‹ Dictionnaire des antiquités grecques et romaines d'après les textes et les monumentsChapitre 105 sur 137 · II. Cadran solaire ou autre horloge [horologilm · texte numérisé non relu

II. Cadran solaire ou autre horloge [horologilm

E. Saglio.

Fig. 6ï>04. — Solarium en tevrnsse.

Decharme, Mijthol. de la Gr. ant. p. 238 sq. ; Déclieietto, U culte du Soleil aux temps préhistoriques , Rev. arch. 1909, I, p. 303 sq.; II, p. 94 sq.: Ajouter àc» Hudes d'ensemble les différents articles cités dans les notes. Pour [’haêllioii, i ■ Knaack.arl. Phaëthon du Lexil. de Rosclier et, en outre des manuels précédente les articles cités dans les notes, Wieseler, Phaëthon. 1857 ; Baugert, De (ah - I 1 " tliontea, Malle, 1885 : Knaack, Quaest. Phaethont. ( Pliil . l/ntersuch. S) ; 'ol1-1,1 De Orid. mythopoieia, Berlin, 1901. — Pour Rome : Wissowa, Religion der 1902, p. 260 sq. 305 sq.; Cumont, Mon. relut, aux mystères de Mithra, I, " "I el passim (cf. indes, p. 374); Usener, .Soi invictus (Rhein. Mus., N. F. IA, i ' sq.) 1903. On attend l'article « Sol » dans le Lexitcon der Mythol. de Rom h' ^ SOLARIUM. I üalcn. ad Hippocr. De artic. III, 23. (tu ne peul doute' '1"^ ^ Grecs n'aient utilisé les terrasses des maisons comme on l'a toujours fai) 1 Midi et en Orient. La turris (Cic. Tusc. V, 2) d’où Dcnys parlait à Syracuse, n 1 chose qu'un solarium. - 2 Isid. Or. XV, 3, 12, solarium quod solietaurr » ) Ulp. Dig. HL 2, 17. — 3 Senec. Ep. 122; Contr. Exc. V, 5. — ’ Ore '■

2417 = Wilinanns, Exempta inscr. lat. I. 320... solarium tectum in ^"V^|niv collegi s. s. epuletur ; cf. Promis, Voeabula di archit. s. v. p. 189. —

11,8, 17; cf. Yarr. Linij. lut. V, 102 : Fest. Ep. &4. — 6 Ch. Hubois, ^ p. 193. 7 Zalin, Die schônst. Gerniilde uus Pompeji, III, pi. smv. — L ],^tur Pompeiana, Lond. 1829, l, p. 27. - f Win. Ep. V, ,, Frigidariae cellaec0”*f ,,, media cui sol benigpissima praesto est. » — 10 Ballet Acad. d. Insn

SOI

SOL

III __ Redevance due à l’Élat romain ou à une ville . lu concession d’un lieu public sur lequel on élève construction durable Cette concession était probablement toujours révocable, sauf clause contraire2. Sous

l'Empire elle était accordée, à Rome, peut-être d’abord p.ir le sénat3, puis par l’empereur L Au Bas-Empire le solarium s’appelle pensio*. Pour le solarium dans le droit de superficies nous renvoyons à l’article superfigies. Ch. Lécrivain.

SOLEA, sandalium , <riv3ocXov, (javoâÀtov (éol. <râp.6aXov), 7t-otÀov, sandale. Cliaussure réduite essentiellement à une semelle (. solum , sole) et laissant le pied plus ou moins découvert. La semelle ne peut tenir sans quelque lien, dont la complication, le luxe, varient considérablement ; de là une foule d’espèces de sandales, la plupart mal connues; elles s’opposent toutes à la chaussure montante et fermée [calceus, émisas] et à la demi -botte enveloppant une partie de la jambe [endromis]. Ainsi, il s’agit d’une désignation très vague, englobant de multiples variétés, aux transitions insensibles, et qu’il est généralement impossible d’identifier dans les textes littéraires ou les monuments. Pollux 1 énumère une longue série de types de chaussures, dont la description, prise à la lettre, contredirait nettement bien d’autres textes. Ailleurs 2 il rapporte que, d’après Théopompe le comique, la sandale était È7Ù yuvauôç; mais les hymnes homériques ne confirment point cette limitation3 ; par contre, xpTiTriç [crepida] est donnée comme chaussure d’homme 1 ; or Lucien 5 indique la xp-rpès àxTixvj comme chaussure de femme. Athénée parait opposer 6 crépide à ÛTcdSr^a : simple redondance. Horace (sapietis crepidas sibi numquam necso/eas fecit) ' en commet une autre, à moins qu’il n’ait voulu rappeler

