‹ Dictionnaire des antiquités grecques et romaines d'après les textes et les monumentsChapitre 122 sur 137 · SP Y · texte numérisé non relu

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,olll représentées des scènes de banquets, les corl)eilles Suspendues au-dessus des convives ou qu’apportent i(1^ serviteurs ou les femmes, musiciennes et danseuses, qu’ils y appelaient volontiers (fig.

6553 ) 1 , ne soient mis là pour caractériser une réunion de ce genre précisément appelée

oetirvov o.7ib

oTtupîSoi;2, parce que chacun contribuait de cette manière pour sa part au festin

Les smiptSeî qu’on voit ainsi, suspendues par des cordons, n’étaient pas exclusivement destinées à apporter

Fig. 6554. — Paniers de pèche.

et à emporter 3 des victuailles ; on les rencontre ailleurs,

dans des scènes de bains, Où elles doivent enfermer du linge ou des vêtements4 ; ailleurs encore (tig. 6554, cf.

5634), sembla-

Fig. 6555. — Panier de pôclieur. bleS mais mu¬

nies d’anses,

elles sont placées aux deux bouts d’un bâton que tient un

1 Coupc du Musée du Louvre; cf. fig. 169,4965. 4967 s<|. Voy. symposium cl Mus. \(in‘yor. Il, p. si, 83, 84, 89 : Mus. C/iiusin. 166 ; Mon. d. Inst. III, pl. xn ; O. Jahn, ■\bhandl. d. Sachs. Gesellesch. III (1861), pl. vu, p. 745; Harlwig, Meisterschal. l’h xv, xxxv sq. — 2 Allicu. VIII, p. 365 a; Arisloplmn. Achnrn. 1138 : xb Seïjivov, w 1t«ri Æijffov èx xf;; xto-xîSo; ; cf. Xcn. Mentor. III. 14, 1. — 3 Àllieu. iv, 130. — '+ Gerhard, Àuselen. Vus. 295, 196. — 6 Micali, Mon. p. la storia. di popoli ital. pl. xcvn. ~~ 6 Ziffyoç Eûit'/.ExÉwv <i,xuç.iSwv, An/h. pal. VI, 25, 5. 'H !/6uYjçtt (nxupt;, Poil. VI, 94 ; ,J- X, 131; Aristoph. Pax, 1005. —7 Reinach, R épert. de la stat. pécheur, fig. 6555, •1 après une statue du musée de Naples, M us. Borbon. IV, 54. — 8 Theocr. I. c. V.ca- ■•atkus, fig. 999. — 9 Pour les formes très différentes des corbeilles servant à celte récolle, voy. les exemples réunis par 0. Jahn, Abhandl^d. Sachs. Gesellsch. lV.pl. vi ; ,ls soûl de l’époque romaine. Notre lig. 6556 d’après un cofi’ret d’argent du iv« siècle ai' J C.; voy. capsa p. 312, n. 100. — lOVoy. ceux, très divers, qui sont l’attribut

pêcheur *. Un panier à anse, simple ou double, fait partie de l’attirail des pêcheurs», qui y mettent leurs hameçons ou les poissons qu’ils ont pris [piscatio, p. 493 et fig.

Ce panier 7 (fig.

6555), que désigne couramment le nom de 'Tiuiptç, est généralement plus petit que ceux qui ont été figurés ci-dessus; il peut être évasé comme celui qu’on appelle habituellement CALATHUS 8, à fond plat ou pointu, plus ou moins profond, rond ou allongé, droit ou conique. On en voit de pareils, proportionnés à leur emploi, servant a la récolte des (leurs (fig- boo6) , des fruits 10, des légumes, à la vendange (fig. 1432,

4762 et vimjm). Une petite corbeille, tressée d’une paille légère reproduite ici (fig. 6557), d’après un fragment de fresque du musée de Naples ", contient des laines ou des ouvrages de femme.

D’autres au contraire, de

grande capacité, étaient chargés de pains sortant de la boulangerie (fig. 4470), ou recevaient la poussière ou le sable dont les lutteurs avaient besoin pour se frotter dans lespalesLres13. llsétaient construits assez solidement pour résister, s’il le fallait, au poids de terres ou de pierres accumulées 13.

Comme d’autres ouvrages du vannier, les aTcupiSeç ont été reproduites en métal 14 et aussi en ivoire l5. Le goût pour les imitations

de ce genre date de fort loin, comme l’attestent des vers d’Homère ‘“etdesvasesd’or trouvés à Mycèneslfig. 6558)17 ; ceux-ci sont non des uitu pideç, mais des coupes à boire, qui ont eu des paniers semblables pour modèles.

E. Saglio.

STABULAR1US aubergiste qui loge à pied et à cheval [V. STABULUM, 4°).

Fig. 6558. — Coupe d’or imitant la vannerie.

de l'automne, horae, p. 254, 255 ; Ant. d’Ercolano , t. V, p. 56 ; Vil, p. 95 et 249 sq.; Musée Fol. à Genève, Catal. 1874, Antiq. n. 1 302 . — 11 Exposé sous le n° 8689. — 12 [»oll. X, 65: voy. skaphkion, fig. 6483. — 13 Hippocr. p. 838 c; cf. aeko; les sarcophages chrétiens ap. Garruci, Arte crxsU 302, 307, 319, 329, 333, etc. C'est dans un panier semblable, $ià onuoiSoî, que saint Paul s’enfuit de Damas, Act. apost. 9, 25. — 11 En bronze, panier de pécheur, au musée de Naples ; petite corbeille au musée Faino, à Orvieto. — 15 Athen. IV, p. 130. — 1® lliad. XI. 630 : ydOtxeta xàvea ; Od. X, 355, ^aeix xàvea. — n Schtiem&nn, Mycènes , trad. fr. 1879, p. 374 et 395. On peut constater aussi celte imitation dans les mouumeuls assyriens. Pour les vases incisés de style géométrique, voy. Excavations at Plylakopi , pl. iv, 19.

STABULA1UUS. 1 Ulp. Diy. IV, 9, 1 ; VI, 9, 5 ; Gaius, ibid . ; Senec. Benef. 1, 14; Apul. Met. I, p. 13.

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STABULUM (2toi0[aôç). Gîte où séjournent des animaux'.

1° (BoauXoç, po'juTaOfAov, £7rauXt;, boi'i/e, buvile ) 2 élableà bœufs. Eu Grèce comme en Italie les bœufs étaient souvent entretenus en plein air dans des parcs isolés, hors de l'habitation, quelquefois même assez loin [rustica res, p. 913 et 927]; c’étaient des espaces nus, qu’on entourait de hautes palissades pour protéger le bétail contre les attaques des fauves [septum] ; sur les côtés s’ouvraient les cabanes des bergers (xXiuîai, tnrjxot). Une peinture de manuscrit (fig. 6539) nous donne de ces enclos une idée sommaire, mais assez lidèle; on voit au fond,

enfermé dans la clôture, une sorte de hangar, d'oii les bergers pouvaient surveiller le troupeau3. Cependant on dut aussi sentir de bonne heure la nécessité d’avoir des étables dans la ferme, ou à proximité, là où les bœufs, employés comme animaux de trait, servaient journellement aux travaux de culture. A l’époque romaine l’étable destinée à ce service est comprise dans les bâtiments de la ferme [villa] : les bœufs sont attachés devant lacrèche (pracsepe), où l'on apporte les feuillages dont on les nourrit, et le sol est recouvert d’une litière (at rament nm), sans cesse renouvelée; une fable de Phèdre nous montre avec quel soin l’œil du maître veillait à l’entretien de ce local l. Les agronomes recommandent que les étables ne soient ni trop chaudes, ni trop froides ; l'exposition du midi est considérée comme la meilleure, pourvu qu’il y ait du côté du nord des fenêtres qu’on puisse ouvrir pendant l’été. Il est même bon que les bœufs ne soient pas Lrop loin de Pâtre et qu'ils puissent en voir la flamme. Huit pieds d’espace suflîsent à une paire de bœufs lorsqu’ils se tiennent debout, et quinze lorsqu’ils sont couchés. Les liquides devront avoir un écoulement facile pour que la corne de leurs pieds reste saine; il faut donc ménager une pente sur le sol, qui sera pavé, couvert de gravier ou de sable3. Les auteurs qui ont enregistré ces principes prévoient cependant eux-mêmes que dans les grandes exploitations on veuille avoir deux sortes d’étables : l’étable d'hiver et l’étable d’été. Dans ce cas l’étable d’été n’est pas autre chose que l’antique poé(?Ta0- (Jlov, espace à ciel ouvert, entouré d’une enceinte. Là on n’a pas à s’occuper de la nourriture des bœufs;

