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mis on répandait à la surface une terre blanche, yôt ! jxi1. Avant les luttes à main plate, la boxe, le pancrace, mi disposait des installations spéciales, t&ùç t.ox.to'.olk;2.
Pour les concours musicaux ou lyriques, dans des villes ne disposant pas d’un spacieux Odéon, mais où se trouvait un Osarpov Itù «rraoiou ;1, comme à Eleusis,
Athènes, à Delphes, etc., on séparait ce théâtre
son orchestre d’avec l’arène en élevant « un proskénion, évidemment de bois l. » Ce système qui existait à Delphes3 * * * 7 au mc siècle av. J.-C.,fut perfectionné en Asic^; nous avons déjà vu que l’on trouve à Éphèse 11 , à Aizanis1 àPerge3, sur les deux longs murs paramélraux de la piste, des éperons ou doubles écoinçons en maçonnerie sur lesquels venait s’appuyer le proscenium , décor mobile ou toile de fond fermant cette scène improvisée qui s’ouvrait devant les spectateurs assis dans la carea.
Au commencement de l'Empire, les Romains firent élever, à Rome, des stades0 pour les jeux gymniques 10 et, en Orient, des amphithéâtres11 pour les luttes de gladiateurs et les combats de bêles [venatio] ; mais beaucoup de cités levantines n'eurent jamais qu’un seul édifice pour toutes les représentations; on l’aménagea pour qu’il servit successivement au certamen graecum et aux ptopaia lorsque, sous les règnes d'Hadrien et des Antonins, « les jeux furent remis en honneur dans une foule de villes grecques 12 * * * * * ». C’est alors qu’on suréleva le mur vertical du podium ou xpr,7riç des stades pour en faire une barrière semblable à celle des amphithéâtres |:|, cancelli, pectoralia , rrtrfî-r\. Ilérode A tlicus construisit dans le stade d’Athènes un mur de 1 m. 66 de haut sur lequel étaient scellés des barreaux de fer formant une grille continue u. Grâce à cette inslal-
1 Jb. — 2 Jb. — 3 C. iriser, ait. Supp. 1054 d. — 4 llomollc, O. c. p. 614.
— Jb. — CG. Weber, Guide du voyag. à Ephèse. (Smyi ne, 1891) p. 25.
— Cli. Texier (As. min. ( Univ . pittor .) p. 405) fait deux monuments séparés du stade et du théâtre. — 8 * P. Trémaux, Explor. nrch. en As. Min.
Perge, pl. iv — 9 Suel. Cnes. 39 : Athletae , stadio nd tempus exstructo . Cf. Aug. 43 ; Edidit alhletas exlructis in eampo martiô sedilibus ligneis.
Cf. Domit. 22. — 10 Cf. Ludw. Friedlander dans J. Marquardt, Le culte chez les Rom. (Paris, 1890), II, p. 300 sq. et 319. — tt Plolémée avait institué en 322 av. J.-C. un èirtTâteioç dans sa capitale en l'honneur d’Alexandre (lliod. Sic. XVIII, 28); cependant Auguste fit construire un amphithéâtre prés du slade et de l'hippodrome à Nicopolis d’Alexandrie en Égypte (Strab. XVIII, 1, 10). Ce stade que Strabon mentionne dans la Nicopolis qu’ Auguste fit élever en Épire (Ml, 7, 6) parait être un amphithéâtre d’après la description de Leake ( North Gr. I, P- 191): « is circular at bolh end — 12 E. Miller, Mèm. de l’Ac. des inscr. XXVII, 1S73.II, p. 50, à propos d'une inscr. relative aux courses du stade à Lnrisse et aux pliasses qui y furent données, — 13 Cf. aaiphitu satuum et la descript. de l’amphithéâtre de Pornpéi (Thédenat, Vie puljlig. I DUC, p. 94;. Il est souvent bien difficile de donner le nom véritable des édifices qu'on éleva alors pour les jeux: le fameux slade d Aphrodisias est plutôt un amphithéâtre avec ses deux IhéfUres ( utraque cavea. rei’Ud, de Spect. XXX). Cf. Ch. Texier, Descr. de l'As. min. III, pl. ci.xtv. “ f’olilis, O. c. p. 37, ajoute que pour élever ce mur, « on abattit les rangées mfér. des bancs de Lycurgue ». —15 Ael. Spart. d/adr. viia , XIX. — 15 A Home, le collège des préleurs avait la présidence des jeux et la direction des fêtes publiques ordinaires; cf. l' R A croît, p. 031, n. 29; i.uui. — 17 Ancien usage grec (tierod. VI, 127) adopté par Flamiuius, en 197, après-la bataille des Cynoscéphalos
I olyb. XVII I. 30). — m Celle coutume persista à Byzance où i! y avait des juges ,;i! Vélum et de l’Hippodrome [hippodiiomos, p. 210 a. J ; cf. CI). Vilautios, 'II Ku.,-
7 1851, III, p. 196; U. Scblumberger, Sigillogr. byzant. p. 521 sq.
~~ 19 Cf. Il ippodromos, p. 210. - — 20 Tertul. de Sprct. XIX. — 21 Alf.
Lambaud, De byz. hippodr. (1870) p. 8 sq — 22 Monconys (( Journ . des Voyag I,
!'■ *2 4) a vu et décrit le stade quand il y avait encore les gradins en pierre; cf. Ta.
oniier Voyag. (1724) I, p. 102; Tournefort, Voy. au Levant 11717), III, p. 382;
"‘"dier, I, p. 138 ; Ann. de lapropag. de la foi. XIII (1841) p. 92 ; C. Iconomos
!■ I'. Slaars, Ktud. sur Smyrne (1808), p. 48. — 23 Philostrale (Vif. Sopk. Polem.
1 et 8) dit qu’on y célébrait des jeux olympiques en l’honneur d'Hadrien.
~~ t-vagr. Epist. eccl. Smyru. ; Euseb. Hist. eccl . IV, 131 sq. — 25 H. Leclercq,
ld tlestias dans Dict. d’archéol . chrêt. et de liturg. par Dom Cabrol (1907) I, s. v.
lilL'n qu il soit fait mention du slade dans la I ad Corinlh. IX, 24, et que ce
™°l s0'1' fendu par Stadium dans la Vulgate, on ne le rencontre presque jamais
;ltls les Synaxaria et les ménologes. Callinique raconte que le préfet Léonce
lation, il fut possible de voir unechasse de mille fauves donnée par Hadrien lors de sa présidence des jeux panathénaïques18. On transforma également la xaOéSsa des agonothètes en loge impériale, x«0t(7g.ï, rptfiouvàXtov, irév^ov, pour que l’empereur ou le représentant du pouvoir présidât lesjeux10, fit lire les proclamations1', rendît la justice18, prononçât les peines capitales19 et assistât aux exécutions 20 qui, même sous le Ras-Empire, continuèrent à avoir lieu îv r/, ctpevS ovvj 11 . C’est au stade, dont les ruines existent encore22 sur les pentes occidentales du Pagus, à Smyrne21, que saint Polycarpe fut conduit, jugé et condamné à mort24. Comme ces exécutions de chrétiens26 avaient lieu indifféremment dans les cirques, les amphithéâtres, les hippodromeset les stades, les noms de ces différents édifices furent confondus par les hagiographes et leurs traducteurs20; les poètes byzantins ayant pris la licence d’appeler slade leur hippodrome2', celte confusion persista et se retrouve encore dans les écrits des voyageurs 28 et des meilleurs humanistes 20.
III. Métrologie. Hérodote, l’un des plus anciens auteurs qui aient mentionné le stade comme mesure de longueur30, rapporte que de son temps31 c’était l'unité itinéraire des contrées plus petites que l’Égypte et la Perse32, mais plus grandes que les pays où l’on comptait par orgyies33. La remarque, vraie pour l’Hellade, ne convient-elle pas à certaines monarchies de l’Asie Mineure, la Lydie, par exemple, oit furent, dit-on, inventés les jeux, ludp \ et la monnaie35? Brandis 36 considérait le slade comme originaire de l’Asie et il en retrouvail même le prototype à Babylone, oubliant que le stade grec vaut 400 coudées et que la mesure babylonienne qui s’en rapproche le plus et à laquelle il l’assimilait sur la foi d'Cppert33, ne vaut que 360 coudées38.
voulul renouveler les jeux olympiques Iv t® ôta-coi.» XaXxr.Sôvoç ( Vit. S. Hypat. 45) S. Jérôme, à propos de la passion de Saint Polycarpe, dit : sedente proconsule in amphitheatro ; de Viris illust. XVII (éd. Migne XXIII. 635) que le traducteur grec rend par tv t® û|A.:pi(icâ-o..*. — 26 La trad. latine de la passion de S. Polycarpe emploie pour (TTâSiov arena. Jean Racine, Œuvres (éd. des Gr. écr. de la Fr. (1887) V, p. 564, 566) traduit ttôSiov de la lettre d’Evagrius (l. c.) par amphithéâtre.
