‹ Dictionnaire des antiquités grecques et romaines, d'après les textes et les monuments (volume 5)Chapitre 62 sur 104 · XI. Dans les casques dits · texte numérisé non relu

XI. Dans les casques dits

corinthiens, du type de la figure 3403, le couvre-nuque n'est que le prolongement postérieur de la coiffe; dans d'autres casques au contraire, du type dit altique, parce qu'il est celui de Minerve sur la plupart des monnaies athéniennes, le couvre-nuque est souvent ligure comme une pièce à part (fig. 2336 et3ii7j '-. Dans des peintures de vases, on voit Athéna tenant son casque par le couvrenuque ". Le couvre-nuque peut aussi faire complètement défaut, comme sur une monnaie d'Hiéron II de Syracuse ''. Dans les casques grecs, le couvre-nuque est ordinairement de dimensions modestes ; il est au contraire très long sur certains casques que l'on voit sculptés sur le piédestal de lacolonne

Trajane". D'autres casques, qui sont certainement de fabrique romaine, découverts à Kiel, à Nierstein près de Wormset en Angleterre, offrent la même particula-

chaeol. Zeit. 1883, pi. ni ; cf. lleydemann, Gigantomac/iie auf einer Vase «on Attamura, 1881 (casque analogue d'AtluSna). — » Olcninc, Essai sur te costume des gladiateurs, 1835, pi. vji, 33; Baunieister, Denkmaeler, fig. 2209.— ^0 ArcMol. Anz. 1889, p. 91 ; cf. Furlwaenglcr, Olympia, t. IV, p. 170. — " Undensclimil, Alterthûmer, I, 9, B. 3. — 12 Cf. Brilish Muséum Coins, Attica. pi. ni, i. — i:' l.onormantet de \>illc, IClite des mouum. céranwgr. t. 1. pi. 80; Arch. Zeilung, 1883, pi. 11. — IV Itritish Muséum Coins, Sicily, p. 20. — 1^ Fra'liner, La colonne Trajane, pi. 17, 19; cf. Lindenschrait, Tracht und Bewnffnwig, pi. li.

3405. — Casque romain avec couvrc-uuquo

à béliiire.

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rilû'. Le couvre-nuque présente parfois une l)élière ou une cliainelle pour le suspendri! : ce détail s'oliserve tant dans les casques grecs- que dans les casques romains (fig. 3403^).

XII. Les garde-joue, 7rap£iaî,:tapa-'v5;0!3îç, hucculac^, que l'on appelle parfois improprement fjfimastères'', sont les |)arties du casque qui protègent les deux côtés du visage. Dans les anciens modèles elles sont d'um- seule [jièce avec l'armure et généralement angulaii-es (lig. .'{iO.'J) : parmi les guerriers des frontons d'Égine, un seul porte desparagnalliides arrondies". Le progrès consistant à les rendre mobiles fut réalisé, en Grèce, vers le milieu du vi' siècle av. J.-G. (fig. 3399). Les paragnathides purtmt alors être remontées verticalement, de manière à constituer comme de grandes oreilles sur les côtés du casque : c'est ce qu'on voit, par exemple, sur la tète de l'Athéna Farnèse à Naples, et sur plusieurs des casques ici reproduits (voy. les fig. 3392, S'iOO) où le sculpteur a indifiué avec précision les charnières''. On peut aussi s'en faire une idée nette par des paragnathides de bronze découvertes à Olympie et à Dodone '. Assez souvent, les paragnathides n'étaient fixées au casque que par des tenons passant dans des ouvertures pratiquées sur le bord inférieur de la calotte; dans certains casques très simples, coniques ou hémisphériques, il par.TÎt n'en avoir jamais existé. Dans le casc(ue du type dit corinthien, cjui couvrait le visage pendant l'action et que l'on rejetait ensuite sur le derrière de la tète, il n'y a pas de paragnathides mobiles ; cependant, sur une monnaie de By/.ance, on remarque un casque de ce type muni de paragnathides qui pouvaient protéger les joues lorsque le casque était rejeté en arrière'. Cette disposition est si singulière qu'on peut se demander s'il ne s'agit pas plutôt de grosses courroies, qui se nouaient ou s'attachaient en avant sous le menton. Ainsi Jason, dans le poème de Valerius Flaccus, défait les liens de son casque, galeac nexus ac vincula dissipât iinae*".

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