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P(jmpéi '". D'autres fenêtres des thermes étaient également pourvues de châssis de bronze et de vitres". Les peintures et les sculptures représentent aussi des fenêtres divisées en carreaux, comme celles qu'on voit
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Fig. 29 Mi. — FenOtros à carreaux.
dans les édifices qui servent de fond à un bas-relief d'un sarcophage'^ chrétien (fig. 2946) et dans quelques peintures de Pompéi. Sur des mosaïques du nord de l'Afrique, qui datent de l'occupation romaine, les compartiments ont une disposition rayonnante, dans une ouverture semi-circulaire '^
Les vitrages n'étaient pas appliqués .seulement aux fenêtres : Mazois a reconnu qu'à Pompéi tout le pourtour d'un atrium avait été garni de carreaux de verre placés entre des montants en bronze '•.
VI. Ce n'est pas ici qu'il convient de rechercher comment les temples antiques étaient éclairés à l'intérieur iTEMi'LUM]; nous devons rappeler cependant certaines particularités qui touchent à cette question. Les jours, ou oTTat, qui existaient à l'origine entre les poutres couvrant les temples, pouvaient servir à éclairer la ccUa, quand ces édifices n'étaient pas complètement entourés de colonnes''. D'autre part, de vraies fenêtres faisaient pénétrer la lumière dans quelques temples de petites dimensions ; nous en avons vu plus haut des exemples ; enfin, d'autres temples avaient un jour de comble. Tel devait être, dans le grand temple d'Eleusis, l'iraîov dont parle Plutarque '". Hésychius parait faire de iTr-/- le synonyme de O'jpi'ç'', mais dans la plupart des textes l'iT^aiov (ou iTi/j) est désigné comme l'ouverture centrale qui servait de cheminée '*. Il est souvent question, dans les auteurs comiques, de voleurs ou d'amants se glissant ou regardant par cette ouverture ".
A ce dernier mode d'éclairage se rattache celui des tuiles évidées à jour, auxquelles un texte de Pollux peut fort bien s'appliquer-". On a recueilli des fragments de ces sortes de tuiles sur l'acropole d'Athènes, à Tégée, à Bassae, à Olympie -', et des exemples plus complets dans les maisons de Pompéi --..Une des tuiles trouvées dans cette dernière ville (dg. 2947) est très ingénieusement construite pour l'adaptation d'un carreau de verre-'. Près de Bologne, à Pian di Mirano, les restes d'une ville étrusque
— IJ Transactions of Ihc roy. Inslit. o( IJril. arch. New Séries, t. I, pi. v. Vo;. aussi lig. 2700, p. 792, au mot eol-ithu. — •' .Mazois. Jtuim-s de Pomp. t. I, 2» pari. p. 32. — li Vilruv. IV, 2, 4; DinrplcM, Miltheiluiigen d. deuisch. Inst. VIII. 137; Lange, Haus und Halle, p. 47; Durm, Bandb.. Baukunst d. Oriechen, p. 127. — 16 p|„t. Pericl. 13. - 17 ' (H.!. ««J; i, l, „; ,„i. ■I.-.J. — t» Klymol. Mayn. , •;\v,r<,;«; EusUalli. ad Odyss. I, 320. — 1» .\risloph. ap. Pollm, X, 23; ,ip. .\llien. XIII, 2t; Diphil. ap. Phot. Lfxie. III. 5. 41.
— 50 II. 4. 34 : •()=oiT«v ot ■.\r:-.«o; l.àl.ijv -.i,: «sfin.'Sa r, tt.. «ir.» ûjn. — 21 Olympia, Vol. lie texte. II, p. i 7, i S92 ; cf. I)(rrpfelil..l/i«/i-i7. d. arch. Inslit. in Alhen. XVI, p. 337 el s. — SîOverbcck, Pomp. 4' Mil. 1881, p. 257 ; Minertini, Uullrt. napotil. 1833, pi. XIV. — SJ Dnrni, Handb.. Daukunstd. Griechen. p. 220.
Fig. 2947. - Tuile e*iil('Kî.