STABULCM. l Mcmc sauvages . Virg. Aen. VI, 170; X, 723. — 2 Hom. 11. Il, 470 ; V, 140, 557; XII, 304; XVI, 642; XVII, 110 ; XIX, 377 ; Od. IX, 451 ; XVI, 45; XVII, 20, 26, 200, 223 ; ilesiotl. Theotj. 294, 444 ; Aesch. Prom. 397, 653 ; Ag. 896 : Eur. Andr. 281; lphig . Aul. 76; Helen. 29, 363; Sopli. Oed. lyr. 1138; Callim .H. in. Del. 102 ; Tlieocr. XXV, 108 ; Apoll. Rliod .III, 1288 ; Poil. I, 243 ; Aral. 1 119 ; Varr. Ling. lat. VIII, 30 ; Cal. Iles rust. 4 ; Vilruv. VI, 9 ; Colum. I, 6 ; VI. 23 ; Lucr. 11,360; Virg. Georg. IV, 433; Pallad. I, 21; I V, 12; PliaeJr. 11,8.— 3 Vatican. Cod. Vergil. 5225 ad Georg. III, 163-167: Codices Vatic. phototypice expressi, pl. ni = Mai, Virg. pict. ant. (1835) pl. III ; Ricli, Dict. des ant. arl. Bubile. Voyez aussi le Cod. Romanus de Virgile dans Mai, pl. iv, v = d’Agincourl, Hist. de l’art , t. V, pl. lxv, 6. — 4 I haedr. II, 8. — 6 Varr. /?. rust. I, 13; II, 5; Vilruv. VI, 9; Colum. I, 6; VI, 23; Pallad. I, 21 ; IV, 12.

chaque jour ils vont paître au dehors ; il faut seulement placer auprès de l’enclos des auges remplies de sel, dont ils s’approcheront le soir, lorsqu’on les rappellera au son du cor [buccina)

2° ( Ovile et caprile), bergerie pour les moulons et les chèvres. Comme pour les bœufs, ces slabula sont souvent des parcs en pleine campagne [rustica res, p. 915 et 927]; mais les ç/reges vitlatici 1 exigent aussi une autre installation plus confortable dans la ferme même La bergerie sera exposée au levant ou au midi, basse et spacieuse et plus longue que large ; il est important d’v concentrer autant que possible la chaleur en hiver, parce que ce bétail est naturellement frileux: il faut prévoir un espace de quatre pieds et demi à six pieds par bête. On préviendra les maladies en éloignant toutes les causes d’humidité et de pourriture; certains agronomes recommandent un plancher percé de trous. La nourriture sera versée dans des mangeoires et il y aura, aussi bien que dans les parcs, des cloisons ( septa ), pour isoler les animaux malades et les mères8. On voit ici représentée (fig. CoGO), d’après une mosaïque romaine, une de ces constructions à demeure, faites pour abriter dans la

Fig. 6560. — Bergerie.

ferme même le petit bétail ; debout sur le seuil, le berger rappelle ses moutons etses chèvres, qui reviennent du pâturage9.

3° Ecurie pour les chevaux [equile] 10.

4° Auberge, hôtellerie. Dans ce sens il n’y a qu’une seule distinction à faire entre le stabulum et la caupona ; c’est que le stabulum comprend une écurie, d’où son nom ; et par conséquent on y loge à cheval aussi bien qu’à pied; on ne loge qu’à pied dans la caupona" Il est probable, d’autre part, que les clients du stabulum se contentaient souvent d’y remiser leurs bêtes et leurs voitures les jours de marché, comme on le fait encore dans toutes les petites villes ; eux-mêmes n y couchaient pas; le soir venu, ayant terminé leurs aflaires, ils reprenaient avec leurs bêtes le chemin de la campagne 12. Il y avait à côté de l’écurie un cabaret et aussi

— <i Colum. L c. — 1 Varr. It.r. Il, a. — >• Ilom. I. c. ; Virg. Geor g. 111, Î93, 302, 537, Aen. X, 727; Tibull. Il, I, 57; Ov. Met. XIII, 828; Trist. IV, I, 79; Varr. II. r. Il, 2 et 3 ; Colum. VII, 3, 8 ; Vitr. VI, 9; Mart. VIII, 28, 5; Val. l'laov ]. 082, VI, 613. — 9 Gauckler, Fondation Piot, Monuments et mémoires, III 1 Isj'' p. 200 cl pl. xxu. — 10 Virg. Georg. III, 184. Écurie de la poslc publique un I' Inscr. 3329. V. cousus pubuicus. — H Ulp. Diy. IV, I g 5; V I, 9, 5 , Potion. fl 8; Mort. VI, 04; Plin. Ep. VI, 19; Apul. Met. I, 15 et 17 ; Spartiau. Sept. Sev. L S, lot. Vitell. 7. — 12 Ulp. Itig. IV, 9, 5 pr. ; Caupo ( mercedem accipit), «■ viatores manere in caupona paliatur ; stabularius, ut permittat jumenta up eum stabulari. Cf. Gaius, ibid. Il n'est pas question là, à proprement pai " d'une « pension pour chevaux », comme le croit Ricli, Dict. d. antiga., v. Stabularius.

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uriques chambres pouvant servir en cas de nécessité;

■' |in mot, le stabulum, c'est par excellence l’auberge des •milices, Yosteria qu’on rencontre au bord des grandes routes, à l’entrée des villes1. Plusieurs auberges ont été découvertes à Pompéi2. Nous donnons dans la fi g. 6561 le plan d’une de celles qui paraissent le mieux correspondre à l’idée que l’on peut se faire d’un stabulum ; elle est située tout près de la porte de Stabies 3. Sur la rue, de chaque côté de l’entrée, s’ouvrent deux cabarets [b d)\ le corridor (fl) est orné d’une peinture, où l’on voit, auprès de ses Lares et de son Genius, tin personnage nommé Hermès, occupé à transvaser du vin, sans doute l’aubergiste lui-même. Au delà s’étend la cour où l’on remisait les voitures, avec un abreuvoir dans un coin, puis l’écurie (k), qui remplit toute la largeur de l'habitation. La cuisine se faisait sur un fourneau dans le vestibule; eg/i désignent des chambres à coucher: il y en avait certainement d’autres à l’étage supérieur, aux¬

quelles on accédait par des escaliers encore visibles4. Le plan (fig. 6562) d’une autre hôtellerie de Pompéi présente une disposition analogue :

six chambres [b, c, d , e, f , g) sont rangées sur deux côtés de la salle commune (a) où l’on mangeait; la cuisine (/<), sur le troisième côté, est à la même place que dans le plan précédent, mais elle est séparée de la salle par un mur. Un couloir ( i ) mène aux écuries {k) et à l’abreuvoir; les voitures ont leur remise (?«) à gauche de l’entrée. A droite est un logis qui ne communique pas avec le reste de la maison, mais qui a derrière la salle • n) où l’on entre de la rue deux chambres réservées (o, p). Cos établissements n’avaient pas toujours une bonne réputation ; on était exposé à y rencontrer une société peu choisie et le stabulum , comme la caupona, devenait facilement un lieu de débauche 5.

