I-IJ.SOIIIM.'H. I Pallad. I, 17, 1 ol 37, I
Fl'.SUS. 1 Plat. Pol. 281 E; Plut. Qu. mm. 31, p. 272 A ; Deser. num. itind. 22, p. 504 A : Scliol. Aristoph. /tan. 1348; Poli. VII, 31; X, 125. — 2 Suid. s. v. - 3 Poil, vu, 32, X, 125; llosych. s. ti. ; Flym. nuign. p. 302, 20. — » l'oll. l. c. ; llesyeli. s. v.; Phot. p. 330, 14. On trouve encore dans ce sens xXufftfjç ; Apoll. liho.i. IV, lOOO; Anlliol. Pal. VI, ll'.O; Suid., s. ii. ; el aussi (jtfonCoî, Lycophr. 584 cl Schol. ad h. l.; Kiistath. ad II. XIV, 413, p. 995, 63.
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— li2o —
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à la coiifectiijii des ctolTes ùLail la laine; lors((ir(jn en finpioyail d'aiilrcs, Idlcs qui' lu lin el la suie, il csl hors de doule qu'on praliciuail de même l'opéraliun du lilage; on peut donc sans inexactitude appliquer à toutes les matières textiles les renseignements que les auteurs nous donnent en pensant presque toujours au lilagc dr. la laine. Après i(ue ces matières avaient suhi diverses manipulations préalables [lama, linum] elles étaient confiées à la tileuse (/Epvf|Tiç', v-rftU-, quasillaria'-'), enfermées dans une corbeille [qitasillus, calathl'sj. Elle en prenait une certaine quantité et l'enroulait, de façon à en former une Ijalle iToXOTtY/', ri r|À7.ii2T:( ■', mollis lana'\ tracliis' ) il l'extrémité supérieure delà (luenouiUe (Y,XaxiTT|'',co/us'j. En général cet instrumcnl, comme aujourd'hui dans nos campagnes, se composait d'un simple roseau"' ; mais on en faisait aussi en ivoire pour les femmes de condition aisée " ; il y avait même pour les plus riches des ([ucnouilles en or, ou revêtues d'or'-. Une fois que la (|uenouille avait été garnie de laine, qu'elle était plcna'^ ou compla^'*, l'ouvrière devait se pourvoir d'un fuseau; le plus souvent il était fait avec la plante que nous appelons cartliame (àTpàxTuXiç, cnecus^'), ou taillé dans un morceau de buis'"; mais on employait aussi pour cet usage des matières plus durables, comme nous le voyons par des spécimens qui nous sont parvenus. Dans le fuseau lui-même on distinguait la tige'', munie d'un crochet (ïyxiTTpov) '*, qui maintenait le lil en place, et le peson (T-iôvo'jXo; ", veiiicillus -", lurbo -'), généralement l'ait d'une matière assez lourde, telle que la pierre ou la terre cuite, de façon à tenir le fil tendu et à accélérer le mouvement de rotation nécessaire pour le tordre. Il faut avoir soin de noter que l'antiquité n'a pas connu le rouet; c'est une invention du moyen âge".
Le travail de la lilcusc a été souvent décrit par les anciens; il a notamment inspiré à Catulle queUiues vers pleins de gr;\ce, où la beauté de l'expression poétique ne fait point tort à l'exactitude des détails -^ La fdeuse prenait la ([uenouille dans la main gauche, ou bien elle
I llom. II. XII, 433; Apoll. Rh. lU. l'Jl ; Aiilhol. l'ai. VI, lui: IX, Mti ; SuiJ. s. II. ct-:a).««ojf,-;«; Eust. ail II. I. c. p. 91 2, 38. — 2 Scliol. ad/i. VI, 491. — a Corp. inscr. Int. VI, 9493, 9849, 9S3IJ ; t'elron. Sut. liî; Tib. IV, 10, 3. — '» Eubiil. .i|). Atlieii. XIII. |i. 571 F; Hcsych. s. v.; litym. Magli. p. 761, 49 ; Eusl. ad Homcr. Od. I, 24î,p. 1114, 25; cf. //. XXIV, 7. p. 1330, 19; Aiilliol. l'alat. VI, 160; VI, 247. — 5 Hom. M. VI,53ct30lj; VU, lOC ; XVII, 97; XVIIl, 313 ; Scliol. ml II. VI, 491 ; Hcs) cil. Suid. s. V. iila«à-:r, ; cf. Alex. Actol. ap. Parllien. XI V, 4. — « Catull. I,X IV, 3 1 1 ; Trop. IV, 11, 19 ; Scncc. Ed. 90, 20. — 7 Varr. ap. Nou. p. 228, 29; Tib. I, 0, 80 ; Non. p. 228, 23. — Sllom. Od. I, 337; IV, 135; //. VI, 491;Kurip. Oi: 1 131 ; Anlliol. Pal. VI, 147. 