‹ Dictionnaire des antiquités grecques et romaines, d'après les textes et les monuments (volume 5)Chapitre 10 sur 104 · FEL · texte numérisé non relu

FEL

■ La FccomliLû.

Fidi.r, déesse de la fécondité, qui; Ton (igiirail sous les traits d'une mère, avec le sceptre dans une main et un enfant sur le bras '. Une monnaie de Faustina ((ig. 2'Jl()j la montre avec un enfant sur chacjue bras et deux autres debout à ses côtés ; l'exergue porte FecundUas Augustae; Poppée et sa fille avaient toutes deux reçu ce titre d'honneur dans le décret qui instituait le culte de Fccundilait. Il n'est pas douteux que les monnaies où la divinité figure n'aient la prétention de la représenter sous les traits mêmes de l'impératrice qu'elles célèbrent-. Les monnaies de Barbia Orbiana etd'Otaciliaoù on lit /''t'cu/it/i/os ^cmporu;/; appartiennent à un ordre d'idées difl'érent; FecundUas y équivaut simplement à jfc/ict/as et personnifie la prospi'rité au sens général'. J.-A. Hild.

FELICITAS (EÙTu/îa). — Déesse de la fertilité et des événements heureux. A l'origine la fertilité et la fécondité étaient considérées comme le plus grand des bonheurs. Pline emploie le terme félicitas terrae pour parler de la fertilité '. Comme déesse des événements heureux, Felicilds est à distinguer de fortuna, comme EÙTu/ia doit l'être de Tû/Y|-. On l'oppose à la Fortune variable [Fortuna volubilis), et c'est alors le bonheur durable ^ Aristote, qui définit Eùtu/îx comme la bonne fortune ', la distingue aussi d'une autre personnification, EùSatjxovia ^ E'jTu/!a est représentée à côté d'Aphrodite sur une hydrie peinte, trouvée en Apulie et conservée à Carlsruhe, qui représente le jugement de Paris. Elle porte un diadème et tient des deux mains une couronne ; au-dessus d'elle, on lit l'inscription eytyxia". Le même nom se lit sur une meta placée derrière une figure assise et tenant une corbeille, qui est représentée sur un vase peint provenant de la Pouille". C'est le même nom qu'on doit compléter sur une pierre gravée où l'on trouve une épithète latine, B0N(a)EVï(u/îa)''.

Feliciliis eut plusieurs temples à Rome. C. Licinius Lucullus en éleva un en souvenir de son heureuse expédition en Espagne, pendant les années loi et 150 av. J.-C. et plaça devant la façade des statues en bronze, œuvres de Praxitèle, que Mummius avait rapportées de Thespies\ La dédicace du sanctuaire eut lieu peu après 146 avant Jésus-Christ. L. Licinius Lucullus, petit-fils du précédent, commanda une statue de la déesse à .\rcésilas, mais il mourut en 50 avant Jésus-Christ, et il semble que la

1 peler (clu'z Uosclier, Aitsfiihr. Lr.ci/c. \i. liTI) cniupare la figure traditionnelle de Fc'cuiuliUts à l'Eiréné de C«*phisodole et à la Veitu-t Félix qui est sur les monnaies de Mamaea et do Saloniua ; ef. Cohen, Mi'd. impth'inlcx, Faustine môrc, 2.14 : Kaustinc jeune, 34, 33, ICi, etc.: Ecklicl, Docir. num. Tab. 7, p. 78, l!10 et 113.

— 2 V. Cohen, 3, p. 33cj, n" 1. — •' Frœluicr, les Médaillons de l'Empire rom. p. 177, cl Cohen, /. L Orbianc II, Otacilic S.

FKI.ICITAS. 1 Plin./l>. 3, 10,0. Cf. Vjrroap. Paul. Diae. p. OJ, 10; V\m. /lisl.ual. Itl, M, 108 ; l.iv. 3, a, 2; Veranius ap. Macrob, Salurn. 3, 20, i; Ovid. Metam. 6, 193 ; Varro. ap. Serv. Aen, 4, 167. Cf. une monnaie en bronze de Caracalla frappée à Laodicée de Phrygie et qui porte quatre enfants représentant les saisons, accouipagnésdcrinscription tl'Tl'.VeiC KAII'Dt (Mionnet, Mwr. Suppl. t. VII, p. oSS, n''46i;.

— iScrv.ad Virg. Aen. 0, 683; S. Augustiu. Ciï'. Dei, l, 18. — ■! Val. Max. 7, 1 ; cf. Plin. Uist. nat. 7, 43, 1 41 ; 44, i 46. — l Arisl. lUiet. I, 3. — i Eth. .\icom. 7, 11.

— l» Em. Itraun, // Oiitdizio di I*aride rapprescntnto sopra frc ined. mou. Paris, 1838, pi. i; Fr. Creuzer, /ta' Oiillerie dee alleu Di'amafikei\ Ausiea/tl, uiied. ijr. Thongt;f,rssc in Karlsntlie, 183y, pi. i,pp. 29-46, .')6-73 ; Welcker, Ann. dell' lusl. nrch. XVII, 1843, p. 172; Corp. inscr. gr. 8100; 11. Winnefcld, Deschreibung der Yasensammliing, Karlsruhe, 1887 ,n' 259, p. 03. — 7 J. do Wiltc, Descr. du Cabinet Durand, 1836, p. 165, n» 43 Corp. inscr. gr. n" 8445; Calalogue nf vases in tfie Orit. Muséum, a' 1340. — »}. deWMe, Descr. de la collection lieugnol, lHO,f. lii.

statue n'ait jamais été faite'". Ce monument était placé sur le Vcdahrum, et c'est là que se brisa l'essieu du char de triomphe de César". En 4i, César fit élever à la déesse, sur l'emplacement de la Curia Hostilia, un autre temple qui fut achevé seulement par M. Aemilius Lepidus'^. Dans le calendrier d'Antiurn, il est dit qu'à la date du 1" juillet, on sacrifie à la Félicité dans le Capitole", et d'après le calendrier d'Amiternum, on lui oITre également un sacrifice, le 9 octobre : Ge7iio public{o), fauslao. Felicitdli, Vener{i) VicIrÇici) in CapitoKio] ''. Mommsen'' identifie ce lieu de sacrifice avec le temple que César avait fait élever""'. D'après un fragment des Fastes d'Urbino '% il y avait sur le champ de Mars un autel de la déesse, que Becker" assimile à un autre placé dans un lieu appelé In thenlro tnannoreo ''\ En tout cas, le théâtre de Pompée est cité comme un endroit où l'on rendait un culte à la Félicitas ■". On présumait que Tibère était né à Fundi et on éleva dans cette localité une statue de la Félicité-'. On sait par les .\ctes des Frères Arvales que le sacrifice ofTert à cette divinité consistait généralement on une vache -'. Dans les inscriptions de ce recueil, la Felicitns vient après Jupiter, Junon, Minerve et après la Salus Publica; ailleurs, on la voit réunie à Isis, à Sérapis, à Bonus Eventus, à Caelestis Fortuna et au Lar Vialis" ; ailleurs encore, elle est citée après Venus Victrix, Honor et Virtus ^'. Une inscription nous apprend qu'il y avait une statue d'argent de la Felicitns, dans la ville d'Aeclanum, en .\pulie -'.