— 27 Anth. Plantai. 348, 365, 372, 373, 375sq. On trouve égalemculcoinme synonyme Snopioi; (387), Oéaxpov (385), etc. — 28 |.a plupart n’ont d’autre critérium que la longueur de l’édifice (Spon, Voyag. I, p. 307). Ch. Texier dit que : « la spina est apparente dans toute la longueur de la pisle » d’un monument d’Anazarbc qu’il nomme le slade (.4s. min. p. 502). — 29 Beulé parle de piquets four attacher les chevaux dans le stade de Sicyone(/. c.). Voir ce qui a été dil à emeos, p. 1187 A ; cf. G. Perrot et Chipiez, Hist. de l'Art , VII, p. 302. — 30 I, 93; J|t 7, g, 149, 158 ; IV, 85, 101; V, 53, 54; VI, 36, 112; VII, 34. — 31 Hérodote écrivit le VIIe livre après l’an 430 (VII, 137). — 32 H, 6. - 33 L’auteur désigne ainsi les îles de l’Archipel et les colonies grecques de l'Asie Mineure; lui-méme compte soinent par orgyies, II, 28; III, 60; IV, 41, 86, 195, etc. — 34 Tertul. De spect. V. — 35 Xcnophan. Colopli. ap. Pollue, onomast. IX, 83; G. Rawlinson. On tke invent, of coin, and the earl. spec. (trad. d’Hérodot. I fin.); Fr. Lenormanl, Monn. voy. de la Lydie (1876), p. 14 sq. — 30 Das Münz-Mass u. Geiricht in Vorderasien, p. 21 sq. — 37 Jb. 23, où il cite Expédit. de Afésopot. Il, 321
— 38 M. Fr. Thureau-Dangin a montré (Joutn. Asiat. 1909) que « l'uuilé linéaire
des Babyloniens fut la coudée » (p. 79) et qu’en Chaldée « les différentes échelles de mesure se constituèrent conformément au système sexagésimal qui était à la base de la numération » (p. 106). Donc, dans ce système sexagésimal, le multiple se rapprochant le plus du slade grec ne peut avoir 400 coudées, mais 6 x 60 ou 360 coudées. Il en est de ce slade chaldéen comme du prétendu slade italique de 625 pieds romains dont parlaient n >s anciens métrologues (J. Girod du Saugcy, Manuel métrol. de l'anlig. (1837) p. 53) et que l’on passe sous silence depuis que le passage de Pline est mieux compris (Hist. nat. Il, 21, 1). Le premier auteur grec qui employa la progression sexagésimale des Chaldécns (heure, minute, seconde, etc.) fut Hipparquc et le plus ancien où nous la retrouvions est Hypsiclès dans son ’Ava^oçnxô;. Les Alexandrins l’employèrent à propos du zodiaque et ils donnèrent à la trentième partie de l’heure aux jours équinoxéaux, de la dodécalémoria, le nom de xû*>.oj ilnscr. rhodienne trouvée par 1 1 i lier von Gaertringen, cf.
P. Tannery, Inscr. astron.(Itev. ét. gr. 1895) ou de ô'çoç (Ach. Talius, Jsag. in Arat. 18), probablement le &?<?>; perse d’Hésychios ou mieux le napô; babylonien. Manilius a rendu ces termes divers par stadium (Astron. III, 279) ; cf. Letronne, De la divis. de l’équat. et du jour, chez les Chald. (Journ. des Sav. 1817), p. 738 sq. ; P. Tannery, La Coudée astron. dans Rev. arch. (1886) I, p. 27-37; J b. 1895, 1, p. 359 sq.
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Il est vrai qu'IIérodole a connu cette dernière mesure1 et qu’il lui a donné par analogie le nom de axâôiov2, ainsi qu’il la donne à des sous-multiples de la parasange perse 3, du chêne égyptien et à toutes mesures étrangères d’une longueur de 150 à 200 et quelques mètres A Celle assimilation fut d’autant plus aisée que le véritable stade grec, le <7xi3*.ov de 600 pieds ou 400 coudées8,
variait de longueur selon les villes. On a vu plus haut qu’il était de 192 m. 27 à Olympie, de 177 m. 55 à Delphes et en Atlique, de 1 S I m 08 à Épidaure (longueur de l’ancien stade argien du ve siècle selon M. Kavvadias").
Les Alexandrins adoptèrent le stade comme unité de mesures itinéraires et ils s’en servirent pour mieux convertir toutes les longueurs exprimées en pléthres ou pieds grecs, schènes égyptiens, coudées orientales et brasses marines1; leur stade de 600 pieds ptolémaïques valait 184 m. 8375. On ignore si Érathosthène8 l’employa dans sa Géographie ou s’il en déduisit un autredes dimensions mêmes du globe terrestre ; il estimait la longueur d’un méridien à 250000 stades9. Quand les Romains tracèrent la carte de leur empire [forma, v. p. 1251 J et dressèrent leurs itinéraires10, il conservèrent leur mille passuum, mais admirent que le stade alexandrin en serait la huitième partie11 et serait compté pour 125 pas ou 625 pieds romains l2, ce qui a permis de l’évaluer à 184 m. 8375. Cependant, on ne trouve jamais de bornes milliaires romaines avec l’indication hodométrique en stades; même si l'inscription est purement grecque13, les lettres numérales indiquent toujours un nombre de milles romains11. On a prétendu qu’en Asie et en Égypte, les empereurs n’avaient fait que convertir en milles les stades inscrits sur les bornes que les monarchies hellénistiques avaient placées 18 en remplacement des bornes perses 1R. Le fait est peu probable, puisque, même en Égypte, les explorateurs de Néron corrigèrent les anciennes évaluations des Alexandrins 11 et il n’est nullement prouvé que les successeurs d’Alexandre aient jalonné de bornes les ooot p%<rtXixat l8. On ne connaît pour les périodes helléniques que deux inscriptions qui puissent être considérées comme [AÉxp&v &oo:icop:a; : la première, transcrite par Chandler 19 sur la route du Pirée,
mentionne une distance de 40 slades depuis l’autel des Douze dieux ; la seconde copiée également en Atlique2» mais par Fourmont, serait un spécimen de ces légendes versifiées que Pisistrate21 fit écrire sur des hennés [hermae, p. 431] à mi-distance d’Athènes et des bourgs Les Byzantins nommaient TTaStoSpogixov une note remise au commandant de la Hotte à la veille d’une expédition, et comprenant la nomenclature des échelles et l’indication en milles des distances qui les séparent22c’était un extrait des cxaSiaigoî xâjç oXïg olxoup,évr|i;23.
Le stade n’a point de multiple21. Sorlin Domex y STAM1VOS (Sxiij.v&c, axagvi'ov, (rxagvt'uxc/i;). — Nous avons indiqué à l’article uyrria (p. 319) toutes les réserves que l’on doit faire sur la façon d’identifier les formes des vases grecs avec les termes employés par les auteurs ou
Fig. 6565. — Stamnos.
les lexicographes anciens. Les archéologues modernes ont voulu, bon gré mal gré, rendre précise et rigoureuse une nomenclature qui est restée vague et flottante dans l’antiquité ; Letronne l’a démontré dans un remarquable mémoire que nous avons souvent cité 1 . Le mol stamnos a eu le même sort que les autres. Depuis Panofkaet Gerhard, on l’emploie couramment pour désigner un vase qui Lient le milieu entre l’amphore et l’hydrie (fig. 6565) \
C’esldu passage ci-dessus cité de Talfus que I’. Taunerv cl les mélrologisles contemporains ont pris l'hypothèse sur l'origine du stade grec qui représenterait « l'espace parcouru par un marcheur ordinaire en un trentième d'heure », soit en quatre minutes, puisque l'ancien nvchlhémère était divisé en douze heures. L’autre hypothèse « distance normale qu'un coureur peut parcourir à toute vitesse sans soufllcr » vient d Isidore de Séville, Etym. XV, 16, 3. — l Hérodote dit que Bahylone formait un carré de 120 stades de côté, soit 480 slades pour tou le l'enceinte ; or, l’inscription dite de la Compagnie des Indes, gravée en beaux caractères sur un bloc de basa1 le, porte nettement que le mur de Bahylone avait 480 ammat gagari de long; Bawlinson et Morris, Cuneif. inscr. of West. Asia (1861) I, pl. i vu, col. 8, lig. 45; cf. Oppert, Expéd. de Mésopot. Il, p. 320; J. Menant, Bahyl. et la Chald. ; 1875, p. 207. — 2 |l 1 78- - 3 V, 53; cf. Xenopli. Anab. Il, 2, 6. Ilérodule dit qu’on faisait 150 de ces slades par jour, soit 5 parasanges en dix de nos heures. Précédemment ilV. 101) il comptait 200 slades par journée de marche. Le stade grec n’était donc que les Irois quaits de la mesure asiatique que ces auteurs nomment azûS o-, — 4 Cf. mensuba, p. 1729 A, sur les diverses mesures en stades données par Hérodote et Xénophon. — » llerod. Il, 149. — 6 O. c.
— 7 Herod IV, 86; cf. IV, 41 ; II, 5, 28, etc. — 8 Mensuha. p 1730 B; cf. Pauly- Wissoxva, lirai EncycL. s. v. ; Eraloslh. 64 sq.; Colomba. Eratosth. e la mi sur as. del merid. terrest. Païenne, 1895. — 9 Plin. Hist. nat. !l, 112, 8; Strab. I, 33 et 39 ; II, 5, 3 4. Geminus donne 252 stades : « Les deux pôles de la terre sont à 126 slades l’un de l’autre >» (/ sagot /. in Aral. 135). — lOPallu de Lessert, L'œuvre gé»gr. d' Agrippa et d’Aug. ( Mém . des Antiq. de Fr. 1908, p. 287 sq.) — H Isid. Hisp. XV, 16, 3 (éd. Aligne LXXXII, 557). — 12 plia. Hist. nat. Il, 2|, 1.