217, elc. — 3 Cic. De or. Il, 68, 277; Tib. Il, 103; Prop. V, I, 72 et 9, 48, etc. — 10 C'est eo qui explique que le mot T,'t.ixà-T^ Iui-nn>nîc ait pris le sens do roseau ; Tbeoplir. //. ;)/. II, 2, I ; IV, 4, 2 ; llesycli. s. v. ; l'Ilot, p. 65, 15. Plusieurs quenouilles de roseau, trouvées en Egypte, sont reproduites dans Schlicniann, IlJos, trad. de Mme. Es;ger, Appendice, Fttstiioles et filage, p. 936. Elles sont fendues à leur cxlréinitô supérieure de façon à former une sorte de cage, où la laine était einprisonni'e. V. aussi Wilkinson, Manners and cu-tlom.'i of the anc. Eijypl (1837), t. III, p. 136, n" 335, 1 et aussi t. II, lig. 6 et 7. — " Tlicocr. XXVIII. — 12 llom. Od. IV, 131 ; llerod. IV, 162; S. Reiuacli. Aiiliqu. du Bosphore, pi. x.\x, 8. De là l'êpitlièle de /çj-Tr,>.«xaToi attribuée à .\nipliilrite par Pind. 01. 6, 179. On lui tienne peut i>tre à tort un autre sens Iors<iu'eIIe s'apjilique à Artéinis dans llom. //. XVI, 183, XX, 70: Od. IV.'iii; Ilymn. IV, 16, 1 18 ; XXVIII, l;Soph. 7'ivu/i. 037. — l;i ïib. I, 3, 86; Ov. Ifcr. III, 76; Fnsl. III, 818; Stal. Theli. IX, 839.— Il Plin. VIII, 194; cf. Catull. I.XIV, 311; Ov. Jler. IX, 116. Pour exprimer l'idée contraire on disait colas vacuas : Ov. Ant. Il, 6, 46; Sid. ApoII. C'nrm. 22, 197. — >■> Tlieocr. IV, 52 et Scliol. ad h. t.; Diosc. III, 97; Plin. XXI. 90 et XI, 78. — 16 llippocr. p. 348, 49; Edicl. Dioclel. XIII, 5 {Corp. iascr. lai. III, p. 834). Voy. Baudry (l'abbé) et Ballereau. Puits funéraires du Uernard ( Vendée). 1873, p. 36 et 311. — 17 Elle s'appelait aussi r.'K-nxi-r, comme la quenouille; Plat. Hep. X, p. 616 c. — 18 Plat. /. c. — " Plat. /. c. ; llippocr. p. 1149, 27 ; Tlieoplir. //. pi. III. t6, 4; AnlIioI. Pal. VI, 217; PIul. Couvir. 9, 14. p. 745 F; t'dicl. Dioclel. XIII, 5; Poil. VII, 31. X, 125. — i« Plin. XXXVII, 37 ; Apul. De herb. 9. — 'Ji Catull. LXIV,3I4; Ps.Ov. Coiiso(. «rfZ.li'. 164; cf. AnllioI. Pal. VI, 39. — 22 Le rouet des lileuses est iiicntionné dans un texte français du xiv siècle; x'. Littn^.
en lixait rcxlrcmilé inférieure dans sa ceinture, si elle voulait garder à celte main la liberté de ses mouvements-'. Après avoirsaisi quelques brins de laquenouillée et les avoir attachés au crochet du fuseau, elle en formait peu à peu un fil, qu'elle façonnait de la main droite en l'humectant de sa salive-', et en le tirant à elle sans interruption {i7T-f,y.oyx, xfoxT,v xx-zi^cy, é'Xxetv^', filum dediiccrc ■'] ; en même temps elle imprimait un mouvement de rotation au fuseau (à? izxTov ÏMTzr/, i-'.-j-'.i-if.v ^', fasum versare, lorquere^*) et elle tordait le fil entre le pouce et l'index (vy,u.2 ttîéos'.v ''', plum torfjuerc'^). Elle y mettait plus ou moins de force et accumulait plus ou moins de matière, suivant qu'elle voulait produire un fil épais et résistant tt/iIjlojv ti'jxvo;, îTeiî'i;^', filum plénum, crassum") ou un fil mince et léger (tty,[xojv £;£îu.s-/or, !/vo?, àsxto;''", filum subtile'^); le premier devait servir ensuite au tisserand pour faire la chaîne de l'éloll'e, le second pour faire la trame "^. Quand le fuseau était sufiisamment chargé, l'ouvrière coupait le fil pour le séparer de la quenouille^'; puis elle en débarrassait le fuseau [fusum rvolvere^') et en formait un peloton (xXoj'7T-/5i'', f/lomus '•"), ([u'elle déposait dans une corbeille.