Dans une boulangerie de Pompéi, on a trouvé sur le four l'inscription: Hic hnbitnl Félicitas, tracée au-dessus et au-dessous d'un phallus -^ Mais il ne faudrait pas tirer de cette représentation des conclusions importantes pour le culte de la divinité. L'inscription complète la signification du symbole qu'elle accompagne et qui devait préserver la maison contre toute mauvaise inQuence [fascinus] .

Les monnaies romaines nous offrent de nombreuses représentations de la Félicitas. La plus ancienne se trouve sur un quinaire de la famille Lollia, qui représente une tête de femme diadéniée à droite, derrière laquelle on lit fe- LiciT [atis] -' (fig. 2917). Sous l'Empire, c'est à l'époque de Galba que la Félicitas paraît sur les monnaies, où elle est représentée appuyée contre une colonne, et tenant une patère et une corne d'abondance-'. On la trouve ensuite nommée avec des épithètes diverses: Félicitas Aiigusta ■'\ Félicitas Augusli, F. Augustorum

n° 403 ; C. inscr. gr. 73-44. Celle intaille, de travail romain, représente une Isisdebout tenant le sistre et le seau. II y a une monnaie d".\lc\andrie avec la Félicité tenant un caducée et des épis, niais l'inscription est restituée (B. Ilead, l/ist. num. p. ~iî).

— D Strab. VIII, 6, 23, où la Félicité est nommée Eira;.'»; Cic. Vcrr. 4, 2; Plin. l/ist. iwl. 30, 3, 39 cl 34. 8, 69 ; S. Augustin. Cir. Dei, 4, 53. Cf. Visconli, Op. rar. III, p. 23, et de Rossi. Dutl. archeol. comun. II, p. 174. —10 PUn. Hisl . nat, 53, 12, 130. — Il Dio Qiss. 43, 21 ; Suct. Cacs. 37. — li Dio Cass. 40. 50; M, 3. Cf. Becker, Topogr. p. 310. — 13 Corp. inscr. lat. I, p. 338. — IV C. i. l. I, p. 325 cl IX, p. 403. — lô C. i. /. I, p. 403. — 16 Cf. JonL-in, Topogr. 2, 1, 46 ; Gilbert, Geschichle and Topogr. der StadI Jlom, 111, p. 106.— 17 C. i. t. I, p. 330 cl 410. — l«Bcckcr. Topogr. p. 003. — la C. i. l. p. 324 cl I.X, 402. — 30 Becker. Topogr. p. 676; C. I. ;. I. p. 399 cl IX, p. 216. — 21 Suet. Tib. 5; cf. l'inscription Felicilaé Tiberi, publiée par Urnien, BuU. dell. Inst. arch. 1810, p. 88, cl C. i. /. X, 8375.

— 22 Ilenien, AcI fr. Arr. p. 84, 71, 121, 168. — 23 OrcUi, n» 1894: cf. n» 732.

— 21 Eithem. epigr. 111, p. 83. — 2;. c. i. l. IX, 1154. — î' C. i. l. IV, 1454. Cf. (). Jahn, Berichtc d. sàchs. Gesellscfiaft, IS55, p. 75. el Jahrbiicher de Bonn. XIII, p. 111. — 27 Baron Marchant, Lettres sur la numismatigue et fhist.. pi. .\xv. I, p. 392. et voy. p. 392 la note de M. de Wille; E. BabeloD, Afonn. A? laltép. rom. 1>S6, t. II, p. 149, n* 3. — 28 Cohen, Descr. des mon. frappées tous l'emp. rom, i' éd., Galba, n* 63. — 29 C. i. l. VUI, 964; Ueoicn, Ad. fr. Are. 168 et mODDaies

2917. — La Félicité.

FExN

FEN

Fig. -2ai8. — La FflicilcT-.

nosirorum, F. Caesarum nosirorum, F. Irnperaiorum , F. perpclua, F. perpétua Saeculi, F. populi romani, F. publica, F. Postumi Avgusti, F. Itripublkae, F. Romariorum, F. Saeculi, F. Temponim. F. Deorum, F. lialica, Aeterna FcUcitasK La Ftilicité tient souvent un caducée, quelquefois un rameau de la main droite ; sur des monnaies d'Hadrien, elle donne la main à l'empereur -. Elle sacrifie quelquefois sur un autel. Sur un médaillon de Commode portant la légende Tempnrum Félicitas, elle est représentée sous la figure d'une femme

assise au pied d'un arbre et entourée d'enfants qui personnifient les quatre saisons^. La légende Félicitas aug. accompagne sur un médaillon en or de Postume les bustes accolés de la Victoire et de la Félicité qui tient un rameau^. Sur des bronzes d'Anlonin le Pieux, la Félicité debout tient un capricorne et un caducée ailé ° (flg. 2918). Enfin sur de nombreuses pièces d'Hadrien, la divinité n'est pas figurée, mais son nom est écrit, Feliciiali aug., sur la voile d'une galère prétorienne '"'.

Félicitas fut le mot d'ordre donné aux troupes de César à la bataille de Thapsus''.

On a identifié Valma Faustitas d'Horace * avec la Félicité ". J. A. Blanchet.

FEMINALIA ou FEMORALIA [fascia, bracca].

FEÎVESTRA' ou Lumen ^ [©upîç, otit, '). — Ces noms s'appliquent à toute ouverture formée dans un mur d'édifice, pour introduire l'air et la lumière.

I. Les noms qui ont servi plus tard à désigner les fenêtres n'existent pas encore dans la langue homérique. On n'y trouve pas une fois Oupiç, non plus que oTiri ou ÔTrai, mais peut-être dans le vers de VOdyssée '' où il est dit qu'Athéné s'échappa sous la forme d'un oiseau (opvi; S'ôiç àvoTraïa OU àvoTia'.a ou àv'ôirata SiÉTiTaxo), vers dont la lecture et le sens partageaient déjà les commentateurs dans l'antiquité, on peut trouver la preuve que ôtiV, avait dès lors la signification d'ouverture pratiquée dans la paroi ou la couverture d'un édifice ^ Si l'on adopte cette interprétation, faut-il admettre que le Mégaron du palais homérique ne recevait la lumière que par l'ouverture du toit qui laissait échapper la fumée, ou encore qu'il y avait plusieurs ô-nrxi latérales? Les fouilles récemment exécutées sur d'antiques acropoles du Péloponnèse n'élucident pas celte question ; dans les palais de la Grèce primitive dont on a découvert les ruines, le Mégaron est parfois accompagné de galeries étroites, auxquelles s'adossent un certain nombre de

1 Colion, Op. lauil. pass. — 2 /A., t. H, p. IGO, n" 628 à 030. — 3 /6., i. m, p. 324, n« 724. — 4 76., t. VI, p. 20, n" 4i à 46.— S /6., t. Il, p. 300, n» 362. — 6/6., t. Il, p. 166,11" 708 à 713. Cf. 11" 6bl à 70". — 7 Bell. Afr. 83; cf. Cavedoni, Bull. tleW Inst. arch. 1843, p. 8. — 8 Hor. Od. 4, S, 18. — » Steuding dans Kosohci', Lexik. der .\[ylh. I, col. 1475. — BiDi-ioonAPtiiE. Proller, Itôm. .VytliologU', I8s3, l. Il, 233-230; f'auly, Bml-Encycl., t. III, 443; lîoschcr, Lcxicon der Mythologie, I, 1473; Gilbert, Gcschichte tind Topographie der Stadt Bout ini Allerthum, m, p. 106, Lcipi. 1800; Lindiicr, Ite Frlicitate den ex numis illiistrntn, Ariistadt, 1770 ; Stevenson, Roacli Smith cl Madden, Birtionary of ronion coins. 1889, p. 370.

