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poul-iHro mémo Aristophane. Il lui (;n laveur che/. les orphiques, qui accommodèrent sa légende à leurs doctrines sur rimmortalité des âmes et sur la résurrection '. Nous avons déjà remarqué que (ilaucus le Marin n'a point dans l'art grec do figure hien arrêtée ; tandis que les vases à figures rouges où il aiqtarail l(jut d'abord nous l'ofl'rent sous des traits juv(!niies, ne le rendant reconnaissablo que par l'entourage et par la plante marine! qu'il tient à la main, les artistes plus récents, d'accord avec la légende populaire, accentuent tout autrement ses traits. Le passage célèbre delà /^■/J^(i//(/M« de Platon où on compare àGlaucus l'àme humaine couverte des souillures qu'entraîne son association avec le corps, nous le présente comme un monstre dont les flots ont déformé la nature première ; il porte incrustés dans son corps des coquillages, des varechs et des galets^. Pour Eschyle, il est un monstre à lace humaini;, c'est-à-dire un homme par le buste et par le bas du corps un poisson, comme les Sirènes et autres créations semblables'. Ainsi nous le montre une fresque (llg. ."iOUO), en tète à tète avec Scylla'*. Le long appendice caudal qui se relève en spi-
Fig. 3630. — Glaucus et Scvlla.
raies au-dessus des flots fait partie du costume avec lecpiel les tragiques le présentaient sur la scène ^. Une pierre gravée qui ne nous donn(î que sa tète le coiffe d'une nasse d'où pend à la partie postérieure un poisson à larges écailles, la tète en bas''. Il est possible que le
l Puronn. ijr. Il; Cent. 0, -18 : Vt-riirt^ Tïuiv ;*i)., «vï'air, (lui n'est pas sans rapport avec r/.ajx-); sky*^"' lîôav bWtX èv OaXtifl'îT,. cîtiî plus haut et, pour la question ou général. Hoeck, Creta, III, 288 sq.; Welckcr, Gricch, Tragoed. I, 6i; 416; II, 767, Pour Aristoph. cf. Bergk. Zeitschr. fur die Attfrtimmsw. 1S33, p. 965, interprétant les fragments du Polyidos; pour le niytlic de GKiucus cl de l'oljidus, ï. la Jiealetwyclop. do Pauly, III, p. 882 sq. — 3 /jep. X, p. 611. — i Cher Hckkor, Anecdol. I,.'i, 21 ; Claudian. {Carm. 3", 12) l'appelle hiformis; ailleurs (X. 1I>3) il lui donne dos cheveux blancs; Strahon jlX, 405) le nomme simplement ^f-.i^, Sidoine Apollinaire le peint ainsi (XV, i;i2) : Vifidis patrio Glaucus pendebat amirlu. — V.l/crn. deil' Jiislil. III, 52, 6.— 1> Vell. Patorc. Il, 83. — 6 l|ii|j„, Galfrie mylhol. pi. 75, n» .303. — ^ Mus. Pio Clément. VI, 5; eliei: liaunicistcr, Denkmaeler, II, p. ai3 ; cf. Mus. Borli. V. 43. — 8 Imag. II, 15 ; l'aus. Aoc. cil. ; Virg. A<'n. V, 823; Non. Dioiiys. XIII, 73 et ailleurs. — 'J Vell. Pat. Loc. cit.: cf. Lucian. De sait. 49, qui confond avec Glaucus le Cretois. — Huiliucrapiuk. Gaedcchous, Glaukus der Meergott, Goelting. 1860; Id. Atlgi'meine Encyclop. der Wissenschaft und Kùnste, 1, 6!}, p. 169 sq. : Vinct, A-î mythe, de Glaucus et de Scylla, dans les Annal, de l'/nst. Arch. 1843, p. 144 sq. ; jVonuin. de l'inst. III, 52, 33; Preller, Griech. Mythologie, 1, p. 501 (3- Mit.); Itealencyclopaedic de Pauhj. III, p. 884 sq. (art. de Uaumsiark) ; Rosclier, Ausfahr-
buste colossal du Vatican, découvert entre Pouzzoles et Baies, qui représente un dieu marin à l'expression mélancolique, aux cheveux et à la barbe épaisse, aplatis par l'eau, où sont entrelacés des raisins de mer et des tètes de dauphin, au front cornu, au visage et à la poitrine couverts d'écaillés discrètement indiquées, nous rende le lyi)e de Glaucus dans son expression la plus raffinée '. Un tableau dont parle Philostrate l'entourait d'alcyons; ailleurs il est suivi de monstres marins, aux types variés'.
Il semble qu'on lui ait prêté une danse spéciale qui, après l'avoir approprié au drame satyrique des Grecs, l'a désigné comme un héros pittoresque aux auteurs de ballets mythologiques chez les Romains''. J. A. Hild.
tiïA'AtX. — linpéit établi au bas-empire sur les immeubles des sénateurs de la capitale 'praedia senatorum). Outre le nom de glcba' , on lui donnait aussi ceux de /"o/lis'^ ou rnllatin gli'/jalis, smatoria gleha, etc. Les sénateurs peu aisés remplaçaient la glcba par une capitalio de sept solidi'^. Mais, en général, les membres du sénat devaient déclarer avec détail (gluhnlis descriptio, professio) leurs possessions aux cfitnuales, sous peine de confiscation ', et ceux-ci déterminaient le montant de la cote qui devait être recouvrée par les autorités locales', c'est-à-dire jadis par les employés du gouverneur de la province, nppariiores rectorum ou officia [rector] ; plus tard, la perception de la scnaluria funrjio fut confiée aux ciiriales, c'està-dire aux membres du conseil municipal ''' [curialis]. Suivant l'étendue et la valeur de leurs biens '', les sénateurs étaient partagés en trois classes, dont la première devait huit, la deuxième quatorze et la dernière deux livres d'or à 72 solidi. Ceux qui n'avaient pas d'immeubles payaient deux folles ou livres d'or*. Pour protéger leurs intérêts'' contre des exigences excessives, les sénateurs se nommaient dans chaque province un de-
FE.NSOR SENATUS. G. HuMBERT.