5“ ( Ornithon , gallinarium ) °, poulailler, basse-cour

[villa].

6° Vivier7 [vivarium].

Fig. G5G2. — Hôtellerie de Pompéi.

7 0 (Apiarium), rucher8 [apes,mel]. G. Lafaye.

STADIIJM. StaS-ov. — Stade. 1" Course pédestre athlétique sur une piste droite et longue de 600 pieds ; 2“ carrière spécialement aménagée pour ces courses ; 5° mesure de longueur de 600 pieds grecs ou 400 coudées. De ces trois significations, on ne saurait distinguer le sens primitif d'avec les deux dérivés, car crtaôiov resta toujours un terme équivoque; son genre même ne fut jamais fixé1, et son origine étymologique demeure inconnue2. Les anciens inventèrent une légende3, pour rattacher ce mot à l’adjectif homérique Ttaoto;4 ; les modernes crurent que sa parenté avec le latin spatium permettait de le considérer comme appartenant au fond primitif de la langue5; mais slapium, transcription 17 de <7TtiStc,v, n’est qu’un doublet de stadium marquant l’un de ces nombreux emprunts que les Itomains avaient déjà faits, directement ou non, aux colonies éolo-doriennes 7 de l'Italie avant d’asservir la Grèce : spatium doit dater de l’institution des ludi magni eide la célébration de ces jeux dans le Circus maximus, où l'arène, contrairement à tous les usages grecs, servait tour à tour pour les luttes gymnastiques et les concours hippiques 8 ; de là ces expressions purement latines: eguos spatia probant 9; exspatiantur equii0. C’est même à l’époque où furent institués les ludi magni à Rome ”, que l’on trouve en Grèce <i7rio'.ov sur les inscriptions12 eL <7t-à3i ov dans les auteurs ; Théognis13 l’employa peut-être au vie siècle ainsi que Simonide” ; mais ce furent les écrivains de la première partie du Ve siècle, et plus spécialement Pindare IS, qui tirent le plus fréquent usage de ce terme dont la langue homérique et les poésies d’Hésiode ne fournissent aucun exemple.

I. Course du stade. — A toutes les époques eL chez tous les peuples, la course athlétique figure parmi les réjouissances publiques; en Grèce, où l’on prisait le itoo<üv àpExvj 16 et où l’on se glorifiait d’épithètes comme lïooiç xol'/'k ”, uookç wxô; 1 8, xooiûxut;19, il était habituel de décerner des prix de vitesse, tot/utltoç aeôXa20, lors des mariages, de l’arrivée d’un hôte21; mais aucune des courses de l’âge héroïque n’est qualifiée de course du stade, même celle qui eut lieu entre Ajax, Ulysse et le (ils de Nestor pour les funérailles de Patrocle 22. C’est à vue de pays qu’Achille montre le but, TÉpp* 23, et rien n’indique que sa distance fût à 600 pieds du point de départ, àxb vüc(77]ç 24 . On ne sait, d’une façon certaine, où et quand l’expression homérique xoosact xpÉyetv25, fut remplacée par (tt oiotov Tpsysiv85, mais il est probable que ce fut à Olympie. Primitivement, le téménos de l’Altis était un

1 Voyez Becker et Goll, Charikles (1877-1878), II, p. 5; Gallus (1880-18812), III, P- 27; Hermann et Blümner, Gr. Privatalt. (1882) § 53 ; Friedlander, Sittengesch. Jloms, C éd. (1889), II, p. 37, 45 ; Marquardt et Mau, Vie privée des Itomains , lra<l. Henry (1893), ll,p. 101 ; Mau, art. Caupona dan? l’auly et Wissovva, Realencyclop. 'i- Alterth. (1899). — 2 Overbeck cl Mau, Pompeji^p. 38, 55, 173,302, 359,377, 379, "9 ; Mau, Pomprii in Leben und Kunst , 2« éd. (1908), p. 419. chap.xi.ix. — 3 Rpg. |, ile I i, i*. 8. — VMau, Pompcii, p. 420, lig. 249. Autre aubcrg«*du môme type, curieuse par les grafliti qu’y ont tracés les clients, Ibid., lig. 218 (rcg. Vil, île 12, n. 35). — haut. Poen. 1,2, 53; Cic. Phil. Il, 18. V, les graffiti cités par Mau. — GColum. VIII, | elll.7Colum.Vlll, 17.— 8 Virg. Georg. IV, 14, 191 ; Colum. IX, 6.

STADIcm. 1 Dans un môme passage, Thucydide (VU, 78 j emploie une fois -rrà^ a et deux fois «rta-Stouç ; cf. Phot. Lexic. (éd. 1805, II, p. 173) s. v. ; pour Hérodote, cf. Scliweighaiiser, Le.v. herodot., 1824, s. v. Môme anomalie avec <TTaO.A<j;, xïwjÎo;, etc. — 2 Ce mot paraît formé comme lpyaoTr(o-to-v, at.itt/.o— .o*v, auX-io-v, i'Aatouçvt* ’o— v, tXat'»itwAE -ïo-v, ù5e*ïi-v, 'Hça-To-v, qualifiés à tort de nom Heu, désignant tous des édifices spéciaux. — 3 Isid. Etym. XV, 10, 3. (éd. %ne LXXXII, 557). — 4 II. VII, 241 ; XIII, 314, 514, 713; XV, 283. Etcc-S-io-; littéralement « se le tant debout»; cf. Fr. Bopp, Gram. comp. Paris, 1889, IV, p. 226. — 5 G. Curtius, Ë. Windiscli, Grundz. der gr. Etym. 1879, p. 272 et

G97; L. Meyer, Hamlb. der gr. Etym. 1901, III, p. 130-131 qui le rattache à la racine an de — 6 E. Ross Wharlon [Etym. lat. 1890, s. v.) y voit un mot

étrusque. — 7 M. Bréal, C.-r. Acad, des inscr. 1883, 7 décemb.; I)ict. étym. lat. 1858, s. v. ; Rev. des étud. gr. 1890, p. 129. — * Tit. Liv. I, 35: Dion. liai. Ant. rom. VII, 73 — 9 Tac. Ürat. 39; cf. Enu. Ann. XVIII, 22. — lOOvid. Met. Il, 202 (éd. Korn) ; cf. VI, 487. — 11 Tile Live (/. c.) place la construction du Cirçus maximus sous le règne de Tarquin l’ancien, au commencement du vt« siècle.

— 12 l.cbas-Foucarl, Voy. archéol. Il, 108, pl. vi, 15 = C. ins. gr. 17 = C. ins. gr. Pclop. 5G1. — 13 Eleg. 1306. — 14 Anth. Pal. XIII, 19 ; lîergk, Poet. lyr. gr. IS82, III, 501; Am. Hauvctlc. De lauthent. desépigr. de Simonide, n - h 7G. Quant à l’épitaphe d’un stadiodromc argien (Ant. Pal. XIII, 14; Bergk, III, p. 473, n° 125 = llauvette, -f- 51), on la croit postérieure à l’an 473. — 1^ Pindar. Ol. X, 76; Xlll, 41 et 50 ; Pyth. XI, 74; Nem. VIII, 2G ; Is. I, 31 ; Baceliyl. (éd. Blass) VI, G et 15 ; IX, 21. — iGTyrt. Fr. XII, 2 (Th. Bergk, O. c. 1882, II, p. 18).

— 17//. VI, 514, XIII, 249 et 482; XVIII, 2; Theogn. 715. — IS II. I, 58 , 84, 148, 364, etc. — 19 11. X, 3 1 G , etc. — 20 //. XXJ1I, 740. — 21 Odyss. VIII, 120 sq. [luiu p nui. ici , p. 1362J. — 2^*£ XXIII, 740 sq. - 23 //>. 757. — 24 /0. 758. Cf. Hoffmann, Quaest. borner. I, p. 150, n. 5 ; Buchholz, Hom. Real. II, p. 290

— 25//. XVIll, 599. — 26 pind. Ol. XI, 76 ; Plutarch. Moral. 179 d.

