FRUCTUS [USUS FRUCTUS
FRITME;>!T.\. StTtôÎTi, 7tTY|sâ. Céréales. — Les céréales cultivées en Europe appartiennent à quatre genres qui sont : le froment, le seigle, l'orge et l'avoine. Les autorités modernes les plus compétentes', de Candolle, Godron et Metzger, admettent quatre, cinq et même sept espèces distinctes de froment, une de seigle, trois d'orge, et deux, trois ou quatre d'avoine, soit en tout, d'après les divers auteurs, de dix à quinze espèces différentes, qui ont donné naissance à une multitude de variétés'.
Les habitants de la Suisse, dès la période néolithique, ne cultivaient pas moins de dix céréales, dont cinq sortes de froment, sur lesquelles quatre sont ordinairement regardées comme des espèces distinctes ; trois d'orge; un pinticum et une setaria. Les pois, le pavot, le lin et probablement la pomme étaient aussi cultivés^.
Triticl'm. Froment. — Il y avait deux espèces cultivées par les anciens, le Irilicum proprement dit, et le senn'ii adon'iim ou far.
1° Ti-iticuii), -'j'Jji. — Le grain de cette espèce se séparait de sa balle par le battage. Suivant Pline, il avait aussi pour caractère de présenter quatre nœuds à sa tige^ Il y en avait trois variétés, d'après Columelle : 1° le rohus, supérieur aux autres en poids et en blancheur; 2° le slligo, (ïtXiviov ; 3" le trimestre ou froment de printemps 7:uîô; Tp!u.f|V'.a;!iç, îT|To!v!o; des Grecs *, précieux pour les cultivateurs qui, par quelque accident, n'avaient pu semer en automne '. D'après ce même auteur, il semblerait que le Iritkum, au lieu de désigner l'espèce, eût été une variété, puisqu'il dit que le Iriliatm semé dans des terres basses et humides produit du siligo après la quatrième récolte ". Suivant Pline, le siligo se change en
oITonsive placée à une pareille hauteur. — 12 Eckhel. Doctr. ttitmm. vet. t. VI, p. 12S ; Froelmcr, Médaillons de VEmp. rom. p. 7; Imboof-Blumer et Keller. Tkicr iiiid Pflanzenbildcr auf .Vuenzen itnd Gemme», pi. iv, u* 5. — 13 Calliicn. ap Athen. V. p. 200 E cl 202 A ; cf. Ilcliodor. Àellt. III, 3; Achill. Tal. Erol. I, 14. — IVVirg. Aen. V, 366; Ovid. .Vet. XV, 131 ; Barloli, Admirandn. lab. XI = ilonum. deW latit. arch. di Borna. 1881. vol. XI, lav. XXXVI. n* I (Mali cl voo Duhn. AnI. Bitdw. in Jiom,n' 3506); Berichte der Saechs. GeselUeh. d. Witsensch. 1868, taf. IV b. — ^'^Corp. inscr. gr. 15!), ffriscivo; jp-j«v; [i^jv^;-, tittt ^a^-^t] Tw-iSiov. v. Stephani, Comptes rendus de la commiss. arch. de Saint-Pètersb. pour 1865, p. 166. pour I87,ï, p. 17, 31. — 's Amm. Marccll. XXJII, 4, 12.
— BiniKK-.iiAPMiE. Ginzrot, M'agen tmd Fahricerke der Griech. u. Boem. (1817. t. Il, p. 313. Bas .Stirnliaud.
Fni.'MK>T.\. 1 Darwin, De ta variation des animaux et des plantes, I, p. 332.
— 2 Jbid. p. 337. — JPlin. Hist. nal. XVIII, 10. — ^Tlicophr. 11. pi. nn, 4 ; Plia. XVllI, 12. — 5 Col. Il, 6..— 6 Col. Il, 9.
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inikum au boul de deux ans'. D'après Bradiey ^ et Tozzetti ^ le siligo serait la variété de froment que Linné appelle trilicum Iriberniim et qu'on nomme ordinairement en français blé blanc ''. Columelle ne donne pas le nom des autres variétés qui étaient sans importance (supervacuae) et cultivées seulement par les agriculteurs qui aimaient à en avoir un grand nombre^
Le IrUicutii en général convenait mieux aux terres sèches^. La variété siligo s'accommodait cependant des terrains humides, et sous ce point de vue Columelle la met sur le même rang que le far en disant : « Les terres humides et fortes, sujettes à être inondées, sont assez propres au siligo et au far qui peut aussi être semé par un temps humide ''. »
Les terres où l'on semait du blé étaient le plus souvent des jachères. Pendant ce temps de repos, on leur donnait deux labours indépendamment de celui des semailles, si elles étaient légères ; de trois à quatre et même davantage si elles étaient fortes. Après cela on hersait, puis, quand le blé était levé on le piochait deux fois, en hiver et au printemps, puis on le sarclait quelque temps après.
Il était bon de laisser reposer les terres à blé tous les deux ans si l'étendue de la ferme le permettait ^ S'il en était autrement, on pouvait semer du far après une récolte en vesces, en fèves ou en lupins'. La quantité de semence était de quatre ou cinq modii -par jugerirni"' pour le tritician, qui exigeait il est vrai plus de nourriture que le far, mais qui avait l'avantage d'être le plus productif de tous. Du temps de Varron les bonnes terres rendaient de dix à quinze pour un. Au temps de Columelle, les terres communes ne rendaient pas au delà de quatre fois la semence.
Il fallait pour quatre ou cinq modii de froment quatre journées de laboureur, une de herseur, deux journées pour piocher pour la première fois {sarrirc) une pour la seconde fois, une pour sarcler {ritncare), et une et demie pour moissonner".
On peut aisément semer pendant l'automne à l'aide d'une seule paire de bonifs, ITiO modii de froment'-.
Epeantre. Semen adoreum ou far. — C'est le spelt des Allemands, la leii des Grecs". Pline donne tantôt les noms de fur, d'alica et de zea au même grain tantôt il les différencie. Alica était à la fois le nom du grain et de la farine qu'on en faisait : alica fit e zea'''. Quelques commentateurs de Pline ont prétendu à tort, que les épis de cette espèce étaient barbus. Pline dit en effet, et d'une façon très positive, que le fruit de tout ce que nous semons est contenu dans des épis, et fortifié d'un quadruple rempart de barbes, tel que celui de Vhordcuin et du Irilicum : omnium saiorum fruclus aut spicis conlinetur, ut tritici, hordei, inunilurque vallo aristorum quadrupliri, mais il ne parle pas du far^'^. Il dit cependant plus loin que le far étant très difficile à battre, on le serre avec sa.palea, en le séparant seulement de sa paille et de ses barbes, cl stipula inntum cl arislis liberaiur '". Varron dit aussi que l'épi de l'orge ou du Irilinnn qui n'a pas été mutilé, a trois parties, le grain, la i)alle et
I l'Un. XVIII, 80. — 2 Sunmj of Ihe aiic. hushnnilry, |.. 77. — 3 Tozzotti, liaiigion. suit' agricoltura Toscana, p. 123. — '> Oribiis. notes dvi livre IV, eh. 1, p. 015. — il Col. II. 0. — CCat. 31; Col. II, 6. — 7 Col. II, 9. — « l'Iin. XVIII, 21 ; Col. Il, 9.-9 Virg. I, 1, 73 ; Plin. XVIII, SO. — 10 Pliu. XVIII, S5. — 11 Col. II, n. — 12 Col. XI, 2. — i:iHom. /(. II, S48 ; Buecholz, Uomer. Realien, I 2, p. 222. — "• Plin. .WIII, 29 et XVIII, 20.
la barbe : s^nca ea quae mulilala non est, in hordeo et Irilico, tria habet conlinentia granum, glitmam, aristam '^ La présence des barbes n'est donc pas un caractère propre au far, puisque les auteurs l'indiquent comme appartenant à certaines variétés de trilicum. L'adhérence de la balle au grain constitue donc la véritable différence entre. les deux espèces. Pline '* donne aussi comme un des caractères distinctifs du fin\ d'avoir six nœuds ou articulations à sa tige, au lieu de quatre que présentait le trilicum.
