99 p
— 19 Millingen, Peint, de vases pl. 53 n.J ’ ° ' X’ 121 : Suid' J' v-
vasorum, Hauniae, 1844- Kraus'e An ' ; ■ U0GI<APB"i' UssmS- De nominibus
Oallus ,1,331, 24d J^ai r Y S °/’j’ HalU’ 1§54’ P' 46’ 404 5 Becker, ALBUM. ■ Hesvch.' ^“"7 * ***** P»- -v.
Corp. inscr. lat. 'l, 193, 14- cf. I '"203 TÀZ IT'V
scriptos. 3 Suid a * * ’ e 6 * tQbula xti albo a tr arment o
p. 785. ' *JXWl*a ' T0t*0? Plat. Leg. VI, 23,
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ment en rouge ou en noir3, les annonces de tout genre qui devaient être portées à la connaissance du public. Une couche nouvelle de blanc supprimait les lignes devenues inutiles et d’ailleurs faciles à elfacer *, et permettait de les remplacer par d’autres. Ce mode d’affichage était le plus usité, chez les Grecs aussi bien que chez les Romains, pour tous les avis que l’on ne jugeait pas nécessaire de graver en caractères plus durables [inscriptiones, axones, tabulae public ae]. C’est ainsi que les Grecs publiaient un très-grand nombre d’actes publics 8, règlements, ordonnances, actes d’accusation, sentences, ou de conventions particulières, telles que les ventes 6 de domaines, d’esclaves. Dans les jeux publics, les noms des athlètes, l’ordre et les conditions des concours étaient inscrits sur des tableaux semblables 7 ; on s’en servait enfin pour les annonces de toute espèce 8. De même, à Rome, on en fit usage de très bonne heure. D’après Tite-Live 9, le roi Ancus Marcius fit transcrire les instructions relatives au culte, laissées par Numa, sur des tableaux blancs qui furent exposés aux regards du public. Dès une époque très-reculée, les principaux événements furent inscrits sur des tableaux que le grand pontife était chargé de conserver et d’exposer 10 [annales maximi]. On publiait de la même manière (voyez le § II) les j édits et les autres actes de l’autorité judiciaire, les noms des personnes appartenant à certaines classes ou corporations, les listes des proscrits ", etc. ; de même les programmes ( programmât*! , libelli) des jeux, des spectacles 1 et les avis particuliers de toute nature13. Ces annonces étaient
fci
nz
Fig. 209. Affichage sur une place publique.
naturellement affichées dans les endroits les plus fréquentés et aux places les plus apparentes, de telle façon qu’il fût facile à tout le monde d’en prendre connaissance : ces conditions de publicité étaient de règle pour les actes
de l’autorité u. Dans une peinture trouvée à Pompéi, actuellement au musée de Naples 18 (fig. 209), on voit plusieurs personnes occupées sur la place publique à lire les inscriptions d’un long écriteau fixé aux bases de trois statues équestres. Les tablettes étaient d’autres fois appendues aux colonnes des temples ou des portiques16. On fut conduit à choisir dans des emplacements favorables des murs que l’on blanchit en leur donnant un aspect architectural et qui n’eurent pas d’autre destination que de recevoir des annonces. Nous en avons un exemple à Pompéi où, à l’entrée d’une des rues qui aboutissent au Forum, on découvrit en 1821 un album de ce genre. Il occupe la face latérale et la
face postérieure de l’édifice d’Eumachia. Sa disposition architecturale est riche et élégante. Elle consiste en pilastres corinthiens qui supportent un entablement et qui encadrent des niches rectangulaires peu profondes, couronnées de frontons alternativement courbes et tiiangulaires, abritant les inscriptions écrites au pinceau en couleur rouge. Il y a ainsi vingt-trois compartiments sur la rue des Orfèvres et treize sur la ruelle dite d’Eumachia. Aujourd’hui, les inscriptions ont disparu et cette jolie décoration, faite en stuc, est fort endommagée; mais Mazois l’a vue quand elle était complète et l’a très-bien reproduite dans son bel ouvrage, avec tous les détails d architecture et les inscriptions 17 ; on en voit (fig. 210) la réduction. Ces inscriptions annonçaient des ventes, des locations, les spectacles de l’amphithéâtre. Des inscriptions analogues servant d’enseignes ou de réclames se voient encore en beaucoup d’endroits, tracées au pinceau sur les murs de Pompéi, le plus souvent en rouge et quelquefois en noir.