Xos musées possèdent un assez grand nombre de monuments figurés, où sont représentées ces diverses opérations. On peut voir à l'article calatiius (fig. 998) une fileuse qui semble sur le point de reprendre un travail déjà commencé. Celle de la figure 3381 a probablement terminé sa lâche ; car son fuseau est vide et il ne reste à
peu près rien sur sa que- tig. 3381. - Fdeuse.
nouille ".La figure 3382
reproduit une scène peinte sur le fond d'une coupe d'Orvielo"; c'est un monument unique en son genre, qui éclaire
— 23 Catull. LXIV, 31 1 et suiv. — 2; y. une figure d'Hercule Olanl dans Uillin, Gai. iiiyth. US, 434.— 2b Seuec. Uerc. Oet. 373.— 26 ArislopU. Lys. 583; Plat. Soph. 220 U; Pherecr. ap. Becker, .knaed, p. 404, 26; Anlliol. Pal. XIV, I3i; Lucian. /"uijit. 12; Gall. 19; Poli. VU, 29 et Epigenes, /6id. ; Etym. magn. p .4'J5. 20; llesycb. z%T«î(T5;« et à39ïv',, ; Ammou. p. 78. — 27 Enu. ap. Non. p. 116. 7 ; latull. LXIV, 312; Tib. I, 3, S6 et 6, 78; III, 3, 30; Ov. Am. I, U, 7 ; lier. IX. 77; Met. IV. 36 et 221 ; VIII, 453 ; Sencc. PhaeUr. 329; Ep. 90, 20 ; Plin. XI, 78 et 83; Stal. Achill. I, 881 ; Mari. VI, 3, 3; Sil. Ital. IV, 28 ; Juvcn. XII, 65 ; IlicrOD. Ep. 130. 15 et 128, 1 ; Non. p. 313, 9.-28 Herod. V, 12; Aristopb. /Jan. 1347 ; Eurip. Or. 1431 ; Plat. Hep. X, 617 A et C. 620 E; Pol. 282 E ; Apoll. Kbod. IV, 1060 : Plut. De ser. num. vind. 22, p. 561 A; Lucian. Jtip. coiifut. I ; Char. 16; Calapl. 7; Porpbyr. ap. Stob. £'cMI, 7, 39; Hesych.s. r. ïit'x^v. — 23 Catull. L.\IV, 313, Tib. Il, I, 63 ; Oï. Met. IV, 221 ; VI, 22 ; Ds. Virg. Elog. in Slaecen. 73 ; Scncc. Lud. IV, I : Plin. XXVIII, 28; Juvcn. Il, 55; Sid. Apoll. XXII, 197; Hieron. Ep. 107, 10 : Prudent. Peristeph. X, 239. —M pial. Pot. 282 D; Ps. Arisl. Demanda, 7; Anthol. Pal. VI. 160 ; Lucùan. Eugit. 12 ; Poil. VII, 30 et 31 ; .\omi. Z>io/i. VI, U7. — 31 Tib. I. 6, 78 : Ov. Her. IX, 79 ; ifel. V, 3J ; XII, 475; Senec. ffcrc. Gel. 376 ; Bp. 90. 20 : l'etron. Sal. 29 ; Sil. Ital. I, 282 ; Apul. De mundo. 38, p. 76 ; Hieron. Ep. 130. 15.
— 32 Plat. /J,,/. 282 0; Uesycb. s. c. .ij^ij^,,; liri;. — ^ Cic. Ep. fam. IX, 12. 2:0v. lier. IX, 77 ; Ars am. III, 207. — 3i Hom. II. XIV, 179 crApollod. adh.!. ; Arisloph. ap. Poli. VII. 32; Ucsycli. I. c. cl h«voitV,;»».;. — 3^ l.ucr. IV, 86; Auson. Mos. 396.
