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avaient parfois, semble-t-il, de bouches démission1, Online pour les fontaines ordinaires. Le liquide vapo- , , de l’eau ou du vin, était parfumé le plus souvent ' c .cdu safran (crocus), rarement avec d’autres substances,
‘ exemple du baume8. L’usage se maintint pendant huile l’époque impériale ; il passa de Rome à Pompéi 3, et ..mS nul doute dans d’autres villes. Aux aspersions liquides s’ajoutèrent, dès le temps d’Auguste, des pluies l(1 Heurs', usitées aussi dans les banquets5. Néron installa ce double luxe dans sa maison d’or, où les plafonds de certaines salles à manger étaient machinés pour l'dre pleuvoir sur les convives tantôt des parfums et tantôt des fleurs0.
Les sparsiones liquides dont nous venons de parler n’étaient que les formes les plus parfaites et les plus raffinées de l’arrosement en jet ou en pluie pratiqué de toute antiquité dans les maisons, les rues et les terrains cultivés1 pour rafraîchir l’air, abattre la poussière et favoriser la végétation, comme l’eau courante de Pompée n’était qu’une application du système banal de l’arrosement par irrigation8. D’autres applications en étaient faites qui ne supposent pas l’emploi d’un appareil vaporisateur. Au temps d’Horace9, les riches Romains faisaient arroser avec de l’eau parfumée les pavés en mosaïque de leurs demeures. Dans les fêtes par lesquelles Urbinus, questeur d’Espagne, accueillit Metellus à son retour dans cette province, en 680=74, le sol fut baigné de même, cruco sparsa humus 10. Lorsque Néron, après Je voyage d’Achaïe, lit triomphalement sa rentrée à Rome, de telles aspersions eurent lieu sur son passage, et, en outre, il pleuvait sur le cortège des oiseaux, des rubans, des sucreries11.
Celte sparsio solide dérivait d’un usage ancien, comme la jonchée de Meurs que nous avons déjà mentionnée en coordination avec une sparsio liquide. Répandre des Ileurs ou du feuillage, spargere /tores, frondes, àvOopoXeïv, (puÀXopoÀsiv, était, dans la vie grecque et dans la vie romaine, une manifestation usuelle ou bien de joie seulement ou bien ensemble de joie et de respect . Les convives d’unbanquet [comissatio], couronnés de fleurs, de roses surtout, en semaient d'autres autour d’eux 12, non seulement parce que leur senteur préservait, disait-on ’3, de l’ivresse, mais encore et principalement pour en jouir par la vue et l'odorat [corona, p. 1527]. C’est ainsi qu’une peinture d’Herculanum nous montre, dans nue scène d’orgie, la table et le sol parsemés de fleurs14. Des fleurs, du feuillage, des fruits, des bandelettes, d’autres objets compris dans l’appellation générique de
1 Lucau, D, 809. — 2 Spartian. Loc. cit. — 3 C. i. I. 4, 1177, 1181. — 4 Hor. Epht. ï . I, 79. — « Ovid. Fast. 5, 360; cf. 33G. —6 Suet. Nero , 31. — n On peut rapprocher ce qui se passe au les Lin de Trimaleion ; Petr. 60. Lucien, Nigr . 31, mentionne le vin parfumé au safran ou autrement qui est répandu dans les festins, mais sans préciser de quelle façon. — 8 Plaut. Pseud. 164; Stick. 354; fra(b fait. inc. XLVI (éd. Rilschl) ; Titin. Sctina, XVII (Ribbeck, Com. rom. /rag. 3); Cic. Par ad>. 5, 2; Phæd. 2, 5, 15; Suet. Calig. 43; Colum. 5, *’ ** ’• saminaria conspergi saepius quant rigari debent ; etc. — 9 De tout temps on a du arroser la piste du cirque. Dans Plaute, Poen. 1291, les mots qui rortinam ludis par circuni ferunt désignent sans doute les sparsores ( spartores •Imts C. i.l. 6, 10046). 11 faut peut-être les identifier avec des personnages que l’on VOlt s°uvenl sur les bas-reliefs représentant des courses de chars, et qui ne prennent point part eux-mêmes aux courses, mais ou bien sont couchés sous les chars ou bien portent des amphores ou d’autres vases ; souvent aussi des vases gisent sur le sol. l-i fonction de ces arroseurs devait cire également de rafraîchir par aspersion les chevaux, cf. Dig. 3, 2, 4 : qui aquam equis spargunt , et de mouiller les roues des chais pour les empêcher de prendre feu: une peinture antique (Afin. delV Inst. vo'- XI, lav. d'agg. M) nous montre un personnage qui s’approche, un vase à la mani, du char d’un aurige vainqueur. Voir Marquardt et Mommsen, 13, p. 286, n. 1.