les noms grec et latin du même objet. Nouvel embarras, beaucoup de chaussures, dans la nomenclature de l’ollux, portent des noms géographiques, qui caractérisent peutêtre simplement la nature du cuir employé dans la région, ou quelque menu détail H, et qui peuvent désigner aussi des sandales. Nous devons renvoyer à l’article crepida, en ajoutant aux figures quelques variétés que celte rubrique n’impliquait pas.

Il n’est pas sûr que le nom de la sandale soit proprement grec °, car il n’apparaît pas dans les plus vieux ouvrages en celle langue l0. En Égypte l’usage constant est d’aller nu-pieds; mais, au temps du nouvel Empire, les grands personnages de l’État ou les prêtres ont des semelles, parfois de cuir, plus souvent en feuilles de palmier, ou en bandes de papyrus tressées, relevées sur le devant ", avec un lien sur le cou de pied, auquel se rattache une lanière passant entre les deux premiers doigts ; quelquefois, sur tout le pourtour de la semelle, un contrefort de très faible hauteur [cf. baxae]. Oh ne garde jamais ses sandales à l’intérieur des temples ou des habitations Chez les Assyriens également, la chaussure est dans le principe réservée aux gens de cour; elle se vulgarise plus tard. C’est encore une semelle, mais avec un appendice de cuir emboîtant le talon; le rebord est muni d’anneaux où passent les attaches qu’on noue sur le cou de pied 13 ; c’est avec ce modèle que la sandale grecque classique a le plus de parenté.

Sur les monuments les plus anciens de la Crète, les gens sont figurés pieds nus, ou bien les hommes, soldats ou gymnastes, ont des souliers enfermant tout le pied, avec des liens serrant étroitement la cheville u. Mais dans les poèmes homériques, le mot itéS'Aa, fréquemment employé 18, indique probablement des sandales, car on représente comme liés sous le pied 16 ces Û7toS-/|gaTX 17 ; si à la longue ce mot en vient à désigner un soulier enveloppant l8, à l’origine, d’après l’étymologie (u7tô, oéio), une autre interprétation parait la meilleure. Les textes cités sont relatifs aux hommes ; pour les femmes — est ce un hasard? — il n’est fait mention que des déesses ri : Héra porte desTrÉoiXx’20, Athéna également21. Tous se chaussent pour sortir de leurs demeures 22. Les épithètes xaXx 23, youfTeia 2*, àgSpodia 2 ' n indiquent point la forme ni la matière de la chaussure ; mais Àutxpoi, appliqué aux pieds26, faitsupposer que ceux-ci étaient en grande partie visibles, donc dépourvus de chaussures fermées. Seuls sans doute, les gens de la campagne vont nu-pieds, ou cherchent à mieux protéger leurs extrémités ’27.

La sandale est plutôt chaussure de luxe que de fatigue28 ;

1 Oig. 43, 8, 2 § 17, 30, 30, 5 : l’ronlin. de aq. 2, 118; C. ins. lat. 10, 1783 ; 18, 3- ; à Dig. 8, 4, 13 § 1, il faut pliitôl lire solarium elâ 7, 1, 7 § 2 salarium. Dans le procès des foulons ( Corp . ins. lat., 6, 206) on nesait si les pensiones se réfèrent ,l lit jouissance d'un lieu public ou de l’eau d’un aqueduc. — 2 A C. i. I. 6, 1585 a 6, lu concession de sol public au gardien de la colonne Antoninc pour la con-trucliou •I nue cabane comporte le solarium , la propriété complète transmissible aux héritiers.