D'après Columelle", il yen avait quatre variétés, le clusinum d'une couleur blanche et brillante; le venuculum , l'un blanc candidum; et l'autre rouge rutilum; et enfin yhalicaslrum soacn trimestre qui se semait au printemps et était ainsi l'équivalent du trilicum trimestre ; c'était la meilleure comme qualité et comme poids. Il y avait encore une variété appelée arinca, qui appartenait à la Gaule quoiqu'il y en eût beaucoup en Italie '''*. Les Gaules, dit Pline-', ont aussi leur espèce de far qu'on y nomme brace (froment blanzé), chez nous sandala.
Il était bon de semer toutes ces variétés de far ou de trilicum, car aucune ferme n'ayant que des terres de même nature, les unes s'accommodaient des lieux secs et les autres des terrains humides. Le froment vient mieux dans une terre sèche , tandis que l'épeautre supporte mieux l'humidité'-.
Le far, de même que le millet et le panicitm ne pouvant être privés de leurs glumes que par la torréfaction, purgari nisi tosta non possunt, on conservait dans cette enveloppe les graines qu'on destinait à être semées^''. En raison de cette propriété, Columelle conseille de le cultiver de préférence dans les terres mouillées, cette enveloppe ferme et durable, firmus et durabilis, le mettant à l'abri d'une humidité prolongée'".
On comprend que ces grains présentant un volume double de celui qu'ils auraient eu sans leur enveloppe, il en fallait deux fois plus pour la semence. D'après Varron, Columelle et Pline, cette quantité était de neuf à dix niodii ])ar jugerum. Palladius seul, indique le même nombre de mesures que pour le Irilicum; il est probable qu'on avait trouvé de son temps le moyen de séparer le grain de cette balle". Cette espèce était plus rustique que le froment, résistait mieux à l'hiver et prospérait dans les terres froides ou chaudes, sèches ou humides. Elle était exclusivement cultivée par les Romains des premiers siècles, ce qui est prouvé par l'emploi qui s'en était conservé dans les cérémonies du culte ^''.
HoRDEUM, xpiÛT], orge. — Le grain le plus anciennement cultivé en Grèce et en Italie", le meilleur après le froment, dit Columelle -*, est l'orge. Il lui est même préférable pour la nourriture du bétail, et plus sain pour l'homme que le mauvais froment; c'est le grain le plus précieux dans les temps de disette. Il en cite deux variétés, l'une que les paysans appellent liexastichum ou cantherinum, l'autre distichum ou galaticum. Pline mentionne aussi deux variétés, l'une à deux rangs de grains, l'autre en présentant jusqu'à six : spicae quacdam binos ordines habent, quaedam plurcs usqiir ad sciios". Il y en
— i:. l'Iiu. XVIII, 10. — ir, l'ii,, XVIII, 72. ^ n Varr. I, iS. — 1« XVIII, 10.
- " II, ij. — 20 Pli,,. XVIII, l'.i. — 21 XVIII, 11. — 22 Col. Il, 6. — 2;i PHn. XVIII, 10. — 2'. Col. II, 8. — l'-i Varr. I, 12; Col. II, 9; Plin. XVIII, 55; Pallad. X, 3. — 26 Plin. XVIII, 19. — 27 Dion. liai. Il, 25: Plin. XVIII, I l ; mais V. Ilclbig, Die Ilalikerin dor Poebcne, 1879, p. 04, — 2S Col. II, V. — 2'.' Plin. XVIII, 18.
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avait encore d'autres difTéranl par la forme ou la couleur du grain qui était jilus lourd ou plus léger, plus court ou plus long, blanc, noir ou pourpre. On employait ce dernier pour faire la polenia; le plus blanc résistait mal aux tempêtes '.
L'orge ne réussit que dans une terre sèche et meuble et qui ne soit pas d'une qualité médiocre [nullnm mcdiocritatfm postulat) c'esl-à-dive très grasse ou très maigre, vel pinf/uissiina vcl mnrerviina, pracviida vclrxilis. A l'inverse des autres céréales qui supportent un sol mouillé par de longues pluies, l'orge périt quand la terre est boueuse, lutosa-. On la regardait comme épuisant la terre, segctein cxsugens '\ aussi la semait-on le plus ordinairement sur une terre nouvelle ou sur celle qu'on nommait reslU/ilis, et qui était assez riche pour produire une récolle tous les ans : hordeian qui locus noviia erit aut qui restibilis fieri poterit seriio ''. Après la récolte, la terre devait être mise en jachèi'e, si on ne la fumait copieusement, pour remédier à celle pernicieuse iniluence.
La variété cant/u'i-inum ou kiwiistirhuiu était semée sur le second labour après l'équinoxe dans les terres riches, et avant, dans celles qui étaient pauvres, à raison de cinq modii par jugerum '". La variété fjalaticum ou disiirhum est fort pesante et blanche; mêlée au froment elle donne un excellent pain de ménage. On la sème en mars ou mieux en janvier dans les terres riches et froides, suivant Columelle ef Palladius ", à la fin de février ou au commencement de mars dans celles qui sont tempérées". La quantité de semence était, comme pour la précédente, de cinq modii par ptgerum d'après Columelle, de six d'après Varron, et de huit d'après Palladius. « Lorsque le soleil est dans la Balance, dit Virgile, et que les jours et les nuits sont de la même longueur, semez l'orge, même aux approches des pluies de l'implacable solstice d'hiver". » Suivant Pline, l'orge peut être semée avant tous les grains, l'époque variant cependant avec les diverses espèces ".
On la sarclait et on la houait deux fois comme le froment et les fèves. Il ne fallait la biner que quand elle était sèche, hordeum nisi siccum ne sarnto '". Un journal d'orge demandait trois journées de laboureur, une de herseur et une et demie de houeur".
C'est de tous les grains le moins exposé aux accidents, car on l'enlève avant que la rouille s'empare du blé ; aussi les laboureurs sages ne sèment de blé que ce qu'il en faut pour leur nourriture *'. L'orge se moissonne en efîet plus tôt qu'aucun autre grain, même avant sa complète maturité, car sa lige fragile et la nudité de son grain font qu'il se détache plus facilement de l'épi''. L'apparition des cicindèles indiquait aussi le moment de moissonner'". Cette prompte maturité permettait en Celtibérie d'en faire une double récolte dans le même champ '^
L'orge se cultivait aussi comme fourrage, farrngo. Pour cela on semait dix modii de la variété cautheriiium par jugerum, vers l'équinoxe d'automne, avant les pluies. Elle levait alors immédiatement et était assez forte pour résister à l'hiver'".