— 13 M. L. Heuzey attribue ce fait à une « manie de Caracalla *>, Mission arch. en Macéd. p. 314. — 14 A I b . Dumont. Inscr. et mon. fig. de la Thrace , 1876, p. 8 : tô |&EtXiov T. Cf. pour les bornes «le la roule d'Eplièse à Tralles, B llaussoullier (lie v. de philol. XXIII, 1899, p. 296). — 15 B. llaussoullier, l. c., ne parle que des routes construites par les Séleucides et que les Romains s'approprièrent ; il ne fait nulle
mention de bornes placées par les successeurs d’Alexandre et sur lesquelles M. Aquilinus « n’eut qu'à ajouter les chiffres latins aux nombres grecs ». — 1,1 Eev. archêol. (1908) II,, p. 150. Ou ignore si les Perses firent placer des bornes avec inscript, araméenne pour indiquer les parasanges. Il est certain que les Persans non placèrent point pendant le moyen âge ; ils n’avaient alors, comme les Byzantins, que des Routiers, des Mémentos pour les maîtres de poste, dirigeant les «naO^oi, rn nsiones ; cf. E. Miller, Périple de Marc. d'Bèracl. (1839). — 47 Plin. Hisl. nat. p 25*, VI, 35, 6 : Verùm ornais haec finita disputât io est quoniam..., Neronis exploratoires renunciavere his rnodis. — 18 Opinion contraire soutenue sans preuve aucune dans Rev. archêol. (1908) II, p. 150.— 19 Corp. inscr. att. Il, 1078 ; cf. la note «lu n. 1077. — 20 C. ins. gr. 12 = Inscr ait. vetnst. 522. — 21 plat. Hipp. (éd. Didol, p. 558). L’auteur ne dit nullement qu’il fût fait mention de slades dans I une ou l'autre des inscrip' ions. — 22 Const. l’orph. l)e Kcrem. Il, 45 (éd. Bonn, p. (|*
Tafcl, De /rov. p. 17 ; Alfr. Rambaud, L'emp. grec, au A« siècle, p. 430. — 23 Corn! Porphyr. De them. I, p. 18 ; le adm.praef. (éd. Bonn, p. 66). — 2'* A.W o;, -
5?o|ao; «t So/.«/o; sorti des termes purement agonistiques, bien que certains lexic graphes les qualifient de qç jaétoov. Cependant MM. Hullsch ( AJelrolog . (I p. 38, 81, 012, 697) et Babelon (Gr. Encycl. s. v. Stadc/ les admettent connu* mesures de longueur.
STAMNOS. 1 Observations sur les noms des vases grecs , dans Œuvres choisi’ s , éd. Fagnan, I, p. 334 sq. — 2 Notre figure est faite d’après un vase du Louvre, G 114. la même forme psI donnée dans la plupart des ouvrages céramographiqut Panofka, Hech. sur les véritables noms des vases grecs , p. 13 cl 4/, pl n° 23; Gerhard, dans les Annali dell’ Inst 1S36, pl. c,n° 16; Letronne, Ohsi'11 p. 432, planche, n° I ; Krause, Angeioloyie , pl. ni, fig. 16, 17, 18; Walleis bu • Hist. anc. Potlery, I, p. 163, fig. 82 ; Collignon, Archéolog. grecque ,2e ^ ‘ p. 272, fig. 147. Les sujets représentés sont le plus souvent des scènes << quels ou des processions bachiques, ce qui précise la destination de ce vin; cf. Pottier. Catalog. vas. du Louvre , p. 1101.
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jug court et plus trapu que l’amphore, les anses pareilles à celle de l’hydrie, mais au nombre de deux
seulement 1 .
Il est probable que cette forme rentre, en ell'et, dans la Arje des vases que les anciens appelaient (7xâp.vo<; ou ocp* v t o v mais ce' qui est inexact, c’est de croire que cette forme seule ait droit à cette appellation. Comme l’a dit Lelronne3, il ressort des textes que ce inot est synonyme, au sens large, d’amphore et devait désigner beaucoup de variétés de récipients à vin ou à huile4, tantôL avec deux anses5, tantôtavec une anse5, ou même sans anse7. Chez les lexicographes ou dans les inscriptions, on le rapproche de I’amphora, de I’hydria, de la kalpis et du crater8. Ailleurs on l’assimile au bikos9. C’est évidemment un récipient d’assez grande taille, d’argile ou de métal 10. Dans les temples, des jarres de ce genre servaient à conserver l’argent produit par les revenus du sanctuaire ; on plaçait dessus une inscription indiquant la quotité de la somme, la provenance du revenu, l’année et le mois du dépôt, les noms et qualités des magistrats chargés de cette comptabilité, l’année de leur magistrature11. Ailleurs, ce sont de menus objets de bronze qui sont déposés dans une hydrie ou dans un stamnos12. D’autres inscriptions qui énumèrent la vaisselle de bronze ou d’argent apportée en offrande par les pèlerins offrent le même mot avec des épithètes qui parfois en précisent un peu la forme ou la nature : grand stamnos à une seule anse, stamnos béotien, stamnos à huile, etc. 13 .
Letronne reproche avec raison à Danofka d’avoir fait du (jxagvî&v un vase différent 14 ; c’est un synonyme ou peutêtre un diminutif de orâgvoç. Un connaît des aTagvta jfoîoüa, c’est-à-dire n’ayant que la capacité d’un cnous (= 3,283 litres)15. C’est aussi un récipient d’argile, ou même de verre 10, dans lequel on mettait du vin n. On dit encore <7Tap.vér>coç 18 et (nro’.u.votptov 1,J dans le même sens. Le vra gviov est également synonyme d’àgiç, vase de nuit [amis, matula] 20, ce qui montre bien que le mot s’applique à des formes très variées. E. Pottieu.
STANNUM (Ka<jeriTepoç). L’étain. — Ses noms. — Le mot xacnirepoî se rencontre déjà dans Y Iliade \ où l’on a voulu, à tort peut-être, qu’il désignât un alliage d’étain et d’argent 2 ou des objets simplement élamés3, plutôt
que le métal pur. Dans les textes postérieurs 4 son sens n’est pas douteux; c’est bien l’étain, et lui seul, que les Grecs entendaient sous ce vocable; ce n’est pas à la fois, comme on l’a prétendu, l’étain et le zinc5, ou l’étain et le plomb6. De là viennent: l’adjectif xacatTÉptvoç7, fait en étain ; les substantifs xaa,<7iT£po7roic>ç 8, xotauiTEpoopy^?9! ouvrier travaillant l’étain ; le verbe xa<7<jiTepôo.>-<ü *°, étamcr.