ST A

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carré à peu près parfait de 360000 pieds ou 36 plélhres de superficie D’après une légende, propagée par les étoliens d'Élis et les Héraclides2, ce fut Hercule qui mesura la surface dece téménos et qui prit l’un des côtés de ce carré comme longueur de la carrière des courses pédestres. 11 se peut qu’avant la construction de la terrasse nord de l'Altis les coureurs eussent à parcourir la distance de 600 pieds qui s’étend du Prytanée au point où fut construit, en 580, le trésor de Héla (tig. 5307), tandis que les chars devaient faire le tour complet des quatre côtés du péribole de l’Altis. De là serait venue l'idée de donner au ooogoç du stade une étendue de 600 pieds, et à l’ÏTtTuoç ôpôgoç 3 une longueur quatre fois plus grande Quoi qu'il en soit, s’il est permis, avec la légende, de conjecturer que c’est à Olympie qu’on fixa arbitrairement à 600 pieds l’étendue de la course pédestre, tous les indices semblent montrer que ce fut seulement après l’invasion dorienne qu’on décida de conserver à jamais cette même longueur pour tous les concours qui devaient périodiquement se succéder. Les poèmes homériques ne connaissent point de jeux célébrés près du tombeau de Pélops, fondateur de la plus illustre dynastie achéenne ; le titre d’éUavoÇtxa5, réservé à l’agonothéte olympique ne peut se rapporter qu’aux descendants de ces Hellènes dont l'Iliade ignore presque l'existence et que 1 Odyssée 1 place encore en Thessalie. Si les Héraclides eurent réellement part àl ordonnance des courses olympiques , leurs règlements durent être formulés immédiatement après le pacte de famille9 qui créait la Messénie pour l ’attribuer à Cresphonte 10 ; mais, à la mort de celui-ci, ses états ayant été conquis par l’Arcadien Aepytos, 1 Élide se trouva séparée du monde dorien et les réunions pour les courses devinrent précaires. Ce fut pour remédier a cette situation et pour rendre la fète« plus solennelle et plus fixe 11 * IV » qu’au ixc siècle, l’Oxylide Iphitos, s’appuyant sur un oracle de Delphes 12, conclut celte convention qu’Aristote « considérait comme le monument le plus important de l'histoire du Péloponnèse l:1. » Ce traité, instituant la trêve olympique pour chaque cinquième retour du solstice d’été11, n’eut son entier effet que vers 560, époque où, par suite de la paix conclue avec Tégée. les Héraclides furent reconnus comme héritiers des Pélopides et de l’hégémonie d’Agamemnon l5. Jusqu’alors,

1 Celle superlicicde Irois douzaines de plèlhres n'a aucun caractère sacré ; d'autres propriétés de foncières avaient une, deux ou trois douzaines de picl lires ; un contrat éléen ( Dialekt . inicr. 1 108| est relatif à une terre de 18 plèthres, soit la moitié de

l AHis. 2 Le fond prédorien de la légende parait crélois et relatif aux Dactylos

hiod. Sic. V, Ci et 70 ; Causai). V, 7, 6-9 ; 14, 7 ; Slrab. VIII, 3, 30} ; on semble l'avoir rattaché au mjllic d Hercule par l’histoire du taureau de l’asipliaé (üiod. Sic.

IV 14) Us Oxylides auraient inventé la fable d'Herculc venant célébrer, dans le bois de Dise, un 4,«v U.vb,,; (Piud. 01. Il, 3 ; III, 20 et 37 ; VI, US; X, 30 sq.), bien que cette forme de triomphe fût inconnue aux Achéens (l agon de I Iliade XXIII est en l'honneur de Palrocle et non pour fêter la mort d'Ilcclor). La version de ïxiiàiio; (f'ausan. V, 13) serait due aux Héraclides, qui an vi* siècle, sc donnaient comme héritiers légitimes des l’élopides. —3 llippocr. De vicl. Il, 63; Eurip. Klçctr. 820; t’hiloslr. Gijmn. 57; Boeckh, Cor. ins. gr. I, p. 703; Alb. Martin, Cavaliers Athén. p. 204. —4 Nestor, qui prit part à de nombreux concours et éclipsa tous ses rivaux à llouprasion dans l’Élide septentrionale [H. XXIII, 629 sq.), ne parle jamais d'Olympie, bien que lui-môme régnât sur les bords de I Alpliée (//. X , 541). L’allusion, que les anciens voyaient déjà (Strab. \ III. 3, 30) dans les vers 698-702 de 1 Iliade XI, u'a aucun fondement et peut se rapporter aux jeux de Bouprasion, etc.

5 Forme employée sur une inscr. d'Olympie (Kirchlioff, Arch. Zeit. XXXVIII,

1880, p. 66, n. 362) qui semble antérieure à 580, époque où I on nomma deux hellanodikes. — 6 II, 6-683-, IX, 395, 475; XVI, 595.- 7 |, 344; IV, 726, 816; XV, 80.

8 Jusqu'à l’beidon, les Achéens furent exclus du concours olympique; cf. E. Lur-

tius, Hist. gr. Paris, 1880, I, p. 273. — 9 Plat. Lcg. 68 4. — 01 O. Mueller, Dorier, I, 64, 80 ; E. Curlius, O. c. p. 187. — i» Plularch. Lycnrg. 23. — <2 Pausan. V, 4. 13 g Curlius, O. c. I, p. 270. — 14 La fêle olympique, qui était mobile, se célébrait lors de la pleine lune, pr,v pte.Hv, qui suivait le solstice d été. O» E. Curtius,

Disc avait souvent combattu les prétentions des Oxy]i(],»s et même Pheidon, tyran d'Argos et « créateur du système métrique péloponnésien 16 », chassa les Spartiates et los Éléens d’Olympie et y organisa les jeux n. Par suite de ces guerres et de la rivalité séculaire de Pise et, d’Élis l’histoire des courses olympiques jusqu’au vi° siècle fut toujours mal connue, même des anciens. Pausanias. à propos de l’érection du Trésor des Mégariens, dit qu’en ces temps lointains on ne drossait point de catalogues d’olympionikes 18 ; Plutarque accuse Ilippias d’avoir composé seslisles d’après des documents qui méritentpeu de confiance19; quant àTimée,en créant sa chronologie des Olympiades, inconnue aux historiens du ve siècle211, il avait moins en vue d’étudier les divers modes de concours olympiques que de doter 1 histoire d une ère fixe, préférable au système des éponymes qu’abandonnaient ses contemporains, et de remplacer par des années vraies ces années de 354, 360 ou 365 jours21. On ne doit donc admettre qu’avec réserve l’assert ion attri buée 22 à Hippias et à limée, d’une véritable course du stade à Olympie en juillet 776, et, dans l’état présent de nos connaissances, on ne peut affirmer que le mot axâSiov, ou <mcr.8tov, lût connu îles contemporains de Koroibos. C est seulement dans la première moitié du vie siècle que les jeux olympiques furent imités dans beaucoup de villes grecques, et bien que Solon ait reconnu, avec raison, que les pugilistes et les coureurs de stade, yraoi'siç. étaient peu utiles' à leur patrie23, on chercha alors à créer des luttes athlétiques auprès de la plupart des sanctuaires, soit en fendant périodiques d’anciens i.y<5vs; ÈTrrriiiot dont les mythographes avaient transmis le souvenir, soit en instituant de nouveaux concours par la voix des oracles-* ou le caprice des tyrans23. C’estainsi que les jeux politiques furent organisés en 590; les isthmiques en ofii , les néméens en 573; les panathénaïques en 566, etc.

