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351^0. — TcssÔre de ;rladiateur.
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EnlSGi, Ritschl avait publié une élude d'ensemble sur ces pelils objets; depuis (1877-18!)U), ils ont fourni
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Fig. 3501. — Tess(>r(^ do gtadiatctir.
matière ii une discussion qui a eu au moins l'avantage de préciser quelques points douteux, i^us résultats qu'on peut considérer comme acquis sont les suivants. D'abord tout le monde admet aujourd'hui que ces objets ont un rapport avec l'amphithéiitre et que les noms qui y sont gravés sont bien des noms de gladiateurs : on les appelle d'un commun accord tesserae gladiatoriae. Ces tessères ont été laites pour être suspendues; les plus anciennes datent du temps de Sylla; quelques-unes, qui ne portent pas de date, peuvent remonter jusqu'à l'an 103, où P. Rutilius Rufus donna un nouvel essor à l'art de la gladialure ' ; aucune n'est postérieure à Domitien. Parmi les esclaves dont les noms y sont gravés, il n'y en a pas un seul qui appartienne à une troupe impériale. On connaît actuellement une centaine de tessères; presque toutes proviennent de l'Italie, notamment de Rome et de Capoue. Enlin Ritschl avait douté de la lecture speclavU ; il lisait sp{ectalus) en se fondant sur un vers bien connu d'Horace', et il admettait que chaque tessère avait été remise au gladiateur en même temps que la rudis; or la lecture spectavU est aujourd'hui confirmée par six exemplaires où ce mol est gravé en toutes lettres^ et dont l'aulhenticilé ne peut faire aucun doute. Mais alorsà quoi ont servi les tesserae gladiatoriae, quel sens faut-il donner à l'inscription gravée à la surface de chacune d'elles? Qu'il nous suffise d'indiquer les principales hypothèses. 1° Le gladiateur nommé sur la tessère serait un vudiarius, qui le jour de sa libération aurait été admis à prendre place sur les gradins de l'amphilhéàlre parmi les spectateurs; 2° il aurait eu dans l'école le droit de surveiller et d'examiner {speclare) les recrues ; il aurait porté sur lui, comme un insigne de son pouvoir et comme un souvenir d'une date importante de sa vie, la tessère inscrite à son nom. 3° La tessère rappellerait la date d'un examen ; le nom qu'on y lit serait celui de l'examinateur, du doctor qui avait délivré la tessère '; mais celle-ci aurait été portée par l'examiné, et non par le doclor. Quelles que soient les objectious que l'on peut encore opposer à ces hypothèses "■, il est difficile de ne pas admettre au moins que le gladiateur, qui spcciavil , occupe un rang plus élevé que ses camarades; car dans une liste de l'an 177 nous trouvons huit lirotirs, onze celeruni, et deux personnages doul le nom est suivi do la sigle si'- ; il n'est guère dou-
1 Val. Sliix. Il, 3, 2. — s llor. Episl. I, I, î : « Speclalum satis et donalum jani rudt\ » — -1 l^phem. Epi(jr. Le. — * Cette hypotliôsc, dt^fcnduc pni- llaug, s'appuie siirtoul sur C imcr. tat. II. t963 ; « Celer Borenie) ittunens texfrn{m) ifedit. » — S [■■riodliinilor, /. c. — « C. i. t. VI, 631 ; lieilîOli et do Uossi, Bull, dcll lit. arch. I88â. p. S. — 7 C'est sur ce point surtout qu'il est impossible d'accepter la tlii'oric de Mcicr, fl^' j/ni/. /. r. — »C.i. I. I, 7Tti(i;VI, 631 ; Moniniscn
teux qu'il faut lire sp(ecialor)'\ Les gladiateurs de cette liste appartiennent au Ludus magnus ; ainsi le speclator, si souvent nommé sur les tessères des troupes privées, aurait eu aussi son emploi dans les troupes impériales, au moins à partir du temps de Domitien, c'est-à-dire depuis le moment où il cessa d'y avoir des troupes privées dans la ville de Rome; mais nous sommes hors d'état de décider quel est le rapport qui unit le speclator aux gradés de la gladiaturo, ni même s'il y a entre eux un rapi)ort'. Lnfin dans la liste de l'an 177, quelques noms sont suivis de la sigle 5', et une tessère d'Arles porte, aprèsunnom de gladiateur, SPECTAT- nm. M. Mommsen a proposé, sous toutes réserves, de lire speclalior) num{eriilor) ; le second litre s'appliquerait à un contrôleur ou à un trésorier'.
L'tmsemble des gradés du Ludus magnus est appelé pompeusement dans une inscription ovdo polestalium '.
XII. Collèges, cultes, superstitions. — Les gladiateurs d'une même école ne se considèrent pas nécessairement entre eux comme des ennemis. Les membres d'une même arme, qui sont plus rarement exposés à s'ôter mutuellement la vie dans l'amphithéâtre, se traitent de camarades (coarmius)'" ; lorsque l'un d'eux vient à mourir, ils lui élèvent un tombeau". Quelquefoisces liens fraternels rapprochent des compagnons ou des voisins de cellules (cuYïiEXXâptoç), même des gladiateurs d'armes différentes; on voit un murmillo rendre les honneurs funèbres à la mémoire d'un rétiaire, son commensal \conviclor) '^. C'est que ces malheureux, mis au ban de la société, sont étroitement unis par un intérêt commun, dont elle n'a cure : aucun citoyen honorable ne leur accorderait une place dans son tombeau de famille". 11 est vrai que certains propriétaires de troupes, après un murtus, font ensevelir dans un même monument les victimes de la journée''; mais ceux-là songent beaucoup plus à perpétuer le souvenir de leurs largesses qu'à honorer leurs morts, et il est sage de ne pas compter sur tant de libéralité '^. Aussi voit-on des gladiateurs s'entendre entre eux pour assurer d'avance leur propre sépulture. On sait qu'en général cette idée a préoccupé au plus haut point les classes pauvres chez les Romains et que de là sont sortis les collèges funéraires que l'on voit pulluler au temps de l'Empire; plus que personne les gladiateurs, dont la vie était exposée à un danger perpétuel, devaient avoir le souci de leur destinée future. Ils formèrent donc, eux aussi, des associalions funéraires : une cotisation versée chaque mois leur donnait droit à une place dans un tombeau commun. Tel était, par exemple, un collège qui s'était fondé à Rome, au temps de Commode, sous la protection du dieu Silvain ; il se composait de trente-quatre membres, presque tous gladiateurs de la troupe impériale, appartenant à différentes armes; ils étaient présidés par deux curatori's. et divisés en quatre décuries; les vétérans étaient inscrits dans la première ".
Mars était par excellence le dieu des gladiateurs ; c'était à lui que l'on consacrait les amphithéâtres; c'était à lui que les editores adressaient leurs actions de grâces, lorsque le miinus célébré sous leur présidence avait
dans VHermes, l. c. p. S76. — 9 C. i. /. V , 63i. — i» Ibid. X, 7J97. — il Ib. VI. lOIS". — 12 Gamicci, Bull. deW Isl. arch. 1865, p. 80: cf. Bcandorf cl Xicmanu, lieisen in Lyci^n u. Cnrien. 1><1, p. 41 cl 157. — 13 C. i. l.\. 1418.
