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nés se trouvent marqués ,7. Une face d’une amphore du musée de Tienne représente Poséidon écrasant Ephialtès sous un rocher ; on lit les deux noms nozEiâON et EPIAMES.
Le héros est couvert d’une armure complète18. Sur l’autre face, un second guerrier est probablement Otos venant
au secours d’Ephialtès. Une amphore du Louvre a également pour sujet la lutte de Poséidon et de Polybotès ou d Ephialtès 19. Un troisième vase publié par Millingen, représente le même combat *°; l’autre face offre Artémis armée, qui exécute elle-même sa vengeance, pendant que Poséidon, au lieu d’Apollon , combat et punit Ephialtès.
D’autres vases encore, où sont des sujets analogues, ont été l’objet d’explications diverses auxquelles nous renvoyons S1.
Dans les peintures qui décorent un pilier d’une grotte de Tarquinies , on a cru reconnaître les Aloades et la Terre, leur mère; les géants seraient représentés dans la position où ils subissent leur supplice aux Enfers 22 (fig. 2"26). K. Blondel.
ALOGIOU GRAPHE (’AXoyt'ou ypoccpvi). — A Athènes, les fonctionnaires publics, qui avaient le maniement des de-
Fig. 226. Un des Aloades enchaînés.
17 Catul de Berl. n. 1736 ; Gerhard, Trinkschalen und Ge fasse, 2, 3- O Jahn Annan dell Inst, di corr. arch. 1869, p. 178. - 18 De Laborde, Vases de Lomierÿ, 1, pl. xli ; Dubois-Maisonneuve, Intr. à l’étude des Vases, pl. lxxxiv ■ M‘ bngen, Ane. «„ed. mon. I, pl. vu; Élite des monum. céramograph. I, pl / p. 10, Sacken, Sammlung des k. k. Cab. p. 195. - 19 Catal. étr. n. 65- ^Elite des monum. cer II, pi. p. 20 Ane. uned. mon. I, pl. p. 21 . ^
berde Op l. I p 14; Dubois-Maisonneuve, Op. I.; Elite des monum. céram.
' ‘ , ‘ 1,L ÎU> P1' X1I> P- 36; Sam. Birch. in Arch. Zeit. Denkm
u Forsch n 60, déc. 1853, I, pl. nx, p. 203 ; N. Desvergers, VÉtruH,'
520 1 4 t deU’ 1869> P- 176; Mon. ined. IX, tav. V1 !
92 Onol. , Ann. dell Inst. arch. 1834, p. 153 ; Mon. ined. t. II, tav. „. 1 b„l,o„a
r„,s. Creuzer-Gu.gmaut, Relig. de l’antig. Not. 3 du liv. Y ; Millingen, Op. I. • We^cle Atone Schnften, t. II, p. 102-n6 : Die Molionen ( Mo ioniden' und die s, n -’
d" srr,
niers de l’État, devaient, à l’expiration de leurs fonctions, rendre un compte exact de leur gestion. Pour mieux assurer l’accomplissement de cette formalité, on exigeait même d’un certain nombre de magistrats, au moment où ils entraient en charge, la promesse solennelle, quelquefois confirmée par serment, qu’ils se soumettraient fidèlement à cette obligation. Les Athéniens ne paraissent pas, il est vrai, s’être montrés trop rigoureux dans l’application de cette prescription, au moins si l’on en juge par quelques exemples. Plutarque1 nous apprend, en effet, que Périclès, en rendant compte d’une de ses expéditions contre les Lacédémoniens, porta en dépense une somme de dix talents avec cette seule indication : « Pour emploi nécessaire »; et ce procédé singulier, qu’Aristophane* a critiqué, non sans quelque raison, trouva grâce devant les Athéniens. Cependant, celui qui négligeait, au moins en la forme, de se conformer à l’obligation imposée par la loi, était passible d’une accusation publique, connue sous le nom de ’A^yiou ypa<p-<j, dont la connaissance devait rentrer dans les attributions des logistai. Le fonctionnaire coupable était puni par I’atimia ; il était privé du droit de remplir de nouvelles fonctions publiques ; il ne pouvait pas recevoir de couronne; il lui était interdit de disposer de ses biens par testament, et même d’employer sa fortune en présents faits à une divinité3. E. Caillemeb.