Ed. Guillaume, E. Saglio.
II. Parmi les divers emplois que les Romains firent de Y album, il en est plusieurs qui méritent quelques explications particulières.
Album pontificis. — C’était le tableau où étaient inscrites les grandes annales [annales maximi].
Album praetoris. — Il était placé au Forum et recevait l’édit annuel du préteur18, où se trouvaient annoncées les formules d’actions [actio], les exceptions, et même à une certaine époque les interdits [interdictum] que le magistrat se proposait de délivrer selon les circonstances, sur la demande des parties ; il indiquait aussi la série des possessions de biens [bonorum possessio], et des mesures de
3 Quint. Inst. or. XII, 3; Ovid. Fast. I, tl ; Martial. XI, 5, 5; XII, 26, 5. —
4 Athen. IX, 407. — 5 Suid. Plat. Athen. loc. cil ; Hesych. Savi;; cf. Aeschin. C.
Ctesiph. p. 589 Reisk. ; Isocr. 15, 237. — « Hesych. ’Ev — 7 Dio Cass.
LXXIX, 10. - 8 Diog. Laert. VI, 89. — 9 I, 32. — « Serv. Ad Yirg. Aen. I, 373 ;
Dion. Halic. I, 74; Cic. De orat. II, 125, 5. — 11 Dio, XLV, 17; XLVII, 8, 13, 16.
12 Senec. Epist. 117, 30 ; Antich. di Ercol. IV, 41, p. 195; Suet. Nero, 21. -
Dig XLVII 2, 43, 80 ; Apul. Met. VI, 8 ; Lucian. Hermot. 11. - 14 Dig. XIV, S, • Corn. insc. lat. I, 1 98, 66 ; I, 208, 14; Joseph. Ant. Jud. XIV, 12, 5 ; XIX, j • Auson. Grat. act. p. 722. - 13 Pitt. d’ Ercol. III, 43, p. 227 - « Trt. L,v. J 51 . pr0pcrt. IV, 23, 21 ; Schol. ad Hor. De acte poet. 373. - '7 Mazois, Ruines ’pomve'i pi. i et xxviii de la 3» partie, et p. 1, 2= partie. - « Gaius, IV, 46, in ,e;SLi Epist. 48, I, 1; 117,30; Fr. 1, § I, Dig. De ed. II, 13.
ALE
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fants dont l’attitude répond à la leur : tandis que les vaincus s’affligent, le maître du coq victorieux tient une cou-
Fig. 213. Combat de coqs.
ronne et un enfant lui présente une palme ; dans la main gauche il porte le sac où le coq était tenu enfermé avant la lutte. Le même objet est représenté sur un vase du musée du Louvre 1S, et on le voit aussi dans la main de la statue connue sous le nom d ’ Alectryonophore 19. Les sculptures 30 de plusieurs cippes et sarcophages offrent des images analogues à celles qu’on rencontre dans les peintures. On peut rapprocher de la mosaïque de Pompéi le bas-relief que reproduit la figure 214, d’après un de ces monuments,
conservé à Rome, au musée de Latran 21. Le sujet est aussi la fin d’un combat de coqs, et l’hermès qu’on voit au fond et près duquel est une table
Fig. 214. Bas-relief funéraire. Chargée de COU-
... ronnes et de pal¬
mes indique une palestre. Cette composition donnera idee d autres scenes du même genre 23 dans lesquelles des enfants, des amours ou des génies ailés remplacent les personnages que l’on voit ailleurs. De nombreuses pierres gravées offrent des représentations semblables 23. Quelquefois aussi ce sont des cailles que l’on voit entre
18 Dubois-Maisonneuve, l. I.; Panofka, Bilder ant. Leb. X 6 - 19 K,ihW T'A, tryonophore, Petersb. 1835 ; Clarac, Mus. de sc. 349 n „ 2o 7njJ ’»
IV V \ 7°’ L l'm’ m’ 200 ; Gerhard- Beschreib^om U S p “T Fl eihgeschenke, p. 15. — 21 Remuint-fet • t . -nmns, Jl, z.p. 73 , Panofka
Later. pl. xxxv, J. 59 . ArchZHtlnr, fat ,’ ^ 189 : ' G!“> W
stud. p. 144 ; Aringhi, Koma subterr.’ 1 II
- 28 Winckelmann, Pierres arabes t P' z 2 ’ ’ P L 6 SCult‘ IU> *37.