’ Conjecture de Mommsen d’après une inscription, cependant d’authenticité contestée (Kuggiero, Catalogo dcl museo Kircher, I, p. 136, n°505|. — 4 C.i. I. 6, /*. __ g 41 j q. Just. Il, 70, 1. — Bibliographie. Marquardt,

Manuel. X,p. nu.

i VU, 22, 85-92 : uno£r(nàto»v tfSïj. Autre nomenclature énigmatique dans "codas, VII, 57 sq. — 2 X, 11, 50. — 3 Voir aussi à akbyi.e trois épigrammes,

ï’elativi - 4 H,

lves * môme statue, qui semblent idenliiier àçôu>.'3e;, pXaûtia, aâvSaXa. gem. ap. Atlien. XV, 698 d. — 6 Ithetor. Praecept ., 15. — 6 XIV, 621 b.

1 ‘ ftC I» 3, 127-8. Aulu-GelLe, en revanche, rapproche les soleae des crepidulae • "//. XII, 22 (21), 5). — 8 Cf. Luc. Pial. mer. 1 4, 2 : ex Ilaxâçwv aavSdùua èniypuaa.

■ 9 On ri

Collin.

approche le persan sandàl (W. Prellwilz, Etym. Woerterb. d. griec/i. Spr.

®en’ 1892, p, 279) ; mais il faut bien remarquer que la chaussure nationale des

Mèdes et des Perses est une sorte de soulier moulant jusque vers la cheville. — *00n le lit pour la première fois dans Hymn. Merc. 79, 83, 139. — H Celte dernière particularité ne fut pas imitée dans la Grèce antique. — 12 H. Weiss, Kostùmkunde Stuttgart, Il (1860), p. 37, fig. 25; J. -G. Wilkinson, .1 popular Account ofthe ancient Eyyptians , London, 1854, II, p. 331 sq. Les souliers bas égyptiens sont d'époque plolémaïque. — 13 Weiss, O. I. p. 205, fig. 121. — 14 A. Mosso, Palaces of Crete, London, 1907, chap. XII. — 15//. U, 44 ; X, 22, 132; XIV, 186; XXIV, 340; Od. I, 96 ; II, 4; IV, 309 ; V, 44; XVI, 154; XVII, 2. — HJ *r«o -nonvlv revient constamment; ex. Od. XVII, 2. — 17 Od. XV, 369; XVIII, 361. — 18 Aristopb. Plut. 983.

— 19 Th. Dav Seymour, Life in llie Homeric âge , New-York, 1907, p. 170 sq.

— 20 Jl. XIV, 180. — 21 Od. I, 96; add. einéSttto* 'Ipt; (Aie. p. 13 B). - Eschyle, Prom. 135, nioulrc les nymphes de l’Océan partant pieds nus, pour indiquer leur précipitation. — 22 Hermès est xoOduiréSiXoç {Hymn. Merc. 57) et aussi Maia.

— 23 Od. I, 97; Itéra est {Od. XI, 604). — 24 Od. I, 97. — 2* Jl. Il,

44; XIV, 180. — 26 Eumée se confectionne en peau de bœuf des souliers qu’il mel à I*. est *ô8e<t'tiv {Od. XIV, 23-2 4j. — 27 Un paysan fiancé porte <ràu.Sa>.« «e(iicc6ôt;« (Sappho, fr. 98 Bergk). — 28 C’est un grand mérite aux yeux des Grecs d’ètre

Euffouoo;.

SOL

SOL

elle ne déforme pas le pied *, auquel elle laisse libre jeu, et que les bains fréquents permettent «l’exposer sans inconvénients à l’air. Les statues archaïques de l'Acropole attestent que le pied est le morceau de prédilection «les sculpteurs ioniens2, qui y appliquent tout leur talent. Habitude d’atelier? C’est plutôt un reflet des idées courantes ; aussi ces statues, quand les pieds ne sont pas nus, ont ordinairement des sandales : la semelle est plate, peu épaisse; <« une courroie (Çuydv) part de l’extrémité du petit doigt 3, passe sur tous les doigts, puis repasse sous le gros orteil, ressort entre cet orteil et le suivant et remonte vers le cou de pied pour rejoindre sans doute une autre courroie qui serrait le talon. » Les sandales ne cachaient pas le pied 3t« elles fournissaient par leurs courroies entrecroisées, avivées de couleurs, un joli motif de décoration 1 ».