— Il Jbid. V, 563; IX, 465, 466. — ''■ .Mau dans les Millheil. Ràm. IS90, p. 37.
— I'"- C. 1. t. VI, 631, 63i; cf. ibid. I, 153»; X, 4»56 : XI, 862 ; Hcniea, Jruer. "ilO; Momniscn. De colley, p. lOi, 108, 78-SS.
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satisfait le public'. Il est naturel que les gladiateurs aient eu la même dévotioa pour Bellone % et comme leurs combats furent quelquefois donnés en spectacle aux Quincjuairus, à roccasion des fêtes de Minerve ^ on doit supposer que cette divinité recevait aussi leurs hommages, comme ayant dans ses attributions lart de la guerre. Enfin ils honoraient Hercule, Vl/eirules victor ou invictus, patron des exercices militaires; c'était dans son temple qu'ils allaient suspendre leurs armes en guise d'ex-voto lorsqu'ils prenaient leur retraite. Le culte que nous les voyons rendre à Silvain s'explique par la parenté qui en Italie unissait ce dieu à Hercule '.
Les gladiateurs jouaient un certain rôle dans les superstitions populaires; ainsi on croyait ciu'un épileplique pouvait guérir de son mal, s'il buvait le sang encore chaud d'un gladiateur tué en combattant; cette idée est repoussée avec horreur par plusieurs écrivains, notamment par Pline l'Ancien; cependant il cite des ouvrages grecs, plus ou moins mêlés de fausse science, où l'on en pouvait trouver la justification. On croyait aussi qu'on obtenait le même effet salutaire en absorbant quelques morceaux du foie d'un de ces misérables. L'arme avec laquelle il avait été égorgé passait pour avoir une vertu magique ; on sait que les mariées devaient, le jour de leur noce, faire diviser leur chevelure avec la liasla coelibaris [matrimonium] ; si ce trait avait été retiré du corps d'un gladiateur mortellement frappé, c'était un gage de bonheur assuré pour la jeune femme'. L'image même d'un gladiateur était un préservatif contre le mauvais œil [fascinum, fig. 28871. Il faut se rappeler que les gladiateurs étaient infâmes, et qu'il y avait parmi eux des criminels ; ils périssaient de mort violente et, comme les suicidés, ils étaient ensevelis à part; toutes les superstitions dont ils étaient l'objet semblent avoir été inspirées par ce sentiment mystérieux, mais encore vivant aujourd'hui, qui porte les gens du peuple à rechercher la corde de pendu pour s'en faire un talisman.
XIII. L'amphithéâtre. — L'amphithéâtre est, depuis la fin de la République, le lieu ordinaire des combats de gladiateurs [ampiutiieatrum] ; mais même à l'époque impériale on en a souvent offert au public dans des villes qui ne possédaient pas d'amphithéâtre en pierre; une inscription du temps d'Antonin le Pieux parle d'une enceinte en bois [saepta lignea), construite pour un munus annuel dans une ville de l'Italie du Nord^ Dans la ville de Rome c'était sur la place publique qu'avaient été donnés les premiers munera; même après que l'amphithéâtre de Taurus et le Colisée eurent été construits, on revint dans certains cas à l'ancienne tradition, surtout lorsque l'arène de ces monumenls, si vaste qu'elle fût, paraissait encore trop étroite; ainsi jusque sous l'Empire il est arrivé qu'on fît combattre des gladiateurs dans le Cirque, au Forum, dans le Stade, ou dans l'enceinte des
I Mari. Specl. Î2 ; Epigr. V, 25 ; Sut. Sih. I, 0, C3 -, Ouinlil. Decl. !>. 9: Kaibcl, i:pigr. ijr. 330; Terlull. Specl. 12; Salvmn. De ijuh. IM, 6; C. i. I. Il, 2iT.-!; X, 4915. — 2 Juv. VI, 105 et Scliol. nd h. l. — 3 Dio Cass. LIV, 28 ; LXVII, 1. Glad. Janslcs Panalhc'n.'-cs au Isnips de l'Kmpiro, Philoslr. Vit. Apollon. IV, 22. Il n'v a pas (le rapport a établir entre les glail. et Saturne. V. plus haut, cliap. v, 4", a. Sur le l'ùlc de Phiton dans ranipliitliéùlrc v. Tertull. Ad nat. 1, 10. — * Vitruv. I, 7 ; llorat. JSpisl. I, 1 , i -, et. Prcller-JorJan, /timi. Myth. I, 352 ; II, 282, 280, 280- 290, 297 ; i4n(/io/. Pni. VI, 93 et 17S. — I. Cels. III. 23 ; Plin. /?is(. na<. XXVIII, 1, 2; Scribon. Larg. II, 13 et 17; Alex. Trall. I, 15, p. 81 ; Cad. Aurelian. Celur.pass. <, de epilcps. ; Tertull. Apoloij. 10 •. Paul. Diac. p. 02 ; 0. Jahn, lier. d. Sûchs. Ces. d. Wiss. 1835, p. 05. — t. C. i. l. V, 7637. — ^ Cic. Pro .SV.ï(. 58. 124; Fhil. IX, 7, 16; Vitruv. V, 1 et 7 ; Prop. V, 8, 76; Pliii. Ilisl. nnl. XV, 18; Suct. Caes. 39 ;
comices {saepta ivlia) au Champ de Mars. C'est, à plus forte raison, ce qui a dû se passer souvent dans les villes moins peuplées et moins riches '. Les inscriptions gravées à l'intérieur des amphithéâtres, notamment celles du Colisée, nous font connaître avec beaucoup de précision l'ordre dans lequel les différentes classes de la société étaient rangées sur les gradins'. Les lois qui réglaient la distribution des places devaient établir une certaine distinction entre les mimera et les htdi, puisque l'amphithéâtre n'avait point d'orchestre comme le théâtre, et qu'il avait dés CM»eJ qui manquaient au cirque. Cependant l'ordre des préséances dans les trois catégories d'édifices semble avoir été déterminé en même temps par les mêmes mesures législatives. Nous renvoyons donc à l'article ludi tout ce que nous aurions à dire ici sur cette matière. Nous ne parlerons pas davantage des jetons d'entrée, ni du costume que l'on exigeait des spectateurs, ni des repas et des cadeaux qu'on leur offrait dans l'amphithéâtre ; les renseignements que nous pourrions réunir sur ces divers sujets s'appliquant également aux autres spectacles publics de l'époque romaine, nous renvoyons aux articles ludi, missile, sparsio, tessera.