— y- Plat. Pol. 281 A et 282 D. 309 B ; Leg. V, 735 A ; Arislot. Pol. Il, 4 : PUul. Merc. III. I, 20 : Lucian. Z>i<i/. mer. VI, I ; Eugit. 12; Poil. VII, 30 ; Hieron. Ep. 130, 13; Pliol. p. 180, 1; Uig. XXXII. 1, 70, 2. - 37 Tib. I, 7, 2 ; Prop. V, 7, 51 ;0r..Ve(. Il, 054 ; Ps. Virg. Elog. in Afaecen. 76; Scuec. Lud. 4. 1 ; Luc. Phnrs. 111, 19; Sil. Ital. 1,281; Val. Flacc. VI, 645 ; Mari. XI. 36, 3; Hieron. £>. I2S.I.— MOt. Uere. 1 2, 4 ; Seuec. Oerc. fur. 183 ; Oedip. 1006. — 33 Acscli. Ckor. 507 : Eurip. ap. Poil. VII, 31 ; Aristopb. Igs. 567; «an. 1347 ; Plut. De ser. num. vind. 14, p. 558 D; Hesych. Suid. s. r. Ou dit encore dans ce sens i;aS(; Becker. .iMt'crf, p. 9, -31 ; PoIL Vit, 31 ; Hesych. Suid. s. v.; Etym. Magn. p. 5. 33 ; Eust. in Dionys. 517;Boissoiiadc, .Anccrf. III, p. 12. — K> Lucp. I. 360 ; Hor. AT/i. I. 13, H; Ov. -J/rf. VI. 19 ; Plin. XXXVI. 91; Scribou. Compos. 142. — H Heydeniaun, Griech. Vaitnbilder. BcrI. 1870 pi. IX, 5 c. — 12 Bliimner d.xns VArchaeotog. Zeit. 1877, laf. 6 cl p. 'A.
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d'une vive lumière le témoignage des textes. On pourrait croire que la fileusc coupe le fil avec ses dents; mais il n'en est rien, puisque de la main droite elle le tient au-
fig. 33-2S. — Fileusc.
dessus de sa bouche, et non au-dessous; elle est donc en train d'en égaliser les aspérités avec ses dents; c'est ce que Catulle a exprimé ainsi :
Decerpens aei/uab il seinper upus ilcns, Laneaque aridulis Ituerebanl morsa labcllis Qtiae prius in levi fucranl e.t.iantia filoK
LesGrecs désignaient par le verbe y.pizuoiX^iv l'action que décrit Catulle -. La quenouille et le fuseau apparaissent sur les monuments de l'art comme des attributs qui distinguent Hercule aux pieds d'Omphalc, Minerve, les Parques [voy.
p. 1020, lig. -2897] et quelquefois Vénus'.
Des fuseaux plus ou moins bien conservés ont été recueillis sur divers points de l'ancien monde. Un des plus riches a été trouvé en Crimée dans un tombeau royal; il est revêtu d'une mince feuille d'or, entourant du bois de cyprès. On distingue encore au-dessous de la rondelle en or, qui divise l'instrument en deux parties, un fragment de l'anneau en bois, qui devait donner à l'extrémité inférieure le poids nécessaire à son aplomb'. Li' musée de l'Ermitage, à Saint-Péters-
Calull. LXIV. 315; cf. Anllinl. 1^,1. VI, JIT; Til., 1, r., sii: l's. Virg. Sloy. in Marccn. 74. — - l'IiiKII. :ip. l'oll. VII. -'•'. — ^ .Viitri's rcpri'^iîijliitions figurées de la filcuse, Milliiigou. Vase? Cor/hilt, pi. xxi ; l'aiiofk.i. BiUier unt. Lebens, taf. 10-2; Avcllino, Bull. nrch. Xap. III, lav. I, p. 17; Miillcr-Wicselcr, Itenkm. il. ntt. Kimst. Il, 72, Hîl ; Hull. delV htit. 1861, |i. iVl (llcibig, \\'ami(jem. Camp. 1130); Mm. Capitol. IV, 10; Bollari, Append. picl. sep. .Vn.!OHi/m, 19; Mori, Seuil, del mui. Capilol. scala «, I, p. 237; Milliu, Cal. mijlh. 118, 4.5.i; Barloli, Admir. Rom. ant. lav. 37; Welckcr, Zeitschr. f. ail. Kiinde, laf. 3-10; Jalin, Hcr. â. Sâchs. Gescllschaft. 1855, p. 227. Ces monunicnU ont (^16 catalogués pur Bliinmer, Gewerbe u. KUnste (1874), l. c. p. 118. Ajoute» l'article Ju même, Arcli. Zcit. 1877, laf. 6 et p. 51. Heydcmann, Griech. Vaseiib. vni, 5, a donné la liste des vases qui représentent ce sujet. V. encore fjolini et Concstalnlc, Pilturc .wopei'tc jiresso Orvieto, pi. xv ; Pierres gravées de Stosch, pi, \i.vn ; Stepliani, C. r. de Saint-Pélersb. pour 1863, p. 15, pour 1863, p. 113 ; Judica, Anlichitù di Acre, pi. xvu; Dubois-Maisonneuvp, Vases, II, [il, xxxvii : ^urt^\acllgler, Coll'.'Cliou Sabou-
Fig. 3383. Fig.3384. Fig. 3385 Fuseaux en bronze.
