‹ Dictionnaire des antiquités grecques et romaines d'après les textes et les monuments (volume 4)Chapitre 91 sur 155 · XXVI · texte numérisé non relu

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Fig. 525. Armoire du bas empire.

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tisfait de ce résultat, qu’on se décida à organiser des vélites dans chacune des légions. Le récit de Tite-Live est confirmé par Frontin5 et par Valère-Maxime6.

Polybe 7 nous apprend qu’on choisissait les citoyens les plus jeunes et les plus pauvres pour en former le corps des vélites ; puis, après avoir dit qu’il y avait dans chaque légion 600 triaires, 1,200 princes et 1,200 hastats, il ajoute que le reste de l’infanterie se composait de vélites ; or, comme dans le chapitre précédent il a écrit cette phrase :

« On choisit ensuite les cavaliers pour les joindre aux quatre mille deux cents fantassins, » et comme il y avait trois mille hastats, princes ou triaires, nous pouvons en conclure qu’il y avait habituellement, de son temps, 1,200 vélites dans chaque légion. 11 décrit ensuite l’armement de ces derniers8 : «Les plus jeunes doivent avoir une épée, des hastes légères, ainsi qu’une parma (bouclier) de structure solide et assez grande pour les protéger ; elle est de forme ronde et a trois pieds de diamètre. Leur tète est couverte d’un casque uni, sur lequel on place une peau de loup ou quelque autre chose de ce genre qui, tout en les protégeant, constitue une marque particulière qui permet à leurs chefs de distinguer ceux qui se conduisent bien ou mal dans les combats. La haste des vélites a généralement la hampe longue de deux coudées et grosse comme le doigt : le fer est long d’une palme et tellement mince et effilé que, dès le premier coup, il plie et les ennemis ne peuvent renvoyer la haste ; si celle-ci n’était pas construite ainsi, l’ennemi pourrait s’en servir. » Tite Live9 indique le même armement. Enfin, Polybe dit10 que les vélites n’avaient ni centurions, ni porte-enseignes : il dit en outre que les différents corps, excepté celui des vélites, étaient partagés en dix manipules, et que les vélites étaient répartis en nombre égal entre tous ces manipules ; ils formaient trente pelotons, comprenant chacun quarante hommes. Ce fractionnement, plus considérable que celui des autres corps de troupes, s’explique par la nature même du service de détail qui leur était confié. Ce que nous venons de dire est confirmé par le passage suivant du même auteur 11 : « Le manipule comprend plus de cent hommes, excepté chez les triaires et les vélites. »

Ces derniers remplacèrent les rorarii, mais ils ne furent pas comme eux, rangés derrière les triaires ; Polybe nous donne à ce sujet18 des détails assez complets, et nous apprend en même temps de quelle manière ils combattaient habituellement. On remplissait les intervalles des manipules du premier rang (hastats), de vélites qui étaient chargés d’engager le combat ; quand ils étaient repoussés, les plus lestes se retiraient sur les derrières de l’armée en passant par les intervalles des manipules des trois lignes, et ceux qui étaient serrés de trop près, se groupaient sur les côtés de ces mêmes manipules. Tite-Live13 donne les mêmes détails. Les vélites n’étaient placés entre les manipules des hastats qu’au moment où l’armée se rangeait en bataille, et ils n’y restaient que jusqu’à ce qu’elle fût arrivée près de l’ennemi : ils se déployaient alors en avant n. Dans le Commentaire sur la guerre d‘ Afrique 13 on voit, d’après le même principe, le front d'une armée cou-

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