FENESTHA. 1 Vilruv. VI, 5 et fi. — 2 jAimen est eniplojé dans la langue technique, tout à fait dans le môme sens que nous employons l'expression : les jours d'une construction, d'une piOce ; il se dit de la porte (Vilr. IV, 6, 1 ; Corp. inscr. lat. I, 377) aussi bien que de la fenêtre (Uig. XIX. 2. 23 ; Pallad. I, 21.) îmillere lumen ou fenestram est, dans la langue des jnriscousullcs, ouvrir des jours dans

pièces. La lumière pouvait donc pénétrer dans les espaces ainsi entourés, aussi bien par des ouvertures de toit, surélevées ou non, que par des vides percés à une grande hauteur, au-dessus des petites salles".

II. Les exemples de fenêtres se rapportant aux grands monuments élevés par les Grecs, avant la conquête romaine, sont en très petit nombre; ils ne fournissent que des données incomplètes sur le rtjle de ces sortes d'ouvertures, dans l'architecture monumentale.

Tout ce que les découvertes faites à Tirynthe, Mycènes, Athènes, Délos, etc., ont révélé au sujet des fenêtres d'habitation, tout ce que les bas-reliefs, les peintures et les auteurs anciens nous en ont appris, peut se résumer en quelques mots. Dans l'habitation grecque, la fenêtre était loin d'être « l'àme de la maison '», comme elle l'est aujourd'hui en Europe. Au rez-de-chaussée, sur la rue, les fenêtres étaient rares et de petite dimension ; elles se montraient parfois si étroites qu'on les a justement dénommées des « fentes de lumière* ». Les chambres de cet étage ne recevaient souvent d'autre jour que celui qui pénétrait par la porte de chacune d'elles. Il en était de même dans les cours intérieures. La lumière entrait généralement dans les salles disposées autour de ces espaces découverts, par les portes ouvertes sous les péristyles. C'est surtout aux étages supérieurs que les murs des habitations étaient percés d'un certain nombre de fenêtres, autour des cours, sur les jardins et quelquefois même sur la rue [domus].

Après cet exposé succinct, notre attention se portera d'une façon particulière sur la fenêtre grecque, considérée en soi. Nous devrons toutefois nous servir des mots usités dans notre langue, pour désigner les diverses parties dont elle se compose, car les noms donnés par les anciens aux matériaux joints ensemble pour constituer une ouverture régulière, se rapportent spécialement à la construction des portes ; c'est donc aux mots JANUA, OSTIUM, PORTA, que l'on devra chercher l'explication de ces termes.

La catastrophe volcanique qui, environ dix-huit cents ans avant notre ère, causa l'effondrement central de l'île de Théra, dans la mer Egée, a eu pour etïet de conserver sous le sol non submergé de cette île plusieurs maisons des temps préhistoritjues ; ces habitations découvertes il y a quelques années sont construites en blocs de lave irréguliers, liés entre eux par une matière terreuse et entremêlés de branches d'olivier sauvage. Quoique la plus grande partie de leurs murs h\[ renversée, il a été aisé de reconnaître que l'on y avait ménagé des fenêtres quadrangulaires dont les linteaux étaient constitués au moyen de poitrails de bois''.

Les fouilles de Tirynthe et de Mycèncs, auxquelles on

une muraille {Oig. VII. I, 13 ; VIII, 2, 40). Plutarque indique que ce mot a le sens du mol latin feneslra, qu'il transcrit en lettres grecques. zf.-iiT-.^i ; Quaest. rom. 36; cf. 273; Vioii. 56. — 3 Arislopll. Vr.tp. 370, 308; Thesmoph. 797 (803).

— 4 I, 320. — 5 Cf. Od. XXII, 230. Voy. priiiriiialemeut Voss. i^d. princ. p. 408, n. 13, et 400, n. 52 ; Niizscli, Ad Od. I, 320 ; Wœrner, dans les Sludien zur Orammalik de (i. Curtius, VI, 1873, p. 340; Rumpf, De nedihm honiericis. Il, Giessen, 1837, p. 32 et suiv. ; C. I.ange, Haus itnd Balle, Leipzig, 1883, p. 46. Telle est du moins l'opininn de ceux qui expliquent àvo-«ta Si(-t«to par ; elle s'envola vers le jour ou les jours d'en haut, ou àvôrata, àv'ôraTa (ô'pvi;) par : commo l'oiseau qui habile l'ouvorlurc du toit, àvi -r,-/ ôrr.v, l'hirondelle. — 6 Schliemann, Tirynthe, pi. i et it. Dans un palais do Myci>nes, le Mégaron est dégage sur un de ses longs côtés; Dorpfeld, IIç'/xTîxà, 1880, pi. iv. — 7 Voy. les considérations développées par Nissen, Pompeian. Sludien, Leipzig, 1877, p. 503, 08 et 643.

— 8 Id. 701'/. p. 630. — '.' Fouqué, Archives des miss, scienlif. série 11. l. IV,

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doit tant do notions précieuses sur rarchitecture primitive do la Grèce, n'ont mis au jour aucun exemple de fenêtre. Mais elles ont montré que, dans ces villes, les portes des grands édifices étaient construites avec des jambages et des linteaux on bois. Cette particularité permet de supposer avec toute vraisemblance qu'il en était de même des fenêtres qui ont dA éclairer certaines salles, dans ces mêmes édifices'.

Si cette conjecture avait besoin d'être fortifiée, elle le serait par un argument tiré du mode de construction qu'employaient les architectes de ces antiques cités. A Tirynthe, comme à Mycènes, les murs des maisons et ceux des palais sont composés les uns de moellons très irréguliers, en calcaire compact, maronnes avec de l'argile ^, les autres, d'assises de briques crues qui, en parement, alternent avec de longues poutres encastrées dans une partie de l'épaisseurdumur, entre ces assises^. Or, dans le premier cas, un cadre d'une assez forte épaisseur était nécessaire pour permettre la formation d'un vide dans des matériaux non disposés en assises et d'ailleurs insuffisamment liés. Comme sur aucun point des fouilles on n'a observé de blocs de pierre répondant à cette destination, il faut bien en conclure que le bois formait en général la matière des encadrements dont nous parlons. L'emploi d'un mode de construction en bois et en terre crue, dans le second cas, motivait aussi, pour les fenêtres, un encadrement de nature ligneuse.

Le petit édifice situé dans File d'Eubée et que l'on nomme d'ordinaire le temple du mont Ocha, offre un des exemples les plus anciens de la fenêtre constituée dans un mur de pierres, plus ou moins régulièrement appareillées (lig. 2919). Cette fenêtre, de faible dimension, consiste en un vide créé par une interruption des assises et couvert par un linteau, à sa partie supérieure '. Une observation est ici nécessaire ; la porte de cet édifice est également couronnée d'un linteau, mais les côtés de l'ouverture au lieu d'être formés, comme dans les

fenêtres, par les '.-" ' ' '

assises mêmes du mur, le sont par deux jambages monolithes appuyés contre ces assises, dans le sens de leur épaisseur, et légèrement inclinés sur l'axe de la porte. On voit en Asie Mineure, dans le temple

do Labranda auquel on attribue une haute antiquité'', des fenêtres construites comme celles de l'édifice du mont Ocha ; elles ont un tableau el une embrasure droite qui est tournée vers le dehors'"'.