Pour la période classique, nos sources figurées deviennent plus rares; les statues ne nous sont guère connues que par des répliques romaines, et peut-être les copistes de basse époque ont-ils accommodé certains détails au goût du jour; sous cette réserve, il semble que l’art praxitélien cherche l’exactitude dans la reproduction des sandales et de leurs attaches 5. En tant qu’originaux, les vases nous renseigneraient plus exactement : la céramique à figures noires représente rarement les sandales ; les exceptions se voient surtout dans la fabrique ionienne ou de façon ionienne °; les petites dimensions de ces objets sont d’ailleurs souvent un obstacle à une reproduction parfaite des accessoires. Un petit vase de Florence 1 montre un simple entrecroisement au niveau des chevilles ; c’est la copie simplifiée dece que fait mieux voir un pied de bronze très fin, semblant provenir d’un àvà6ï]ga, effigie d’Artémis (vP-v0 siècle), à Lousoi (Péloponnèse) p, et plus complètement encore la statue de poète grec du Louvre, dont l’original remonte au milieu du ve siècle (lig. 6506) 9. Les éléments essentiels d’attache sont deux courroies : l’une enserre le cou de pied et l’angle du talon; l’autre, prenant au-dessus du talon, rejoint la plante du pied à la naissance des doigts; en outre, un cordon, généralement plus fin, enserre le gros orteil et rejoint la

première courroie au cou de pied. Dans l’exemplaire du Louvre, une lanière encore passe sur le pied, mais Laisse tous les doigts libres; c’est à peu près le modèle du re. lief de Chrysapha ,ü.

De façon générale, avec le temps, le réseau des attaches va se compliquant ", complication, du reste, qui commence dès la céramique à figures noires 12 et tient à l’importance attribuée par la mode à cette partie du costume ’3. La coupe et l’ajustement de ses sandales n’était pas un des moindres soucis du jeune Grec élégant11; on plaisantait les mal-chaussés considérés comme des rustres ,6. Il y avait des sandales dont les courroies constituaient un réseau tout préparé et fixe; il ne restait à nouer que deux ou quatre attaches ", comme pour lu caliga romaine, réseau immuable de lanières où l’on n’avait qu’à engager le pied.

Chaussures élégantes ,s, c’étaient les sandales qu’on mettait pour se rendre en société, à un banquet ", bien qu’on les quittât à l’arrivée20 (lig. 1696). Les philosophes, par ascétisme, se promenaient pieds nus 2I, imitant les Spartiates chez qui c’était une règle de discipline32; et pourtant Socrate, qui inarchaitsans souliers danslaneige à Potidée, allait en sandales au souper d’Agathon23. Sur la stèle d’IIégéso 31 et sur celle d’Amenokleia (lig. 6386), la servante a des souliers montants, la maîtresse de simples semelles, dont les attaches étaient sans doute peintes.

Suivant exactement le contour du pied 23 [sutükJ, lu sandale ne passait pas indifféremment d’une jambe à l’autre ; la semelle (TTÉAga20, plutôt xaTtuga quand elle était forte21) consistait d’ordinaire en une ou plusieurs 28 épaisseurs de cuir29, au besoin renforcées de clous30; on employait aussi le liège31, le bois dur, non seulement pour les chaussures grossières 32, mais même pour les sandales féminines 33, luxueuses et ornées de courroies dorées 34 (rupp-qvixx ”). Parfois on superposait le métal au bois 36 : on a retrouvé (fig. 6507)

Fig. 6506. — Sandale grecque.

Fig. 6507. — Sandales à semelle de bronze.

1 Elle n’est pas lourde en général : <ràv$ «a* xojsa ( Hijmn . 1/erc. 83). — 2 (J . Léchai, Bull. corr. hell. XIV (1800), p. 323-326; Au Musée de l’Acrop. d’Ath. Paris, 1903. p. 192-196. — 3 Aristoph. Lys. 416 sq. el Schol.; Poil. X, 181; Hesych. et Suid. s. u. — 4 Léchât, ibid. En général, en effet, elles étaient peintes, quelquefois en outre indiquées sur le marbre par un mince relief (Au Musée, fig. 15, 20-21); cf. le fragment de statue équestre ( Jahrb . VIII (1893), p. 143, fig. 13 b). Sur les froulons d’Olympie (Ol. III, p. 65, fig. 101), les courroies étaient peintes, car ou ne les voit plus (Trcu, Jahrb. X (1895), p. 30 sq.); autres ex. d'époques diverses : l’Orphée el l’Eurydice de Naples (Furlwaenglcr-Urlichs, Den/em. griech. uud rôm. Skuiptur , Handausyabe , München, 1898, pl. xn) et le bas-relief néoalliquc de la Ménade au chevreau (M. Collignon, Hist. de la sculpt. gr. Paris, Il (1897), p. 648, fig. 340). Par contre, le sculpteur qui avait fait la statue de Cornélie, mère des Uracques, lui avait donné des soleae sine amento (Plin. H. n. XXXIV, 0, 31). — 5 Cf. VV. Allmann, Oestcrr. Jahreshefte, VI (1903), p. 194. — 6p. Wollcrs, Jahrb. XIII (1898), p. 20, n. 9. — 7 Monum. ant. VII (1897), p. 334. — 8 Rcichel-

