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, itg je la République, Tite-Live y fait allusion pour l- i l u er un combat qui eut lieu en 478 av. J.-C Nous le '"•(■trouvons aux temps des guerres Puniques, où il " iiiit ,^<5 voué, puis dédié vers 218 par Alilius Calatinus, 'lélruit par le feu peu après avec les sanctuaires de j. ' i.(una et Je Mater Matuta, et finalement reconstruit en ^ jale ■, partir de laquelle on le désigna sous le nom d üTemplum Spei Novum1 2. Sa dédicace avait eu lieu le !r a0Ùl ; pour ce jour-là continue à figurer dans les •■dendriers l'unique fête périodique de la divinité avant l'empire. Cicéron mentionne l’à-propos de ce culte au ,|us fort d’une guerre souvent malheureuse : l’espoir du succès, dit-il, est encore ce qu’il y a de mieux pour relever le courage. 3 * *. Un incendie le détruisit une fois encore 31 av. J.-C; Germanicus le reconstruisit, mais seulement à la tin du règne d’Auguste. Durant le même règne le Sénat ordonna une supplicatio en l’honneur de Spcs et de Juventas pour le 18 octobre, date à laquelle Octave avait revêtu la toge virile ’.
Comme la date du i“r août se trouvait être celle de la naissance de l’empereur Claude, la coïncidence fut cause que la divinité de Spes revint en grande faveur. Aussi voit-on dès lors figurer son image sur les monnaies \ Im l'an G3, à l’occasion des couches heureuses de Poppée a Antium et du retour à Rome de Néron, les Frères , Uvales ajoutèrent Spes à la liste traditionnelle des dieux honorés par la confrérie. C’est sans doute aussi à cette occasion que fut fondé à Antium le Collegium des adorateurs de Spes Augusta que mentionne une inscription 6 *. En dehors de Rome, on rencontre encore des traces du culte de Spes à Gabies où elle est vénérée en compagnie de Salas August ( or uni ), avec une prêtresse spéciale 1 ; d’autres à Osties, à Aricia, à Capoue 8 , il n’en a été relevé encore que très peu dans les provinces.
V Rome et dans le Latium elle recevait surtout les hommages des laboureurs et des jardiniers, ce qui fournit un argument à ceux qui tiennent pour son origine rurale. Un aedituus du temple de Vénus, dans les jardins de Salluste, lui a voué un autel9.
Spes , la chose n’est point douteuse, a connu les honneurs de la statuaire 10 ; mais parmi les femmes drapées qui dans les musées ont été désignées par son nom, la plupart représenteraient tout aussi bien la Fortune, l'Abondance (Upis), la Concorde, etc., ou toute autre personnification féminine du sort heureux. La seule dont la signification est garantie par une inscription est dépour-
Fig. 6539. — Spes.
vue d’attributs ou de gestes caractéristiques11. D’autres images sont mentionnées dans les inscriptions, mais sans indication sur leurs traits distinctifs. Le type le plus probable de Spes est celui d une jeune femme vêtue de la tunique sur laquelle est drapé un ample manteau dont elle relève l’extrémité inférieure avec un geste harmonieux, soit de la main droite, soit de la main gauche; l’autre soutient une corne d’abondance ou Lient une fleur, de préférence en bouton, cest-à-dire symbolique12. Pour composer ce type qui est de l’époque romaine et ne paraît pas antérieur à l’Empire, les artistes ont exploité une représentation archaïque de Vénus (fi g. 6539 )13 *.
Si cette conjecture est fondée, nous aurions 1 image de Spes dans une statue de la collection Blundell à Ince, faussement dénommée étrusque; malheureusement les avant-bras sont restaurés u. Deux statues de la collection Giustiniani, dont l’une tienl la corne d’abondance, l’autre une poignée de lleurs, la main opposée relevant le bas du manteau, en sont des reproductions modernisées 1S. Les images de Spes que nous trouvons sur les monnaies impériales (fig. 6540) sont par elles-mêmes fort peu caractéristiques et reconnaissables surtout par le nom en exergue10. J.-A. Hild.
SPI1AERA. — I. Sphère céleste [astronomia].