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antérieurs à l'invasion gauloise, ont été retrouvés, il y a peu d'années. Les touilles de 1889 y ont fait découvrir des tuiles de 63 centimètres sur 48, percées d'une ouverture, laquelle est protégée sur trois côtés par un rebord dirigeant à droite et à gauche les eaux de pluie. On remarque, au-dessus et au-dessous de l'ouverture, des trous semblables à ceux qui, dans des tuiles analogues à Pompéi, devaient servir à assujettir une vitre '. On peut se demander si ces tuiles perfectionnées appartiennent bien au temps des Étrusques (quoique la ville fût abandonnée du temps des Romains); dans tous les cas, elles sont d'un grand intérêt pour le sujet que nous venons de traiter. Charles Chipiez.
FEXUM [rustica res].
FEUALIA. — Pris dans sa signification la plus étendue, ce mot désigne les fêtes que l'on célébrait à Rome, durant le mois de février, en l'honneur des morts; au sens restreint, il s'applique spécialement au dernier jour de ces fêtes, c'est-à-dire au jour où les Mânes étaient l'objet d'hommages publics, offerts par la cité entière : c'est, à proprement parler, le jour des Morts dans la religion romaine'. A s'en rapporter aux Fastes d'Ovide, qui pèchent plus d'une fois par inexactitude, ce jour tomberait le 17 février-; il le faut cependant reculer jusqu'au 21, sur la foi des calendriers conservés et d'un passage des lettres deCicéron'; écrivant à Atticus le sixième jour avant les nones de mars, il lui dit : Omnia anir Nonas sciamis; eodem enim die video Caesarrm. a Corfinio post meridiem profeclum esse, id est Feralihus. La période complète des fêtes, dont ce jour était la conclusion, commençait le 13 par la pnrentaiio virginis Vcslalis ; les jours qui suivaient étaient destinés à honorer les morts à titre privé; on ne les appelait FevaUa ou fcrales dies que par confusion; leur appellation propre est pahemtalia'*. Le langage vulgaire et celui des poètes substituait les deux expressions l'une à l'autre ; chez Ovide, il faut entendre ferales dies de la période entière qui va du 13 au 21, sens qu'il maintient plus loin à parentales dies. Ausone fait la même confusion en attribuant aux Pnvenlalia la signification précise des Feralia". D'autres" y ont même compris la journée du 22, qui était celle de caristia ou CARA coG.xATio, fête de famille destinée à resserrer l'affection entre les vivants au lendemain des hommages rendus aux morts. Dans les calendriers les plus récents", sans doute sous l'intluence d'idées philosophiques qui précisèrent la croyance à la divinisation des Mânes, les Feralia s'appellent Genialia et les jeux, dont la fête devient l'occasion, sont dénommés : ludi genialici.
L'étymologie du mot Feralia est incertaine, et la quantité de la première syllabe varie. On le dérivait tantiH de fero : a ferendis epulis ; tantôt de ferio : a feriendis pecudibus'. Ovide a adopté la première étymologie et abrégé la syllabe fe qui est longue partout ailleurs'' : Hanc quia jiista feruiit dixerr Feralia lureiii, tiltinia placandis manibus illa dies. Le mol est certainement en rnp-