Pour l’organisation et les règlements de la course du stade, depuis les guerres médiques jusqu’à ledit de Théodose, à Olympie, voy. Olympia et hellanodikai ; à Delphes, pytuia; dans l’Isthme, istumia; à Némée, nemea; à Athènes, panathenaia. Pour l’admission et la préparation des concurrents, voy. cursus et ludi public, p. 1365 ; leur division en catégories d’après l’âge, ATHLETA, LUDI PUBL1CI, p. I 365 J Cil groupes, CURSUS,

n c I p 267; cf. Hancoi.as, p. III. Hercule, ancêtre des Héraclides, est consi, léré îoramj fondateur du culte ,1c Pélups. - >6 Herodot. VI, .27 Ph. of gr. ara! rom. «Mi,, s. ». StadUm ) admet comme probable que [le,avoir fixé la longueur .lu sladc-mesure, en donna l'étendue a la piste 1 «ï P ' fiant son agonolhésic. - n Le texte fie Dausanias (V. 22 2 111 J311*" *

s. (H, olympiade, mais Hérodote (VI, 127) dit que le fils de t fie.don se ^

parmi les prétendant, de la fille de Clisthènes (peu après la o2« Olympiade, -, n'a pas encore résolu celte question chronologique, JL.

la métrologie, puisque Pheidon passe pour avoir introduit er

monétaires et les mesures de longueur,, calquées exac ement sur le types a

, p n () c | p. 302 . Fr. Lanormant ( Monnaies toy.

et rom. 1907. I, 2, 645) classe au vu» siècle les slatèrcs égm ,(lues el

Pheidon, fig. 5108, v. note. - » VII, 19, 13. - 2 Nam. - ** ^

Thucydide (III, 8 ; V, 49, 1) distinguent les olympiades p.r ■ ^

pionike autre que le sladiodrome. Xénopbon, contemporain d llW “ orJil|tl

Élide, est le premier historien connu qui cite une olympiade p. - .

,, *); le contexte prouve qu'on avait déjà établi dans la prem « "Léo.; .a concordance avec les épi, ores Spartiates et les «rchonUs aHun ^ la valeur de Timéc, et. Poly. XII, II. - 21 Oc même as « ' par

365 jours (Herodol. I, 32), on avait sur l'annee tropique un retn . ^

centaine d'olympiades. - 22 On ne peut s en rapporter « somm d'Eusèbc deCésarée et du Syncelle. Pausan, as nomme c° ^ ^ ^

fut vainqueur (V, 8). - «Diod. Sic. lX.fr. 2 (ed. 11 ° ’ ’ P' ' Clisthène pu"1' 07. 23 Herod. VI, 126, établissement d un dromos a Sicyone p

le mariage de sa fille.

STA

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1645; pour les juges du concours, agonothetes, epiiieletai ; lu proclamation du vainqueur par le héraut, phaeoo, p- 008; les récompenses, corona, p. 1520; ludi publiai, p- 1366.

Il stade pour les jeux. — 1° Le crxoï&v est une piste, 3pcp.oç *, longue de 600 pieds, droite, plane2, encaissée, excavatum , entre deux talus, margines, formant terrasses, semitae, et garnis de gradins 3. Les Achéens d'Homère désignent la carrière des lutteurs par deux tonnes: l°aùX>üv 4, espace platet découvert, qualifié xaXôç, eùpûç5; c’était la place du marché, àyofâ0, ou les alentours immédiats de l’autel funéraire : Ajax, en courant, trébuche dans le sang des victimes 7 ; 2° Spogoç, champ de course, le plus souvent dans un pré, Xeigcôv 8, ou dans l’ombreuse allée d’un bois. C’est la carrière la plus facile h établir et à entretenir ; les Hellènes la conservèrent et certaines villes, comme Sparte9, n’en eurent jamais d’autre ; son usage se répandit dans toute l’Asie romaine et y subsista jusqu’à la fin de l’ Empire10; son grand inconvénient est de ne permettre qu’à un millier seulement de spectateurs de voir la lutte.

Bien que le terme ïùÀoçjf 1 se rattache à d’anciens vocables homériques 1 sée ne mentionnent ce prototype du stade 13 ; d’après son étymologie u, l’aùXôç était une carrière encaissée, véritable boyau, entre deux collines, deux terrasses ou une colline et une terrasse artificielle comme le serait à Olympie une piste établie entre les pentes du Kronos et le mur sud de la terrasse des trésors. AùXd; ne nous est guère

connu que par son dérivé SiauXtç signifiant soit une course de demi-fond15, soit un péristyle bordant les côtés rectangulaires de la cour'6, aûAvj, des palestres et des gymnases [gymnasii’m, fig. 3666]. On ne sait à quelle époque, ni pourquoi, l’aûXdç fut remplacé par le

GTaStOV l7.

En Grèce, beaucoup de cantons sont comme Ithaque et n’ont pas de prairies, Xeq-uôv ’8, seuls endroits naturellement plats où les athlètes ne risquent pas de soulever ces nuages de poussière qui dérobent aux spectateurs la vue des courses Quand on ne pouvait disposer d’un terrain propice à un dromos , on construisait un stade sur les flancs d’une colline. Deux solutions se présentent : couper horizontalement la pente du sol ou

suivre le sens même de cette pente. 11 semble qu’on ait d’abord adopté le premier système et que plus lard on se soit rallié au second. Les stades d’Olympie, de Delphes et d’Amrith s’allongent latéralement suivant l’horizontale ; leur côté nord n’est autre que le sol qui s’élève naturellement ; leur côté sud est formé par un talus artificiel reposanl sur un mur de soutènement qui a toute la longueur du stade 20 ; bien souvent les eaux torrentielles dévalant du sommet emportèrent ce talus qui leur formait comme une digue de plus de 200 mètres. On changea alors la manière d’asseoir le stade sur une pente et on 1 établit dans une de ces ravines d’érosion que les eaux pluviales ont cavées sur le flanc des collines. Je ne sais comment est posé, par rapport à la déclivité

Fig. 6503. — Le Stade d’Athcnes.

ni l’Iliade, ni l’Odys- i

wTa$tou $pû|Ao; (Pind. 01. XIII, 30) signifie, d’après le contexte, la piste dit stade ou la course du stade. — 2 Hesych. s. v. «rràSiov tôtco; |a=y«; àitAôuç *«t oixaXâs,, — 3 Les trois ternies latins sont empruntés à l’explication que Vitruve (V. Il) donne d’un porticus stadiata. Philauder avait déjà reconnu <ll,c I ailjectil signifie en forme de stade, mais il a confondu ces édifices grecs avec l'-'s xyslcs couverts des Byzantins. M. Fougères fait stadiatus synonyme de stadialis "toria stadialia (Ael. Var. hist. IX, 3); ager stadialis ; etc.) et traduit long "n stüde ce qui I amène à modifier le texte reçu [gymnasium, p. 1090 n. 7 et 8.] I our voir ce que Vitruve veut dire, il faut se représenter certaines de nos rues avec I’1 1 liaussée entre deux trottoirs élevés de plusieurs marches, un égout avec le radier oui il* les deux banquettes latérales, certaines gares où la voie passe entre deux quais -•fi ms de marches. Cette disposition permet, à un grand nombre de spectateurs d’al^lls d espace pour regarder les athlètes sans être incommodés par ceux-ci. ' V//- XXIII, 273, 448, 495, 531, G54, 685, 710, 799, 847, 886. — ° //. XXIII, 258 : CJ ,hhJ8' VIII. 260. - 6 Odys. VIII, 19. — 7 II. XXIII, 775, cf. Virg. Aen.