Pline prétend que le mot xacutTepoç a été créé par les Grecs11. Quelques auteurs anciens le rattachent au verbe xatoj ou au verbe rsipogai ,2. M. L. Siret se demande s’il ne dériverait pas, par échange du x en t ou par métathèse et par redoublement, de Taxepdç, fondant, qui rend lusible, allusion à la qualité la plus remarquable de l’étain et à son alliage avec le cuivre pour former le bronze13. Festus Avienus l’explique par le nom du mont Cassius, situé dans une région riche en mines d’étain, la péninsule ibérique14. D’autre part, on l’a rapproché depuis longtemps du sanscrit kastira et de l’arabe kasdir , qui ont la même signification que lui et lui sont évidemment apparentés16 ; mais la forme sanscrite est plus récente que la forme grecque, car l’Inde dans l’antiquité, comme on le verra plus loin, faisait venir de l’Occident, par l’intermédiaire de l’Égypte, tout l’étain dont elle avait besoin ; kastira et kasdir ne sont que des transcriptions tardives de xacaérepo;. Sayce croit trouver dans l’accadien ou le sumérien kasduru , et Lenormant dans l’assyrien kasazalirra le prototype du nom grec de l’étain 16 ; en réalité, le prétendu mot kasduru n’a jamais existé eX kasazalirra ne s’appliquait pas, semblet-il, à un métal, mais à des étoffes11. M. Salomon Reinach a proposé récemment une autre hypothèse, beaucoup plus vraisemblable: xaa-GÏTepoç, quoi qu’en aiL dit Pline, serait un terme d’origine celtique18. Au lieu d’admettre, comme on le fait généralement, que les îles Cassitérides devaient leur nom à l’étain qu’on allait y chercher, il estime au contraire que le métal a pris celui du pays d’où on le tirait. Le cuivre n’osL-il pas le métal de l’ile de Chypre et le bronze le métal de Brundisium? L’étain lui-même ne s’appelle-t-il pas en turc et dans les idiomes voisins qalaï, du nom que donnent ces langues à la presqu’île de Malacca, où sont les gisements les plus considérables que l’on connaisse19? Daqs le mot Cassitérides il faut
Moeiis Alt. Lexicon Athc. Anyopéa, tôv Si'wtov axâjjivov (01. Koch, Leipzig, 1811 P- il]; htymol. Atagi l. S. V. 4|xtpooeùç, vo I y y-É ü e v Stûivov (TTapvt'ov. — 2 Voy. 1 talcs rassemblés par Panofka, Op. L p. 47 ; Krause, Op. I. p. 270-273 ; Lelroun L C. p. 348-353. Je ne crois pas que Furtwaenglor ail raison de dire que no appelons « à tort » ce genre de vase stamnos ( Griech . Vasenmalerei , 1, p. 83) ; no avons seulement loM de réserver uniquement ce mol pour cette forme. — 3 Op. p 08-353. — 4 bans Aristophane [Han. 22) Dionysos s’intitule 0,1* £t«|xvÎou ; « Sch°l- ad ,l- I cf. Dcmostli. Contr. Lacrit. p. 933; Phrynich. p. 400, éd. I.obccl Pollux, X, 30 et 72; Atlien. I, p. 29 E ; Tliorn. Magist. [1. 15, 2, édit. Ritsclil. Du llesycb. s. u. Eranvoùjoi, vases k huile pour les ép bébés dans les gymnases (iXac /^v01)’ ^aus une inscription de Délos, rrtàpvoç t/.atr.pdç ( Huit . corr. tiell. XI p. 4t3).6 Voy. note!. -0 Homolle, .Su». corr.hell.X IV, p. 413
— 7 Ce serait la forme du ihnos, par exemple. Ilcsychius définit le pi*»; 1 slamnos muni d’anses [dikosJ, et llssing, Lie nom. vas. grac. p. 341, a voulu 1 conclure qu ordinairement le stamnos n’a pas d’anses. Krause, Angéiologie, p. 27 - -, conteste avec raison celte idée, en s’appuyant sur les textes où sout mentionné Ica anses du stamnos; cf. Homolle, Op. I. XV, p. 158. - 8 llesycb. s. n. ,i).„ J' "', VII, p. 102; llomolle, Op. I. VI, p. 117; XIV, p. 111, 413; XV, p, 15 1 Hesyclï. «. V. — tu Aristopli. Plut. 545 ; Dcmostli. I. c. p. 934 (ylf4^,K); Il 1 Op. I. XIV, p. 413 ( / y Ay à) . — Il Homolle, Op. I. Il, p. 330-342, 570-570 ; \ ! -p,’ XIV’, I>’ 448 1 nolu 2i P- 458, note 3. — 12 Ibid. XIV, p. 41 1. — 13 Ibid. XL P- 11. — KOp. I, p. 353. —16 II est vrai que c’est une correction au texte de Suid yj 1 ’ 1 Proposée parM. Zekidcs ( Athenisch. MiUhcil . 1 906, p. 237). — 16 Poilu
1-. U’ ~ 11 Aristoph. Lysist. 196; Themisl. IV, p. 72, éd. Dind. ; PI10
dis, \\ T“ SAir'“ xîPil““- Il s'agit sans doute des grandos amphores dai
J”1"' es ou mettait le vin de Thasos si renommé; cf. Dumont, Inscriptions cér «• de Grèce, p. 14, 15, 59 sq. ; Pollux, X, 72. - 1» Pollux, VII, 162. - 19 Ibid
72. — 20 llesycb. s. v. ipi; ; cf. Bekker, Anecdot. p. 217 (28), commentant un passage de Demoslli. Contr. Conon. p, 1257, 17.
STANNUM. 1 Hom. 11. XI, 23 et 34; XVIII, 474 el 013 ; XXI, 592; XXIII, 503 et 561. — 2 M. Borlhelot, dans le Journ. des Savants, 1889, p. 380. — 3 W. Ilelbig, L épopée homérique, Irad. fr. Paris, 1894, p. 303. — 4 Ils sont tous énumérés et reproduits par A. Hôlder, Altceltischer Sprachschatz, [.Leipzig, 1896, p. 828-83* forme altique : xa-rrireooç, Inscr. gvaec. 1, n° 319 1. 5; IX, n° 303, L 15-10
— 5 Hofer, Hist. de la chimie, Paris, 1866, I, p. 133. Contra : K. B. Hofmann, dans la Berg-und Hüttenmânn. Zeit. 1882, p. 515. — 6 J.-B. Bcckrnanu, Ilcitr. sur Gesch. der Erfind. Leipzig, 1780-1805, IV, p. 340 ; A. Riedenauer, Handwerk und llandwerker in der homer. Zeit, Erlangon, 1873, p. 112 et 200; Frantz, dans la Berg-und Riittenmünn. Zeit. 1880, p. 437. — 7 plut. Alor. p. 1075 e- Aristid IL p. 400; Galcn. XIV, p. 99, 0; p. 309, IS; XIX, p. 432, 19; Hippiatr. p. 48, U. Forme attique : aaTriT-pivo;, Inscr. gr. II, n° 652 B 1. 28-29, — 8 Proc. Paraphr. Ptol. p. 251. — 9 Corp. gtossar. latin. II, p. 339, 29. — 10 Dioscor. I, 33 et 38.
— 11 Plin. XXXIV, 156. — 12 Eustath. p. 1154, 18 ; 1167, 57; Etym. magn. p. 493, 27. — 13 L. Siret, dans P Anthropologie, 1908, p. 153. — 14 Pest. Avion. Or à marit . 260. — ISA. von Sehlogcl, Indische Bibliothek, XI, Bonn, 1824, p. 393; Chr. Lasson, Indische Alterthumskunde,\, Bonn, 1843, p. 239; A. von Humboldl’ Kosrnos, il, Stuttgart, 1847, p. 409, u. 29, etc. - 16 Sayce ap. Schliemann, llios, Irad. fr. Paris, 1887, p. 013; Fr. Lenormant, Les premières civilisations I Paris, 1874, p. 147 ; Trans. of the Soc. of biblic. archaeol. VI, 1878, p. 337) Cf. O. Scbrador, Sprachvergleichung und Urgcsch., 2' éd. léna, 1890 p. 313. — n Opinion de J. Oppert, citée par G. Bapst, dans les C.-It. de' /’ Acad, des Inscr. 1886, p. 253. — la S. Reinach, L’étain celtique, dans V Anthropo logie, 1892, p. 2,5-281. — 19 Cf. M. Bertbelot, Sur les noms Qalai, Qallais et sur ceux de l étain, dans le Journ. des Savants, 1889, p. 379-382.
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distinguer la désinence t8eç, ajoutée par les Grecs, et deux éléments celtiques, cassi, sorte de superlatif qui reparaît dans beaucoup de noms d’hommes etde peuples , et teros, adjectif, qui voulait dire extrême ; les Cassiterides étaient les îles très reculées, i*x«« 'V01' institue extimae 4, et le xonroiTepo? le métal qui provenait de celte contrée lointaine. La principale difficulté que soulève la théorie de M. S. Reinach, c’est quelle conduità supposer que dès le ixc ou le vin- siècle av. J .-C. les Grecs auraient eu connaissance d'un terme de la langue des Celtes, alors que l’invasion de ceux-ci dans l’Europe occidentale passe pour n’ètre pas antérieure, tout au plus, au vuL siècle.
L’étain pur était appelé proprement en latin, à la belle époque, plumbum album ou plumbum candidum , pai opposition au plomb, plumbum nigrum [plumbum]. On réunissait sous la même désignation générale, mais en les distinguant d’après leur couleur, deux métaux assez voisins l’un de l’autre, dont les gisements coexistaient souvent dans les mêmes régions et dont la connaissance a dû se répandre à peu près simultanément en Italie. L’interprétation du mot stannum ou stagnum 1 (d ou dérivent l’adjectif stanneus ou stagneus 5, d’étain, et plus tard le substantif stannator ou stagnntor \ ouvrier en étain, ainsi que le verbe stagnare\ étamer) est plus difficile. Pline l’Ancien donne à ce terme deux acceptions diflérentes : il nomme ainsi le plomb d’œuvre, métal de première coulée obtenu parle traitement du plomb argentifère3, et aussi un métal dont on recouvrait les objets de bronze afin de leur donner meilleur goût et de les empêcher de se rouiller 9 - emploi qui convient bien à l’étain, nullement au plomb ; pour comble, un peu plus loin, il oppose dans la même phrase le plumbum album, c’est-à-dire l’étain, au stannum ou plomb d’œuvre10. Quelque sens que l’on donne à stannum dans les textes de Pline11, il est impossible d’admettre avec Beckmann nue l’étain n’a jamais porté ce nom avant le iv" siècle de notre ère 12 : en effet, Plaute parle déjà de vas a stannea 1 , qui ne peuvent être que des vases d’étain ou étamés, et dans un passage de Suétone11, de bien peu postérieur a Pline, le stannum ne peut être aussi que l’etam. Berthelet fait observer qu’il faut tenir grand compte de l’incertitude et des variations de k> nomenclature scientifique chez les anciens ; il est arrivé souvent qu’un seul mot ait désigné tour à tour, sinon même simultanément, un métal pur et toute une série d’alliages D’apres lui, le mot stannum ne convenait d’abord qu’au plomb d’œuvre; puis on l’étendit des composés, qui naissent dans la- préparation du plomb, à Pétain ou plumbum album -, il finit par cire réservé à celui-ci 16. Schade est d’un autre avis : il croit que stannum était le nom primitif de l’étain à Rome; celui de plumbum album ne lui
1 Hôlder On cit I, p. 824- 825 : les Cassi, peuple breton; Cassivellaunus, roi breton ; VercLivellaunus , chef arvorne; les dii Casses, divinités ^rhénanes ; les Veliocasses, Viducasses, Bajocasses , peuples belges cl celtes etc. S.