XIV. Le personnel de service {mmistri, of finales) '. — L'amphithéâtre était placé sous la surveillance d'un intendant [villicus)'", qui devait être chargé surtout du nettoyage et de l'entretien. L'amphithéâtre de Statilius Taurus, à Rome, était confié aux soins d'un gardien (CMSfos),d'un sous-gardien [custosvicarius) et d'un portier [ostiarius), qui, longtemps après la mort du fondateur, étaient toujours choisis, en vertu d'un privilège héréditaire, parmi les affranchis et les esclaves de la famille Statilia". Les jours de spectacle, il est probable qu'il y avait au milieu de la foule, comme au théâtre, des huissiers [dissignatorcs) pour faire placer les spectateurs, et des licteurs pour maintenir l'ordre [tiieatrum]. Dans l'arène se tenaient des agents de diverses catégories, auxquels semble convenir tout particulièrement le nom d'/iarcnarii'-. Tels étaient par exemple ceux qui renouvelaient le sable, lorsqu'il avait été souillé de sang; il parait que cet emploi était parfois attribué àdesnègres'''. H y avait des hérauts [praecones) pour proclamer les noms des gladiateurs"; d'autres, comme le montre la figure 3393, portaient des écriteaux, sur lesquels ces noms était inscrits en grosses lettres '°. On postait aussi dans l'arène des gens armés, qui avaient pour consigne d'exciter les récalcitrants et les lâches ; ils pouvaient se servir de l'épée, du fouet, des verges ou du fer rouge'". Sur la mosaïque Borghèsc, trouvée près de Tusculum, on voit (plus loin, fig. 3598), au fond, un personnage dans lequel il faut peut-être voir un lorarius; comme d'autres sur le même monument, il a les cheveux longs, son costume se réduit à un ceinturon [balteus] et â un manteau jeté sur le bras gauche" ; il fient un fouet
Oetav.ii; Tib.7 -.Calig. 18; DioCass.LV, 8; LIX, 10; I.XVII, 6; LXXVIII,25; Corp. inxcr. gr. 3764, 3765. — 8 Hiibner, Annal, dell' ht. nrcli. di, Iloma, 1856, p. S5, p. 128; C. i. /• VI, 1796 ; I.anciani, HuII. délia commiss. munie, di Romn, 1880, p. 2tl ; Hiilscn, Bull. arch. mimicip. di Iloma, iMi, p. 312; Ci./. IV, 9096 i 1097(! et 24S5; Mowat. BhH. épicji: de la Gaule, 1881, p. 1S4; 1882, p. 49. — 9 Plin. «ij*. nat. XXXV, 33, 52 ; (luiutil. Decl. 9, 9; Corp. inscr. lai. IX, 5906. — "> Corp. inscr. lat. VI, 10163. - " Ihid. 6226 à 6228. — 12 C. i. (. XI, 862. — I:' Pctr. 34; Mart. II, 75, 5. — " C. i. l. IX, 5906. — I" Quinlil. IJecl. 302; Mommsen dans VJSphem. lipigr. l. c. p. 4H, note 2. — i» Scncc. ICpist. VIII, 5 ; Quiulil. Decl. 91, 6 ; Tertull. Specl. 21 . — ' ' llenien, Afusiv. Durgh. tav. i ; cf. tav. iv ; l.oriquet, pi. viu, S. Ce persounasc rappelle beaucoup le |jL'/.(r:tTÔoiço; qui faisait la polire dans les jeux des Grecs; Krausc, Olympia, p. 142, note 45 ; p. Ibl, note 21.
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dans la main droite. Enfin il Tant joindre à ce personnel les serviteurs qui enlevaientles blessés, donnaient le coup de grâce aux mourants et ensevelissaient les morts'.
XV. Le l'noGRAMME [ediclum). — Lorsqu'un combat du gladiateurs allait avoir lieu, lorganisaleur Taisait tracer le programme sur les murs des maisons et des édilices publics, et même sur les tombeaux qui bordaient les grandes routes. Un grand nomijrc de programmes tracés au pinceau sur les murs de Ponipéi sont parvenus jusqu'à nous. Voici les indications qu'on y trouve :
1° Occasion du munus, pro salulc doiiius Augustac, oh dedicationem arae, etc. ;
2° Nom de Veditor, magistrat ou autre ;
3° Nombre des paires de gladiateurs (mgagéos ;
4° Nom de la ville où doit être donné le spectacle; ainsi àPompéion annonce expressément qu'il sera donné à Pompéi, ce qui prouve que le progranmie du même spectacle pouvait être publié à la fois dans plusieurs villes voisines ;
5° Date des journées que remplira le munus;
G° Plaisirs variés qui raccompagneront, vcnalio, sparsio, etc. Quelquefois on y a joint des acclamations, ou des indications complémentaires : vêla eriint, on tendra des toiles pour abriter du soleil; sine ulla dilatione, sans aucun délai ; qua dies patientur, quand le temps le permettra, etc.. ;un munus est même appelé loliusorbis desidevium. Mais aucun programme ne contient autant d'indications à la fois;en général ils sont plussimples. Celai
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i'''^'^. • -ii-'^^.
Fig. 3592. — Annonce de combats de gladiateurs
que l'on voit ici reproduit (fig. 3592) annonce un munus que doit offrir un édile le 31 mai : A{uH) Sucl(i{i) Certi
aedilis famUia (jladiatorïa pugnabit Pompeis pr{idie) klalendas) Junias. Vcnalio et vêla erunl ^. Il est douteux (lue les programmes peints sur les murs aient jamais donné une liste complète de la troupe'; tout au plus annoncaienl-ils parleur nom des sujets de choix*.
L'cdiior faisait encore écrire son programme par des copistes sur des feuilles volantes, qui étaient répandues à un grand nombre d'exemplaires. Le libellus munerarius se vendait dans les rues et on le consultait pendant le spectacle''. L'index'^ qu'il portail à la connaissance du public contenait probablement tous les noms des gladiateurs de la troupe ", avec leurs états de service.
XVL Cena LIBERA. — La veille du combat, on offrait aux gladiateurs, (jui devaient y prendre part, un repas copieux, la rcna libéra ;le public était admis à venir les voir manger. La bouillie ordinaire n'était pas oubliée ' ; mais lorsque Veditor tenait à sa popularité il avait soin que la table fut couverte de mets plus délicats; c'était pour le forcer à faire largement les choses qu'on servait le repas en public. On voyait alors les malheureux convives s'abandonner sans retenue au plaisir de la bonne chère. Mais on en voyait aussi, dit Plutarque, qui, à cette heure solennelle, songeaient beaucoup plus à prendre leurs dernières dispositions : ils recommandaient leurs femmes à leurs amis, et quelquefois ceux d'entre eux qui étaient de condition libre allranchissaient leurs esclaves''.
XVII. Le combat. — 1° Le défilé (pompa, oiÉiooo;). Le jour du combat, presque toujours dans l'après-midi, la troupe ou section de troupe désignée se rendait à l'amphithéâtre et elle y faisait son entrée en grande pompe '". On admet en général que le bas-relief reproduit dans la figure 3593, s'il ne représente pas précisément ce détilé, peut du moins en donner une idée. Le personnage du milieu semble être l'ec/i/or lui-même "; immédiatement devant lui marchent doux huissiers, dont l'un tient un écriteau, et l'autre une palme réservée au vainqueur '^ Veditor est suivi de deux serviteurs portant des armes ; c'est sur ce détail qu'on peut se fonder pour rapporter cette scène â la gladiature ; le reste ne diffère en rien des défilés usités dans les autres jeux. Pline l'Ancien parle de gladiateurs qu'on transportait dans des voitures magnifiquement ornées ''; mais peut-être ce témoignage
Kig. 35U3.