•npoy .kai ,r’, qui correspond à sparsio au sens concret d’objets répandus, étaient jetés par la foule enthousiaste sous les pas des personnages auxquels elle voulait laire un accueil triomphal spécialement des athlètes \ainqueurs17. Une autre sorte luxueuse de sparsio solide consistait à joncher un chemin, un lieu de spectacle, une salle, non de sable ou de sciure ( tcobes ), comme cela se pratiquait couramment soit pour assécher 1 humidité soit pour préparer le nettoyage du pavé’8, mais de sable jaune15, de sciure teinte au minium et parfumée au safran, de pierre spéculaire ou de chrysocolle en poudre20. Elagabal faisait, dit-on '21, poudrer d’or et d’argent ses portiques, et souvent les voies où il devait aller à pied.
On a parlé ailleurs du rôle des sparsiones dans les funérailles et le culte des morts [funus, feralia, parentaliaJ, dans les cérémonies lustrales [lustratioJ et les rites magiques [magia]. Les aspersions lustrales et magiques avaient un caractère purificatoire; parmi les aspersions funéraires les unes aussi servaient à purifier les morts ou leur entourage, mais d’autres avaient pour but de les honorer, et l’on y retrouve certaines pratiques usitées également pour honorer les vivants, comme l’ anthobolie et la phyllobolie. R». Fabia.
S I* A U T A NOUU.YI RESPURLICA [lacedaemoniorem
respublica].
SP A R ITM [venabULUm] .
SPATH A, SPATULA (SirxSui, «uaôïov). — Ce mot qui a désigné d’abord un bois plat et allongé a pris des significations spéciales dont quelques-unes doiventêlre notées ici.
I. Le battant au moyen duquel le tisserand serre les fils de la toile [tela].
II. Une spatule, tige de bois, de métal, de verre etc., terminée par une palette ou par un cuilleron, qui sert à remuer et à mélanger des liquides (on peut l’appeler alors <nraeog.7j)o|), particulièrement les ingrédients d’une préparation culinaire ou médicinale [cf. redis], à étendre les élecluaires et les onguents. On conserve dans les collections un grand nombre de ces instruments1 , des formes les plus variées, qui ont pu servir à tous les usages auxquels on les emploie encore dans la pharmacie, la médecine et la chirurgie [cijirergia, medices, p. 1684], et aussi à la peinture [pictera, fig. 5655] ou à diverses industries 2.
III. Quelquefois, le mot grec sTrathov est pris comme équivalent de u-V-Xt,, cTtaOogvjXT) ou tja'Xtj, pour une sonde ou un scalpel de chirurgien3.
IV. E7rx07i ou uTtaOîç est aussi le nom de la baguette ou aiguille, au moyen de laquelle on prend dans un vase et on fait couler une huile ou une essence parfumée sur la
* 10 Epist. 1, 10, 19. — n Sali. Ilist. [rag. 2,70 (Maurenbrcclier). Sucl. Nero, 25. Au lieu de inijeslaeque ares, leçon des manuscrits, Uracvius a proposé décrire ingestique flores. — 12 Hor. C arm. 3, 19, 21 ; cf. I, 36, 15; Epist. I, 0, 14. 13 Voir Becker, Gatlus, 33, 317. — 14 Helliig, Wandgcmàlde, p. 344, n» 1448; l'itiure d'Ercolano, 1, 14, p. 79; Museo Uorti. 1, 23; Roui et Barré, Herculanum et Pompéi, 1 , 2o, p. 79; elc. — '3 Plut. I)io, 29. — 16 Meleag. Anthol. 0, 147, 6: Appian. Civ. 2, 27; Philon. 2, p. 591 (Mangey); Plut. Pomp. 57; Pausan. 4, 16,4; Scltol. Eur. Bec. 574 ; Herodian. 7, 10, 15; 8, 7,4; Cuit. 5, 1, 20; Tac. Uist. 2, 70 : Apul. Metam. Il, 9 vdTusiou de baume et jonchée de (leurs dans la pompe d'Isis); etc. — '7 Voir ckbtamika, p. 1084. — '» llor. Sat. 2, 4, 83 ; Plin. Hist. nat. 1 1, 290: Petr. 34 ; Juv. 14, 67. — I* Lampr. Ileling. 31. — 20 Petr. 68; Suet. Calig. 18. — 21 Lampr., Loc. cil.
SPATH A, SPATULA. 1 Bahelou eL Blancliet, Catal. des bronzes de la ttibl. nat. n. 1597 sq. ; Ceci, Piccnli bronzi del Mus. di Napoli , tav. VU : Friederichs, Ber lins antilce Bildw. Gerdthe u. Broncen, n” 1232 sq. ; Walters, Catal. o[ bronz. British Mus. n. 294 sq. ; Lindenschmit, Boni. Germon. Centralmuscum , pi. xxu ; J. Stewarl Milne, Greek and roman surgical instrum ., Oxford, 1907; Deueffe, Etude sur la t>-ousse d’un chirurgien gallo-rom., Auvers 1893; Hamonic, La chirurgie et ta médecine d’autrefois, Paris, 1900. — 2 Galen. I. IV, p. 191. — 3 Ibid.