n. 193-195 ; Tôlken, (resekn.' Steine, d fu ’ L“8 ** ^ 696'7°1 ; p' 33S,
suiv. n. 234-240; Pierr.gr, duduc d’Orlen, ’ t r ‘"!'492 ’ P' 352,n’ 82,83 ■ p’ 4IS et Pl- 'n, 4, 5, 6 ; Panofka, Bilder ant Leb "x 5 n P '.XXX,X;.°- }ahn’A™h-Beitrdge,
,,g,,res d°rées’ B°idetti’ ^^ZTZoZzrve^
les mains de jeunes gens, et l’on sait, en effet, que les Grecs avaient un goût au moins aussi vif pour ces oiseaux dont l’ardeur belliqueuse ne le cède en rien à celle des coqs 24. Il y avait des hommes dont la profession était de prendre, de nourrir et de dresser des cailles de combat (ôpruyo- 69)pat, opiuyorpocpot opTuyo7rwXa i 25); on faisait aussi combattre des coqs de perdrix 26.
Le prix de ces combats était quelquefois l’oiseau vaincu, quelquefois de l’argent; les enjeux étaient souvent considérables et même ruineux pour le perdant 27. E. Saglio.
ALEXANDREI (’AXsçavopetot crdtr7jp sç). — Pollux 1 cite parmi les monnaies d’or les plus répandues les statères d’Alexandre , dont un grand nombre sont parvenus jusqu’à nous. Us sont de poids attique, comme les statères de son père Philippe, et portent (fig. 215)
d’un côté la tête de Minerve Promachos, de l’autre la Victoire tenant une couronne et l’armature d’un trophée2.
Les alexandres d’or eurent moins de célébrité et moins de cours que les philippes [piiilippei], La monnaie du conquérant macédonien qui fut la plus répandue fut ces tétradrachmes de poids attique portant au droit le buste d’Alexandre en Hercule et au revers Jupiter assis sur un trône (fig.216), tétradrachmesqueZénon vantait comme agréables
Fig. 215. Statère d’or d’Alexandre.
a l’œil et frappés sur des flans d’une grande régularité (eôocp9aXg.ouç xott Trepiysyp wàouç) 3 en comparaison avec les tétradrachmes athéniens de la première série. Ces pièces eurent tant de succès que toutes les vil.es grecques,’ ^ oumïï ou non soumises à Alexandre, en frappèrent depuis l’Épire jusqu aux bords de .'Indus dans une direction, et députe™
Ï“m rien iUS,,,'à rÉgyP‘e dans autre. La fabrication des alexandres d’argent se continua bien anrès
a mort du fils de Philippe ; elle dura dans la Thrace jus qu au second siècle avant notre ère, et dans l’Asie Mineure jusqu à la bataille de Magnésie (189 av. J.-C ) et la con quete romaine. ’ a con'
F. Lenormant.
il. S4 Aristot. Ilist.anim. IX, 9 ; Athen vr » as t 1
Alcib. I, p. 120 a; Poil. VII, 136. - S6 Aer D’ P. „ d’ 0 plat- Euthyd. p. 290 d, nat. XXII, 65; Lampr. Al. Sev. 41 — il Col nm n" ’ *’ et IV’ ,3iPlin- Hist.
Schroder, De vario apud veteres r/allorum uv, tî -k » . ~~ Bibliographie.
Beitrâge zur Gesch. der Erfindunr/en V p 44À / T e‘Le'Pz- 1?43 ; Bockmann, 1854; Roulez, Ballet, de VAcad. de Brux'eüe, t v U CmMes' r- p- 149> 2“ «
Be.trage, Berl. 1847, p. 437 ; de Witte, AnnaU delV Inst * ' !’ P' *** L °‘ Jahn’ A’’cA’ ALEXANDREI. 1 IX 59 — •> rh r * corr • « rc/t . 1863, p. 241.