■ h 8 Odys. IV, 605. — 9 Pausan. III, 15; Lcakc, Trav. in. tlie Alorea , I1 C i; AL Bortr.md, Maizièrcs, Beulé, Miss, scieulif. III, 1853, p. 396 : «'Entre I Planiste et la première colline de Sparte, s’étend une vaste plaine où Leakc place le Dromos. » M. G. Fougères (Guide Joanne , 1891, II, p. 254) met le ron,os sur une petite colline au IV. de Limnae. Ce champ de course était a-sez Jsle pour que Euryclcs ail pu y faire construire des gymnases, (l’aus. I. c.).

(d. inscr. de l’an 268 de Laodicée (C. inscr. gr. 4472). — il Lycophr. 40. ~~ L AUô;, (cf. H. Ebcling, Lex. homer. s. v.); a.ù\\ (cf. IL L. Ahrens, AùVq und dla, Hannov. 1874; Klein. Schrift. 1891, p. 479 sq.) ; «tttâici; (II. V, 182); CL/auXo; (II. Ebeling, O. c. sub. v). — 13 Etym. vnagn. s. v. etùÀ'o; et <TTà$tov‘ xcuà 0 ^p/.atov Ixcûsi’to aOXô; ; cf. Uultscli, Metrolog. script, rel. I, p. 347 et 352. f AûUv (Hym. Merc . 95) ravin, gorge, défilé, ou «uU;, sillon. — 1° Arislopli.

Av. 292. Le sens primitif est incertain ; les contemporains d’Aristophane l’emploient dans le sens général de retour (Aescli. Açjœm. 344; Eurip. Herc. fur. 1102; Hec. 29) ; cest la seule acception qu’on puisse lui donner au sujet des courses hippiques des pamboiotia (Foucart, üull. cor. hell. 1885, p. 431. C. ins.gr. Aleg. Orop. lioiot. 2871). Arlcmid. (IV, 24, p. 214) 8taiAo4oô|Ào;" Sià yèp tÿ;v aùX»;ç tçc/ei. Eu‘in Vitruve (l. c.) et Y Etym, mayn. font ftauXoç = SioxâSto;. — 16 Vilr. I. c. — 17 On ne peut invoquer que secondairement la raison d éviter une confusion avec aOXd; signifiant flûte et ses dérivés. — is Odyss. IV, 605. cf. Horat. Epiât. I, 7, 41. — 19 Odyss. VIII, 122. Mémo dans nos pays où l’on n observe jamais de ces tourbillons de poussière qui s’élèvent si fréquemment dans les plaiues de l’A llique, on établit toujours les champs de course sur un sol herbeux. Four « ce que coûte une pelouse » à Athènes, cf. Ed. About, la Grèce contemp. 1854, p. 146. 20 A Olympie (Laloux et Monceaux, Rest. d'Olympie , p. 144) « le slade se creusait sur la pente du kroniou » au nord; il était limité « des trois autres côtés par des remblais artificiels... les terrassements fort anciens furent soutenus à l’cpoquc macédonienne par un mur de circonvallaliou » (p. 145). En outre, on avait construit mie longue chaussée parallèle ou slade pour le préserver ainsi que l’Hippodrome et l’Allis contre les inondations de l’Alphée (p. 147). Four Delphes, cf. llomolle, Bull. cor. héll. XXIII (1899), p. 611 : « autant la déclivité du terrain offrait de facilité en amont, autant en aval, elle se prêtait peu à l’établissement de gradins ou même à celui d’une piste; la pisle axait dû être conquise, formée artificiellement et étayée par d’énormes murailles. » Les Phéniciens ne se contentaient pas d’entailler la montagne; ils creusaient dans le roc toule la largeur du slade; E. Rouan, IIP Rapp. à l’Empereur (Rev. archèol. 1862), V. p. 340; M iss. de Phénicie , p. 90 : à Amrith les gradins «au nord étaient, d'un bout à l’autre, creusés dans le roc; sur la face sud, la moitié inférieure seulement était taillée dans le rocher, et le reste était complété par des constructions ».

ST A

générale du sol, le stade d’Épidaure ce beau spécimen du vc siècle 2, mais celui d’Athènès, construit vers 330 av. J.-C. 3 n’est pas parallèle à la rivière permanente, il est perpendiculaire aux rives de celleci ; on l'a placé sur les dernières pentes de l’Hymette entre deux contreforts naturels dont les cimes, éloignées l'une de l'autre d’environ 200 mètres, dominent l llissus d’une hauteur de 30 à 50 mètres (fig. 6563) L bc stade des jeux isthmiques est également dans une échancrure 5 au tiers inférieur d’un coteau de 120mètres d’altitude ; bien que la largeur de ce stade ne soit que d une vingtaine de mètres, il y a une différence de niveau de plus de huit mètres entre l’aire actuelle delà piste et la place qu’occupaient les derniers gradins latéraux. A Messène, le stade \ édifié après 370, au point le plus faible des remparts 7 ; suit la pente générale du mont Ithome et la rivière qui coule de la Clepsydre a maintenant son lit dans toute la longueur de la piste (fig. 6564). 8. Ce second mode, que les anciens nommaient crrxStov aù-roepué; 9, nécessitait moins de travail10 pour les remblais et le mur qui les soutenait était plus court que dans le type delphique. On voit a Sicyone un bel échantillon en pierres polygonales de ces terrasses, construites à l’époque hellénique11, pour y placer l’extrémité d'aval d’un stade; il ne reste que la parlie médiane soutenant la piste et avançant de plus de 20 mètres au delà des soubassements latéraux des gradins : c’est un quadrilatère dont les trois côtés libres sont curvilignes et formés par des murs a la fois concaves sur leur longueur et inclinés, d arrière en avant, de dedans en dehors, de près de 1 mètre sur une hauteur d'environ 7 mètres12.

2" L écoulement des eaux du fond supérieur devait être dans les deux types de stade la préoccupation des constructeurs l3, mais on manque de renseignements positifs et précis pour l’époque hellénique u. M. llomolle a retrouvé a Delphes, au milieu du mur sud et sous la plus basse assise, « une large bouche qui ne peut être que 1 exutoire d’un égout » *3. On attribue au ivc siècle les restes de deux conduites parallèles placées chacune sous le couloir qui séparait de l’arène le premier rang des gradins du stade d’Athènes 1G. C’est l’époque romaine qui offre les plus beaux types de conduites d’eau ; il était facile de préserver un petit stade de l’inondation quand on exécutait de si beaux collecteurs sous les amphithéâtres de Pergame11, de Cyzique 1S, etc.19, et qu’on

1 Ce slade, comme ceux d'Olympie et d'Amrith, s'allonge parallèlement à un cours d'eau dont il n'est éloigné que de 250 m. MM. Alph. Defrassc et H. I.ecliat (i'/j idaure (1895), p. 239) supposent que ce torrent « s'était peut-être originellement frayé son passage plus au nord et on l'aurait détourné afin de profiter du creusement déjà opéré par lui ». Cf. la carte, p. 230 du Guide Jeanne Grèce, Il (1891) (le slade y est malheureusement représenté avec une sphendoné), et la carte que M. Kavvadias a placée à la fin de son il 'leoàv i.Cf 'Anxiipt. — 2 Pindar. Isth. VII, 150 ; Arm. I, 95. — 3 Le decret en faveur d’Eudémos est de 330-329 av. J.C.; Corp. ins. ait. Il, 170. — t Paus. 1, 19 : « Sur lesbordsde l llissus s’élève un mont qui forme un croissant dont les deux extrémités vont rejoindre la rive du fleuve ». Notre figure d après Duruy, Hist. des Gr. III, p. 175. — ^Monceaux, Gtt*. arctlêol. 1885, p. 207 : « I extrémité (du stade) fermait une gorge sauvage ».

— 0 Pausanias (IV, 32) le meutionue à propos d’une statue d’Aristomcne.