La paille en est des meilleures el aucune no lui est comparable pour litière ".
• Pliii. XVlll, 18. — 2 Col. H, ;i; P,illaJ. I, C, — 3 Cal. 37. — » Cal. /iiW.
— 5 Col. Il, 9. — eCol. Ibid. Pallad. Il, V. — 7 Pallad. III, S. — « Virg. I, t. i08.
— a l'Un. XVlll, 13. — «0 Plin. XVlll, Ci. — "Col. Il, 13. — 12 Pliu. XVlll. IS.
— 13 Col. Il, 9. — H Plin. 16 Plin. XVlll, 18. — 10 Col. H, 11. - r, pliu.
Pline eiteTégilope ovale [Aegdops ovnta, Linn.), comme tuant cette plante '".
AvENA. Bpojioç ou pp<ô(ioi; (de Théophraste), avoine. — L'avoine était considérée par Pline comme une maladie du blé, et la priimière de toutes, priiuum omnium vitium.
L'orge aussi, dit-il, se transforme en avoine, et à son t(mr l'avoine devient un équivalent du blé. Les peuples de la Germanie en sèment, et ils ne se nourrissent que de la bouillie de ce grain. Cette dégénérescence est due surtout à l'humidité du sol et du climat. La seconde cause est la faiblesse de la semence trop longtemps retenue par la terre avant de pouvoir en sortir. Il en est de même quand le grain qu'on sème est piqué, ou quand les grains déjà développés, mais non encore mûrs, sont frappés par un souffle nuisible et avortent dans l'épi '''.
Plus loin, il parle d'une espèce d'avoine, bromos, nuisible aux moissons, dont les feuilles et la paille ressemblent à celles du froment. On en employait la graine en cataplasmes, et en décoction contre la toux'".
Cuite dans du vinaigre, la farine d'avoine enlève les taches du visage'^'. Les Éthiopiens se nourrissaient des grains de cette plante qui croit spontanément dans leur pays -Mien était de même des habitants des îles Oonos ^'. Les peuples de la Germanie, en particulier, ne se nourrissaient que de la bouillie de ce grain, neque alia pulte vivant^'. D'après Oribase, on n'en faisait du pain que lorsqu'on y était forcé par la famine; ce pain, qui est désagréable, a l'avantage de ne resserrer ni relâcher le ventre. On en mangeait la farine après l'avoir fait bouillir dans de l'eau, avec du vin d'un goût sucré, du vin nouveau cuit, ou du vin miellé-'.
Sec.\le, seigle. — Nous trouvons seulement dans Pline quelques indications sur cette espèce. « Le seigle, dit-il, est appelé Asia par les Taurins, au pied des Alpes; très mauvais blé qui ne sert qu'à écarter la faim. Il est productif, mais a le chaume grêle; il est d'une couleur triste et foncée, mais très pesant. On y mêle du far pour en adoucir l'amertume; malgré ce mélange, il est très désagréable à l'estomac ; il vient dans toute espèce de sol, et rend cent pour un ; il sert aussi d'engrais^'. »
Aujourd'hui encore, on obtient ce mélange en semant dans le même champ du seigle et du froment. On lui donne le nom de méteil dans le nord de la France, de conceau dans le centre et l'est, et de cousigal dans le midi.
P.4NICIM, panic, et milii.m, mil ou millet. — Les commentateurs des ouvrages sur la botanique et l'agriculluro ([ui nous onl été laissés par rantiquité, ne sont pas d'accord sur l'idonlilé de ces deux espèces. Pour la plupart cependant, noire panic cultivé serait le Panicum italicuiii i^Linn.) et notre millet, le Panicum miliaceum (Linn.i, tous deux originaires de l'Inde. Suivant M. Fée, le panic serait le Panicum miliaceum, iaéÀ'.vc,; de Théophraste, "ÉX'jtjio; ou aïX'.vT, de Dioscoride et le millet, le Panicum italicum, xÉvypo; des Grecs. Suivant M. Fraas, le panic serait VHolcus sorgho, et le millet, le Panicum miliaceum^'.
« Le panic et le millet (dit CoIumeile\ que j'ai rangés plus haut-* parmi les légumes, doivent être également comptés au nombre des grains parce qu'en plusieui-s
XVlll, 18. — 18 Plin. XVlll, +i. — 15 Plin. Mi.i. — MDiosc. Il, 116; Plin. XXII, 79.
— 51 Plin. XXII, 07. — Si Plin. VI. :!3. — 23 PUn. IV. 27. — SI Plin. XVlll. U.
— «Orib. I. U. —20 Pliu. XVlll, 4u. — 2Tplin. Irad. Litl^.^ notes du XVlll- litre.
— ->a Col. Il 7.
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contrées on en fait du pain'.» Le mol punis, en effet, vient évidemment de panicinn. Pline leur donne aussi le nom de blés d'été par opposition au blé, au far et à l'orge qui sont nourris par la terre pendant la mauvaise saison'. Ils appartiennent en commun aux cultivateurs et aux petits oiseaux, car ils sont renfermés sans défenses des (uniques '. Le panic, ajoute cet auteur, est ainsi nommé du mot panieule; la tète en estlanguissamment penchée, la tige en diminue peu à peu de grosseur, presque aussi dure qu'un scion d'arbre ; les grains en sont très serrés les uns contre les autres, et l'épi très allongé a un pied. 11 y en a plusieurs espèces ; le panic à mamelles dont la grappe est divisée en plusieurs épis et dont la tète est double. 11 y en a aussi de blanc, de noir, de roux et de pourpre. La chevelure du mil qui renferme la graine, est frangée et recourbée.
Pline parle aussi d'un mil de couleur foncée, apporté il y a dix ans de l'Inde en Italie. Sa tige de roseau s'élève à la hauteur de sept pieds et ses grains sont gros. On nomme ce grain loba. C'est le plus productif de tous : un seul grain en produit sept scptiers ; il faut le semer dans les terrains humides. D'après M. Fée, cette espèce serait VHolcm sorgho, et d'après M. Fraas, le maïs, qui aurait pénétré en Occident par l'Asie'.
D'après Caton% quand le sol est souvent couvert de l)rouillards, il faut y semer surtout du millet et du panic. Columelle dit qu'ils demandent un sol meuble et léger, tevem solutaiiKjue huiinun. Ils prospèrent non seulement dans une terre sablonneuse mais dans le sable luimême. La fin de mars est l'époque la plus convenable pour les semer; il n'en faut que quatre septiers par jugerum. Il est indispensable de les piocher et de les sarcler souvent ; on les cueille à la main avant leur complète maturité, et après les avoir fait sécher au soleil, on les serre, et ils se conservent plus longtemps que les autres grains". Columelle, revenant plus loin sur ces mêmes graines, indique les ides d'avril comme l'époque oii ils doivent être semés, elle mois de septembre comme celle où on les moissonne. Virgile dit aussi que le millet se semait au printemps '. Palladius répète ce qu'a dit Columelle, en faisant cependant observer qu'il est nécessaire que le sol soit humide et arrosé '. Les grains d'été aimenl mieux les lieux arrosés que les pluies qui sont surtout contraires au mil et au panic au moment où leurs feuilles poussent". D'après les Groponicjues, le millet se sème à, partir de l'équinoxe, c'est-à-dire depuis le 9 des calendes d'avril. Il est nuisible de le semer trop épais, une poignée suffit pour un jugerum et rapporte quarante modii^". On ne semait ces graines ni entre les vignes, ni entre les arbres à fruit, car on pensait qu'elles amaigrissaient la terre ".