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ALI
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ALICULA. — Vêtement ainsi nommé, selon le grammairien Velius Longus *, parce qu’il enveloppait la partie supérieure des bras ( quod nias nobis injecta contineat). 11 est mentionné dans un texte* parmi les habillements propres aux jeunes garçons, dans un autre3 comme étant porté par un chasseur. Les œuvres d’art offrent des exemples de vêtements répondant à l’indication de Longus, portés par des bergers ou d’autres habitants de la campagne. Ainsi les sarcophages ornés de sujets chrétiens et les peintures des catacombes offrent souvent* l’image du Bon Pasteur vêtu d’une sorte de pèlerine qui paraît être, dans quelques monuments, d’une peau velue; elle couvre les épaules et tout l’avant-bras ; quelquefois elle est fendue par de-
Fig. 217. Bergers. Fig. 218.
vant (fig. 217); on la voit aussi munie d’un capuchon5
On a fait dériver le nom de Yalicula des noms grecs et oMixoc qui désignent une cblamyde thessalienne6[cHLAMYs]; mais rien ne prouve que ce rapprochement, fait par des auteurs modernes7 soit fondé. E. Saglio . i
ALIMENTA. — Les jurisconsultes romains mentionnent souvent des donations ou des legs faits à titre d’aliments 1 ; les fidéicommis étaient aussi fréquemment employés à cet effet. En général, les dispositions alimentaires par acte de dernière volonté s’interprétaient assez largement, et on les maintenait même au profit de personnes avec lesquelles l’auteur n’avait pas faction de testament 2.
Le legs d’aliments comprenait la nourriture, le vêtement, l’habitation, en un mot ce qui était nécessaire à la vie, mais non pas à l’éducation, le tout sauf volonté contraire du disposant 3. Il arrivait souvent à Rome qu’un maître léguait à ses esclaves en les affranchissant, ou ses affranchis antérieurs , les prestations qu’il avait l’habitude de leur faire de son vivant ( quae viva praesta bam) *. Les legs d’aliments adressés à un enfant ( puero vel puellae) étaient dus pendant toute la vie, à moins qu’ils n’eussent été laissés usque ad pubertatem. Dans
ALICULA. 1 De orthog. p. 2229. — * Ulp. Dig. XXXIV, 2, 23, § 2 ; cf. Mart. Ep. XII, 82.— s Petr. Sat. 40. — 4Bottari, Pitt.et scult. di Roma sotterr . I, tav. 26,31; II, tav. 55, 76, 78, etc. ; III, tav. 131, 140., etc. ; Perret, Catac. II, pl. ti. — 8 Bottari, 1. I. t. II, p. 1. — 6 Hesych. et Suid. s.v. ; cf. Poil. VII, 46. — 7 Ferrar. De re vest. pars II, lib. II, c. i ; cf. Hotman, N. Franc, comin. in inst.jur. civ. et Lalanne, De vest. et orn. inf. et adolesc. Rom., Bellovaci, 1850.
ALIMENTA. 1 Dig. XXXIV, 1, De alim. vel cibar. légat. — 2 Pothier, Pandect. h.
tjt n j s Fr. 6 et 7, Dig. h. tit. — 4 La portée de cette clause a fait l'objet de
plusieurs questions résolues par les jurisconsultes, fr. 9, § 1 ; 14, § 2 ; 15, § 1, et fr. 19, Dig. h. tit. — 6Fr. 14, Dig. pr. et§ 1, h. tit. — 6 Walter, Gesch. des rôm. Rechts, I, g 304, 3' éd. — 7 Ulp. Reg. XXIV, 18 et 28. — 8 Fr. 32, g 2, Dig. De légat.