Wilhelm, Oesterr. Jahreshefte , IV (1901), p. 47-48, fig. 60 b. — 9 Wintcr, ibid.

III 1900), p. 78-93 ; cf. p. 81, fig. 4. Rapprocher le Sophocle du musée de Laleran à

Rome: Bcnndorf el Schoene, Later. Muséum, n. 237 = Monum. d. Inst. IV, pl. 27. — 1° Collignon, Op. c. I (1892), p. 233, fig. III. — il Voir l’Ariane endormie du Vatican, l'Apollon du Belvédère (Furlwacnglcr-Urlichs, Op. I pl. xxv), l’ Hermès de Praxitèle (lig. 2056). — 12 Vase de Ménidi (Jahrb. XIII (1898), pt. i, 3; p. 20) : courroies peintes en rouge formant un vrai grillage ; add. un vase chalcidien polychrome (Journ. of hell. st. V (1884), pl. xi.i). — 13 Un motif polygnotéeu très eu faveur est la femme déliant ou remettant sa sandale, comme sur la balustrade de la Nike aptère; Trcu, Jahrb. X (18951, p. 101 Mi Hihœfer, ibid. IX (1894). p. 57,

, 80 ; cf. sur une coupe à figures longes, un jeune homme au repos üraul les lien» sa sandale (Furtwaengler, Arch. An;. VI (1801), p. 1 1 <-l 18, fig. I- 1 011

esclave attachant des sandales dans les fresques du l'Ilioupcrsis (htiu imh a. ■ch. Zeit. XLU (1881), p. '281); voy. aussi notre fig. «'H. — n l'lat‘ ■J'""'1 p 04 il. — 16 Aristoph. Eq. 321. — ‘6 Theophr. Clmract. A. - «' A. H.bnu h U al. or sculpt. in the Br. Mus. lit (1904), p. 214, fig. 21, n- 2109.- ; auô-.oi consacrent des <Ta.Sà/.i« pour vêtir la déesse Isis (fracnlicl, rqamon, 32(i). - '9 Aristoph. Eq. 889. - 20 Un esclave les rct rail au ‘•""'T, déposait à la uavSaXoOiqxti (Poil. VU, 87; X, 50 et 127); add. Mail. I G ,t jai)(, :t. Il, 8, 77 ; demander ses sandales était une manière de prendre conge • •uc. Il, 4, 12). —21 Aristoph. Nub. 103 ; Theocr. XIV, 5-0 : n.0»rq«“’ ’

,UadS«vo;. - 22 Xcn. Besp. Lac. il, 3; cf. Becker-Gœll, Chariklcs,^

23 plat. Symp. 174 a. — 24 Collignon, Hist. de la sculp.U , P1- IV- " ,c/(t

Sme parfois fourchue, avec un vide entre les deux premiers doigts ( ee. .

1)3, I, p. 21 1). — 20 Athcn. IX, 9, 370 a ; Polyb. XII, 6, 4. — 2‘ ' C 'J*.' paI.tlic-

Acharn. 300 ; semelle de la campagne : Aristoph. Eq. 315. — 28 . "na 2il pc6

s du Varvakion a double semelle (Furlvvaenglcr-Urlichs, dp. c- P • ^ M (||| 0I, limes aimaient à les multiplier pour se grandir (Xcn. Oec. X, 2)c cc“ ut observer sur les belles stèles alliques. — -30 Tôles, ap. ’• X|||,

214, 30 Meinekc ; Theophr. Char. IV, 17 ; Athcn. XIII, p. 5G5 e. |3^

, 568 b ; ex. d'Égypte au Br. Mus. (A Guide tll. gr. anl1 (EuA.