IV 112 ■ XXXIV, 150 s(|. - ‘ voir les testes réunis par llolder O/,, et 11, 1904, p. ' 1631-1633, «. u« stagna-, aucun n'est antérieur à PUne. - I -P;
Pest s Plarica, p. 106; Colon, XII, *2, l ; Pim- XX X, .io XXX, 38 et 57 . K 21- Ulp. Digest. XI, VIII, 10, 9. - 6 torp. ghtssar. latin. Il,
DAP 39 29 - fi Valeriau. I, 3. et III. 4. - 3 Plin. XXXIV, 159. - « M , ...” m Ibid -n H. Blünmer, Technol. und Terminal, Jer Oewerlie und Liste üei Griechen und Bornera, Leipzig, 1887, p. 82, incline a croire que parfont Pline entend par stannum un métal distinct de 1 etam. - 13 Beckmann, Oy.
aurait été appliqué que plus tard, pour le différencier des alliages communs à base de plomb que l’on employait, à cause de sa cherté, en ses lieu et place, et en les qualifiant eux aussi, très improprement, de stannum n.
13’ o û vientee mot controversé? On admet généralement
qu’en France, à l’embouchure de la Vilaine, le village de Pénestin (Morbihan) représente un cap [penn) de l’étain (en breton sten, en Irlandaiss/nn). Les Gaulois, croit-on, auraient emprunté stannum aux Romains18. M. llolder suppose, à la suite de Pictet, que ce sont les Romains qui l’ont reçu des Gaulois 1J ; stannum , dans cette hypothèse, serait, comme xacrGÎTEpo;, une adaptation d un mot celte. ] Provenance [voir la carte des mines et carrières dans l’antiquité grecque et romaineà l’article metalla, p. 1H4G, fig. 4974, et la carte du groupe hispanique, p. 1848, fig. 4975]. — L’étain existe dans la nature à l’état d’oxyde (cassitérite), sous forme de filons 20, où il est mélangé en petites quantités à des roches dures qu’il faut broyer et triturer, ou sous formes d’alluvions21, beaucoup plus faciles à exploiter, parce que le minerai n’y est pas enveloppé de gangue et qu’il suffit de laver les sables pour le mettre en liberté. Ses gisements sont relativement rares 22 et son aspect ne ressemble à celui d aucune autre substance métallique. On s’étonne, dans ces conditions, qu’il ait étéj très anciennement connu et que Ion ait pu en faire, dès les temps préhistoriques, une consommation énorme. 11 est certain cependant que des quantités prodigieuses d’étain ont été nécessaires pour forger les objets de bronze qui caractérisent le premier des âges des métaux et qu’on trouve partout répandus, meme daus des contrées qui ne possédaient pas de gîtes slanmfères. La circulation de l’étain a donné lieu à 1 un des commerces tout à la fois les plus importants et les plus mystérieux de l’humanité primitive. On n’a pu déterminer encore de quels centres les hommes de l’âge du bronze faisaient venir ce métal qui leur était indispensable « Aucune des hypothèses proposées ne répond aux exigences d’une fabrication aussi prolongée, aussi generale, aussi considérable; il a dû y avoir des transports réguliers de masses d’étain venant de mines abondantes e inépuisables21». Faut-il chercher ces mines à l’extrenn e orientale du monde antique, dans Îjlndo-Chine et 1 lnsulinde, ou bien au contraire à l’extrémité occidentale, dans les îles Cassitérides, ou encore dans quelque région
intermédiaire d’Asie ou d Europe ?
La première opinion est maintenant abandonnée . a été soutenue principalement par Schlegel, Lassen e llumboldt25. La ressemblance du sanscrit kaslira e t u grec xotfjtriTsp&ç donnait lieu de croire que l’Asie Occi eul.ale et l’Europe s’approvisionnaient d’étain, aux ongi'11*. dans l’Inde, qui l’aurait tiré elle-même des gisemen s
cit. IV, p. 330. - 13 Plaul. ap. Fest s. »• Narica p. 100. 14 ^
— 15 M. Berthelot, dans le Journ. des Savants, 1889, p. ^ ^ Q grf]adC; Collect. des anc. alchimistes grecs, I, Paris, 1887, Inlrod., p. ^
AUdeutschcs Wôrterbuch, *• «d. Halle, 1877-1882, p. 1267 — *
dans P Anthropologie, 1892, p. 277. - 1» Hôlder foc et. - « ■<£ -
Strab. III, p- 147. - 2. Plin. XXXIV, 157.-» Ed Fucbs et L ■ * ^
des gites minéraux et métallifères, II, 1 ans, , P- p Archi».
Von wo das /Ann vu den alten Bronvcn qekommen sein ™ ^
ftir Anthropol. 1870, p. 263 sq. ; Daubrée, Otiserv. sur espM- ^ de l’élain, dans la Rev. archéol. 1881, I, P- 33-336, , B ^ /)1J(,,,
mince de l’étain dans le monde antique, dans les C- - ^ gtutlgarl 1909,
I s«fi n >47-255; Ed. Meyer, Gesclt. des Altertvms, I, - • -• des- anc.
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fondants de la côte du Siam, de la presqu’île de Malacca ri de l’ile Banka. Mais on sait par Pline l’Ancien 1 et par l’auteur anonyme du Périple de la mer Erythrée '1- que de leur temps, à la fin du i" siècle de notre ère, l’Inde recevait l’étain de l’Occident, par l’entremise des négociants égyptiens*. Les alluvions de Malacca et de la Sonde n’étaient donc pas encore exploitées. M. S. lteinach pense ijue le premier texte qui les concerne est un fragment conservé par Etienne de Byzance et extrait des Baco-apixà d’un certain Denys,quiest peut-être Denys le Périégète4.
Aucune des régions intermédiaires entre l’Extrême Orient et l’Extrême Occident, sauf peut-être laDrangiane, ne paraît avoir jamais fourni beaucoup d’étain aux peuples de l’antiquité. Fr. Lenormanl8 et Dufréné8, s’appuyant sur des rapprochements d’ordre philologique plus ou moins fondés, supposent que ces peuples le faisaient venir tout d’abord du Caucase. On ne saurait l’admettre: les géologues n’ont constaté nulle part dans le Caucase l’existence de gîtes stannifôres7. La seule contrée d’Asie dont les mines d’étain aient été exploitées parles Anciens, et à laquelle on ait pu penser comme pays d’origine du métal consommé sur les bords de la Méditerranée8, est la Drangiane, le Khorassan d’aujourd’hui0, où le voyageur OgordnikofT a retrouvé, aux environs de Méched, les exploitations déjà signalées par Strabon in. En Europe, Scymnus de Chios déclare que deux îles du fond de l’Adriatique donnent un étain excellent11; il n’existe pas de gisements dans le voisinage immédiat; peut-être le métal était-il amené, par caravanes, des pays plus septentrionaux où sa présence et même sa mise en valeur, dès une époque reculée, nous sont attestées 12 : la Carinlliie l3, la Bohème et la Saxe, dans le Boehmerwald, le Fichtelgebirge et l’Erzgebirge 14. On a relevé aussi en Italie, sur la côte de Toscane, à Campiglia Maritimaet à Cenlo Camerelle, au Monte Valerio et au Monte Rombolo, les traces probables d’une très ancienne exploitation de l’étain15. Tout cela, en somme, est fort peu de chose, en comparaison de ce qu’exigèrent, pendant une longue suite de siècles, les besoins de l’industrie du bronze.
Les contrées de l’Europe occidentale riveraines de l’Océan Atlantique?, la péninsule ibérique, la Gaule, les îles Britanniques, étaient beaucoup mieux pourvues. C’est de là que provenait sans aucun doute, à l’époque classique, l’étain utilisé dans le monde méditerranéen.
Il est difficile de savoir s’il en était déjà de même à l’àge du bronze et de dire dans laquelle de ces trois régions doivent être localisées les fabuleuses Cassitérides, qui avaient donné leur nom à l’étain et que l’on serait aulo-
1 i'Iin. XXXIV, 103. — 2 Per. mur. Erythr. 7, 28, 49, 50. Cf. B. Fabricius, Der Périples dus Erythr. Meeres, Leipzig, 1 SS3, p. 156-157. — 3 Cf. A. Weber, Die Verbindung Indiens mit den Ldndern im Westen , dans la Deutsche Monalsschrift , isf>3, 11,11 1<I-- X. Movers, Pie Phônizier, Ml, 1, Bonn, 1850, p. 03. — 4 s. Keinach, dans 1 Anthropologie, 1892, p. 270, n. 4. — 0 Fr. Lcnormant, Prem. civitis. 1, p. 140-152. — » Dufréné, Étude sur l’hist. de la production et du commerce de l'étain. 1 aris, 1881, p. 22. — 3 G. Bapsl, Les métaux dans l’antiq. et le moyen âge : i ‘dnin, l’aris, 1884, p. 7 ; M. Chantre, Rech. anthrop. dans te Caucase, Paris, P- 81. — s Par ex. : G. Perrot, Hist. de l’art dans l'antiq. VI, Paris, 1894, P- '3. — » Von Baer, toc. cit., G. Bapst, dans C.-It. de l’Ac. des tnscr. 1880, P -’n sq. ; Tomascliek, dans les Mitth. der anthropol. Gesellsch. in Wten, dUzuagsber. 1888, p. 8. — 10 Slrab. XV, p. 724. — U Scymn. 391. — 12 V. H6rap(1, Les Phéniciens et l’Odyssée, 1, Paris, 1902, p. 439. — 13 A. B. Meyer, burina in Oberyaithales ( Kàrnthen 1, 1885, p. 05. — 14 Gurlt, dans les Bonner ■l'iltrb. LXXIX, 1885, p. 253. P. Bataillard, Além. de la Soc. d’anthrop. 1875, P- '33 ; 1 878, p. 550, et Historique et prélimin. de la question de l'import, du bronze, Paris, 1878, attribue aux Tziganes nomades la propagation de l'étain à bavrrs 1 Europe. — 15 Daubrée, Bev. archéol. 1881 , 1, p. 335-330, d'après Charton, Annales des Mines, 7e série, IX, 1870, p. IIP, el. F. Blanchard, Atti dei Lincei . Irunsunti, |, 1878. p. 180 ; A. Mosso, Le origini delta civiltà mediterranea, Turin,
risé, par conséquent, à regarder comme le premier centre de production de ce métal.