ce dernier cas, Ulpien, par analogie de la constitution d’Hadrien, relative aux alimentarii pueri, décide que les aliments seront dus aux garçons jusqu’à dix-huit ans, aux filles jusqu’à quatorze ans, pietatis intuitu 6. On sait que Nerva et Trajan avaient institué des fonds dont le revenu était consacré à l’alimentation des enfants des pauvres. Il était pourvu à ces fondations pieuses 6 en partie par des legs charitables. C’est pour cette raison que les legs qui ne pouvaient être faits jadis aux cités, à cause de leur qualité de personnes incertaines, furent autorisés par Nerva, et ensuite par un sénatus-consulte plus complet proposé par Hadrien 7. Ulpien nous apprend8 que le legs fait à une partie de la cité était également valable, toutes les fois qu’il pouvait servir à l’ornement ou à l’avantage de la cité (ad ornatum vel compendium rei publicae). En effet, il résulte de plusieurs fragments des jurisconsultes, insérés au Digeste, qu’on léguait souvent des capitaux à une cité, soit pour faire des distributions, ou contribuer à des travaux publics, soit pour donner des aliments ou l’éducation à des enfants indigents9, ou des secours aux infirmes ou aux vieillards. Toutes ces dispositions, qui jadis n’auraient pu être faites qu’à titre de fidéicommis 10, sont valides même à titre de legs depuis la constitution de Nerva, inspirée sans doute par la nécessité de soutenir les institutions charitables11. On voit par un rescrit de Sévère et Antonin Caracalla, mentionné par Marcien au Digeste 12, que les legs faits ad alimenta puerorum demeuraient soumis aux limites des trois quarts de la fortune, imposées par la loi Fulcidia dans l’intérêt des héritiers testamentaires ; les mêmes empereurs décident que le président de la province sera chargé de surveiller le placement des fonds destinés à ces prestations. — Il existe des inscriptions mentionnant de pareils legs 13. G. Humbert.
ALIMENTARII PUERI ET PUELLAE. —Enfants nourris par la munificence publique. Nous devons à la découverte et à l’interprétation de deux monuments les notions exactesque nouspossédonsaujourd’liuisurl’assistance publique à Rome et en Italie, sous les empereurs. Le premier est la table de bronze, trouvée en 1747, non loin de Plaisance, dans la Gaule Cisalpine, sur le territoire de l’antique Yeleia. Elle est actuellement conservée au musée de Parme, et contient la plus longue inscription connue. Elle fut publiée plusieurs fois, d’une manière inexacte il est vrai l. Les antiquaires du siècle dernier, les savants allemands du commencement du nôtre n’en purent donner une explication satisfaisante. Grâce aux travaux plus récents de l’illustre Borghesi, et aux nouvelles recherches deM. Henzen, la lumière s’est faite, et l’interprétation raisonnée de ce monument a permis de connaître dans son ensemble et dans ses détails, la remarquable institution dont il est le précieux témoignage. Ce qui a contribué plus que tout le reste à confirmer l’opinion des savants qui s’étaient approchés le plus de la vérité, c’est l’heureuse découverte faite en 1832, à Campolattaro, près de Béné-
10 titre XXX. — 9 Marcian. fr. 117 ; Paul. fr. 122, Dig. De légat. 1° XXX. — 1° Gains, Inst. II, 287. — 11 Aurel. Vict. Epit. 24. — 12 Fr. 89, Ad leg. Falcid. XXXV, 2. 13 Orelli, Inscr. t. I, n. 1172; II, n. 4365; Orelli-Henzen, n. 6669. — Bibliographie. Walter, Geschichte des rôm. Rechts, 3” éd. Bonn, 1860, I, n. 304; Becker-Marquardt, Handbuch der rôm. Alterthümer, III, 2, Leipz. 1853, p. 712- 718 ; Henzen, De tabul. aliment, in Annali dell’ lnstit. arch 1844, p. 5-111 ; 1845, in Bulletino dell’ Inst. arch. p. 81-94, 233, 234 ; 1847, p. 8 à 16 ; 1849, p. 220- 239 ; Spangenberg, Juris rom. tabulae, Lips. 1822, p. 347-351 ; Rosshirt, Die Lehre von den Vermàchtnissen, II, p. 81 et 3, Heidelberg, 1835.
ALIMENTARII PUERI. 1 Voy. la bibliographie. Le texte le plus pur a été publié par l’auteur de cet article : Disputatio Inst, de tabulis alimentariis, Paris, 1854.