Défilé avant le combat.
s'appliquo-t-il an trajet qu'ils avaient â faire de l'école à l'ampliithèàlre. Us arrivaient dans l'arène parés de
• Plia. Ifisl. liai. X.KXVIl, 45: Ouiutil. Decl. 9, C ; Terlull. Apol. 15: Sciiec. Kpist. 117, 30. — 2 Uell et Gandy. l'ompeiaim, p. 160; C. imci: lat. IV, 1180; Cic. Ad AU, XVI. 4; Scn. De brev. vit. 16, 7. Les programmes de Pompéi sont réunis dans le Corp. inscr. lat. iV, 1177 à 1181, 1183 à 1204 cl 11189. Ajoule/ : NoI. d. Scaui, 1880, p. 299; 1886, p. 336; JUiUlieil. Jlonl. 1888, p. I2C. 114, 145, — 3 Le texlc de Seu. Controv. 4 semble s'y opposer. L'inscri[ilion du C. inscr. lat. IV, 2508, n'est certainement pas uu programme. V. sur cctlc question Mommsen dans VEpheiii. Epiyr. I. c. p. 412, note I. — ' C. i. I. IV, 198!!. — ô Ov. Ai-s am. l, 167. — i' Hisl. Aiig., Claud. 5. — 7 Cic. /'Ai/. Il,
riches vêtements [pompaliler ornât i), tels que des chlamydes teintes de pourpre et brodées d'or ".
38, 97;Sencc. Coniroi:; Scnec. Episl. 117, 30; De benef. VI, 1; ilau, J/i/M<;i(. Ilinn. 1890, p. Cl-03. — 8 Pultcs pridianae, Terlull. Specl. 12. — a Plul. A"oii j'osse suai: vtv. 1 7, 6 ; Pass. S. Perpet. Kuiuart, p. 86, cap. 17 ; TeKull. Apol. 42. — 10 IJuiutil. Dccl. 9, 0; ff.sl. Aiiij. .M. Aiiloii. 19: Catien. 8. — Il U. Sucl. Clautt. 12. — 12 Ce bas-relief d'un lombeau de Pompéi a d'abord été considéré comme un cortège funèbre, Avellino, /tiiU. .\ap. III (1845), p. 86; IV, tav. 1. V. aussi Jaliu, Uer. d. Sâchs. Gcs. ISOl, p. 313-315. L'opinion commune vient dllonieu, «II//, delf Isl. arch. d. Hoina. IS4«, p. 89. — " Pliu. Hist. iial. XXXV, 49 ; cf. S«n. Episl. 70, 20. — H //isl. Aiiij., Badr. 17 ; Commoit 15 ; GaUtn. s.
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2° Le combat était souvent précédé d'une séance d'escrime [prolusio) donnée en public dans l'arène ; les gladiateurs y répétaient leurs exercices en se servant d'armes inofTensives [arma lusoria) '. Cette partie du spectacle, où on les voyait déployer toute leur ardeur sans péril pour leur vie [venlilare) leur permettait de s'entraîner, ou, comme ils disaient, de s'échauffer [calefieriy. C'était aussi pour les amateurs une occasion de descendre dans l'arène et de donner à la foule une idée de leur talent. Ainsi Titus lit assaut en public à Réate, sa ville natale, contre un personnage nommé AUienus, qui est peut-être un des consuls de l'an 69 \ Commode voulut aussi que le peuple fût témoin de ses succès ; on le vit dans l'amphithéâtre se mesurer avec plusieurs adversaires, qu'il battit « naturellement », suivant le mot de Dion, les uns après les autres, tandis que la cour le saluait d'acclamations de commande. A ses ci")tés se tenaient le grand camérier et le préfet du prétoire; aussitôt vainqueur, il les embrassait sans ûter son casque. On lui payait chaque jour pour sa peine 250 000 drachmes (268 .500 fr.) *.
3° Le moment du combat venu, on apportait les armes tranchantes avec lesquelles les gladiateurs devaient s'en- Iretuer {arma pugnaioria, décret oria)^. On les soumettait à l'examen de Veditu)-, pour qu'il s'assurât de ses propres yeux qu'elles répondaient bien aux conditions réglementaires et qu'aucun des combattants n'avait cherché à échapper à la mort par des moyens frauduleux iprobalio armorum) ^ Drusus, fils de Tibère, s'acquittait, paraît-il, de son office avec une rigueur particulière, si bien qu'on avait attaché son nom à une sorte d'épéo extrêmement redoutable '. Domitien semble avoir établi de nouveaux règlements pour éclairer les présidents de munora sur cette partie do leurs devoirs '. Marc-Aurèle ne donna jamais aux gladiateurs, dans la ville de Rome, que des armes émoussées [gladli kebeles, otiXo. à[j.êXsa), ou mouchetées [armapracpilaia, £(7cpais(oiji.Éva) ', c està-dire qu'il réduisit le spectacle à une simple séance d'escrime ; mais il est impossible, surtout depuis la découverte de la lex Jlalicensis, de voir là une mesure d'ordre général; car elle ne serait revenue â rien moins qu'à supprimer l'institution même de la gladiature ; ceci ne peut s'entendre que des mimera que Marc-Aurèle donna en son propre nom, auxquels il présida en personne, et ils durent êli'c fort rares'". Les armes des gladiateurs
1 Cic. Do or. Il, 78, SIC; 80, 3i3 ; Sen. Excerpl. conli-ov. 3 praef. ; Scn. Ejjisl. 117, 25 ; Ov. 76. « ; cf. Ars. am. 111, 589 ; Mail. V, 31, 4. — 2 Cic. (. c.
II, 78, 316. — 3 Dio Cass. LXVI, 15. — 4 Dio Cass. LXXll, 17 à 22; Ilerodian. I, 15; t/isl. Aui/. M. Anton. Il); Commod. 5, «, U, 12; Ci^d. Albin. 6. — 6 Suul. Calig. 5i. — 6 Cic. Pro SuUa, 19, 63 ; Suel. TU. 9 ; Aur. Vicl. Caes. 10 ; Epil. 10; Uio Cass. LXVllI, 3. - 7 Id. LVll, 13. — 8 Mart. VUI, 80; Spect. 29.
— 9 Hist. Aug. M. Anton. 11 ; Dio Cass. LXXl, 29; cf. Ov. Ars am. 111, 589; Ouinlil. V, 12, 17. — lO Mommsen dans VEphem. Epigr. l. c. p. 395, noie 7.
— " Mus. llorb. III, lav. 60 ; IV, lav. 13, 29; VII, tav. M. — 12 Plin. I/ist. mit. XXXIII, « (10). — •■•'//isi. Aiig. Pertin. S. — I'- Scliol. ad Juv. III, 158; I.ucil.