bourg, possède plusieurs autres fuseaux en ivoire ou en iiois, qui proviennent des tombeaux des environs de Kertsch •'. Celui de la figure 3383 est en bronze ; il a été trouvé àTégôe^Ceux des figures 338't et 3385, d'un modèle plus simple, également en bronze, sont de travail étrusque; ils ont fait partie de l'ancienne collection Castellani ". Beaucoup de collections possèdent aussi des pesons détachés de leur fuseau; les archéologues ont pris l'habitude de les désigner sous le nom de fusaïoles; Schliemann en a recueilli une quantité considérable dans les ruines de Troie. Ce sont de petits cônes tronqués, en terre cuite, percés d'un trou au milieu, et souventornés de des
Fig. 3386.
Fig. 33S7.
l'csous de fuseau.
Fig. 3388.
sins géométriques sur leur section la plus large(fig. 338G, 3387, 3388") '. On s'est demandé si tous ces petits objets avaient été bien réellement affectés à l'usage qu'on leur attribue et si l'on devait continuer à leur donner le nom de fusaïoles. On a fait remarquer que, d'ordinaire, ils gisaient en nombre au même endroit, et on a pensé qu'il était plus naturel de les considérer comme des pièces d'ornement, autrefois réunies pour former des colliers. On tend aujourd'hui à admettre qu'il y a lieu en effet d'établir une distinction parmi ces objets ((u'on avait qualifiés en bloc de fusaïoles' ; on en a rencontré en Italie qui étaient réunis en grand nombre dans le même tombeau et il n'est pas douteux, d'après la place qu'ils occupaient sur le cadavre, qu'ils ont dû former des colliers '". Mais d'autres sont certainement des pesons de fuseau ; tel est le cas, par exemple, pour celui que représente la figure 3388; il a été recueilli à Albano, dans une urne cinéraire, jusque-là intacte, où il se trouvait seul, au milieu des cendres du mort". Les musées de Bologne et de Mayence possèdent des fuseaux complets, le premier est un fuseau étrusque en bronze l'Iig. 3389) auquel adhèrent encore quelques restes de lils'-' ; le second est un fuseau (fig. 3390) dont la lige est en os et
ro/f. pi. XIX ; Stackciberg, Grilbt'r der Hellenen, pi. 34; Cierliard, Aiiserl. Vasenb. laf. 302. — '• S, Reinacb, Anlii/. du Bosphore, 20, 56 et 81 , pi. xxx, 8. — " Stepliani. C. r. de Saint-Pi^tersbouri/ ]>our 1880, 10, 18. —6 Millh. d. deutsch. Jnst. in Athen, t. V, pi. iv, p. 07 etautres ibid. - - 1 Catalogue de l'Expos. universelle de 1867, Ilisl. du travail, royaume d'Italie, n» 90. V. encore Mittheil. d. deulsch .tnsl. in Athen, XI, p. 220 ; Beilage, I, 13 ; Schliemaiin, Troja.yi. 152 et 151, Mon. delV Ist. di Roma.W, pi, MX (1883). I.'ablié liaudry et Uallereau. r>/). /., p, 36 et 31 1 : fragments ipii peuvent provenir d'un fuseau et d'une quennuillc. — » Scidieniann, Atlas Troj. Alierth. laf. 1, 13, ng.4H, 444, 418 ; Bursian dansie Litter. Central. Blatl. 1874, 12. — 3 Helbig, Die Italiker in der Pncbene. p. 22-23, taf. 1, U, 13 et p. 83; pi. II. 11-13; Perrot et Chipie/., Hist. de fart, VI, p, 206, 207, 837-83S, 004-005, 907 et 909; Pottier et Keinacli, Nicropole de Mi/rina, p. 246-260. — 10 fisell. Fouilles dans la nécropole de Vutci (1891), p. 301-305. — " /lniin(i deir /si. di Iloma, 1871, p. 252, lav. agg. U. 6; llcibig, Op. cit. p. 83 ; v. encore Bull. d. comm.comun. rfi /(omn.VI, tav, vi.vni,2l,p."6,— lî ;Vo^i:. rf. scavi, 1889, p, 239,
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