Les auteurs anciens nous apprennentqu’il y avait des gisements stannifères enbeaucoupd’endroits delà péninsule ibérique18, et surtout en Lusitanie, en Gallécie chez les Artabres, en Tarraconaise 1 ’. D’autre part, on a découvert des vestiges considérables d’exploitalions remontant à l’antiquité sur le territoire d’Ablanéda, près d’Oviédo, et à Salabé, dans l’ancien pays des Cantabres, où plus de quatre millions de mètres cubes ont été jadis extraits18. Four la Gaule nous avons aussi quelques témoignages littéraires à invoquer : l’auteur du traité l)e mirabilibus Auscultationibus , faussement attribué à Aristote, décerne à l'étain l’épithète de celtique 13 ; Scymnus de Chios assure que l’étain qu’on trouve à Tartessus, c’est-à-dire sur les marchés de l’Espagne méridionale, vient des alluvions fluviales de la Celtique 20 ; Pomponius Mêla rattache à la Gel tique les îles de l’étain 21 . Des minesconnues et fouillées, semble-t-il, dès l’époque préhistorique ont été retrouvées dans le Limousin, notamment à Vaulry (Haute- Vienne), à Montebras et à Cieux (Creuse), au voisinage de gisements aurifères, et dans le Bourbonnais, que se partageaient jadis les Bituriges et les Arvernes, près de Néris et d’Ebreuil, au voisinage de gisements de kaolin 22 ; les plus intéressantes sont celles de Montebras; elles consistent en une série d’excavations superficielles, en forme d’entonnoirs, disposées suivant les alignements réguliers et creusées à 20 mètres de profondeur au maximum 23. D’autres excavalions apparaissent dans le Morbihan, à la Villeder, ainsi que des alluvions stannifères, qu’on retrouve également dans la Loire-Inférieure, à Piriac et à Pénestin ; le pays des Venètes a dû, à un certain moment, fournir une quantité assez importante d’étain 2i. Polybe25, César26, Diodore surtout21 et Strabon 28 font mention de l’étain des îles Britanniques ; ils attestent l’importance de ses gisements et de son commerce. Diodore de Sicile, qui s’inspire de Timée, parle d’une île située en face de la Bretagne et appelée /dis, où l’on venait en chars, à marée basse, apporter l’étain, que les marchands dirigeaient ensuite, par voie de terre, sur la vallée du Rhône 20. Pline, citant Timée, donne à cette île, marché du plumbum album , le nom de Midis , et la place à six jours de navigation de la Bretagne, d’où l’on s’y rendait sur des barques de cuir30. La plupart des modernes identifient Ictis ou Midis à Veclis, l’ile de Wight; on a proposé aussi d’y reconnaître soit l’île de Thanet, à l’embouchure de la Tamise, soit le Mont Saint-Michel31. L’extrémité
1910, p. 307-310. — IL» Ce sonl les lcrmes mêmes de Diodore, V, 38. — 17 Slrab. 111, p. 147 (Artabres) ; Plin. IV, 112 (Tarraconaise) ; XXXIV, 156 (Lusitanie et Gallécie) ; Fest. Avien. Üra marit. 259-2G2 (moût Cassius , près de l’embouchure «le l’Awas, aujourd'hui Guadiana). — *8 G. Schullz et A. Paillette, dans le Bullct. de la Soc. géolog. de France , 2" série, VII, 1849-1850, p. 183. sq.; V. Bérard, Op. cit. p. 445. — !9 ps. Arislol. De mirab. auscult. 50. — 20 Scymn. 164-165. — 21 Pomp. Mel. III, 47. — 22 Mallard, Gisements stannifères du Limousin , «lans les Ann. des mines, série VI. t. X, 1866, p. 321-352; Daubrée, Aperçu historique sur l’exploit, des mines métalliques dans la Gaule, Bev. arch'ol. 1868, I, p. 305-397 ; et Notice supplém. ibid. 1881, I, p. 274-284 (avec une carte, p. 279) ; E. Desjardins, Géographie de la Gaule rom. I, Paris, 1876, p. 420-122; C. Jullian, Hist. de la Gaule , I, Paris, 1908, p. 78. — 23 M. B(oulc), d’après de Launay, dans Y Anthropologie, 1901, p. 495-496. — 24 Voir, outre les travaux d’ensemble cités à l’avant-dernière note : de Limur, dans le Bullet. de la Soc. polymath. du Morbihan , 1878, p. 124 et 1893, p. 68 ; V. Bérard, Op. cit. I, p. 444. — 25 p0(. |j|t 57, 3. — 26 Caes. Bell. gall. V, 12. — 27 Diod. V, 21, 22 et 38. — 28 Slrab. III, p. 147. — 29 Diod. V, 22. — 30 Plin. IV, 187. — 31 Voir les textes, la bibliographie de la question et la discussion des hypothèses dans T. Rice Holmes, Ancient Britain and the invasions of Julius Caesar , Oxford, 1907, p. 499 et 5*4 : Jctis and the british trade in tin ; Holmes se prononce en faveur du Mont Saint-Michel.
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sud-ouest de l'Angleterre, Cornouailles et Devonshire (ancien pays des Durnnonii ), possède des filons stannifères 1res abondants1. On y a trouvé un lingot antique anépigraphe [metalla, fig. 6017, p. 1865]; deux autres lingots, aujourd’hui auBritish Muséum, ont été recueillis à Londres, dans la Tamise; ils portent inscrits d’un côté le nom de Syagrius et de l’autre le chrisme constantinien2; sur un quatrième on croit lire les traces dune estampille impériale [d(ominorum)] n(ostrorum ) D’après M. Cox l’exploitation des mines de Cornouailles dut cesser au début de l’ère chrétienne: les auteurs qui les mentionnent sont antérieurs à cette époque ou s inspirent des sources plus anciennes, limée et Posidonius , Pline les ignore et ne connaît Midis que par limée . D’après M. Haverfield, qui s’appuie sur la découverte d’inscriptions et d’objets d’étain de basse époque dans l’Angleterre méridionale, l’exploitation aurait recommencé très activement à partir de la fin du m1 siècle ap. J.-C. 5.
La question de la localisation des Cassitérides est extrêmement délicate et discutée6. Le plus ancien autour qui les cite est Hérodote : il se borne à dire que la Grèce reçoit l’étain, comme l’ambre, de pays éloignés, et situe les Cassitérides aux extrémités du Couchant1. Le I éi iple d'Ilimilcon , dont le poème de Festus Avienus nous a conservé la substance, connaît les îles de l’étain sous le nom d 'Œstrymnides\ il les place dans la dépendance et en face de l’Espagne8. Diodore de Sicile, qui Lient ses informations de Posidonius, leur donne le même nom qu’Hérodote et les rattache à l’Espagne comme II imilcon. Ules distingue nettement des îles Britanniques9. Strabon fait de même et entre dans plus de détails: les Cassitérides, au nombre de dix, sont au delà des Colonnes d’IIercule, en pleine mer, au nord du port des Artabres; leurs habitants échangent le plomb, l’étain et les pelleteries contre des poteries, du sel et du cuivre ; P.Crassus est le premier qui en ait ouvert l’accès aux Romains Pomponius Mêla voit en elles des îles de la Celtique". Pline sait que les Grecs les cherchent au large de la Ccltibérie12, mais il ne croit pas qu’il existe de l’étain dans les îles de l’Atlantique ; c’est de la Lusitanie et de la Gallécie qu’on le tire13. Denys le Periégèteappelle llespérides les îles de l’étain voisines du cap Sacré et habitues par des Ibères “. Enfin Ptolémée détermine la position astronomique des dix iles Cassitérides, à une centaine de kilomètres à l’ouest de la Gallécie lj. La majeure partie des textes établit donc un rapport étroit entre les Cassitérides et la péninsule ibérique. Aussi MM Ilildebrand Unger11, Itidgeway18, Haverfield 19, Blasquez20 proposentils de les localiser le long des côtes de l’Espagne ou du
1 M. Ed. Fucl.s et L. de Launay, Op. oit. p. 112-127. - 2 Corp. inter, latin. V|| n» 1221. — 3 F. Haverfield, dans les Proceed. of the Soc. of antiq. o/ London. XV11I 1900, p. 117. — * J. Cb. Cox, The mining operations and metaliurgy of the Homans in England and Wales, Archaeol. Journ. LU, 1895, p. 25-42.