III, vers 69, Millier; PIîu. ///sf. nat. X, 1, 2. PinnesU nom propre d'un gladiateur dans Corp. inscr. lai, V, 5124. Ces plumes sont visibles sui- un granil nombre de casques prC-scnlanl toutes les formes et appartenant â toutes les armes ; v. I.oriquel, p. 210. — 16 Juv, VllI, 207 cl Scliol. ad h. l. — 16 Strab. V, i, 13, p. 384 ; Diod, XXXllI, /■!■«(/«,. 21 n, Dind. ; .\tlieu. IV, 39. — " l'iin. Ej/tsl . XIV, 21. Je
étaient quelquefois d'une grande richesse; on peut voir par les spécimens découverts à Pompéi (fig. 357'i)" ce que l'art avait su en faire. Souvent à la beauté de la décoration s'ajoutait le prix de la matière : Jules César équipa ses gladiateurs avec des armes d'argent ; ce fut de son temps une nouveauté ; mais on l'imita bientôt jusque dans les municipes '-. Après la mort de Commode, Pertinax fit vendre, parmi les objets provenant de sa succession, des armes de gladiateurs (arma gladiatoria), ornées d'or et de pierreries '^ Les casques étaient souvent ornés de plumes de paon ou d'autruche (fig. 3572, 3577, ;i596) ". Le vêtement de combat était nécessairement beaucoup moins ample que le vêlement de parade qui avait servi pour le défilé. On a même vu que la plupart du temps les gladiateurs n'en portaient aucun so'us leurs armes; cependant ils avaient parfois une tunique et des chaussures et, s'ils étaient équités, une chlamyde ; Juvénal parle d'une tunique de rétiaire brodée d'or '-■. Lespeintures et les mosaïques peuvent nous donner une idée du brillant effet que produisait la^variété des couleurs dans le costume des gladiateurs et des gens de service. Les combattants étaient appariés par la voie du sort; d'après ce qui se passait au cirque [ciitcus, fig. 1531] on peut conjecturer que le tirage avait lieu en piibHc dans l'amphithéâtre et que par conséquent ses résultats ne devaient pas figurer sur le programme; c'était en effet une opération trop grave pour qu'elle ne fût pas exécutée au grand jour, sous les yeux de la foule ; comme la probatio armorum elle avait pour but d'empêcher toute supercherie, toute combinaison concertée d'avance entre les acteurs de ces terribles drames ; il est vraisemblable que Veditor y procédait lui-même ostensiblement et que les noms des gladiateurs dont se composait chaque paire (par, ÇEùyoç) '" étaient proclamés au fur et à mesure par un crieur et inscrits sur une nouvelle liste ou sur un êcriteau qu'on portait dans l'arène (Voy. fig. 3593)'''.
4° Le son des instruments donnait le signal de la lutte "; il est probable qu'ils continuaient à jouer pendant toute la durée du spectacle. Voici ceux que nous font connaître les textes et les monuments figurés : 1° la trompette droite [tub.i] "; 2" le LiTUUS ou trompette à bout récourbé 2" (fig. 339.3); 3° le cor [cornu]" (fig. 3577); un cor de gladiateur trouvé à Pompéi " *n'a pas moins de 1",20 de diamètre ; A" la flûte [ïibia]"; .5° l'orgue [iiydraL'lus]'' est représenté (fig. 3594) sur
crois i)ue le tirage se faisait comme dans les jeux grecs ; on sait que les alhli^tes qui se disputaient le prix de la lutte et du pugilat (^talent apparias au début de la séance, dans le stadcmème, par les soins de l'agonotliète ; ils tiraieut dans une urne des lettres inscrites en double exemplaire sur des jetons de b.^is ; l'A allait avec l'A, le 11 avec le li, etc. Notez que l'tçESp'.; des jeux grecs correspond exactemeulau sttppositicitts de la gladiature romaine. V. Krause, Olympia, 1, § 13, Die Loosung. Les programmes annoncent bien le nombre des paires, ([ui était fixéùTavance : mais aucun programme, reconnu ])Our tel. n'indique la composition de chaque paire. — 18 II est douteux que le président, connne au cirque, donnât le signal avec la mttppa. V. cependaut les venationes s,m les diptyques; Gori, Thés, ilipt. I, lab. 1, 7, U, 12.— i» Kaibel, Epigr. gr. 330 ; Tfilken, Gemmen, VI, 133 ; Dull. i\ap. IV, lav. 1. — 20 Voj-. note 1 2 dt la p. 1593, et TOlken, (. c. ; Mazois, Po7np. IV, pi. 48. — 21 Juv. III, 3,i ; /luU. Xap. l. c. — 22 Avec deux autres scniblabios, IVot. d. Se. 1884, p. 52; lîtttt. deW ht. arch. di Rotna, 1883, p. 232; cf. Ilelbig, Wnndgem. 1515 cl ici, lig. 3';77 et con.xu, fig, 1957.— 2'Jt'or/). liisw. lai. X, S9I3; K.:\\hf\, Ejfigr. gr. SLIO. — i'' IVlr. 30.
Exercices aux sons de l'orgue.
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plusieurs monuments où sont figurées des scènes de la gladiature ' ; G" il semble aussi que l'on faisait entendre des cliansons martiales et plaisantes, qui devai<^nt s'accommoder aux airs joués par les instruments -.
5° Après un salut adressé à Vi'ditor^, les gladiateurs engageaient la lutte, ])airo par paire, assistés et encouragés par les doclores, présents à côté d'eux dans l'arène. La l'oule suivait les péripéties du combat avec une curiosité passionnée; elle excitait les poltrons et appelait contre eux toutes les rigueurs des lorarii, en criant : V Jugula, verbera, ure'*! » Comme au cirque [circus, p. 1199, col. 2], des paris (sponsio), s'engageaient entre les spectateurs ■'. Quand un gladiateur avait été touché (deceplus)'' , onentendait retentir de toutes parts les mots « habei, hoc habcl! il on a" ! »
Dans le résultat final il faut distinguer plusieurs cas :
a. L'un des deux adversaires, frappé à mort, expirait sur-le-champ.