277), avec rebords dorés. — 32 Kfoùmtka (Sopli. fr. 43 Dind.), yil,

7, 29). — 33 C. r. Comm. arch. de S.-Pétersb. 1878-79. p. 143. j q ,

, 92. — 33 Cratiu. fr. 131 ap. Fr. com. ait. I, 54. — 35 Br. Mus. A t""'1 itiquarium de Berlin : Arch. Anz. XIX (1904), p. 27, n° 25.

SOL

r||.ie i d'épaisses semelles (du n° siècle avant notre .jcuiées, garnies par dessous de minces plaques de

bronze ; d'autres

sont munies de crampons disposés comme sur un fer à cheval (fig.

6508) 2 ; pour faciliter la marche, on les avait faites en deux parties, reliées par une charnière également en bronze3. De Grèce, cet usage est Élrurie : plusieurs exemplaires (lig. 6509) ont éLé exhumés à Vulci, à

— 1389 — SOL

des souliers ou des bottes; les sandales légères se conservaient à l’intérieur; les grécisants (graeculi) qui s’en paraient au dehors (on cite Scipion 1 ancien Verrès , Antoine22, Germanicus ”, Caligula21, entre autres), scandalisaient les partisans desanciennes mœurs, et celte évention est encore attestée à l’époque d’Hadrien par

Fig. 6508. — Sandale à crampons.

passé en

Fig. 6509. — Sandale articulée.

Marzabotto 4 ; tous sont petits et ont dû être portés par des femmes.

Comme elles, les hommes arboraient parfois des courroies de grand prix; le peintre Parrhasios usait de cordons en or5. Le réseau des attaches était souvent assez serré pour que les sandales eussent l’apparence de véritables souliers, et couvrait les chevilles6. On ne saurait distinguer les diverses sortes de sandales grecques ; on croit voir que la plupart étaient chaussures de luxe [blaütai, baukides], en petit nombre pour les pauvres gens, et alors faites de feuilles ou d’écorce [baxaeJ, ou d’un morceau de cuir dépassantla plante du pied et relevé de toutes parts [cabbatina] ; les icepaixxf, portées par des Athéniennes7, paraissent avoir eu une empeigne qui recouvrait seulement le dessus du pied8. Quoique les chaussures sans clous fussent jugées plus élégantes \ des femmes eurent la fantaisie d’en faire un ornement: les clous sous la semelle, par leur disposition, formaient parfois un mot ou un symbole l0, ainsi l’exclamation lIATOr [va!), ou cette invitation: AKOAOY0EI [suismoi) 11 (fig. 4968) qui s’imprimait sur le sol.

L’Étrurie, à cet égard aussi, parait un prolongement de la Grèce : toutes sortes de chaussures y sont en usage. Les statues grecques d'hommes sont bien plus souvent dépourvues de sandales que les statues de femmes; même opposition sur les miroirs étrusques 12. La statuaire en terre cuite nous montre divers spécimens de sandales *®, aux laniè’res peintes 14

ou incisées 13. Les çavôoiXnx Tuppir|-

V!J!Ï OU TUppYjVf ouo yf) 16 à

haute semelle 17, avec courroies

dorées18, ont été renommés pendant toute l’antiquité ’3.

A Rome, dans les premiers temps, au rebours de la coutume grecque, tous les ingénus prenaient pour sortir

le passage d’Aulu-Gelle [crepida] qui témoigne qu’a cette date solea désignait toutes les variétés laissant le dessus

ignait

du pied nu, avec lacis de cordelettes, et qu’il y avaitfort peu de différence entre elle et, d’autre part, la crepida et la callica (fig.

65 1 0) 25 ; celte

dernière nous achemine au campagus du Bas-Empire. On fil aussi des soleae doublées de laine -1’.

En Égypte, jusqu’à la fin de l’antiquité, on retrouve des exemples de la pantoufle très légère, en cuir gravé et gaufré, dont la semelle est simplement rattachée su

Sandales à quartier.

le

Fig. 6511. — Sandale avec ses attaches.

cou de pied par un large lien de même matière2'.