1 Monumenti antichi, publicati pcr la cuva iJi'W Accaftfmio (h'I Liiu'i:i, I, l^lIC, p. 2US.
l'KnAI.IAi Ov./'VisMl, ba3-0IC.— SCf./4. 507. — 3 V. Icscalendiicis iIoMafToi cl de Pliilocalus, Corp.in.50-. lat. 1, 39i et 336 ; cf. 386 ; ISpImn. fpigr. 3, S ; Cic. An. Vlll, 14. 4\Vick,P/ii;o/oji(.!,Xl.l,ii. U3 cl s.; .538 et s: Dans les Faxtn, H, 3t, IVxpression feralrs fîtes s'entend do toulc la pi^-riodc du 13 au 21 ; de même pareutal'-fi fiiex, II, 548; et ferait tetupore, V, 486. — t» Parait, praefalio. — 6 Joli. I.jd. Dr mens, i, 24. — ^ Kal, Constant, qui indique ces jeux pour les U el 12 février. — 8 Fcslus, p. Sî) ; Var. IJng. lat. VI, 13, — " Scaliger a corrigea : dicinit Feralia de la façon la plus arbitraire. — iO Ov. loc. cit. oH cl, s. — " Cf. ïil. I,iv. XXXV, 7,
port avec ivferi ; car on appelait inferiae le sacrifice offert aux Mânes. Au temps d'Auguste, on attribuait l'institution des Feralia il Énée qui les aurait célèbres pour la première fois, afin de perpétuer le souvenir de son père Anchise'"; la légende raconte que, tombées en désuétude, les pratiques en furent rétablies à la suite d'une peste par laquelle les Mânes se seraient vengés de l'oubli où on les avait laissés. Elles furent dès lors parmi les plus chères à la piété des Romains. Durant les Feralia, toutes les affaires vaquaient", les temples étaient fermés elles autels éteints; on s'abstenait de contracter mariage. Les offrandes faites aux Mânes étaient les mêmes que celles du novemdiale, c'est-à-dire de la cérémonie accomplie le neuvième jour après les funérailles. Les morts se contentaient de peu, de quelques Heurs placées dans les débris d'un vase, de fruits très ordinaires et de grains de sel, ce qui n'excluait pas, pour les riches, le luxe d'offrandes plus distinguées'-. U va de soi qu'il se mêlait aux honneurs rituels un fort clément de pratiques superstitieuses. Ovide prend occasion des Feralia pour décrire un sacrifice étrange fait au nom d'un groupe de jeunes tilles, par une sorte de vieille sorcière, à Tacitaou ■dMiila, qui n'est autre que Lara ou Larunda, la mère desLares'^; toutefois, ces pratiques se donnaient plus libre cours dans la célébration des lemlria. 11 est aussi question de Feralia célébrés en décembre ;Cicéron les fait concorder avec les modifications introduites dans le calendrier par le roi Numa". J.-A. Hild.
FERCrU^M (pour feriruluin). — I. Les Romains appelaient ferculum tout ce qui servait à porter les dépouilles des ennemis vaincus que l'on exhibait dans la pompe triomphale. C'était proprement, à l'origine, l'armature du trophée, si l'on en croit les renseignements donnés par Tite-Live et Plutarque sur le triomphe de Romulus après la défaite d'Acron, roi des Sabins. Tite-Live dit que Romulus fit suspendre l'armure des vaincus à un ferculum fabriqué exprès '. Plutarque nous apprend que ce ferculum n'était autre chose que le tronc d'un chêne très élevé qui se trouvait dans l'enceinte de son camp, et qu'il transforma en trophée^. C'est un ferculum primitif de ce genre qui est représenté sur une médaille de la gens Clau-
dia^. Il consiste dans une lance autour de laquelle sont disposées les dépouilles, et que le héros porte de la main droite (tig. 2'J'i8). Nous reconnaissons aussi un ferculum â la main droite d'un triomphateur représenté dans une peinture de Pompéi '. Ce ferculum élémentaire, hampe de lance ou simple croix de bois ■' dans beaucoup de monuments où des trophées sont figurés [tropaeum], devint insunisant lors- (]u'on se mit â porter dans les pompes triomphales, avec les dépouillesentassées des vaincus, les images des villes
où il est sursis îi statuer sur Icsusuricrs jusqu'après la c^l(^hration des Feralia. Cf. Macr. .S'"(. I, -i, 14; 00, 23 ; cf. 13, 3 et 14, 7. — 12 Tert. lies. carn. 1. — U Ov. Ine. cil. .■)71 et s. — y> Cie. Let/. II, 21, 54. Cf. Plut. Qitaesf. roni. 34; Marrpiardt, Itocn. .Ml-rih. VI, p. 310; Preller. /lœm. Mytii. II, p, 9R et s. ; Peter, Mil, des Fastes aux vers cités.
FKIICIJUJM. I T. Liv. I, 10. — 2 riul, noninl. XVI, 0, — 3Morelli, Tltrs. fam. rmit. I. 1; Cohen, Mnnn. ilc la Jtrp. Claudia, 4; Baholon, Mann, dp la Rép. I, Claudia, Il (lo consul Clîiudius Marcellus consacrant les dépouilles opimes i\u chef gaulois Viridomar). — V Mas. Tîorbon. I\^ ly ; llell)ig, Wandffenifiltlr^ u" y.iO. — i> Tertull. Apol. 15 : i> crucis inlestinac tropaeorum ».
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