Le millet donne un pain assez agréable, mangé avant d'être refroidi '^ Ce pain est peu nourrissant, et froid, friable et cassant, et resserre le ventre relâché. Le panic et le millet, piles et débarrasses du son, donnent
1 Col. II, 9.-2 l'iin. XVIII, ICI. — 3 jIjUI, ', piin. XVIII, 10, Iraduct. UIM, noie m. — 1 Cal. G. — 0 Virg. Uron/. I, 210. — ^ Col. II, il. — » Pallad. IV, 3. — 0 Plin. XVIII, 25. — to ficopon. II, 3s. — " l'iin . XVIII, 25.
— 12 Col. Il, 9. — 13 Col. Ibid. — H Plin. XVIII, 10. — 1^ l'iin. XVIII, 25.
— 10 Plin. XVIII, 24. — BiBi.ioi;n\raJE. S6e, Flore de Virgile, 1882; Darwin, De la varialiou des a7iimaux et des plantes à l'rtat domeslif/ue, Irad. Barbier; Bradlcy, Survfy of the anciem husbandry and fjardmuntj, 1725; Voi{?l, /tliein. Muséum, N. F. XXXI, 105 et s.; Toz/cUi, liafjgionanwnti suit' agricoUora Toscuna.
FIltl.MEiNTARIAE LECF.S. 1 Publicae frumentntiones ou frumenti larf/iliones, V. Suel. Oct. il. — 2 ,\pp. Bell. civ. 2, 120; RudorlT, Gesch. des rtim Iteehts, 11,
avec le lait une bouillie qui n'est pas à dédaigner '^ Du temps de Pline on faisait diverses sortes de pain avec le mil, mais rarement avec le panic; suivant lui, aucun grain n'est plus pesant que le mil, et ne grossit plus par la cuisson. Un boisseau donne soixante livres de pain, et trois septiers mouillés un boisseau de bouillie'*. On l'employait principalement pour les levains ; pétri avec du moût, il se gardait un an. Les Gaules, et surtout l'Aquitaine, faisaient usage du panic. Les nations du Pont ne lui préféraient aucun autre aliment '^ La Campanie était particulièrement productive en mil. On en faisait une puis blanche, pultnn candklam. Les nations sarmatiques se nourrissaient principalement de celte bouillie, ou même de cette farine crue. Les Éthiopiens ne connaissaient pas d'autres céréales que le mil et l'orge'". D' Louis Mahciiant.
FRUMEXTAUIAE LEGES. — Les lois frumentaires sont toutes celles qui eurent pour objet de procurer du blé [inlicum ou /"«/■), à bas prix ou même gratuitement au peuple de Rome'. Déjà anciennement, dans les cas de disette extraordinaire, les édiles [aedius] ou même un curateur particulier [praefectus an.nonae] avaient été chargés de veiller spécialement à l'alimentation de Rome [cura axxonae]. Mais ce fut seulement à partir du VIF siècle de Rome que cette matière devint l'objet d'une législation particulière. L'agriculture étant ruinée en Italie, au point de vue de la production en céréales [latifundrim] et une grande masse de pauvres aflluant dans la capitale, les hommes politiques se saisirent des lois frumentaires ^ comme d'une arme toute-puissante pour dominer la masse indigente, et conlre-balancer l'influence de la noblesse [nobiles]. Ces distributions de blé étaient favorisées par l'énorme production en céréales de la Sicile et de l'Afrique, oii les esclaves les cultivaient à peu de frais; elles achevèrent de tuer cette culture en Italie, et fournirent une prime au développement de la foule oisive des prolétaires de Rome '. Caius Gracchus fut le premier auteur d'une disposition de ce genre, la loi Senipronia, rendue en 631 de Rome (123 av. J.-C.) ; elle portait * que des magasins publics {horira Sriiiproniana) seraient établis à Rome et fourniraient chaque mois à tout citoyen, père d(! famille, qui en ferait la demande, une certaine quantité de blé (peut-être cinq modii '), pour t! as 1/3, sciios acris et Irirnies ", au lieu du prix courant de 8 à 12 as le inodius' . Une loi Ociavia, que Rudorfï' reporte à l'année G3-4 de Rome (120 av. J.-C), chercha à remédier' à l'aftluence des prolétaires à Rome, en élevant le prix et en diminuant la quantité de blé distribuée. La loi Apulehi '", proposée en 654 de Rome (100 av. J.-C.) par le tribun Apuleius Saturninus, pour rétablir le système de C. Gracchus, et la loi Livia, portée par Livius Drusus " dans le même sens peut-être, en 663 de Rome (91 av. J.-C), furent cassées sous des prétextes religieux. Enfin Sylla'-, pendant sa dictature, en 673 de Rome (81 av. J.-C)
§ 18, p. «; l.aboulajc. Lois crim. des Hom. p. 21:, 229, 234, 240; Dui-rau de la Malle, Écon. polit, des Rom. p. 307 cl s. ; Mommsen, Ii6m. Tribus, p. 177-208. — ■i Cieat. Pro Sextio. M; Ad .ittic. I, 10. — 4App. Bell. ci". I. 21; Plut. C. Grâce. 5 ; Cic. Tusculan. III, 20 ; Vell. Palerc. Il, C. — ii ll'aprOs Duroau de la Malle, I, p. 444, ce modius représent.iit 8 litres, 071 pesant 01^,503. — 6 V. Schol. Bolib. ad Cic. Pro Sexlio, 2:! ; Tit. Liv. E/iil. 00, où il faut liie .wnis cmn triente. — " Cicer. \err. 111, 70, 81. — 8 Cf. Walter, Gesch. d. rùm. Reclus, n« 204, noie 31, qui rejiortc la loi Oclai'ia à 076 de Rome. — ■■> Cic. De off. II, 21 , 72 ; Ri-iU. 02 ; Sallust. Fr. hist. I, p. 950, Corte. — 10 Cic. Ad Herenn. I, 12 ; De Irgib. Il, C. — U Tit. I.iv. Kpit. 71. — 12 Oral. Lepid. ap. Sallust. Fr. Iiisl.l, p. 939.