Dans l’Édit de Dioclétien sur le maximum, crepida ne se rencontre plus, mais on trouve un tarif de soleis et rjallicis ,

Tiept CTxvôocXûov xai Too/aSéov 28 : les cjallicae (xpoyiota) y sont chaussures d’hommes29 ; pour les femmes, aavôâXix correspond à Totupstvat [taurinae muliebres ), pantoufles en peau de taureau30? La sandale de luxe est faite alors de cuir de Bahylone, solea Babylonica 31 . 11 n’est pas fait mention dans l’Édit delasandale la plus simple, consistant en u ne semelle retenue par deux liens en demi -cercle, l’un au cou de pied, l’autre à la naissance des doigts ; c’est celle qu’Isidore appelle obstrigillus 32 ; la figure 6511 donne le dessin d’une sandale semblable retrouvée à la Saalburg33. On voit enfin (fig. 65L2) un bronze du *j-~

Cabinet de Vienne 3l, où les se- Fig. 6Si a. — Socques, melles sont munies de deux

pièces qui les rehaussent, sous le talon et le devant du pied; le porteur de ces socques, analogues à celles de

1 Cl,. Ravaisson-Mollicn, Mèm. de la Soc. des untiq. de Fr. 6° sér. U (1891-92), P- 1-1*. — 2 É. Miclion, Ibid. p. 311-351. — 3 Mus. Greg. 1, pl. lv, 7 ; Micali, Mon. inecl. 1814, pl, xvh, 4. — 4 E. Brizio, Monum. ant. I, p. 108, 275; Montelius,

Civilis.

primit. en Italie , Texte, p. 518. — 5 Atlien. XII, 62, 543 f. Empédocle fixait

,l ses sandales des ornements de bronze (Suid. ’ApuxXE'a, ’EjxxeSoxX^î). — 6 Cf. les de l'ollux (VII, 94) : uix-jeIustov ûitoSqaa. — 7 Aristoph. Thesm. 734 ; Ecct. 319. - 8 ]{] .y,,/,. 1 5 1 — 9 y. note 30, p. 1388. — 10 Rapprocher les souliers des rois 1 Crypte ; sur la semelle ils fais aient peindre l’effigie d’un ennemi vaincu (Wilkinson, ■ nf.i. — ,1 Add. chez les chrétiens, l 'alpha el Iomega, avec le swaslika : Brit. - «s. Guide lo tlie Exhib. p. 134. D’où l'idèe de donner à des timbres [signum] la 01 me d une sandale (Babelon-Blancliet, Bronzes antiq. de la Bibl. Nat. Paris, 1895, !' ,J> scb)- — l2Gerbard, Etrusk. Spiegel , ccct.xxxvi : Pélée pieds nus et Tliélis ' ' '*cs sandales emboîtant le talon. — 1:1 W. Deonna. Les statues de terre cuite ans * antiq. : Sicile, Grande Grèce , Étrurie et Borne , Paris, 1908, p. 112 ffig .4),

1 14 (fig. 8), 179; Mus. Greg. I, pl. i., I. — n Deonna, p. 115, 125 ; Nol. de gli scavi, 1888, p. 418, n” 4. — 15 Deonna, p. 124. — 16 V. note 35, p. 1388 ; l’ollux, VII, 22, 86 ; Hesycli. et Phot. s. u. — U Poil. VII. 22, 92; Hesycll. : oxvS. x-ixTupâ xt u-Li,x<iv.

— 18 Poil. L. c. ; cf. Ovid. Amor. 111,13, 26, parlant des jeunes filles falisques : auralos ■ pedes ; Virg. Aen. VIII, 458 : Tyrrhena pedum vincula. — 19 Cleni. Al. Paedag. Il, 1 1 . p. 205 Syllb. — 20 Liv. XXIX, 19, 12. — 21 Cic. In Verr. Il, 5, 33, 86. — 22 Id. Pliil. Il, 30, 7, 6. — 23 Tac. Ann. Il , 59. — 2t Suel. Calitj. 52. — 25 Notre fig. d’après Zafin, ürnam. u. Gemàlde, II. p1. 78. — 20 Martial. XIV, 05; Edict. Oioclet., IX, 25.

- 27 Forrer, Beallexibon, fig. 552 (ex. d'Acbniin) ; cf. Frauberger, Antike und frùlimittelalterl. Eussbekleidungen von Aclltnim Panopolis, Düsseldorf, 1896.