5 F. Haverfield, Cornisli tin, dans les Mélanges Boitsicr, Paris, 190.1, p. 249-
253 c cf G Smith, Tlic Cassitérides, Londres, 1 8C3, et, en dernier lieu, avec la
bibliographie antérieure: T. ltice Holmes, Op. oit. p. 483-498 : The Cassitérides-, L. Siret, Les Cassitérides et l’empire colonial des Phéniciens, dans 1 Anlhropo Ionie, 1908, p. 129-105. D'aprcs C. Torr, dans VAcademy, XLV1I1. 1895, p. 438, les Cassitérides n'auraient jamais existé. — 1 Hcrod. III, 115. — * l'est. Avion. Oramarit. 90 sq. - « Diod. V, 38. - 10 Strah. Il, p. 120 el 129; 111, p. 147 et surtout p. 177. - O Pomp. Mel. III, 47. —12 Plin. IV, 119.- 13/d. XXXIV, 156. H Dion. Pcrieg. 563-565. - 15 Ptolem. 11, 6, 73. - 16 II. Hildebrand, Congrès intern. d’anthrop. et d’archéol. préliist, Stockholm, 1874, I, p. 579-584. — ” U. F. Uugcr H hein. Mus. 1883, p. 166. - 18 W. Itidgeway, Folk-Lore, I, 1890, p. 91-92. 19 F Haverfield, Archaeol. Journal, XLIX, 1892, p. 178, et Proced. of the soc. of
Portugal, sans s’accorder d’ailleurs entre eux sur le point particulier du littoral qu’il conviendrait de leur assigner. Mais il est Tort possible que les Grecs et les Romains aient parlé de la Péninsule ibérique à leur propos uniquement parce qu ils étaient entrés en relations avec elles par 1 intermédiaire des ports de commerce de l’Espagne méridionale; comme le remarque justement M. Jullian, « les anciens ont presque toujours confondu pays de production et pays d’expédition 21 ». D’après l’opinion la plus répandue, les Cassitérides se trouvaient beaucoup plus au nord, en Grande-Bretagne. Pour la plupart des modernes, ce sont les petites îles Scilly ou Sorlingues, qui ne contiennent pas détain, mais qui auront servi d’entrepôt au pays de Cornouailles22. Pour George Smith23, Mommsen2*, H. Berger 26, elles représentent la péninsule de Cornouailles elle-même, avec ses filons stannifères. Müllenhoff26 et M. Salomon Reinach21
y reconnaissent les îles Britanniques tout entières — seules îles de l’Occident de l’Europe qui produisent de l’étain. M. Rice Holmes admet en bloc ces trois hypothèses et s'efforce de les concilier : selon les cas et les époques, le nom de Cassitérides fut appliqué tantôt à l’archipel Britannique, tantôt spécialement aux îles Sorlingues et au pays de Cornouailles .M. Siret ne veut entendre parler ni de 1 Espagne ni de I Angleterre ; il propose d’identifier les Cassitérides avec une partie delà France, le pays des Vénètes en Armorique, depuis le Morbihan jusqu’à l’embouchure de la Loire29. Diodore de Sicile 39 et Strabon 31 connaissent trois régions stannifères dans l’Europe occidentale : la péninsule ibérique, les Cassitérides, les îles Britanniques; les gisements d’élan» forment en effet trois groupes : Gallécie, Armorique, I Cornouailles; l’Armorique correspond donc aux Cassitérides. D’autre part, toutes les indications données par les auteurs anciens sur l’emplacement de ces dernières, au nord de l’Espagne d’après les uns, en Celtique d’après les autres, conviennent à merveille aux îles du Morbihan et ne conviennent qu’à elles seules. Enfin, s il s agit ili l’Armorique et seulement dans celte hypothèse, on comprend bien le rôle assigné par Strabon à P. Crassus : n’esl-ce pas ce personnage, lieutenant, de César pendant la guerre des Gaules32, qui soumit les peuples Armoricains en 47 av. J.-C.? C’étaient les alluvions stannifères du littoral venète que l’on exploitait ; elles durent s epuiser assez vite: plus tard on leur préféra les filons de Cornouailles; toutes les confusions commises au sujet des Cassitérides viendraient de la décadente rapide de leurs gisements, succédant à leur prospérité
légendaire33. . Aa
Il resterait à savoir par quelles routes au
antin. of London, XVIII, 1900, p. 119. - 20 Ant. Blasquez j '
péri, do de Bimilco, Madrid, 1909. - 21 C. Jullian, But. de la G ! , - ■
— 22 Canulen, Britannia^ M. .516), éd. «le Londres, 160 , P^857’"^ der sur la géogr. des anciens, IV, Paris, .813, p. 161-168; H. , „
allen Géographie, Berlin, 1878, p 528, n. 3; Ed. * cA. ^
(1893), p. 091-692. - 23 G. Sm.th, Op. c,t. p. - • dei. ,„issensch.
romaine, trad. franc. VII, Paris, 1869, p. 17. -2» H. Berge , MaHoBlloff,
Lrdkunda der Griechen, 2* éd. Leipzig, 1903 p. 356 el g Rcinac|,, dans
Deutsche Alterthumskunde, I, P é.d. Berlin, 18 , p. ,a ihéorio
Y Anthropologie, 1892, p. 275-276. A Mosso, Op. cU. p. *< J vcl,aU <lo ta
de S. Reinach el croit que I elam de la Méditerranée. « " bj r ,Handhuch
Grande-Bretagne. - 28 T. Rico Holn.es Op. dtp «7. Pour A-To. £ ^ ^ der allen Géographie, 2e ed. Il, Hambourg, ’ 1 ' " - 29 L. Siret, rides désigne à la fois les Sorlingues cl la presqu .le de Cono ^ • H,
loc cit 30 Diod. V, 38. - 31 Slrab. III, p. 147. - - Lao. ■
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rpixtrême Occident pénétrait dans le monde méditer- J ,„n Pline attribue la découverte des Cassitérides, lu iilomb et de l’étain à un certain MidacriLus1. On voit 1 " „.t;néral dans ce personnage le héros national des l-'liéniciens, Melkarl2. Mais l’invention du plomb et de IVlain est rapportée par Hygin 3 et Cassiodore1 à Midas, roi de Phrygie. M. S. Reinach propose de corriger j.ing i’e texte de Pline, comme le faisait déjà le P. IlardoUin, Midacritus en Midas Phryx. Les premières •dations directes des peuples de la Méditerranée orientale avec les régions stann itérés de l’Occident remonteraient au temps de la thalassocratie phrygienne, vers la seconde moitié du x° siècle av. J.-C. 6. Le bronze à cette époque était déjà connu et utilisé depuis près d’un millier d’années : nous ne sommes pas en mesure de dire de quelle contrée provenait l’étain nécessaire jusqu’alors à sa fabrication et quels intermédiaires le transmettaient. Pour les siècles suivants, jusqu’à Père chrétienne, on peut distinguer trois phases dans l’histoire de ce commerce 6.— Pendantla première, qui correspond à l’apogée de la colonisation phénicienne, l’étain entrait dans la Méditerranée par les Colonnes d’Hercule; l’Espagne en avait le monopole; Gadès en était le grand entrepôt7. Ezéchiel, vers l’an 580, cite l’étain parmi les produits que les Syriens faisaient venir deTarsis8, c’està-dire de l’Espagne méridionale. Celle-ci le recevait des Cassitérides, Armorique ou Angleterre ; d’après Strabon, tout d’abord les Phéniciens se livraient seuls au commerce avec les îles de l’étain, partant de Gadès et cachant à tous le but de leur navigation9. C’est du trafic de ce métal si demandé qu’ils tiraient certainement leurs plus grands profits 10. Carthage se substitua ensuite à Tyr, sa métropole: le périple d’IIimilcon, au début du Ve siècle avant notre ère, avait pour but de lui permettre d’enLrer elle-même en rapports avec l’Europe occidentale 11 . — Dans la seconde phase, le commerce de 1 étain est aux mains des Grecs ; Marseille, fondée vers l’an 600, devient le grand port de l’étain, comme de l’ambre, qui tous deux lui sont amenés du nord par caravanes 12. Le voyage de l’ythéas, vers 028-321, permit aux Marseillais de reconnaître la voie maritime de l’Armorique ou de la Grande- Bretagne, fréquentée par les Phéniciens et les Carthaginois13. En même temps, ils utilisèrent les raccourcis que leur offraient les vallées fluviales de la Gaule, pays d’isthmes, pour établir une voie terrestre plus directe et détourner de Gadès les convois de métal14. L’étain venait alors principalement de Cornouailles ; sous forme de lingots cubiques, il était transporté en trente jours, à dos de cheval, jusqu’à l’embouchure du Rhône15. Le point de départ de la principale voie terrestre devait êLre situé sur le territoire des Vénètes, ou plus exactement sur
1 Plin. IX, 191. - 2 K. Miillenhoff, Op. cit. (1870), 1, p. 211; II. Blümncr, Tcchnol. und lerminot. IV (1887), p. 87, n. 1 ; 0. Schrador, Sprachverglcichung und Urgeschichte (2° 6d. 1890), p. 313; d’Arbois de Jubainville, Les premiers habitants de l'Europe, 2* éd. Paris, 1894, I, p. 195. — 3 Hygin. Fabul. 274.