Au centre d'un bas-relief découvert en 18Gi dans l'ili' de Thasos, et qui parait remonter au commencement du

I SchliiMiKuui, ïiryillht'. [t. 238-365. — 3 JO. p. i38-231). — 3/4;,/. p. iio. — ' ÏJoniim. lie l'Jiist. rie coït, arcli. l. lU, pi. xwvii. — û ph. Le lias, Voij. iiirh. en Crùcc et en Asie Min. p. 48. pi. i.sv. tMit. Rein.icli. — f>l<i. Ibiil. Il, pi. VIII. Dans lu porte tl'un tombeau, à Aiilipliellu», cii Asie Mineure, le chambranle entoure aussi l'ouverture sur les quatres cùti^s ; Toxier, Desci'ipt. de i'Asie

v'' siècle, il existe une niche peu profonde et presque carrée (fig. 2920). Selon toute vraisemblance on a voulu la

.k:ii

figurer ainsi porte d'un édifice ; en fait, c'est une fenêtre monumentale que l'on a représentée'. Cet exemple est caractérisé par des formes d'une certaine richesse. On y distingue: 1° l'ouverture trapézoïdale; 2° le cadre a. moulures saillantes entourant celte ouverture; 3° la tablette ([ui surmonte le cadre elles deux maigres consoles

sur lesquelles elle s'appuie.

Tout autres et beaucoup plus simples se montraient les fenêtres encore

t'ig. l'JiO. — .Niche du iiiouuineDt de Thasos.

Fig. 2U2i. — Feniitre de l'ÉrccIilh^'ion.

Fig. 2923.

Fig. 3910. — Édifice du mont Ocha, dans l'ile d'Eubfc.

en place dans la façade postérieure de l'Érechthéion, à la fin du siècle dernier. D'après Stuart" le cadre en saillie de ces fenêtres semblait accuser un linteau, des piedsdroits et une tablette d'appui, (un chambranle, suivant l'expression moderne), mais il n'oflrait, à vrai dire, que l'image en basrelief de ces éléments de construction. Dans cet exemple, en effet (fig. 2921), les pieds-droits, de même que la tablette inférieure et le linteau, sont simplement sculptés sur les assises du mur et si, à la partie supérieure de la fenêtre (fig. 2922), les moulures s'infléchissent do chaque côte à angle droit, c'est afin de figurer sur le linteau réel un pseudo-linteau, de moindre dimension. Une feuillure dans l'épaisseur des fenêtres était

.Vin. pi. cxcvn. — " Musée du Louvre, Fra-hner. Xotice de ta sculpt. antique^ II. 9-1 1; Jlev. nrehèol. 1863, II, p. «S; lirunn cl linickmann, J/oniim. rf<? la sciilpl. giecq. el rom. n» 61. — 8 Stuarl. Aiilii/. of Athens. IL pi. m; et. Durai, llandb. def Archileclur, Baukunst der Grieehen, p. 241, î' Mit. Darmsladl, 1892.

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destinée à recevoir un châssis d'éclairage' (fig. 2923). La tour de l'île d'Andros, l'une des Cyclades, parait dater de la dernière moitié du iv' siècle. A diflérentes hauteurs, elle est percée de fenêtres (fig. 2924) dont la construction est semblable à celle de la porte qui existe dans le petit temple du mont Ocha, et que nous avons

Fig. 2024. — Fciiùlrcs d'une tour de l'ile d'Audi'OS.

décrite plus haut. Point de saillies sur le mur. Mêmes pieds-droits monolithes et inclinés, même linteau encastré dans les assises et débordant les pieds-droits. De plus, tablette inférieure, comme à la fenêtre de l'Érechthéion et tablette de recouvrement sur le linteau, comme dans la niche du bas -relief de Thasos-.

On s'est demandé, avec raison, quel motif avait porté les Grecs à employer une structure aussi singulière, aussi en désaccord avec les exigences d'une construction normale? Car il n'est pas douteux qu'avec cette

disposition les pieds-droits et le linteau sont exposés à se briser, en cas de tassement des assises. La réponse à cette question s'offre en quelque sorte d'elle-même.

La fenêtre de la tour d'Andros et toutes celles du même système sont l'image parfaite, la reproduction exacte, avec d'autres matériaux, de la fenêtre en bois des anciennes maisons construites en briques crues ou en moellons irréguliers.

Ce mode d'ouvertures encadrées par quatre membres de bois ou de pierre devait être d'un emploi fréquent dans les édifices, à en juger par les peintures des vases grecs. La

Fig. 2923.

-Fenêtre, d'aprC'S un vase peint.

Fig, 2920. — Fenûtre géminée, daprés un vase peint.

figure 2925 est tirée d'une de ces peintures ^

Quelquefois des fenêtres peintes sur les vases s'étendent considérablement en largeur; elles sont alors fjonû-

1 Cf. Durm, \hxil. — 2 l,c Oas-Kcinaoli, Voyai/e archi'ol. (iles de la Grèce), pi. Il ; de Roclias d'Aiglun, Principes de la forli/iûation atitiijue, dans la Itefite île l'archilecliire et dps Irav. publics, XXX, 1880, pi. i. — 3 D'Hancar>ille, IV, pi. cv ; voy. encore Panofka, Cabinet Pourtalé», pi. x; Tiseliboin, \ases urecs, IV, 3C; Aniiq. du Bosphore Cimmériim, pi. m, 2. — ' .Milliiigeii, l'ainturcs de vases grecs.

Fig. 2927. — Fenêtre géminée, d'après un bas relief.

Fig. 2'J28. Fig. 2020.

Fenêtres en meurtrière.

iv'ps, c'est-à-dire divisées en deux parties, comme dans la figure 2926 empruntée à un vase peint''. De même, plusieurs bas-reliefs connus sous la désignation de Bacchus chez Ikarios ont pour fond un vaste édifice percé de fenêtres dans lesquelles un pilier central créé deux ouvertures distinctes" (fig. 2927).

Dans une autre peinture de vase (fig. 2928), un double cadre, d'un caractère seulement décoratif, accompagne la fenêtre, étroite comme une meurtrière de fortification". Une autre encore (fig. 2929) montre le large ébrasement dont on entourait parfois ces petites ouvertures pour faciliter l'introduction de la lumière dans l'édifice^

En résumé, de l'origine de l'art grec à sa décadence, la fenêtre de pierre a été souvent construite et toujours décorée d'après le type de la fenêtre de bois. Quand la fenêtre de pierre n'a pas de moulures, qu'elle est sans saillie sur la muraille, deux cas sont à considérer : 1° Elle est composée, comme dans la tour d'Andros, d'un appui, d'un linteau et de deux pieds-droits monolithes. Ce sont autant d'éléments de construction qui, réunis, ressemblent à une charpente de pierre, insérée en quelque sorte dans le mur et qui forment un tout, stable en soi, mais sujet à se rompre dans certaines conditions. 2° Ou bien, ainsi que dans le petit temple de l'ile d'Eubée, les assises du mur remplacent les pieds-droits monolithes et portent seules le linteau. Dans ce cas, l'imitation n'est plus apparente et la construction est meilleure.