h. L'un des deux adversaires, mis en état d'infériorité manifeste, se voyait obligé de s'avouer vaincu. Souvent de valeureux champions, même grièvement blessés, refusaient d'en venir à cette extrémité cl préféraient recevoir debout le coup mortel, en combattant jusqu'à leur darnier souffle*. Ou bien, avant même (jue le combat commençât, l'erffVo/' avait pu décider qu'aucun des vaincus ne sortirait vivant de l'amphithéâtre : c'était un munus sineinissionc. Unjour queDomitius, grand-père de Néron, avait donné un spt'ctacle de ce genre, où on avait égorgé un grand nomln'e d'hommes, Auguste révolté publia un édit pour supprimer à tout jamais cette coutume barbare'. Mais il est évident qu'aux yeux de la foule un combat était d'autant plus brillant qu'il était plus meurtrier'"; c'est que Vediior étant le propriétaire de ses hommes, plus il en épargne et plus il s'expose au reproche de vouloir faire des économies; il en est de même, si, au lieu de les avoir achetés, il les a loués, sous condition de payer un surplus pour chaque homme tué. Son amourpropre et sa bourse ont donc des intérêts opposés, et il est clair que bien souvent c'est son amour-propre qui l'emporte. Aussi l'édit d'Auguste dut-il être souvent violé, si même il lui survécut : en 249, un magistrat de Miniurne se vante d'avoir, dans un spectacle donné à ses frais, fait tuer tous les vaincus, tous des premiers sujets (primo7-es) de la Campanie ".Il pouvait arriver aussi que le vainqueur ne laissât pas à son adversair(ï le temps de songer à son salut; surtout s'il avait contre lui quelque motif d'animosité, il le blessait mortellement à la première occasion ; un gladiateur mentionné par une inscription se montra, parail-il, plus généreux, et il eut à s'en repentir, car il fut, dans un combat postérieur, tué de la propre main de celui c|u'il avait épargné; son épilaph(î lui fait dire : « Gardez-vous d'épargner un adversaire vaincu'- ». Mais en général l'humanité ne perdait pas absolument ses droits ; le gladiateur qui se sentait incapable de prolonger la lutte déposait ses armes
• Wilimiwsk), \iUa zu .\funig, pi. 12, où l'orgue et le cor soiil réunis = Meior, Westtlautsch. Zeistc/tr. 1, p. lo5 ; Engelhardt. ^Jl^^)l. île la Soc. rffs Ant. du Xord, 187i, pi. XI cl p. 53 ; Ilce. arcliml. 1S3I. Vlll, p. 419; Collecl. nréati, DroïKis, 373. — 2Fest. p. iS5 M; Mcinclic, /Vogr. rf. Joacliiiiislh. Gi/mit. I$:'il ; Mart. VIII, 75, IG. — 3 Si toiilcfois on peut conclure de Suet. Claud. i\ que ce fût une coulunic, — ' Seii. De ira, I, i, 5 : I.acl. Insl. div. VI, io. — 5 Ov. Ars am. I, 168. — OC. I. (. V, 3466, 3408. — ' Oonat. ad Ter. Andr. I, I, 56 ; Prudent. Piychom. 49. — 8 Sen. Kp. 16, i. — 9 Suct. Oct. 43 et !\'er. 4. — 'OSuet. Ner. 4 » c/iim frustra mouiluiii ». — " C. i. /. X, 601i. — 12 C. i. I. V, 5933 : . Te moneo ut ijuis iiuem vict-rit oceidat. m — 13 Sen. Epist. 37, I; De prov. 3, 3. — 1^ Cic.
(m-ina submitlerr)^', se couchait à terre {decumbere)'' el levait en signe de soumission la main gauche, ou un doigt do celle main [matmm lolkre '', qui jusque-là avait tenu le bouclier; par le même geste il demandait qu'on lui accordât la vie (millere, y.z,zlyx:)^'' (fig. 3.j7rji. \ partir de ce moment, il lui était interdit, quelle que fût la décision du public, de faire un mouvement pour reprendre l'avantagr), s'il en trouvait le moyen : une pareille tentative était considérée comme une trahison déshonorante, même pour les assistants qui n'auraient pas su l'empêcher ". Le droit de grâce [missio] appartenait à Vcdilor, et, autant qu'il semble, à lui seul; aussi en réalité ne dit-on pas qu'il fait tuer les vaincus, mais qu'il les tue {occidit), le vainqueur n'étant que l'instrument de sa volonté; cependant il est probable qu'en général il se conformait au désir exprimé par la foule "• Si l'empereur entrait dans sa tribune au moment où le sort d'un vaincu était en suspens, celui-ci avait la vie sauve parle fait même ". Les spectateurs qui souhaitaient qu'on accordât la grâce levaient un doigt en l'air-", ou bien ils agitaient une pièce d'étoflfe (mappa)-\ en criant
« iMissuh
Leur geste, répété par Vediior, donnait
au vaincu-- le droit de sortir aussitôt de l'arène. Si au contraire sa prière était repoussée, les spectateurs, et après eux Vfdi/or, baissaient le pouce vers la terre ivertere pollkem)-^, en criant : « Jugula^'! « Dès lors il n'avait plus qu'à tendre la gorge pour recevoir le coup mortel [fer'rum recipeve) ^^ de la main du vainqueur.
c. Mais un autre cas pouvait encore se présenter; c'était celui où les deux adversaires, étant d'égale force,
Fig. 3395. — Stantcs raissi.
ne pouvaient, après plusieurs reprises, venir à bout l'un de l'autre ; en ce cas le public, soit qu'il partageât leur lassitude, soit qu'il les unit dans un même sentiment
Tuscul. Il, 17; Phil. III, 14. — li Cic. Consol. fr. 7, ad diyitum pufnare ; Mirt. Specl. 2;i, 4; Ouiutil. Vlll, 5, lïcl ÎO. — 'C Cirrucci, Graffiti, p. Il ; J/i«. Borb, \V, Uï. il; V. .<cliol. Pers. V, ll'J; llor. Ejiisl. 1, I. 6; Scnec. Ep. 16, i; 37, i; 117, 7 ; UioCass. LXXVII, 19; Sid. ApoU. XXIll. Ii9. Cet usage iHailen Tigurur dans les jcuï des Grecs, Plul. Lyc. 19, S ; Krausv. Agoiiisl. p. 5iS, 4. — 17 Sucl. Califi. 30. — i« Cic. Tuscul. 11. 41 ; Ûv. Pont. Il, 8, 53 ; Mari. Sptct. ii. 3 ; Juv. III, 34 el Scliol. <!(( h. l ; Suet. Caes. i5; Dio Cass. LXXVII, 19, 3. — u Ov. Pont. Il, S, 53. — »0 (.îarrucci, Graffiti, pi. xi, I. — -'• Mart. XII, i9, 7. — Si C. i. /. IX, 1^71. l;l Juv. III. 36 ; Prud. Ado. Symm. Il, 1095. — !l C. i. l. l. c. — 3^ Cic. Pro Scsi. SO; Tusc. H, 41 : Sen. Ep. 30, 6; Traniiv. an. Il, 3, 4.