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abolit complèlemenl le.-; fi-ium'uliiliniios par la loi Cornelia ' : le iieupli% privé de sa liberté, ne conserva pas même ses aliments serviles (popiilux nn sm-llia qu'ulem aliiiti'iilii rclii/iiii li(ilirl). Mais avec le système de d('slionneur jeté sur le travail libre, et la ruine de la classe moyenne en Italie, les lois ('rumentaires étaient devenues un mal inhérent à l'organisation de la société romaine. Aussi un sénatus-consulte et une loi Tcrcnlia Cassin, rendus en 082 de Rome iTli av. .I.-C), remirent-ils en vigueur la loi de Caius Uraccluis^ Cependant Walter croit qu'elle se borna à réglementer le mode de distri- Jjution de la quantité de blés réduite à cinq modii par mois, par une loi de M. Octavius, ((u'il place ix l'année 076 '■'. Quoi qu'il en soit, il est certain (jue la loi Tereiitia mit à la charge de la Sicile le fardeau de cette fnunentalio, en décidant (jue, si le produit des dinies [decUiMAe] ne sul'lisait pas, l'excédent serait fourni par les cultivateurs sur remboursement [frlmentum emtum] '*. En 0'J3 de Rome (02 av. J.-C"i, le sénat lui-même donna le funeste exemple"' d'une distribution gratuite de blé aux prolétaires. 11 fut bientéit consacré par la loi Clodia, rendue en 090 de Rome (.'j8 av. .I.-C), qui chargea I'aeitARiu.M de la nourriture de la plrbs urbann^, c'est ainsi qu'on nommait les prolétaires des tribus urbaines [riu- Bus]. On ne connaît pas la teneur d'une loi Scri/ionia altmeniaria\ rendue en 70'i de Rome (.jO av. J.-C). Enfin Jules César s'eflorça de remédier aux abus des distributions gratuites, il voulait transformer la honteuse politique des fnunentatwnes^ en des inslitulions de prévoyance au profit des vieux vétérans pauvres. En attendant,ilréduisit' de 320000, qu'il trouvaiten 708de Rome, à loOOOO le nombre de ceux qui recevaient du blé de la république. Chaque année, le préteur devait procéder à la revision des listes et à l'inscription par la voie du sort des nouveaux postulants, pour remplir les places vacantes. Les demandes furent réglementées par la loi JuUa municipalis ou tabula IJciriclcensis de 709 '". Les abus, en effet, étaient énormes : tous les indigents de l'Italie aftluaient à Rome ", les maîtres atlranchissaient leurs esclaves, afin de participer par leur entremise aux distributions, etc. '^ Elles portaient toujours sur cinq modii par mois, et ne se faisaient qu'au profit de la plcbs vvbann, inscrite sur des listes ''; ces pauvres recevaient des tablettes d<; bronze avec leur nom '• {lessrra fnnncnltrria) ; de là, le nom d'arnearalorrs qu'on donnait aux participants '". Octave en réduisit le nombre à 200 000 "'. C'est à tort que Mommsen avait soutenu '" que l'Elat distribuait du blé à bas prix à tous les citoyens de Rome, et
1 Cependant WaUer nie rcvislcncc Je ccUe loi. Gescliichte, ii°2ïti, noie 30, en disant que le texte ne parle pas de la ;</(-'6.î mais du popttîns. — - iMoaimscn, Itôm. Ocsch. V. 1 ; lîudoiir, p. 43, noie 7.-3 Walter, Gescli. u» 204, note 31. — * Cic. Jn Ven: III, TO ; V, 21 . — 5 Plut. Cacsar, 8 ; Caio minor. 20 ; tlei/ul). rjer. i.raccept. 2i. — C Aseon. Jii Pison. 40, p. 9 ; Scliol. Bobl). ail Sesl. 23. p. 301 Orclli ; Dio Cass. XXXVIII, 13; Walter, ii» 20.1, a. 34. — " Coclius ap. Cicer. Ad fam. VIII, 6 ; " Jubct acdilis nictiri ii. — S Sallust. De oriL rep. p. I, c. S; l'ers. V, 73.
— 5 Suet. J. Caes. 41 ; Dio Cass. Xl.lll, 21, 2a; Wallcr, n" 203. — 10 I.iv. 1 à 10, ap. Hauliold. Moniim. p. 00. — Il App. Ilell. eii-. Il, 120. — IJ Dionis. IV, 21 ; Dio Cass. XXXIX. 24. — l:i Depuis Ponipt'c, Dio Cass. .\XXIX, 34. — H Senée. De bene,''. IV, 2S. — li Orelli-Hcnien, n» 6662. — 10 Mon. Aneiji: t.ib. III, c. iv ; Dio Cass. I,V, 10; Suet. Oct. 40. — n Dâm. Trlhus. p. 181.200. — 18 Dôm. Cesch. IV, 3, p. 103; V, 9, p. 460. 48S. — 10 V. llirselifcld, Dôni. Veriialt. p. 128; Walter, n» 293, note 3."i, n» 0 ot note 37. —20 /(,;,„. Allerth. III, 2, p. 103.
— 21 Suet. Oclm. 41 ; Orelli. t. II, n" 3338, 3339 ; Orelli-IIenzen, n" 6Cf>3, — 22 Phit. J. Caes. 35 ; App. Bt>«. cioil. Il, 102. — 23 Cicer. Ad fam. VIII, 6; cf. Ilirsclifeld. Diim. VeriK.lt. p. 131, et Mommsen, D. Staatsr. I, p. 9CI. — 21 Dio Cass. I.IV, I, 17 ; I.XXVIII, 22 ; Suet. Oct. 37 ; Front. De nq. 1(10. — 25 Suivant Ilirsclifeld, ;. /.
— 2' Suet. Oct. 42 ; Dio Cass. LV, 2G. — 2T Dôm. Gescit. I, p. 45. — 2J Suel
seulement des cartes gratuites à un certain nombre par
tribus; il parait lui-mémeavoirabandonnécetteopinion'", bien qu'il y ait quolqutj indécision dans le système indiqué par lui dans son Histoire romaine ". De leur cùté, Recker et Maniiiardt allaient beaucoup trop loin, en admettant-" i|ue chaque citoyen de Rome, sans exception, recevait gratuitement cinq modii par mois, ce qui ne s'accorde pas avec les chKfres donnés par les auteurs anciens, et d'ailleurs cette distribution aurait mis à la charge dt; l'Etat une énorme dépense. Le nombre de 200 000 indigents serait déjà bien considérable, si Ton n'observait que les enfants au-dessus de onze ans^', et même parfois ceux de trois ou quatre ans étaient admis aux distributions. C'est par erreur que des auteurs grecs anciens ont appliqué ces chiffres de 320000 sous César et de 100000 sous Auguste-- à l'ensemble de la population des citoyens romains et non à la partie indigente inscrite aux registres des frumenlaliones. La direction de celte institution, jadisconfiée aux édiles-^, futaltriliuée d'abord par Octave, en 732 de Rome, à deux, puis, en 730, à quatre cnralorcs ou praefecli frumenli dandi^''. En 759 et 760, il chargea deux comulnres de la cira anno.nae, et. en 700, il prit cette cura lui-même, en se faisant représenter par un praefectus annonae permanent et du rang de chevalier-'. La quantité de blé donnée gratuitement par mois, fut réglée de façon à ne pas suffire ■" à la nourriture d'une personne, de manière à ne pas trop nuire à la culture. Au.guste avait même songé à abolir les fruninilnlioiics publkae comme nuisibles à l'agriculture, mais il y renonça, bien convaincu que le désir d'une vaine popularité les ferait rétablir un jour. Suivant RudorlT-', lors de la revision des listes faites en loH de Rome (2 av. J-C), non seulement Octave fit rayer les célibataires [caelibes] en âge de se marier et les orbi ou mariés sans enfants [caducarue legesj^'; mais il transforma en partie le système des fiumeniationes en une sorte d'institution de prévoyance, en permettant à un père de famille d'acheter un droit à la distribution -'. Nous renvoyons pour les détails à l'article tessera fklmentaria. Au temps dAurélien°°, ce système fit place aux distributions de pain (panis gradilis) [canon frlmen- TARiL's, ANNONA civicaI. Des tentatives faites sous Néron et sous Nerva pour abolir les distributions et les jeux du cir([ue demeurèrent inefficaces", il fallut les rendre à ce peuple dégénéré, et même, selon Hirschfeld, ce fut Claude ou Néron qui fit des frumenlaliones une charge fiscale, charge qui, au temps des Flaviens, aurait été imposée au /isciis frunienlnriiis^-. Ci. IIlmbert.