Quand les fenêtres ainsi construites sont encadrées de moulures, ainsi qu'à l'Érechthéion, cette ornementation rappelle toujours, plus ou moins, la forme et la disposition des quatre mein lires qui caractérisent les fenêtres de bois. Parfois s'y joint la tablette de recouvrement et les consoles de la niche de Thasos, en souvenir du petit auvent qui abritait certaines fenêtres des premiers âges.

Ajoutons qu'en ce qui regarde la structure des fenêtres, le mode des pieds-droits monolithes et celui des assises du mur tenant lieu de pieds-droits ont été employés simultanément en Grèce, aux mêmes époques et quelquefois dans le même édifice*.

Nous parlerons, pour mémoire seulemenl. de l'ouverture singulière que l'on remarque au sommet des murs transversaux du temple de la Concorde, à Agrigente. Les formes en sont tout à fait insolites. On y voit (fig. 2930)

pi. XXX. — I» La figure a été dessinée d'après un de ces bas-reliefs au Musée du Louvre. Cf. Clarac, AJtis. de scnlpt. Itas-roliefs, pi. cxwiti; Bouillon, Mtiséedes antiques, 111, Bas-reliefs, pi. vi ; Fru'hnor, A'o^if f </»^ la sculpt. pi. 224. — G Millin./'ei'nlures de vases antiques, 11, pi. xm. — ~ Ibid. 1. pi. i.xvi. — 8 Dans la tour d'Andros, par exemple.

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un linlcau orné d'arcatures, comme lefut souvent celui des l'cnèlfcs d'iiahilalion pendant le moyen âge '. Signa-

Fig. 2030. — Ouverture du temple de la Concorde à Agrigente.

Ions aussi, dans les fortifications de Messùne, élevées par Épaminondas, une niche (lig. 29U1 et 2032) dont 1(!S formes

. «tftiiiN:..:... êi^

ff^lr

2033. — Ou^crlurr d'uiK! tour des fortilications rio iMossèuo.

Fig. 2931. Fig. 2932.

Niche pratîqu(''e dans les forlifirations do Mossi^nc.

décoratives ne sont probablement pas sans analogie avec celles que devaient avoir les fenêtres au commencement

du 111° siècle. Des dalles monolithes en forment les pieds-droits et les moulures y rappellent celles de rarchiteclure pompéienne -. Les fenêtres des tours qui avoisinent cette niche reproduisent au contraire l'exemple du mont Ocha, ou elles se terminent par l'encorbellement triangulaire, si commun dans les anciennes fortifications de pierre appareillée (fig. 29.33) ^

Il nous reste à indiquer les proportions ordinaires des fenêtres grecques. Le vide des fenêtres de l'Érechthéion est, en hauteur, double de sa largeur, à une petite tiuantilé près. Cette proportion de hauteur est un peu moindre dans les fenêtres du temple de Labranda et dans celles de la tour d'Andros.

111. L'éclairage des maisons primitives do l'Italie est clairement indiqué dans les urnes cinéraires en terre cuite qui ont été découvertes en grand nombre dans le Latium, vers les monts Albains, et dans quelques villes

1 l.alirouslc, Ueataur, de moniim. antiijiie^. Les tentpies de l'aeslutn. pi. n : Uurin, p. il2. — 2 llloucl, lixprd. scient, tie Moréi: 1. 1, pi. xLvii, lig. 1 et 2. — 3 Hlouel, Hx/ièd. scient, de .Vorée.l. I,pl. xxxix, fig. 3. —4 Voir la liililiograpiiie placée au mot DoMos, p. 3111, note 105. — " IVoti:. dci scnri, Iti,s2, pi. xui, li. — c Voy. noiii;s. p. 330, lig. 2311. — - Hennis, Cities anJ Cimeteries, i' 6M. I, p. 208. — « Jàid. p. 22S. Voir aussi à Viilri, Monument, d. Insl. nrch. 1, pi. xi.i ; Canina, Etiluia ma-

Fig. 2'J.îi.

t'nic-cabanc de Comcto.

de l'Élrurie. Ces urnes reproduisent différents types de maison, les unes rondes ou elliptiques, avec un toit en for/ne de c«jne, et les autres, quadrangulaires, avec un comble à deux ou à quatre versants ^

La plupart des urnes rondes montrent que, dans les habitations construites d'après ce modèle (probablement les plus anciennes), la lumière pénétrait par la porte et par une lucarne percée dans le toit, mais non au centre. Cette dernière ouverture devait servir aussi de passage à la fumée. Une des urnes trouvées à. Corne to fig. 2934) accuse une petite fenêtre indépendante de la porte ^.

Les urnes quadrangulaires indiquent, au contraire, que, dans les habitations de cette forme, il existait à la partie supérieure du toit une ouverture centrale, laquelle est l'origine vraisemblable du cavaedilm de la maison romaine".

Outre ce que nous font connaître les urnes cinéraires, un certain nombre de renseignements nous sont parvenus surles fenêtres desÉtrusques, grâceàl'habitude qu'ils avaient d'imiter dans la structure des tombeaux celle des habitations. Ainsi à Bieda, où la nécropole a l'apparence d'une ville avec ses rangées de maisons, de chaque côté de la porte du tombeau on voit une petite fenêtre'. A Cervetri, la chambre principale du tombeau figure un atrium autour duquel sont placées d'autres chambres communiquant avec lui par de petites fenêtres, comme pour recevoir la lumière ". Sur une urne en albâtre de Volterra, on a représenté l'attaque d'une ville ; à côté de la porte on voit une fenêtre carrée'. Un tombeau de Chiusi offre l'exemple d'ouvertures à encadrements percées dans la voi'ite'".

IV. Les ruines des monuments et les représentations figurées sur les médailles prouvent que la fenêtre était d'un emploi ordinaire dans certains édifices de Rome, tels que les basiliques", les thermes'-, les nymphées", les portes de villes", et parfois dans les amphithéâtres '' et les temples de petites dimensions"^.

A quelques diQ'érences près, la lumière du jour était distribuée, dans la maison romaine, de la même manière que dans la maison grecque. C'était principalement à 1 intérieur de l'habitation, souvent au rez-de-chaussée, du côté des jardins, et plus souvent encore dans les espaces découverts, au-dessus de l'atrium et des péristyles, que les fenêtres s'ofi'raient à la vue [domis, cavaedilm, ATRiu.M.] Il semble même qu'à l'origine, le nom de fenêtre ait été spécialement appliqué aux ouvertures des étages supérieurs '^

.\vant l'ensevelissement final de Pompéi sous la cendre, les maisons de cette ville avaient eu plusieurs fois à souffrir des éruptions du Vésuve. Souvent reconstruites

i-iltimii. pi. cvni ; à Ccrvelri. Canina. Ibid. I. pi. xvxi. — » Mieali, l'Italie aTant la Itomnins^ pt. xxxi de l'imition française de 1821; Ingliiranti. .Uonttm. etntschi^ 11, pi. \svui (urne). — 10 .Vimco Chiitsino, pi. cun. — n [lon.ildsan, Arehil. numitm. p. 232.38 ; Vilruv. VI, III, 7. — 12 Donaldson. Ibid. fig. 74. — 13 Id. Jliid. fig. 73. — Il lliid. fig.82, 84, 85. — IS .\ l'i'Uige supérieur du Coliséc de Rome. — 1* Au temple de Vesla, à Tivoli. — ■' Nisscu, Pomp. Stud. p. 035.