GLIR.VRIUM. — Réserve où l'on élève des loirs {glires,
Ê/£'.Ol)'.
Les loirs étaient un mets recherche des Romains-. Une loi somptuaire qui le proscrivit' avec d'autres (en llo, ou peut-être en 78 av. J.-C), n'en put faire abandonner l'usage. On ne se contenta pas de chasser ces animaux comme un gibier' ; on en éleva. G. Fulvius Lupinus lou Hirpinus) en donna le premier l'exemple: c'était un contemporain de Varron', lequel explique comment on s'y prenait''. On retient les loirs, dit-il, dans un parc entouré de murs aux parois polies, afin qu'ils ne puissent s'échapper, et rempli des arbres dont ils aiment les fruits, faines, glands, châtaignes : au moins le clos en doit-il être abon-
liches Lcxikon der Griech. und Uoem. Mythol. I, p. 1678 sq. {art. de Gaedecheos).
CLERA. < C. Ifi, 19, Cod. Tlieod. De sénat. VI, 2 ; c. 7, 4 pr. C. Tli. De dec. XII, 1 ; c. 19, C. Th. XIII, 3.-2 V. Zoiini. M, 38 ; Not. Mari. Il, I. — » C. 10, 18, C. Th. VI, 2; c. 12, C Th. VI, 26. — ' C. 8, C. Th. VI, 2. — 5 C. 12. C. Th. VI, 2; c. 2, 3, 4, C. Th. Depraed. sénat. — 6 C. 4, C. Th. VI, 3. — 7 C. 21, 5 6- C- Th. VI, 4; Liban. Ep. ad Them. 255; cf. ep. 254. ^, Wolf; Velcres glossae, in Eïer.irdi Thes.jur. rom. III, p. 817. — 8 C. S, § 2. Cod. Theod. De sénat. VI. î. — 9 C. 1 à 4, C. Th. De def. sénat. I, 28 ; c. 2, 3, C. Th. VI, 3 : le solidus Tilail 25 fr. 10 sous les successeurs de Conslanlin. — Bibliographie. Walter. Geschichte des râmisch. Jtechts, 3' odil. Bonn, 1860, I, n» 373. p. 517 ; Uodefror ad Cod. Theod. VI, 2 ; Serrigny, Droit public rom. Paris. 1862, t. I, o" 39. 40; E. Kuhn. Die stûdtisrh. Verfassung des rôm. Deichs. I, p. 213 et s., Leipzig, 1864; Bcaudi de Vesnies, Des iynposit. dans tes Gaules, Dev. histor. 1861, p. 392, 393.
GI.in.vniVM. 1 Dioscorid. Parab. I, 57. On n'est pas d'acconl sur le nom grec dos loirs. Selon d'autres ce nom serait ;ajm;'-;;. Voy. sur ce sujet. Schneider ad Arîst. Hist. an. t. Il, p. 638, et ad Varr. De re ntst. III, 15; cf. Darcmberg. notes de son édition d'Oriliase. p. 606. —2 Apic. VIII. 9: Petron. Sot. 31. — 3 Plin. ITist. un/. VIII. 82. — ' Varr. De re rust. III. 2. 14; Mart. I», 53. 36. — 5 Varr. ib III. 12. 1 ; Pinl. t/ist nal. VIII, 78. — 6 Varr. /.. /. III, 15.
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dammenl fourni, si les arbres n'en portent pas. Dans ceux-ci ils doivent trouver des cavités où ils puissent mettre bas. Il leurfautpeu d'eau, car ils n'en usent guère et aiment habiter un endroit sec.
On fil mieux : comme on avait remarqué que les loirs engraissent l'hiver pendant le temps qu'ils passent à dormir dans le creux des arbres ', on fabriqua des vases [dolia) dont les flancs étaient garnis à l'intérieur de côtes par où les loirs pouvaient cheminer et de cavités où ils déposaient leur nourriture. On conserve au musée de Naples des vases de cette espèce ^fig. 3631), où les sail-
Fig. 3631. — Glirarium.
lies forment de trois à cinq étages, avec de petites ouvertures qui y correspondent au dehors -. Après y avoir amassé une provision suffisante, on y enfermait les loirs dans l'obscurité et ils y engraissaient. Plus ils étaient gras, plus on Icsestimait. Quelquefois on apportaitdes balances dans les banquets pour en faire constater le poids ^
E. Saglio.
GLOBUS (ScpaTpa). — I. Sphère', globe. Le globe terrestre^ ou les autres corps suspendus dans l'espace ^ Pour lessphèresdeslinées à l'enseignement, voy. sphaera.