18 IX, 12 sq. — 29 /bid. 12a à 14. — 3° Ibid. 15-16. Le nom pourrait venir, d’après

Waddinglon (ad h. (.), du nom des Taurini (Turin) qui les auraient fabriquées.

31 IX, 17, 22. — 32 lsid. Urig. XIX, 34, 8. — 33 Jacobi, Saalburg, pl. i.xxx,

fig. 496. — 34 Von Sackeu, Ant. Bronz. des. Ant. Kabinets in U ien, xuv, 2.

SOL

SOL

1 Extrême-Orient, semble être uiiaquarius; elles seraient a rapprocher de la solea balnearis *.

Certains textes2 sont relatifs à des personnages <|ni ne chaussaient qu’un pied, et il existe des statues au type du povoaàvSaXo;. Généralement, c’est le gauche ( simster ) qui reste nu, celui qui a parfois une importance rituelle; peut-être gardait-on ainsi, par l’intermédiaire du sol, le contact ininterrompu avec les divinités souterraines, et au contraire le chaussait-on, au lieu du droit, pour échappera ces puissances, si on les redoutait 3.

On a signalé [educatio, p. 474] le rôle de la sandale comme moyen de correction (lig. 2604). Sur une coupe atlique Ëros menace un jeune garçon de sa sandale*. Dans un joli groupe de terre cuite \ c’est contre hros lui-même qu'Aphrodite lève sa semelle0. Frapper ainsi s’appelait pXauToOv 1 ; selon la légende, Omphale en usait envers Héraclès8. Une hydrie de Vulci nous fait voir, au dos d'un petit personnage, quatre marques de cette « sandalocralie » 9.

Mentionnons ici le fabricant de chaussures non cousues, des sabots, soleae Ur/neae [sculponeae]. Les noms grecs et latins du sabotier ne sont pas connus l0. Pour sandaliarius, solearius, cf. sutor.

Pour les sandales destinées à préserver les pieds des chevaux et bôtes de somme, mulomedicus, p. 2012 sq.

Autres sens de solea. En dehors de la sole (pouyXwcicroç), poisson « plat comme une sandale » ", le mot désignait encore une sorte d entraves en bois Ur/neae so/eae) aux pieds des criminels ia, et Columelle nomme ainsi une pièce de pressoir à huile 13 ; c’est une espèce de plancher u [cl. crepido, tiré de xpTjTtt;]. Victor Ciiapot.

SOLIDUS. — Nom de l’unité monétaire de l'or sous l’empire romain à partir de Constantin le Grand.

Avant Constantin, le nom de l'unité monétaire pour 1 or, chez les Romains, était nummus aurcus, denarius aureus, et plus ordinairement aurais [aureus]. Vers l’an 312 de notre ère, Constantin lixa la taille del 'aurais à l/72e de la livre romaine de 327 gr. 45, c’est-à-dire au poids normal de 4 scrupules ', soit 4 gr. 55, et celte piècenouvelle, plus régulièrement étalonnée, au point de vue pondéral, que ne l'avait été l'ancienne et désignée ofticiellement pour être désormais la base de tous les comptes en or, fut, pour ce motif, qualifiée aureus solidus, et bientôt on l’appela par abréviation, solidus. Longtemps auparavant le terme de solidus avait déjà été occasionnellement appliqué à l’unité monétaire ou pondérale. C est ainsi que dès 146 de notre ère, Volusius Maecianius dit: prima divisio solidi, id est librae , r/uorl as vocatur.2. Apulée, à la fin du ir siècle, parle de centum aurei solidi \ Lampride qui vivait, il est vrai, sous

Constantin, donne le nom de solidi aux monnaies d de Sévère Alexandre *. Mais ce sont là des cas isolés' î' terme de solidus ne se substitua couramment et ' sellement au mol aureus, pour désigner la pièce d''. étalon, qu’après la réforme de Constantin. Les premiè,0' pièces de cette réforme, c’est-à-dire les premiers m solidi ou solidi portent dans le champ du revers le chiffre lxxii, qui indique leur valeur par rapport à la livre (fig. 6513) s.

On trouve aussi par occasion le chilfre lxxii suides solidi de Constant U1' et de Constance II 6.

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