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ou restaurées, elles fournissent des documents précieux pour l'étude des rôles successifs que la fenêtre y a joués. Les constatations que Ton a faites à ce sujet se résument en ceci : des époques les plus éloignées aux moins anciennes, les dimensions de la fenêtre ont été graduellement augmentées. Si, dans les constructions en pierre des lointaines époques, dans la maison osque, l'ouverture de lumière n'est pas toujours une fenêtre, au sens rigoureux du mol, celle-ci apparaît plus tard et, s'agrandissant peu à peu ', elle acquiert, dans l'intérieur de la maison des derniers temps bâtie avec de légers matériaux, une dimension de largeur qui surpasse celle que nous donnons ordinairement aux fenêtres dans nos habitations. Plusieurs fenêtres de la maison du Chirurgien ont de 1™,68 à l",?? de largeur-.

Vitruvedit que les salles nommées égyptiennes avaient un ordre supérieur de colonnes, entre lesquelles étaient des fenêtres, et que ces salles ressemblaient ainsi aux basiliques^. Ce même autour nous apprend encore l'existence, dans les salles qu'il appelle cyzicênes, d'une sorte de fenêtre [fenestra valvata), s'ouvrant à fleur de sol, comme les portes '.

Les maisons de plaisance situées en plein champ avaient des fenêtres en bien plus grand nombre que les maisons urbaines. Nous savons, par Pline le Jeune, que si, dans les édifices de ce genre, certaines pièces, telles que les chambres à coucher, étaient privées de lumière ^, d'autres salles, au contraire, étaient largement éclairées, au moyen de nombreuses fenêtres qui, comme celles dont parle Vitruve, descendaient jusqu'au plancher(/'enes- /r,(>i'fi/yfl/af'i, pour permettre de mieux voir la campagne".

Dans des bâtiments d'un autre genre, tels que les Bains, par exemple, le jour était distribué avec tout autant d'abondance ; certaines salles de ces édifices étaient percées de façon à recevoir la lumière du soleil de tous les côtés et à permettre de voir le dehors, même pendant le bain [b.\lxeum].

Sur la rue, les fenêtres des maisons romaines étaient fort petites ; les anciennes maisons de pierre n'avaient, en général, qu'un rez-de-chaussée, et les ouvertures à cet étage étaient rares, étroites'' et souvent placées à une hauteur assez grande, pour que l'on ne pût voir de la rue l'intérieur des pièces [domus, fig. 2519]. A Pompéi elles ont une largeur qui varie entre six et trente centimètres'. Plus tard, ces sortes de meurtrières furent remplacées, dans les maisons légèrement construites, par des barbacanes de plus grande dimension, mais le mode des petites ouvertures n'en persista pas moins. Une peinture de la maison de Livie montre, en effet, une rue de la Rome impériale, où les édifices paraissent criblées de « fentes de lumière « ' [domus, fig. 2517].

A l'intérieur de l'habitation, les proportions de ces ouvertures s'accroissaient beaucoup, par une embrasures large et très évasée. Cette disposition offrait l'avantage de faciliter dans les pièces l'introduction de la lumière, en même temps que la vue des objets extérieurs. La maison d'Epidius Rufus, à Pompéi, en offre (fig. 2935) un exemple remarquable '". Daiis quelques maisons de

1 Nisscn, Ibid. p. CM-4Ï. — 2 Jbid. p. 409-10. — 3 Vilruv. VI, 5, i). — 4 Jbid. VI, C, 10 ; Slazois, Itiiines de Pompéi, II, p. OC. — ■'■ Plin. Episl. II, 17, 5. — 0 /liid. V. G, 10, Un gr.ind nonitirc de piùces sonl privées de liimii^rc, dans les maisons antiques dùconvertes, il y a quelques anni^es, sur le l'alali[i, — ~t .Nisscn, p. 639. — « Ibi'l. p. 40;i-iOC. - '.I /l,n: arcli. 1871, pi. x\. — 10 (;habat, Ùicl. de coiislriic-

cette même ville, entre autres dans celle du Faune, ces petites fenêtres éclairaient, concurremment avec la porte, les chambres situées devant le péristyle ".

11 convient maintenant de faire connaître l'ornementation etla structure des fenêtres romaines ; nous commencerons par celles de ces ouvertures qui accusent l'influence de l'art grec.

Les fenêtres du temple de Vesta à Tivoli, sont trapézoïdales. A l'extérieur, elles se composent d'un chambranle entourant l'ouverture de trois côtés et reposant sur une table d'appui (fig. 2936). Une corniche estplacée directementsur le chambranle '-. Dans l'intérieur du temple, cette disposition est modifiée : le chambranle encadre complètement le vide et il

, i935. — Fenôlre à Pomp)>i.

Fig. i936. Fi«. 2937.

Fenêtres du temple de Vcsta, à Tivoli.

se replie, en crossettes, aux quatre angles de la fenêtre, pour contourner la tablette d'appui et le linleau encastrés dans le mur (fig. 2937) ; l'embrasure droite se présente du côté extérieur '^

Quatre crossettes entrent aussi dans la composition du chambranle qui orne les fenêtres, également trapézoïdales et à linteau, d'un édifice antique de Palestrine (fig. 2938) ; ce chambranle est couronné d'une frise et accompagné de deux consoles sur lesquelles s'appuie la corniche ''. De même, une corniche et deux consoles surmontent l'encadrement rectangulaire d'une petite fenêtre (fig. 2939), dans l'édifice de la voie Appienne, auquel on a donné le nom de temple du dieu Rediculus. Les moulures du chambranle et celles de la corniche sont couvertes de rais-de-cœur, de pirouettes et de feuilles d'eau. Ces ornements ont été sculptés sur les l)rif|ues avec lesquelles on a construit l'édifice '^. On retrouve donc dans ces trois exemples, et diversement combinées entre elles, toutes les formes employées déjà par les Grecs aux v et iv siècles, dans la niche du basrelicif de Thasos et dans les fenêtres de l'Éreclithéion.

Quand les édifices romains sont construits en gi'andou

tion au mot l'EsfcrnK. Nous avons vu plus haut, dans les peintures de vases (fig. 2929), une semblable embrasure de fenùtre. — H Nissen, Pomji. Sliid. p. GC5. — '2 Gailiia. baud, Moniim. une. et mod. l. I, Temple de Vesta, — '» Ihid. — I' Dicl. de t'Acttd. des Beaux-Arts. t. Il, pi. xvi, lig. 0. — IS Upgeri, Sét. des mal. dont se .veuaienl les ancieits. pi, v : Mazois, l'om/t. III, jil. iv.

en moyen appareil, la fenêtre ne comporte pas de piedsdroits monolithes comme dans la tour d'Andros, les

assises en tiennent lieu et c'est sur elles que l'on sculpte, en bas-relief, la décoration des ouvertures. Il n'en estpas ainsi,

Fig. 2038. — FenOIre à Paloslrino.

Fii,'. iil.ll). — Fcnôlro du temple (le lïpdicuUie.

nécessairement, quand les murs sont en maçonnerie de blocage.