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(l'admiration, demandait qu'ils fussent graciés tous les deux'. On disait alors qu'ils étaient stanfes missi, ce qui signifiait qu'au moment où ils avaient obtenu la vie ils étaient encore debout dans l'altitude du combat, stantes in gradu, et non étendus à terre comme le gladiateur qui s'avoue vaincu -.Tel est le cas de Xantus et d'Eros que l'on voit représentés sur la figure 3593 ^ Quoique inférieur au titre de vainqueur, celui de stans missus était encore très honorable, les gladiateurs s'en paraient volontiers.
d. Enfin, même si un gladiateur était sorti vivant de l'épreuve, il se pouvait que tout ne fût pas encore fini pour lui. Quelquefois lorsqu'on appariait les gladiateurs, on en désignait par la voie du sort un certain nombre qui, provisoirement, ne faisaient partie d'aucune paire; ceux-là formaient un groupe distinct; on les réservait pour prendre la place des vaincus, tués ou graciés dans un premier combat ; de là leur nom de supposUicii (laz- Spoi) ; on les appelait encore tertiaril, parce que cliacun d'eux venait s'ajouter comme troisième à l'une des paires de la liste*. Ainsi lorsqu'un gladiateur avait vaincu un premier adversaire, il pouvait fort bien être obligé de défendre sa vie à nouveau contre un supposilicius, qui se présentait tout frais au combat. Dans quel cas et sous quelles conditions lui imposait-on celle seconde épreuve? C'est ce que nous ne savons pas; mais il est difficile de croire qu'on laissât au hasard le soin d'en décider ; il est plus vraisemblable qu'on n'opposait aux supposiiicii que des hommes souillés des-crimes les plus abominables, ou connus pour être doués d'une force exceptionnelle. On a reproché vivement à Caracalla, comme un trait de cruauté, d'avoir forcé un gladiateur à combattre trois fois de suite dans la même journée ; c'était un champion célèbre; il n'en fut pas moins tué au troisième combat''.
Tous h^s gladiateurs inscrits au programme s'appelaient ordinarii. Parfois le public trouvait que le combat finissait trop tût; et en effet, bien que la durée en eiltété calculée d'avance d'après le nombre des hommes engagés, elle pouvait tromper toutes les prévisions. Alors les spectateurs demandaient que, pour occuper le reste de la journée, on fit venir un nombre proportionnel de gladiateurs supplémentaires ; on les appelait postulaticii. Les empereurs n'étaient jamais à court, lorsqu'il s'agissait de faire face à ces exigences ; ils avaient toujours à leur disposition, et à peu de distance, des écoles toutes pleines. Les edilorcs de spectacles plus modestes pouvaient être plus embarrassés ; mais en général ils s'arrangeaient d'avance pour tenir en réserve quelques paires de posiulnlicU, qui ne figuraient pas sur le programme et qui ne paraissaient dans l'arène qu'en cas de nécessitée Quelquefois, au lieu de combats singuliers, oh donnait dans l'arène des combats, où deux troupes égales en nombre étaient opposées l'une à l'autre ; on disait alors (|ue les gladiateurs étaient mis aux prises gregalhii
I Mari. Specl. 29; Senec. Ep. 92, 26; C. i. l. X,7297, I01U4; .\ll, 2747; Allmcr cl Dissard, Inscr.de Z-yon, IV, p. 454. — 2 Son. Const. sap. 1G,2; Meier, De (j lad. cap. m. diî significatione « stans inissus est ». — 3 H. de Villefossc, dans los Monuments et 7némoircs Piot, II, p. 95 et siiiv., fig. 2. — ^ Petroii. 4o ; Mari. V, 24, 8; Plin. Epist. Vlll. 14, 21 ; Lacl. Div. insl. VI, 20; Ctoss. <jr. lat. s. v. ; Ci. (. IV, 1179; Arch. Zeit. 1880, p. 171 ; Moier, /. c. § 2, On suppo\iticiis seu tertiariis. Il rapporte ici l'iiiscriptioii de Kaibcl, Ejjiijr. gr. 529, une ligure de Garrucci, Gruffili, pi. xi, 1, et une autre du monument de Scaurus, Mjizois, l. c. Par exception on a pu faire eondtallre des vainqueurs les mis contre les autres ; Plin. Hist. nat. XXXVI, 24, 16 : « Cuvio endem die viclorr>t r ffladiaturibus snii pvodu£it. » — ^' Dio Cass. I. XXVII, G. — B Senec. Epist. 7 ; De hene/. 11,28; Plin. Panel/. 33;Suet. Oc/. 45 ; Calig. 30; Claud. 21, 3i; Dont. 4 I Dio Cass. I,XIX, C. — 7 Joscpli. AnI. Jud. XIX, 7, ;i, — 8 Suel. Calig. 30. — 9 Sanli liarloli cl Bcllori, Anl. lucern. I, tav. 20. — i» liio i.ass. I.XI, 9. — u Plin.
3596. — Coml>at en Irotipe.
(àvTi'xaltç xarà 7c)iT|fJoç) '' ; ainsi, sousCaligula, cinq rétiaires se mesurèrent simultanément avec cinq seculorcs*. Les deux Ihraces que représente la figure 3590 semblent, d'après la manière dont ils sont groupés, avoir pris part à un combat de ce genre". Quand les deux troupes ne comptaient qu'un petit nombre d'hommes, l'action s'engageait, suivant l'usage, dans l'amphithéâtre'"; mais il y eut aussi des fêtes d'une splendeur exceptionnelle, où cet édifice, si vaste qu'il fi'lt, ne pouvait suffire à contenir tous les combattants qui devaient paraiire à la fois.
Les auteurs paih'ut d'un munus donné par César, dans lequel on vit s'entre-clioquer cinq cents fantassins, trois cents cavaliers et vingt éléphants portant des tours remplies d'hommes armés " ; une autre fois les deux troupes en présence comprenaient jusqu'à sept cents gladiateurs do chaque côté '-; Claude fit représenter par de grandes masses de prisonniers le siège et la prise d'une ville de la Grande-Bretagne '^ En pareil cas la consummalin gladiatorum'' avait lieu soit au cirque, soit dans un champ clos choisi pour la circonstance dans quelque vaste espace découvert'".
Lorsqu'un gladiateur avait succombé, des serviteurs, portant le costume et les attributs de Charon ou de Mercure Psychopompe, venaient chercher son corps'"; ils s'assuraient, en le touchant avec un fer rouge, qu'il ne simulait pas la mort pour préparer une évasion ; puis ils le plaçaient sur une civière. 11 y avait toujours tout prêt pour cet usage un matériel funèbre [libilina, tori libilinai')^'' ; à un mumts donné par Néron toutes les civières étaient ornées d'ambre'*; d'autres foison faisait traîner les cadavres par un croc [uncls], fixé à une corde que tirait un cheval''. Le cortège passait sous une porte spéciale qu'on appelait la porte de ubitina, et il déposait son fardeau da.ns \e spoliaritim ^''. Si par hasard le gladiateur avait donné encore quelque signe de vie, on avait soin de l'achever-'. Puis on mettait les cadavres eu terre sans honneurs, à moins qu'ils ne fussent réclamés par la famille, par un collège funéraire, p;ir un propriétaire de troupe--, ou même par un ami ou un admirateur (amaloi), qui se chargeait de leur donner la sépulture ". Les vaincus graciés sortaient de l'amphithéâtre par une porte que le peuple appelait siinavivoria -'.
XVIIL Récompenses. — L'insigne et la récompense de la victoire pour le gladiateur, c'était par excellence la palme; aussitôt que le président la lui avait remise, il faisait au pas de course, en l'agitant dans sa main, le
//. na(. Vlll,22; App. Be//. ciu. 11,102; Dio Cas. XLIII, 23 ; Suel. Cuts. 39.— 12 Jos. Ant. Jud. XIX, 7, 5. — 13 Suel. Claud. 21. — H Plin. l. c. — 16 V. encore Dio Cass. I,V, 8; LIX, 10; LXVII, S. — '« Tcrtull. Apol. 15; Aurel. Vict. Caes. Il, 8; Uist. Aug., Commod. 13.- n Quinlil. /)«/. 9, 6. — <8 Plin. Hist. iia(. XXXVII, 43. — 10 On peut du moins supposer que tel l'-tait l'emploi du cheval que l'on voit sur la niosa'ûiuc liorghèse. Ilen/cn, .Uusiv. Burgli. pi. m. Pour Vnncus, v. Ilist. Aug., Commod. 18.