Ocl. 40 ; Dio Cass. I,V, 10 ; Plin. Paneg. 23, 26 ; .Voil. Anryr. lab. III. — 2S Valic Frag. 272; fr. 33; Dig. 32 ; fr. 52, § I ; Dig. V, 1 ; fr. 49, | 1 ; fr. 87, Dig. 31. — 30 Walter, n"' 381, 3»î. — 3' Suelon. .Vero, 3S ; Dio, Ejre. 62, 18 ; Mominsrii. Xeitschrift, XIV, 3.-32 HirschrelJ, D. Verieall. p. 133. 137; llcrmaim Scliillcr, l'hilulogus, 1869, p. S4-08 cl 4, p, 429 cl s. — BiBuioomi-KU. Conloreni, De fntia. Dam. largillon., in Graovii T/tesaur. 011/17. Tîoin. vol. VIII ; Lipsii, Elecla, I, 8 : licsekc. De frum. largilione, Millau, 1775 ; Mazoclii, Ad Tabul. Beraci. p. 312 et suiv. ; Dirkscn, Ciiilislische Abhandl. Berlin, 1820. I, p. 174 cl sui». : .Momniscn, Die rùm. Tiibus in adminisirativer Beziehung, Alloua, 1*44. p. 178-208 ; Dôm. (lescli. 2» éd. Berlin, 1856, IV, 3, p. 103 ; V, 9. p. 486, 488 ; Kuliu, l'ebtr die konieinfuhr in Dom in Allertiium in Zeilschr. f. Alterllliimwissenschafl, 1843. p. 993 à 1008 ; 1073 à 1084 ; Rein, D> Paulys /Sralenycloixidie, Slullg. 1844, IV, p. 776 et suiv. ; E. Nasse, ileleteinnta de pn/itica cui-a aiutonae apwi Aornoiiof, Bonn, 1851 ; I!eckcr-Mai-nuar.lt, Haiidbuck der r6in. Alterlhitmer. Lcipi. 1853, III, 2. p. S8 à 1 18 ; J. Man|uardt, fl. Slaalsrfnraltnng, î' éd. II. p. 114, 135, Lcipi. 1884. trad. fr. de Vigi.>. p. 139, 144 cl s. Paris, 1S9I ; RudorlT, Riixitclie /lerAlsqescfiichte, Berlin, 1857, 1, g 18, p. 41 a 46 ; Jhcring, Geist des rômitchen Dechts, I.cipiig. 1832 à 1838, H, p. 262 cl suiv. : Durrau de la Malle, Xeon, polit, des Domains. Paris, 1840, II, p. 221 à 223, et 307 à 316 ; Serrigny. Droit publie cl
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FRUJIENTARIL'S. — On nommait ainsi les soldats rhargcs d'assurer l'alimentation en blé des troupes, particulièrement ceux qui composaient ou escortaient les convois ' ; en ce sens, le mot est synonyme de frumenlator. Mais ce terme prit, à l'époque impériale, une valeur toute difTérente, par suite du changement ou plutôt de l'extension des fonctions réservées aux milUes frumentarït. On désigne, dès lors, par cette épithèle, un corps spécial de soldats, casernes à Rome, et se tenant ;i la disposition de l'empereur. Le?, frumeniarti sont mentionnés surtout dans les inscriptions : par elles, nous apprenons qu'ils étaient tirés des différentes légions ^ avec cette particularité caractéristique qu'ils ne cessaient point, en devenant frvmenlarii, défaire partie du corps d'où ils venaient et d'en porter le numéro, soit à Rome^ soit même lorsqu'ils étaient envoyés en mission dans les provinces, auprès d'autres légions de gouverneurs militaires* ou de gouverneurs civils".
Le sens même du mot indique que, primitivement, les frumenlaril étaientchargés de l'alimentation des troupes : j'ai avancé ailleurs que cet office leur avait été conservé pendant toute la durée de l'empire et qu'ils étaient peutêtre les prédécesseurs des primipilares de l'époque postérieure à Dioclélien, chargés de surveiller la perception de l'annone militaire et d'en assurer le transport aux magasins de l'armée ^ En tout cas, il est certain qu'ils n'étaient pas étrangers au service des vivres légionnaires, puisque l'on a conservé, dans une inscription, le souvenir d'un frumeniarius missiis in Icglonem II Italirani ad frumcnfarias res curandas'. Mais c'était là la moindre des fonctions qui leur étaient confiée. De tous les textes que l'on possède, il semble bien résulter que les fnuncnlarn étaient, avant tout, des agents de police, aussi bien à Rome qu'en Italie et dans les provinces'*. On voit, en effet, que le préfet du prétoire s'adresse à eux pour opérer des arrestations' et l'empereur pour faire surveiller ceux qu'il Juge dangereux'". On rencontre leurs noms à côté de ceux des vigiles dans les postes de police de la capitale (e.rcH6(7o)'(«) "; on les trouve établis en certains points spéciaux, le long de la voie Appienne'', à Ostie'^ à Pouzzoles '•; en province, ils sont employés comme chefs de détachements '% comme directeurs dans
ntlministr. romain, Paris, 18G2, I, n»* 304 à 3.ï4 ; Walter, Gescliichta des rùm. /ledits, 3' Mil. lioiin, 1800, n" 204, 293 ; T. Momnisen, Mm. Slaaisrecht, 2» éd. II, 11. 2.iS; 111,430, 401, 1130; Hcrmcs. V, 266; L. Linge, Ilôm. Allerlluimer, II, 3" C-il. lîorlin, 18;0, p. 69-; Ern. IIcr/.og, Oesch. u. System der rôm. Siaatsrei-fassunfj, I, I>ei|)z. 1884, p. 465 et s. ; E. Kunze, Excnrse iibi'T ï-cim. Hecht, 1" (îtl. Leipzig, 1880, p. 222 ets. ; \. Maci5, Les lois agraires chez les Jioiiiains, Paris, 1841, p. 317 el s. ; Willcms, Droit fiublic romain, o* éd. Paris, 1884, p. 363; G. Ilumberl, Essai sur les finances et la comptalnlité pnidique chez les liomains, Paris, 1886, I, p. 44, 70, 128, l!)9; Mispoulet, Les institutions politii/iies des Jiomains, Paris, 1882, 1883, I, p. 287; 11,212, 237; Ilirsclifcld. Ilôm. Verualtunt/, Eerliii, 1877, p. 128-139; M. IJeber die Getraidsuerwaltung in der romisch. Kaiserzeit, in Pliilologas, 1809, p. 39 et s.; FriedlauJcr, Sittengeschichte Homs, I, p. 32, 4" éd. Leipzig, 1873.