— 1 M. G. Fougères a reconnu dans les ruines adjacentes les restes d’un gymnase [Gymnasicm, fig- 3069]. Précisant davantage on montrerait qu’il y avait là le cantonnement des jeunes soldats (éphèbes, etc.). C’est à partir de cette époque, et depuis la conquête romaine que l’on trouve d. s stades en dedans des murs et au point critique de la fortification. Le plus beau spécimen est celui d’Iasos ; Tcxier, Uescript. de l'As. min. III, pl. cxxxxu, p. 104. — » Blouel, Expéd. scient, de Adorée, I, pl. xxiv; Ferd. Aldenhoven, llin. descript. de l'AUiq. et du Pélopon. Athènes, 1841, p. 197 sq. — 9 Pbilostr. Vifae soph. V, 2. — 10 Le cube des charrois peut se calculer dans les deux modes et se comparer. Les mille bœufs

poussait le soin jusqu’à drainer les promenades plantées d’arbres avoisinant les théâtres20.

3° Le plan général des stades a varié selon i,.s époques. On admet qu’ils- eurent d’abord la forme d „ quadrilatère oblong. Les deux grands côtés étaient-ils égaux et parallèles ? On ne saurait l’affirmer en étudi-uit le stade de Messène(lig. 6564)etense rappelantque dans les cirques romains l’un des côtés oblique légèrement en dehors (fig. 1517). A Olympie, le talus sud est plus long que celui du nord, et celle inégalité ne résulte pas des

remaniements de l’époque macédonienne, mais de la situation même du Trésor de Oéla bâti vers 582. Peutêtre qu’à cette époque, il n’y avait pas encore de talus sur les petits côtés du stade 21 ; à Épidaure, on n’en trouve point et on ne voit de sièges que sur les talus latéraux. Il est impossible de dire comment étaient les extrémités de ces monuments construits sur plan quadrilatéral et c’est par hypothèse que l’on joint les bouts des côtés longs par une droite qui leur est perpendiculaire. Le plan général du stade pythique (fig. 5901) peut être considéré comme une courbe fermée se composant de quatre arcs de cercles qui se raccordent 22 : deux grands arcs forment les côtés longs ; la corde qui sou s- tend chacun d’eux parait23 avoir 178 m. 50 et la flèche, un peu moins de 2 mètres. Quant aux petits arcs des extrémités est et ouest, ils ont respectivement 24 une sous-tendante de 25 m. 65 et une de 32 mètres avec 10 m. 40 et 13 ni. 30 de flèche. Aux époques hellénistique et romaine, les stades sont construits sur le même plan que celui que Domitien 23 fit élever au Palatin (lig. 5455) : trois des côtés

offcrls par Eudémos (C. inscr. att. Il, 170) ne prouvent rien, puisqu'on ignore la durée des travaux. — H E. Boulé, Etud. sur le Pélop. 1835, p. 359 . — *2 Blouel O. c. III, pl. i.xxxi pour l'ensemble et pl. lxxxii (n. 8, 9 et 10) pour le plan, prolil et face du soubassement. — 13 on a vu que le slade de Messène était traversé par un ruisseau (Blouel, O. c. I, pl. xxiv). Pour l'isthme cf. Monceaux, O. c. p -l),v — H Les types de conduits et d’égoûts découverts à Olympie sont représentés pl 11 en, cm dans les Bauden/on. von Olymp. vol. II. — O. c. p. 005. — 10 Politis, Le st panathén. (1896), p. 33. —17 Ch. Texier, Descr. de L'As. min. pl. 120-121'; As. min. ( Univers pittor..), II, p. 217 sq. L'auteur pense que « les eaux du ruisseau élaienl arrêtées, et que l’arène de l’amphithéâtre était convertie en un vaste bassin... i'1 naumachic ». — 18 G. Perrot, Expi. arch. de la Galat. p. 75 et pl. m. — St' abon (XIV, I, 43) signa’e l'ampliiUiéâtre de Nysa, près Tralles, construit sur deux collines et « sous les voûtes duquel passaient, comme en un canal souterrain, b eaux du torrent. — 20Vilr. V, 9. — 21 Tout le monde reconnaît que le chemin ouest n'a été voûté qu’à l’époque macédonienne (cf. La'oux et Monceaux p. 144 sq. — 22 Exception pour l’aug’e N.-E. où l’on n’a pas abattu le rocher qui |ai1 un ressaut; le raccordement du S.-E. est coupé par 1 ancien chemin conduisant stade. — 23 D'après M. llomolle (Bull. corr. hell. 1899, p. 603, n. 1) le pl'1 croquis donné pl. xiu n’est pas d’une exactitude absolue par suilc dune en* dans les relevés ou le dessin. — 2» Homolle, n * " AAK PA,,r * énoiiuv dt

construction de cel édifice et le» n arq. des fr. de Borne , 1883, p. 206, n. 1.

-, O. c. p. 605. — 26 Pour l'époque de ia briques, cf. Deglane, Mèl. de // t ’b

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sont droits, le quatrième est curviligne, sa courbe variant de l'arc surbaissé ou bombé, comme dans l'exemple précédent, jusqu’à l’arc surhaussé et même à l'arc outre-passé dont on retrouve déjà un spécimen dans le vieux stade phénicien d’Amrith *. Il est à noter qu'il existe rarement une symétrie parfaite par rapport au grand axe de la piste. Un des côtés longs est souvent plus large que l’autre : la différence, à Olympie, est d’une vingtaine de mètres : nous verrons pour Delphes qu’il a douze gradins sur le cûLé nord et six seulement sur celui du sud 2. Falkener 3 a fait une remarque semblable au stade d’Ephèse, qui s’appuie sur les pentes occidentales du Pion 1 parallèlement à l’ancien estuaire, aujourd’hui comblé, du Caïstre. Même asymétrie à Cibyra3, à Priène sur les pentes rapides du Mycale c; à Délos, sur le versant sud-est de la colline de l’ancienne citerne 7. Ch. Benoit3 pensait même qu’on retrouvait là un spécimen dU ÇtâoiCV [Alà TT/.EUpî.

i° L'emplacement réservé aux spectateurs se trouve toujours sur les talus qui encadrentla piste etla dominent. Due ces talus se profilent sur la pente d’une montagne ou qu’ils soient formés de remblais, les Grecs les nommaient yr|ç yoiu.-/. Cette expression semble ne désigner que le gros œuvre9 et si Pausanias l’emploie à propos des stades deThèbes10, d’Olympie d’Épidaure 12 et de la plupart de ceux que l’on voyait en Grèce 13 à l’époque des Anlonins, c’est pour mieux montrer combien ces édifices rustiques, mais illustres, établis par simples lerrassements, différaient des amphithéâtres tout en charpente 11 ou des stades de marbre, de pierres et de briques que l’on voyait alors à Rome13 et en Asie Mineure ei. que l’on avait construits avec la même richesse décorative que les cirques et les théâtres16. M. Kavvadias17 a omis 1 idée que le mot Osa-rpov trouvé deux fois jusqu’ici en relation avec o-rctôtov l8, désignait l’emplacement des spectateurs, le théâtre du stade. L’idée est heureuse 19, mais ce terme ne convient probablement qu’à l’hémicycle placé a 1 extrémité d’amont des stades du type athénien, t.elte cavea, xoïÀov, que les archéologues appellent d’un nom byzantin 20, 'Ta.Evodvq, et que l'on retrouve dans tous les monuments postérieurs au ivc siècle av. J.-C.,

est aménagée le plus souvent en Asie Mineure de façon à former au besoin une salle spéciale de spectacle. G. Wheler 21 en fit la remarque àËphèse au xvu® siècle*2.