Plusieurs exemples de fenêtres à linteau sont encore à remarquer. Ce sont d'abord les fenêtres entourées d'un simple chambranle en saillie', avec ou sans cros-

Fig. ;i'.'Ut. — Fenêtre u Terniessos, eu l'isidie.

selles-, et celles dont l'encadrement est en retraite sur le nu du mur'; puis les fenêtres des édilices élevés aux époques de décadence, quand les traditions de l'ar-

1037 - FEN

chitecture grecque étaient pour la plupart tombées dans l'oubli. Une ornementation excessive caractérise d'ordinaire les chambranles elles corniches de ces ouvertures, souvent surmontées d'un fronton '* (ig.SO'tO).

Nous avons à signaler, enfin, des fenêtres qui font partie intégrant(! d(' l'architecture romaine proprement dite ; elles se terminent par un arc à plein cintre, établi au moyen de voussoirs', comme celui des portes de ville, en Ëtrurie. Ainsi sont construites, dans les thermes, les grandes ouvertures qui éclairaient les salles. On doit comprendre, parmi les fenêtres de ce genre, celles qui étaient complètement circulaires'''.

Les proportions des fenêtres romaines sont très diverses. Dans l'édilice antique de Paleslrine Ma basilique), dont nous avons parlé précédemment fig. 2938;, les fenêtres ont une hauteur qui dépasse le triple de leur largeur ; kl hauteur n'atteint pas tout à fait le triple de la largeur dans celles du temple de Vesla, à Tivoli' lig.^O.'in .

A Pompéi, les fenêtres des maisons sont assez souvent de forme carrée. On trouve aussi dans les peintures pompéiennes des fenêtres plus larges que hautes. Ce mode grec, moins fréquemment employé par les Romains, ne paraît pas avoir été jamais complètement abandonné ". Remarquons, en terminant, que dans les ditTérents modes de l'architecture antique, l'ornementation de la fenêtre se distingue seulement de celle de la porte par un peu plus de simplicité et que, d'un mode à l'autre, elle n'olïre pas toujours des caractères nettement tranchés. Les chambranles à crosseltes, par exemple, encadrent aussi bien les fenêtres des édifices doriques que colles des édilices ioniques et corinthiens, mais les corniches reposant sur des consoles se rapportent plus spécialement aux derniers.

V. Nous n'avons plus qu'à indiquer les divers procédés employés par les anciens pour clore les fenêtres.

Il convient de le dire tout d'abord, certaines catégories de fenêtres n'ont probablement jamais reçu de fermeture permanente. L'air qui entrait par les fentes de lumière ne devait pas gêner beaucoup les rudes habitants des anciennes maisons de la Grèce et de l'Italie. On pouvait d'autant mieux laisser ces barbacanes non fermées qu'il était impossible de s'introduire par leur moyen dans l'intérieur des habitations. Mais il n'en était pas de même des ouvertures plus grandes : elles n'opposaient pas d'obstacle à une entrée par escalade. Pour obvier à cet inconvénient on s'y prit de différentes façons. Une des plus simples fut d'adapter des volels aux fenêtres. Ce genre de fermeture a comporté plusieurs dispositions :

1° Le vnlrl à u» vfiiilnil. — On en voit un exemple (fig. '2041) dans la ba.silique de Tafkha, dans le llaouran '. Bien qu'il n'appartienne pas i'i l'antiquité classique, cet exemple n'en mérite pas moins l'attention. On sait, en elTct, que plusieurs siècles après le commencement de notre ère, les architectes de la Syrie Centrale suivaient encore les traditions des constructeurs grecs et qu'ilspersistaienl à en appliquer les méthodes. Le volet de la basilique de Tafkha est monolithe et arrondi sur l'un

I UverliecU, l'omji. p. 207 (voy. l^AL^^.l■M, I. I, p. ("i.i'J, lig. ''ii); J'ill. d'Ercnlano, 1, p. i:jy. — 2 Clmlml, Jhrt. ttn constr. ifeiiêlre de la maison d'Epiditis Utifiis, ci-dessus (ig. i0;{jj ; Ovei-beck, Pomp. p. tJO'J. — 3 Comme à Fiîlage supérieur du Colisée ù Rome. — ^ Lanckoroiiski. Les villes de ta Pnmphylie el de In Pisidie, il, pi. vu; Cassas, Yoijnrje pitt. de In Syrie, etc.. petit temple de

Jupiter à l'iilmyrc. — :• nonaldson. Archil. mimi.5ra.lig. 73, 7*. — CMaiois. Kuines de Pomp. Il, p. 9i ; Nisscii. Pomp. Sliid. p. U6. — 7 Ces proportions sont celles du lidc des fenêtres. — 8Z,nlui. Die schôn. gcmi'dde nos Pompei. III, pi. 48. On en loit encore dans une mosaïque de Saint-Vital. ,i Raienne : Garnicci, Sloria d. arle trisl. IV, pi. ocxivi. Voy. aussi, plus loin lig. iU6. — » De VogûiS Syrie centrale, pi. m.

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Fig. 2041. — Volet de i)ierre â uii vantail.

de ses ctjlés verticaux. Au-dessus et au-dessous de cette partie cylindrique, sont des tourillons taillés dans la

dalle même. Ils s'engagent dans des trous percés, l'un dans le linteau, et l'autre dans la tablette d'appui de la fenêtre. Ce mécanisme rudimentaire est celui de la fermeture à pivot et à crapaudines ; on s'en servait aussi cliez les anciens pour faire mouvoir les portes de bois, mais, dans ce cas, il était en métal. 2° Le volet à couUss.es. — Les volets des fenêtres ne tournaient pas toujours sur un axe, comme celui que nous venons de décrire. C'est dans les rainures d'un cadre, placé contre le mur, qu'on les faisait glisser. Il suffisait de leur imprimer un mouvement de va-et-vient pour ouvrir ou fermer la fenêtre à volonté : c'est ce qu'on a pu reconnaître à Pompéi, où les volets ont laissé leur trace en quelques endroits'.

3° Les volets à deux vantaux. — On les a souvent représentés sur les vases grecs ; la façon dont ils étaient construits y est même indiquée (fig. 2942) . Des planches clouées sur des traverses composaient chaque vantail -.

4° Les volets à crémaillère. — Ils tournaient sur un axe horizontal placé à hauteur du linteau ; une crémaillère fixée dans le mur permettait de les ouvrir sous un angle plus ou moins grand. Ce système, encore en usage dans certaines contrées, appartenait surtout, chez les Grecs, à l'architecture militaire. Des volets de ce genre sont désignés dans une inscription de la tin du iv« siècle, qui se rapporte à la construction des murs d'Athènes ^.

Un autre mode de fermeture fut celui des clathri ou Iransennae, sorte de grilles fixes ou mobiles'; ces dernières pouvaient tourner sur un axe vertical, comme les volets de la basilique de Ta^kha^ C'est dans l'embrasure de la fenêtre et contre le tableau, lequel se présentait d'ordinaire à l'extérieur comme nous l'avons vu, qu'on plaçait des châssis dont la surface était découpée à jour par des ornements géométriques.