FBUMEiSTAniUS. 1 Caes. Bell. Gall. VIII, 3.ï, 4.-2 Cf. Corp. inscr. lut. VI, [). 780 et siiiv. ; cf. spécialement les n** 3334 {leg. I Minervin et XXX Ulpia) ; 3341 {leg. lin Flnvia); 232 {legio II f Angiista). — 3 Cf. Corp. in.m: lat. VI, n" 3332 et suiv. Voir particulièrement le n" 3341, oii il est qiio&lion de niimerits f'nun{entarionujn) lt'g{ionis) IIII Flavine. Cf. aussi Cauer, K/ilt. epigr. IV, p. 44"; el suiv. — ** Corp. inscr. lat, III, 3521 : la schnla des speeiilalores d?s légions I et Il Adjutrix est refaite par les soins de .\nreltns ['erlinax, frumentarias ; à Aquincum il est question d'un frumeniarius An la légion IIII* Flavia (de Mésie) ; û Lanibése on trouve un frumeniarius de la légion V" Mncedunica (de Mésie) ; dans une inscription de Pannonie ligure un frumeniarius de la légion VU* Gemina (d'Espjignei, elc. — " Fph. epigr. V, 1134 (à Augustopolis, en l'hrvgicj : C. insc. lut. III. 1980 (iSalooe) ; III, 433 (il Eplifisc), ,ctc. — S R. Cagnat, Armée d'Afrique, p. 388 et suiv. — 7 c. i. lat. VI, 3340. — B Cf. outre les lextes cités dans les notes suivantes : Vila Mncrini, 12; Vita Divi Claud. 17; Uuinart, ^Ic^i .Martyr, p. 177. On comprend fort bien qu'ils aient été amenée par leurs fonctions de pourvoyeurs
les prisons ''■ ou dans des carrières'" dont le personnel d'exploitation réclame la présence d'une force armée, el même comme agents de poursuite contre les chrétiens'*. Dans les légions, outre leurs fonctions de vivriers, ils devaient avoir un rôle de policiers, analogue à celui qui est réservée à la gendarmerie dans nos corps d'armée. Enfin, on avait recours à eux, comme courriers", comme estafettes pour le transport des ordres et de la correspondance.
L'établissement de ce corps comme troupes de police, remonte au ir siècle, probal)lement au règne de l'empereur Hadrien, qui, au dire de son biographe-", pcr frumenfarios occulta omnia explorabal . Henzen a remarqué que l'on rencontre parmi les friimentarii, de nombreux soldats portant les gentilices impériaux de cette époque [Ulpii, Aelii)'-'. A partir de Septime Sévère, les /"rumentarii furent logés à Rome, dans une caserne spéciale appelée ca>itra pci-cgrinotum on pcregrina-'-, sur le mont Coelius. Ce nom lui venait précisément de ce que, les frumentarii appartenant à différentes légions provinciales, on pouvait les regarder et on les regardait, en réalité, comme des pérégrins, non point à cause de leur état civil, — puisqu'ils étaient citoyens romains par cela même qu'ils étaient légionnaires — mais à cause do leur origine extra-italique. Henzen suppose que ce nom de peregrini ne fut d'abord qu'une désignation usitée dans le peuple, mais qu'elle passa ensuite dans le langage officiel '^'■'.
On trouve à la tête de ce corps, et sous le commandement suprême du préfet du prétoire, général en chef des troupes rassemblées à Rome, un princeps peregrinoruin'-'', un subpvinceps pcregrhiorum ^^, un optin pcrcgrinorum-^ et des centurions [cenluriones frumenlava ou frumentariorum)^'' . Une inscription cite également un exercitaior frumcnlnviorum''* , ce qui permet de supposer, Vrxcrcilalof étant un maître de manège, que les fnime»taiii étaient montés ; on ne comprendrait, guère, au reste, qu'il en fût autrement pour des estafettes.
Les fruinrulfifii étaient surtout tirés des légions de Germanie et du Danulie -', comme lesequites shigidares, et, en général, comme toutes les troupes de Rome auxquelles l'empereur confiait le soin de sa sécurité. R. Cag.x.vt.
FULTMEMTUM E.MTL.M. — On appelait ainsi, au temps de la République, le blé que le sénat ordonnait de rcqué-
dcs armées, do surveillants do la [lerception de l'annone, à exercer des fonctions do police, qui ont pu recevoir, dans la suite, plus d'extension. — 9 Vita Commodi, 4.
— 10 Vita Hadr. U. — " C. i. lat. VI, 101)3, 3032. — 12 C. i. /. VI, 230, 332'J : \V]ictor subprinc{cps) pereijrinor{um) \stationem] ad 7nil(iarium) III vie Apple frutnentarisdc snofecit.CÎ. WiriicUMd.Silzungsberichte der A/cad.derWissenchaft. zu Berlin, 1891, p. 860. — la Henzen, 6323 ; Nolizie degliScavi, 1881, p. 1 16, d» 37.
— Il C. i. l. X, 1771. — 15 C. i. l. III, 980, vexillations leg. Il Piae el III Concordiae ped^iles) CC,sub cura P. Coeli .imyntiani, c{entnrioni.s) frumentari leg. II Trnjanae. — 'C C. i. l. III, 433. — n C. i. l. XI, 1322. — 1» Kuseb. Hisl. ecclei. VI, 40; Cjpri,in. Epist. 81 (le texte porto commentariis, que M. Ilarlel corrige en frumentnrios) ; Vicl. Caes. 39, 44. — 13 C. t. /. III, 2003 qui cueurrit annos XI ; cf. 2007; Vita .Maxim, el Ualb. 10 ; Hieronym. in Alidiam, I (aans oc passage les frumentarii sont assimilés aux vei'edarii du bas-emiiire. — 20 Vita Hadr, 11. — 21 Henzen, Dullrtt. I8S4, p. 36. Marquardt fait remarquer, d'autre part (Organisation militaire. p. 222, note I), qu'on ne connaît pas un seul frumeniarius portant le numéro d'une des légions licenciées avant Madrien ou par cet empereur. — i-.Xotitia (Ed. Preller, p. 5, cf. 31); C. i. l. VI, S30, 231, 334: cf. Henzen, Bullett, 1884, p. 2J.
— 23 Henzen, Ibid. p. 24. - 2'- C, i. l. H, 481; VI. 334, 428, J32G. — 20 Ib. VI. 332(1. — 25 Ib. VI, 3321, 3328. — 27/4. H, 481; III, 2003, 2066, 4788; VI, 423, 428, 1110, 3336, 3331; VIII, 2825; X, 6637, elc ; C. inscr. graec. 2802. — 28 C. i. L VIII, 1322. — 20 Cf. Henzen, liullett. 1694, p. 23. — liiBUOcnAeniB. Naudet, S:ir la signification du mot Frumeniarius, dans les Comptes rendus de l'Académie des Inscr. et B.-Letires, 1 875, p. III et suiv. ; Henzen, Iliscorso sui milili peregrini e frumentarii, d.ans le Ilulleltino delV Islituto, 1831, p. 113 et suiv.; Id., Le castra peregrinorum ed i frumentarii, Ibid., 1881. p. 31 et suiv. . 0. Hirschfeld, Sittungsbericbte der. AtiuJ. der Wissenscitaften zu Berlin, ISOI. p. B3o el suiv.