5° Les places des spectateurs étaient-elles marquées par des sièges? On admet qu’à Olympie23 les assistants s’asseyaient comme les compagnons d’Ënée « sur un lit d'herbes verdoyantes 2 v » ; système dangereux, causant une grande perle de terrain ou pouvant amener des accidents d’autant plus graves que la foule, parfois énervée, se pressait sur des pentes de 15 à 20 centimètres par mètre28. De prochaines découvertes montreront peut-être que les habiles charpentiers hellènes avaient su garnir ces remblais de gradins en planches, pâOpa26, comme il y en avait dans le cirque des Tarquins à Rome 81 et dans le théâtre d’ Athènes àl’époque où Aristophane faisait allusion au 7:püTC/v ;ùXov'28. Ce premier banc réservé aux auloriLés religieuses, civiles et militaires, aux proxènes et aux théores étrangers et en général aux personnes honorées delà proedria, était-il occupé également parles juges du concours 29? Pausanias dit seulement pour Olympie que les hellanodikes avaient leur place, xaOsopa 30, du côté de l’hippodrome et en face du pojgbç Àtôou XeuxoD sur lequel s’asseyait la prêtresse de Déméter 31 . Dans tous les autres stades, à l’exception d’Olympie, on a trouvé des sièges sculptés dans le rocher ou faits de pierres rapportées. En Grèce, ce sont des blocs équarris, polis sur leurs faces visibles et al ignés en gradins formant des étages que séparent un ou deux paliers, otaÇojy.ata, auxquels on accède par des escaliers32, perpendiculaires aux longs côtés de la piste ou, dans la partie cintrée du xoïXov, convergeant vers le centre de l’hémicycle 33 [tueatrum]. Ces bancs, sur chacun desquels pouvaient s’asseoir une ou deux personnes 3\ n'ont aucun ornement à l’exception de ceux qui sont près des marches 33 et de ceux qu'on nommait -ri Ttpcota et qu’on trouve aux premier et dernier A’angs de chaque précinction 36. En Europe, on se contentait de poser ces sièges directement sur le sol nu du -pjç yûga ou sur un lit de pierres et de chaux qui l’en séparait 37 ; en Asie, les sièges reposent sur le gros œuvre en maçonnerie, subslruction analogue à celles des théâtres et formant des voûtes dont la disposition change selon les

El'. Renan, Miss, de Phénicie, pl. vin; — 2 [ioniollc, U. c. p. 600 la différence lient à la nature diverse du terrain; au N. il s'abaisse e |»'iile douce et se prêtait à merveille à l’installation de banquettes auss nombreuses que I on voulait... au S. l'arène ellc-mèmc est en grande parti remblais, le podium tout entier et les gradins sont pour ainsi dire c: rmfe a faux ». — 3 Edw. Falkener, liphesus and lhe temple of Diana 1 86d I' 105. l.a restitution donnée dans le Smith’s Dict. of gr. and rom. antiq. Il i1 ‘*04, est donc fort hypothétique. — l C'est le nom que donnent les médailles Mionnet, Sup. VI, 141. - 5 Spralt et Forbes, Trav. in Lyc. Myl. and the Gihyr ‘ "■ !'■ 250. — 6 Ricli. Chandler, Trav. in As. Min. (1775), p. 200 sq • b. Wheler, Voyag. (1689), p. 96 ; Ross, /Icis. auf den gr. lnseln (1840 I, p. 33. —8 Arcb. des miss, scient. (185), III, p. 39. Cependant Fauteur ajout 1 1 bois moyen du long côté sud est « on avait bâti en pierres une tribune longu ■I environ 45 pas qui pouvait avoir 3 ou 4 rangs de sièges ». Cf. L. Lacroix, lies d U Grece (1853), p. 454; Lcbègue, liech. sur Délos (1876), p. 36, n. 21 1 MM. Al. Defrasse et II. Léchât- (O. c. p. 229) sont davis contraire e " "l une contradiction entre l'affirmation de Pausanias et la présence d ' constatée à hpidaure pat- de nombreux voyageurs; ils traduisent e tout ei I 1 " lial,uo suivant l'usage grec » ot pensent que les bancs furent placés « très pei '"""'es après le passage de Pausanias. » Cf. Kavvadias, TJ Iipi» voî 'A»*i>pt. p. 97 ~ " IX' 23> *' - 11 VI, 20. 5, 6. - 12 II, 27, 6. - 13 lb. , „éS.ov, bw ’EU,,, j. ’ ' 3 ' /."'P“. U lac. Ann, IV, 62-64, effondrement de l’amphithéâtre d,

^ cs- ls» Suct. Domit. 4 et 5 ; Rio. Cass. LXXV11I, 25 : Amm. Marc. XVI, 10 i u trop. VII, 23; Motif, reg. IX — 16 Cf. Lanckoronski, Les villes de Pam /"î ie (1890) p. 60 et fig. p. 97. — 17 O. c. p. 98. - i» C. inscr. ait. Il, 176 ffTct3:0'’ xa- diavaow vo-3 navaflnvantoù. lb. Supp. ! 054 d : vô fleatpov v - vtaS.ou sur une insc. d'Eleusis, probablem ni de 35 4 av. J.-C. — 19 On ne sauiai 1 M> Iquer la mention à Athènes en 330 av. J.-C. d'un théâtre panathénaïque ; cf. b ""mquo do l’éditeur du C. inscr. att. , 176. — 20 Hippodkomos, p. 207 B ; cf

Héron. Byz. Geodesia, Mot. et extr. des mser. (1838), XIX, p. 360 ; Iteiske, Connu, in Const. Porphyrog. Bonn (1830), II, p. 312 sq. — 2t Voyages (1689) p. 253: « il semble qu’il y avait une espèce de théâtre à l'extrémité, qui était rond et qui était séparé du reste par une muraille. » Ce sont les extrémités de cette muraille qui sont marquées bb dans la restitution de Krause citée plus haut. — 22 llamilton, Desearch. (1842) I, p. 103, et Texier, As. min. p. 405, voient meme à Aizauis deux monumenls différents dans le slade et sa sphendoné; ils considèrent celle-ci comme un théâtre séparé. - 23 Laloux et Monceaux, O. c. p. 145 : « les spectateurs s'asseyaient simplement sur les poules. » Cf. Defrasse et Léchât, ü. c. p. 144. M. Fougères ( Guide Joanne en Gr. Il, p. 3 48) concède que « le versaut intérieur des laïus élail taillé en gradins de terre, vêtus de gazon. » Il aurait fallu refaire ce travail tous les jours, car le terrain n'est pas vierge, mais rapporté. La question archéologique à résoudre dépend du sens plus ou moins général donné au y», de Pausanias. — 24 Virg. Aen. V, 388 — 2o Cf. la coupe schématique des-talus dans Ad. Boclticlicr, Olympia , (1886), fig. 51. — *6 (jue inscription de Delphes mentionne la pose de sièges. siSpnim», parmi les installations temporaires à effectuer avant les fêtes (Homolle, O. c. p. 614). — 27 Til. Liv. I, 35. — 28 yesp. 90 ; Acli. 2-4 ï cf. Pollux. IV, 121 ; Ilcsych. s. v. Virgile emploie dans le même sens le mot prima (Aen. V. 341). — 29 Homolle, O. c. p. 607. C’est la proédric ou l'cslra le des juges ». — 30 VI. 20, 8. — 31 lb. Pour les divers sens de cf. Eusl. ad.

11. VIII, 441 et ara, p. 34, A. — 32 pour Delphes, cf. Homolle, O. c. p. 603. n. I.

— 33 Quand le »»r..ov a la forme d'un arc surhaussé, comme à Messèu-, il n’y a de

xiçx'Siî que dans la partie postérieure au diamètre transversal ; eu avant, les escaliers pcrpendicula res au grand axe divisent les travées rectangulaires comme sur les cotés longs. — 34 Kavvadias, O. c p. 98. - 35 A Allièn s, ils étaient décorés d'une tête

de chouette; à Delphes, .. de pieds en forme de patte d'animal ». — 36 Ces sièges

d'honneur ont généralement un dossi.r et chacun d'eux occupe la place de deux sièges ordinaires; cf. l’olitis, c. p. 38 ; Homolle, O. c. p. 609. — 37 Polilis, O. c. p. '38.

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