Il y avait des clatuki de dilTérenles matières : on eu a conservé de bronze, de fer, de marbre à Rome et à Pompéi. Dans cette dernière ville, ils étaient le plus souvent de bois; ceux de l'amphithéâtre de Pola% forment des entrelacs dont les traverses ou barreaux

1 Mazois, 11. \i. GO. — 2 Durni, Handh., lintiUumtt th'r Cnni-cht'n. y. 350 ; I.ciiomiant et (le Witte, Éliti^ dft momimrutu c>''ramn(j. t. IV, pi. Lxvi ; voj. aussi domus, p. :il!», fig. 2502 ; — S Corjt, i}isc>\ nttic.U, pars I, n" 107,1. ";> ; tljioisy, /,fs murs (î'.Atliènes, [1. 56, fig. I. — l l'iaul. .Mil. ijlor. II, 4, 28 ; Cato. li. rmt. XIV. — 6 Autres exemples : Winckelniami, t. III, p. 75; Ovcrbcck, O.l. p. 506; llurrii. Ilnmlli.. llUm. Dan-

Fig. 2942. — Volet à deux vantaux.

sont de pierre. D'autres, qui nous sont également parvenus, répètent, on n'en peut douter, l'ornementation

des châssis de bronze. Tel est (fig. 2943) un fragment de marbre évidé, que l'on suppose provenirducirque Flaminien ". Les croisillons à nervure de cette plaque lui impriment le caractère d'une grille de métal.

Qu'ils aient été de marbre ou d'autres matières, les clathri des édifices circulaires représentés sur plusieurs bas-reliefs antiques (fig. 2944) ont ce même carac-

Fig. 2'.I4.3

Cloison de niai'bre é^

Fig. 2941. — Fenôtres grilk'es d'un édifice circulaire.

tère; c'est toujours un mince treillis rectilignc ou curviligne, qui ferme les entre-colonncmcnts de ces temples*. Dans quelques exemples cependant, l'ornementation est de forme végétale. II en est ainsi d'une imposte que l'on voyait encore au siècle dernier parmi les ruines, sur l'emplacement du cirque Maxime ".

Dans la maison du Labyrinthe, à Pompéi, on a trouvé, au-dessus de la porte d'entrée, une claire-voie en terre cuite, employée là probablement comme moyen d'aération '". Des claires-voies exactement semblables étaient placées dans les colombiers pour servir d'entrée aux pigeons [columbarium, fig. 1738]. Ces objets, de fabrication courante, pouvaient remplir, en effet, l'une et l'autre de ces destinations.

Les fermetures évidécs dont nous parlons, oH'raient certains avantages, au point de vue de la sécurité intérieure des maisons, mais elles étaient impuissantes à protéger contre les iiilcmpéries les salles qu'elles éclairaient. Les anciens parvinrent, un piui lanlivenient d'ailleurs, â empêcher l'inlroduilinn de l'air jKir les fe-

kunsi, p. 22.'icts.— C'Ouatremèi-e de ^uinev, /;;(■/. :l'tirchil. au mol Vi:nni:. — ^ Ugçeri, O. pif. p. 94. pi. xlii, fig. 4. — 8 Bas-relief du must^e d&s Ofliees à Florence, n° 32S ; Winetelmann, Ilisl. de l'art, Paris ,an 11. l. Il, pi. xxix, cf. pi. xx) ; Donaldson, Coltecl. (If porli's momimenl . p. 38, pi. viu. Voir aussi '.Ui'lnnfirs de V Iir.nl e franc, de Home. Iï<9l, pi. 1.-9 Uggcri, O. c. p. 94, pi. xi.ii. — 10 Overbeck, Pomp. p. 237.

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nétres, sans incltro obstacle à l'enlrcM' de la luniièro. Ils se serviicnl à col cflV^t dos sprcularia, lerme génériiiue i)ar lequel on désignai L toutes matières translucides, et spceialemeiil celles qui sont disposées en plaques unies et de peu d'épaisseur.

Pendant longtemps, il a été admis que ce mot signiliait seulement, pierre spéculairo ; mais on a renoncé à le traduire ainsi, en beaucoup d'endroits où il est question de fermetures diaphanes, depuis qu'on a trouvé à Ilerculanum et à Pompéi de nombreux châssis garnis de verre. II n'est pas douteux, cej>endant, que certains textes ne se rapportent aux fermetures de pierre diaphane. Palladius, par exemple, recommande ' de donner du jour au cellier à huile par des sprcul/iviu, pour maintenir à l'intérieur une certaine égalité de température et empêcher l'huile de geler. Mieux ([ue des vitres, même fort épaisses, des plaques en pierre étaient de naturi' à produire ce résultat. Plusieurs fragments, ayant appartenus à des fermetures de ce genre, ont d'ailleurs été découverts-. Les pierres spéculaires provenant d'Espagne étaient celles que préféraient les Romains; elles dépassaient parfois une longueur de cinq pieds'. Certains échantillons de ces pierres, trouvés à Rome, sont aussi transparents que les plus beaux cristaux*.

C'est en 1722 que l'on a découvert, pour la première fois, à Herculanum, des châssis de bronze à compartiments vitrés". Plus tard, Mazoi.s' en dessina un certain nombre que l'on avait recueillis dans les fouilles de Pompéi. Quelques-uns datent des derniers temps de cette ville, d'autres paraissent remonter à une époque un peu plus ancienne '"'.

L'emploi des specularia conduisit nécessairement à modilier les dispositions intérieures des anciens châssis de fenêtres et à substituer aux petits vides des treillis, des compartiments d'une plus grande surface.

Le châssis en bois de la fenêtre des bains de la maison de Diomède est divisé en (juatre compartiments, de vingt-cinq centimètres de hauteur ". Cette dimension

est triplée dans une fenêtre des thermes du Forum ". Le châssis en bronze de cette fenêtre (hg. 2945) fait voir, commeleditMazois, « que les vitres étaient posées dans une rainure et retenues, de distance en distance, par des boulons tournants qui se rabattaient sur les vitres, pour les fixer ' ». L'épaisseur de ces feuilles de verre est, à peu près, d'un demi-centimètre; c'est la dimension moyenne des vitres qui ont été trouvées à

I n. yusl I, 20. - 2 Mnn. ,fc fAiwl. cl,;s Inscn,,!. l. III, 1878, p. m el s. ; Jin\ nnh. 1651, p. 08; Bull. arch. comunnle tU Iloma. I88i, p. 139. 3 Plin. .\X.\VI, -te, i, 2. — V Mazois, Ihiines th Pomp. 1 vol. i' partie, p. 52.

- :■ Wiiickelniaiin. Itecueil H^ telln's sur Us ,lrcoim-rles faites à Herculanum. Mxl. frauraise. Ici. IV, p. 237 ; Mazois, Ruines ,1e Pomp. t. Il, 3^ partie, p. -0. - 0 Nisseii. Pomp. Slu,l. p. Wi. -1 Nisscii, p. 1S5. — « lircton, Pomp. 1'. S93: Ovorlicok, p. 373; Durm, p. 226. - » Mazois, Iluines de Pomp. 1. II. 3' part.e, p. 77, pi. i. 10 //„,/. |.c niérnc sjstivmo a Hé suivi dans la villa n^ccniiMpnt rclrouvée .le Voco.iius PoUio, Jiull. arch. corn, di Itoma, 1884, p. 1311.

- Il Mazois, /. /. ; Ovcrbeck, p. 204, 207. - 13 BotUri, Pilture « seuil. 1, l'I. xsxiv (= Garrucci, Sloria d. arlerrisl. t. V. Sarcofagi, pi. ccsx.ii.

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Fig. 2943. — CliAssis d vitres en lironze.

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