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rir en province et notamment en Sicile' poui-les besoins do Rome, moyennant remboursement d'après un tarif oCliciel. Il ne faut pas le confondre avec le frumcnlum in cellnm ou aestimaïum, destiné au prétoire du proconsul oude i'armée [i'Rovincia]. Lq fnuuenlum eintum consistait souvent dans une double dime -, fruincntum emtuin dccumanum, ou dans un vingtième pour les pays moins fertiles '\ Cicéron distingue le frumrnliiiti oiiUuin ou blé de seconde dime, altéra dccuma, requis sauf indemnité, du blé requis à titre d'impôt extraordinaire en sus, fvumeiiluin imperahim''. Mais Tite-Live paraît confondre ces deux dénominations". On peut dire, avec Manjuardt '', qu'originairement tout blé requis se dit iinpcralum, mais que si l'on en admet l'indemnité, il s'appelle frummium cmtum imperatum. En l'an fiOl de Rome (73 av. J.-C.) la loi Terentia Cassia sur les distributions de blés', renouvelant la loi Sciiipi-oma friniienlaria [FRUMENTAniAE leges] prescrivit de distribuer du blé à 6 as 1/IJ le modius^ = S litres 671 ou 13 livres 28o, G kilog. 503 en poids. Or l'as valait alors seulement 1/24 de la livre de cuivre (aes grave), depuis la loi Papiria, rendue en CHo de Rome 89 av. J.-C; donc le modius était vendu environ 33 centimes de notre monnaie. Pour exécuter cette loi, une quantité totale fut imposée à la Sicile et répartie entre toutes les cités. Elle fournissait trois millions de modii comme dîmes [decumaej, trois autres millions à titre de seconde dime [allerae deeumae) et en sus 800000 modii comme frumcnlum imperatum'' . Tout ce blé était conduit en nature à Rome '"par lespublicains. Le blé de dîme était remboursé à 3 sesterces ou 12 as et le blé imperatum à 4 sesterces ou environ 70 centimes le modius'^ ; le tout, c'est-à-dire 0 millions 800000 modii coûtait à l'État 20 millions 80O 000 sesterces. Si l'on admet que le blé des deeumae était ainsi vendu au peuple au prix réduit de 0 as 1/3 le modius, il en résultait pour l'Ëtat, suivant Marquardt'-, une perle de plus de 10 millions de sesterces. Sous l'Empire, le blé de Sicile et d'Afrique ou d'Egypte fut encore destiné à nourrir les capitales ou l'armée [AN.NONA civiCA, ANNONA MiLiTARis], sans préjudice des réquisitions encore usitées [comparatio riiiLiCA], avec les mêmes abus '^ G. Hu.mbi;iit.
FBUME\TL'M EMTUM. — 1 Ciccr. V^rr. III, b, 81. — 2Cic. Vei-r. III, 10, 'u, 9B; Tit. Liv. X.VXVI, i; XX.WII, 2, 60 ; XLII, 3!. — 3 Tit. Liv. XLIll, 2. — 4 Cic. Verr. III, 70, 163. — 6 Tit. Liv. XXXVII, 50 : diias clpcumas iiovas prMlor impernret Siculis. — G m, 2, 1S7, note 833. — ^ Cic. Vurr. III, 70, 163; V, SI, 52. —8 Cic. Pro Sext. 25, S5; Ascon. In Pisoii. p. 0; Orclli sur 11 l^ou senis ac ti'ientibnsaei'is; v. Mommsen, Hôm. Tribus, p. 182. — 9 Ciccr. Verr, ni, 70; V,21, 22. — lOC. Verr. III, 16, 18, 10,47,49, '6ô ; Kuhn, l'ebcrilie Koriieinfiihr, p. 995 et s. — n Cic. Verr. III, 70 ; Diireau de la M.iIIe, Écon. pnliligue des Jlomuins I, p. 108 et s. ; M.irquardt, Atlerlh. III, 2, p. 91 et 93 et /(. SlarUsverloalt. 1876. — 12 0/). l, note 4i2, et (rad. Vigit?, p. 104, note 4. — 13 Procop. Histor. arc, vol. III, p. 125 et s. édit. Bonn. — limi.ioiiaAPHiE . Ilon'niann, De provinciafi sumpt-i pop, roui. Bcrol. 1851 ; Ivnlin, i'ebgr die KorneinfttUr in Hom, m Zeitschr. f. Alterth. 1843, p. 993, 1073 et s.; Walter, Grsch, d. rôm. Ilechts, I, n" 2*1, 3' 61. Bonn. 1860; Harquardt, Handbuc/i d. rôm, Alterrth. III, 2, p. 83, 91, 153, 137 et s. I.ei|)z.ig. 1833, et /(ôra. Staatsoencaliung. 1876, 3' i!d. I8!'2. et Irnd. fr. par VigiiJ, p. 141 et 240 (puii, 1888); Durcau de la Malle, Economie polit, des lîoniains, I, p. 107; II, 428 et s. Paris, 1840.
FILI.OMC.V. I Plin. [list, nat. VII. 196; Uramlach, Corp, inscr. rhcn. 371 ; cf. H. Hlkimuer, Technologie und Tenninologie d, Gewerbe iind Kùnste d.Griech. II. Hom, p. 157. — 2 Plat. Polit, 281 li, 282A. L'ortliograplic avec u est colle de IV'poquc attiqne ; elle est «raranlie par les inscriptions, cf. Corp, in.^cr, ait, IV, 373 K (VI* s.) cl par les i;rammairiens; cf. Mœris. p. 320 (éd. Picrson) cl Tlioni. Mag. 282, 5 (éd. Uitsclil) ; l'ortliograplic avec y se lit poin* la première fois en 358 av. J.-C., cf. Corp. inscr. atl. II, 817 A, Ï8. — » Plaul. Asin, 883 (907); Vitruv. 1. 6, prooem. 7.-4 l.ys. 3, 15 ; 23. 2. Le môme cm[iloic 5(v«ïtï'>v (32. 19) dans le sens de
netloynjîe, cf. Aciian. Vnr, liist. V, 5. — « Dig. XXMX. 3, 3. On lit encore dans ce
sens fudonum, Amm, XIV, 11, 31, puis le pluriel neutre fnUonicix, Dig. VII. 1, 13.
Pline dit aussi fiillonium officinae, XXXV, 173. — 6 Varr. Linij, Int. VI, 43 ;
Plcn. VIII, 192; Cacs. Bell. civ. III, 44; cf. liliimncr, Oo. cil. p. 163. — 7 Cf.
FUL'MEXTl'.M IMPKRATrM >-RUMENTLM E.MTLMJ. FRUMEXTl M I.\ CELL.VM OU AESTIM.VTUM [aes-
timatum].
FUCUS [medicamen],