— 20 Uist. Aug., Commod. 6; Dio l'.ass. LXXII, 11. — '3I Senec. Epist. 93, 12; Pass. S. Perpet. 21.— 22 C. i. i. V, 4506, 3933; IX, 403-460; XII, 5836. Liermann, Diss. liai. t. X (1889), p. 26, a riîuui les inscriptions grecques relatives il des sépullures communes de gladiateurs; v. Le lias-Waddington, Voy. areh. 615; C. inscr. gr. 2311, 2194 b, 3213, 3077, Add. p. UI2S. D'aprùs Liermann, L c, le n" 3912, add. el corr. serait une inscription honoriPique et non si^pnlcrale. V. plus liavit, cli. xu.
— 23 C. i. l. V, 503, 3406, 3168, 5933. — 24 Pass. A'. Perpet. 10 et 20.
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tour dn l'arène [discurrere)' ; chaque victoire donnait droit à un(^ |)nlme, de telle sort(; ((lu; le gladiateur comptait SCS victoires par les |)almes reçues ; on disait fjlnd'talor p/.urhnuruiii pabnaruiii -, ou, par exemple, y, x, xx, pal- 7narum'; aussi la palme est-elle souvent rcpr(;sent('!e sur les monuments relatifs à la gladialun^ '. Ailleurs, surtout dans les pays grecs, elle est remplacée par la couronne, et quelquefois la couronne se joint à la palme (lig. ii383) °. Mais outre ces récompenses ofHcielles dont les gladiateurs se faisaient honneur comme d'un titre, il y avait celles qui les enrichissaient ; bien que leurs épitaplies n'en parlent pas, ce ne sont pas celles auxquelles ils tenaient le moins. On donnait aux vainqueurs des sommes quelquefois considérables, qui leur étaient payées aux frais de Vedilor'', au milieu même de ramphilliéâlre; les spectateurs, le bras gauche tendu en avant, comptaient les pièces d'or avec leurs doigts au fur et à mesure que le gladiateur les recevait'. Elles étaient ofl'ertes sur des plats de métal fniscr, lances],
qui étaient eux-mêmes d'un grand prix et restaient la propriété du vaincjueur ". Néron ht de véritables folies pour récompenser ceux qui avaient su lui plaire : il leur donna ce le patrimoine et les maisons d'hommes qui avaient obtenu les honneurs du triomphe' ».
Peut-être aussi distribuait-on des armes richementornées'", et des bracelets comme ceux qui servaient de décoration dans l'armée [torqueSj ". La figure 3597 représente, d'après une mosaïque trouvée à Reims, un trophée qui réunit plusieurs des récompenses ordinaires, la couronne, la palme et des armes de gladiateur'-.
D'ordinaire le combat se terminait à l'entrée de la nuit; cependant il pouvait se prolonger assez avant dans la soirée pour qu'il fiU nécessaire d'éclairer l'amphithéâtre ; c'est ce (jui devait arriver fréquemment aux miincrn quacstona, célébrés à Rome en décembre pendant les jours les plus courts de l'année; en pareil cas des lustres chargés de lampes permettaient d'aller jusqu'au bout du programme du la journée. Les représentations données tout entières de nuit ont toujours dû être une exception '^
XIX. Le compte uendu. — On avait coutume d'insérer dans les acta diuiî.na un compte rendu des mitnern de la capitale". 11 reproduisait sans dout(! la liste des gladiateurs, classés par paires, en indifjuant, à côté du nom
1 Suct. Ciidg. 32.-2 Cic. /'ra llosc. Am. 17 ; cf. M.irt. Spccl. .1i; Sud. Catig. 3i. —3C.i. (.11,1739.- iJteo. n>cAfo(. Ul, ISW. pi. .16: VUl, 1851, p. 325, 417; Uori, Inscr. Kir. III, 99; Ci. t. IV, i36tn; Devillc, fjist. de la verrerie Juns l'uni, pi. .i9 (I ; Cavlus, Jti'C, it'anl. VI, pi. 107 ; de Boissicu, /nsr.r. de Lyoïi, p. 164; Frûhncr, Verrerie anl. pi. 21,92; .1/iM. Ilorb. VI, Uv. c, elc. — s C. i. gr. 2161, 2RS',1 ; Kollows, Pisco». in Lycia,\u 18; /(eu. areh. III, IS 16, pi. 46 ; VI, 1849, p. I9S ; Kaibil, E/ii(jr. gr. 921 cl 91S ; Milliii, .l/oii. mit. ined. pi. 3« ; Corp. inscr. lat. IV, 1476. 23.S7; llcnzou, .]fmil>. Jlurgh. pi. vil, 10; Dull. .\ap. IV.l.iv. I ; iMoicr,fl<>(//ii</. |K 46, note i. — 6 Sur le praecipniim mercedis, v. plus liaul. ch. V, /■Vois des n'eompenses; Sucl. Oct. 45; Juv. VU, 243. — ' Sud. Claud. 2t. — s Juv. VI, 204; Mari. Specl. 20, 9 ; Dig. XII, 1,11; .\XX, 51 ; XVI, 3, 26, §2.-0 Sud. .\er. 30." — <o Plin. H. n,U. X, 1, 2. Cf. plus haut, di. XVII, 3". — H Hi^t. Aug.. Perlin. 98. — 13 Loriqurt, Mos. de /teims. pi. viu. 10. — la Slal. .S'iYi'. I. 6, .SI à 62 et 8S à 9Î ; Sud, flom. 4 ; Dio Cass. LXVII , S ; f. i. MI,366I;X1V, 2121, - ii Sist.
Fig. 3597. — Trophie do gladiateur.
de chacun d'eux, quel avait été pour lui le résultat de lu journée. Nous pouvons nous faire une idée de cette publication, grâce surtout à une inscription tracée à la pointe sur un mur de Pompéi, et qui paraît être un état de troupe dressé par un laniste à la suite d'un combat "'. Les hommes y sont groupés par paires, dans l'ordre où ils ont été mis aux prises, avec l'indication de l'arme à laquelle ils appartiennent; le résultat est indiqué à la gauchi! de chaque nom, par une des trois sigles I'{eriit), .y{issus), V{icil). Ainsi deux Juliani, c'est-à-dire deux gladiateurs d'une troupe impériale, probablement de Capoue, l'un o{plomachus), l'autre t{i-ex), ont été mis aux prises; le second a été gracié :
CYCNVS
IVL •
ATTICVS
Dans une autre paire, composée d'un l{rex) et d'un ni'itnnillo), il y a eu un mort :
T • M • P- L • FABIVS •