ALOPÈKIS ( ’AXonrrjxi'ç, ’AXojTrrjXET)). — Nom que les Grecs donnaient à un bonnet de peau de renard, coiffure nationale des guerriers thraces, qui servait à les garantir contre les rudes hivers de leur pays L L’usage exclusif des bonnets de fourrure s’est perpétué jusqu’à nos jours parmi les peuples de ces contrées ; c’est même de chez eux qu’il paraît avoir passé dans le costume de presque toutes les armées de l’Europe. Le bonnet des anciens Thraces se distinguait par une forme particulière, analogue à celle d’un casque antique, surmonté d’une pointe ; la queue de renard flottait en guise de crinière derrière le cou, avec les deux pattes postérieures de l’animal, qui probablement pouvaient au besoin se nouer sous le menton et servir de jugulaires. Tels sont les détails qu’on observe sur les vases peints où ont figuré des héros de cette nation , particulièrement Orphée ou le roi Rhésos (fig. 227) a. Les mêmes personnages sont toujours, en outre, chaussés de hautes bottes en peau de faon ou embades , qui faisaient partie de l’équipement des peuples
uiui. i, p. o y ; rauiy s, necuencyciop . Griechen , 2« partie, p. 233.
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, xianung , nengion aer
ALOGIOU GRAPHE. 1 Pericl. 35. - S Nub. 859. - 3 Aesch. In Ctesiph § « I
«DrR‘/r;/aUl/ R,-alencycl°Paedie’ Stuttgard, 1837, t. I, p. 375 ; Wachsmûth, Eellen. Alterthumskunde, Halle, 1846, t. II, §§ 104, 106, p. 210 et 249 • K F Her mann, Gnech. Staatsalterthümer, Heidelberg, 1855 § 154 p. 45!.
ALOPEKIS. 1 Herod. VII, 75 : Ofiïxt; Si iitl |A, vvjo,. «.aWjai dWxia, ï7,„tç vovpav.uovvo, ™ Si C«e*ç «ik;, «pi Si ,oi, rôS«
Tt xac va, xv^a, «tfa a vrfpSv; Xen. Anab. VII, 4 : K ai vove SljXov lriv«o oî Ev.xa .[ epa«5 va, «WxiSa, M val, «çalaî, ?opo^v xai vol, üai, ,ai X1vfflva, où uSvov ™ vol, avipvot,. àUà xai wepi vol, Mpoî,, xai Ç.«p*, ^ Tûv „Sûv M vfl. ônov ëvooa.v, 4U ov x>nuSa,. - 9 Desvergers, L’Étrurie, pl. ,x. Comparez la figure 'don aede thrace sur uu vase peint dans les Monum. dell’ Inst, archeol. vol. VIII
pl. XLIII. ’
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de la Thrace 3. La coiffure que nous venons de décrire, avec l’accompagnement ordinaire des hautes chaussures et avec un manteau d’une espèce particulière qui représente peut-être la zeira des Thraces, est portée aussi par la figure de l’aède, dans le beau bas-relief grec du Louvre (fig. 228), qu’une fausse inscription a fait nommer la Réconciliation d’Amp/iion et de Zéthus.
L’emploi du costume thrace fournit une preuve nouvelle et décisive en faveur de l’opinion des archéologues qui croient y reconnaître plutôt l’histoire d’Orphée et d’Eurydice.
Polygnote , il est vrai , dans ses peintures de Delphes, avait habillé Orphée à la grecque ; mais cette remarque même de Pausanias 4 montre que tel n’était pas l’usage constant des artistes, et qu’ils distin- Fi„ 228. 0rphée- guaient volontiers le chantre de la Thrace en lui mettant sur la tête le Cpaxiov l7u'6ï][Aa (entendez le bonnet dont nous nous occupons). Un fait plus difficile à expliquer, c’est qu’une coiffure
semblable à Yalopèkis est portée, toujours avec les hautes bottes montant au genou, par quelques-uns des cavaliers de la frise du Parthénon (fig. 229) :
on peut supposer que les jeunes Athéniens, par suite des fréquents rapports d’Athènes avec la Thrace, avaient admis cette mode étrangère dans leur tenue équestre ; ou peut-être, des auxiliaires thraces ayant figuré parfois dans la cavalcade des Panathénées, le sculpteur s’était emparé de cette circonstance et y avait cherché un motif de variété. L. Heuzey.
ALPHABETUM. — Ce mot est composé des noms des deux premières lettres de l’écriture grecque, ’AÀcpa, Brixa, usités également dans les écoles latines, comme le prouve un vers célèbre de Juvénal :
Fig. 229. Cavalier des Panathénées.
Hoc discunt omnes ante alpha et beta puellae ’.
Ce mot sert à désigner la série des caractères qui, dans l’écriture des différents peuples, peignent les articulations et les voix de la langue.
L’étude des alphabets, de leur origine première, de leur filiation et de leurs modifications successives constitue la science de la paléographie comparée , science nouvelle qui n’est pas encore entrée en possession de tous les documents qui permettront d’en fixer définitivement les lois et les faits essentiels ; mais nous n’avons à traiter ici que ce qui touche aux écritures alphabétiques des Grecs, des nations de l’Asie Mineure, des Étrusques, des peuples italiotes et des Romains.