— 4 Cassiod. Variar. III, 51. — 5 S. Reinach, Midas et Midacritus, un nouveau texte sur l’origine du commerce de t'ëtain , dans 1 Anthropologie, 1899,
р. 397-409, et Cultes, mythes et religions, III, Paris, 1908, p. 322-337. A. Mosso,
Op. cit. p. 200-201 et 230, conleste également aux Phéniciens lu rôle de précurseurs U d'initiateurs qu'on leur attribue d'ordinaire. Pour lui la légende des voyages d lléraklès, le héros national des Hellènes, à travers l'Europe et dans l'Atlantique, ferait allusion aux voies de commerce de l'étain à l’époque préhistorique — 6 L. Sirel, foc. ci t. p. 148-164, carte A la p. 149. — 7 V. Bérard, Op. cit. I, p. 444-440 ;
с. Jullian, Uist. de la Gaule, 1, p. 187 et 221. — 8 Ezech. XXVII, 12. — « Strali.
III, p. 177. — 10 G. Perrot, Hist. de l'art dans l’antiq. III, Paris, 1885, p. 35.
— 11 C. Jullian, Op. cit. I, p. 385. — 12 V. Bérard, Op. cit. I, p. 440 et 452.
celui des Namnètes, leurs alliés et vassaux, à Corbilo (Nantes) 18 ; elle remontait la vallée de la Loire et, après avoir franchi le seuil de bourgogne, elle redescendait celle du Rhône. Il faut bien admettre, en effet, 1 intervention d’un peuple maritime qui allait chercher l’étain de la Grande-Bretagne au delà de la Manche; seuls les \ enclos peuvent avoir joué ce rôle17. Vraisemblablement aussi, la Seine a dû servir, comme la Loire, de chemin de pénétration; les caravanes de l’étain la suivaient jusqu a la rencontre du grand sillon de la Saône et du Rhône. Le grand nombre des fonderies gauloises dont on a noté les traces en Normandie 18 atteste que la basse vallée de la Seine devait recevoir facilement, elle aussi, l’étain delà Grande-Bretagne. — Une troisième phase commence avec l’établissement des Romains en Gaule. Narbonne lit concurrence désormais à Marseille ,9, soit quel étain quittât le Rhône à la hauteur d’Arles pour se diriger vers le sudouest20, soil que l’expédition de Crassus en Aquitaine (56 av. J.-C.)21, suite de sa campagne de 57 en Armorique, ait permis d’utiliser, après un nouveau trajet maritime, du Morbihan à l’estuaire de la Gironde, la voie fluviale de la Garonne et de l’Aude reliées par le seuil de Lauraguais 22 . Aux premiers siècles de l’ère chrétienne, le témoignage de Pline est formel23, il n’est plus question des Cassitérides, de l’Armorique ni du pays de Cornouailles ; les Romains font venir leur étain de la péninsule ibérique®*. Si plus Lard l’étain de la Grande- Bretagne a été de nouveau exporté, il aura pu franchir la Manche à son point le plus étroit et s’acheminer vers la Méditerranée, grâce au réseau des voies romaines, par Boulogne ( Gesoriacum ), Langres ( Andematunum ), Lyon et Marseille-Narbonne.
Usages. — Les anciens se sont servi principalement de l’étain pour l’allier au cuivre, dans des proportions variables, et fabriquer ainsi le bronze [aes, metalla]. En Egypte le bronze apparail dès la fin du Haut-Empire; il ne contient tout d’abord que très peu d’étain, de 5 à 15 p. 100 23. Les premières civilisations de la Mésopotamie le connaissent26. La deuxième en date des villes superposées d’Ilissarlik a livré un grand nombre d’objets de bronze, qui contiennent en général de 8 à 11 p. 100 d’étain27. C’est peut-être en Crète, où existaient des mines de cuivre comme à Chypre, que l’alliage fut réalisé pour la première fois dans le monde égéen ; à l’époque de Kamarès, vers l’an 2000, l’art du bronze y était déjà porté à sa perfection28. La poterie des Cyclades primitives suppose l’existence de vases de métal antérieurs qui auront servi de modèles pour les vases de terre cuite 29. En ce qui concerne l’Europe occidentale on tend, avec M. Montelius et l’école suédoise, à fixer entre les années 2 000 et 850 avant l’ère chrétienne la durée de
— 13 G. Jullian, Op. cit. I, p. 416 et 419. — 14 Ibid. I, p. 222 et 410; II, p. 225.
iSDiod. V, 22 et 38. — 16 Corbilo était très florissante au temps de Pythéas :
Strab. IV, p. 190, d’après Polybe. — 17 C. Jullian, Op. cit. Il, p. 492. — 13 Cf. E. de Üeaurepaire, La fonderie de Port-tn- Bessin, dans le Bull, des Antiq. de Norm. X, 1S82, p. 503 sq. avec la bibliographie de trouvailles antérieures. — >9 Diod. V, 38. — 20 Jullian, Op. cit. I, p. 410. — 21 Caes. Bell. gall. 111, H et 20-27.
— 22 L. Siret, loc. cit. p. 161-162. — 23 Plin. XXXIV, 156. — 24 p. Ilavcrficld, dans les Mélanges Boissicr , p. 250. Contra ; T. Rice Holmes, Op. cit. p. 508-511.
25 G. Perrot, Op. cil. I (1882), p. 829; Ed. Meyer, Op. cit. I, 2 (2e éd. 1909),
p. 150-151, d’après de Morgan. — 26 G. Perrot, Op. cit. II (1884), p. 719 ; Ed. Meyer, Op. cit. I, 2, p. 416, d’après Rawlinson ot de Sarzec. — 27 Ed. Meyer, Op. cit. I, 2» p. 666, d’après W. Dœrpfeld, Troja und / lios , Athènes, 1908, p. 366. — 28 A. Mosso. dans les Memorie delV Accad. dei Lincei, Scienze morali, série V, fasc. XII, 1907, el Le origini délia ciriltà mediterranca , p. 229-247. — 29 Ed. Meyer, Op. cit. I, 2, p. 697 et 707.
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l’âge du bronze1. L'emploi de ce métal s’est perpétué, d’ailleurs, aux Ages du fer, et il resta très usité jusqu a la fin de l’antiquité, non plus, il esterai, dans l’armement comme jadis, mais dans l’art, la parure et 1 industrie domestique.
De bonne heure, cependant, l'étain pur, en dehors do tout mélange de cuivre, a été employé de son côté comme matière décorative. Sa rareté et sa belle couleur lui donnaient du prix. Aux débuts de 1 âge du bronze, les habitants des cités lacustres de la Suisse l’appréciaient2. On a retrouvé dans les ruines de leurs établissements de peliLs lingots en forme de barres triangulaires, plus épaisses d'un côté, s’amincissant jusqu a l’extrémité3 , et un lingot discoïde, pesant 1 800 grammes, muni d’un anneau de bronze pour en faciliter le transport : indices d’une circulation étendue et d’une consommation notable. On a retiré des lacs suisses un certain nombre de petits objets d’étain fabriqués sans doute sur place: mince plaque séparant les deux segments d’une boule d’ambre, rouelles destinées à 1 ornementation du vêtement, bagues, etc. L’étain permettait aussi de décorer d'incrustations la panse de vases d’argile; les lacs de Neuchâtel et du Bourget ont fourni plusieurs spécimens de cette poterie. L’ohjet le plus remarquable qui ait été recueilli jusqu’ici provient du lac de Bienne ; c’est un canard en argile noire, grossièrement modelé, jouet d’enfant ou ex-voto religieux; les pieds, les yeux, les ailes ne sont pas indiqués; sur le cou et le dos de petits filets d’étain, irrégulièrement éloignés les uns des autres, le colorent de zébrures blanchâtres l.
Les textes des poèmes homériques relatifs au xasctTspoç posent deux problèmes \ 11 est singulier d’abord qu’ils appartiennent tous à Y Iliade : le xacuÎTepoc est mentionné, lors du siège de Troie, comme une matière précieuse, en même temps quel or,l argent et le bronze , au contraire, il n’en est plus question dans YOdyssée\ on ne saurait admettre cependant qu’il ait disparu dans l’intervalle des deux poèmes. M. Bérard suppose très justement qu’à l’origine l’étain n’arrivait sur les rives de la mer Égée qu’en d’exception n elles occasions et en pel i tes quantités; il n’était pour les hommes de ce temps qu une variété d’argent plus rare et peut-être plus recherchée, ne s’oxydant jamais. Dans la suite, après la découverte de grands gisements jusqu’alors inconnus, il adù devenir un méLal courant, abondant et à vil prix. D autre part, on s’est demandé si le xa<7<iiTepoç d Homère et d Hésiode est identique à celui des écrivains grecs postérieurs, au plumbum album des Romains, à l’étain des modernes. C’est en ce métal que sont faites les jambières d Achille qui résonnent quand on les Irappe8 : or 1 étain n a pas assez de consistance pour qu’on en fabrique des pièces d’armement, et le son qu il rend au toucher est sourd.
1 Mnntelius, dans V Anthropologie, 1901, p. 009-023, d'après YArchiv. fur Anthrop. 1900, p. 905-1012 (Chronol. der tilt. Pronzezeit). Voir en sens contraire : S. Millier, Urgeschichte Europas , Strasb. 1905, p. 49; Jullian, Op. cxt. I 11908), p. 102-163, en noie. — 2 H. ücntlie, Uebcr den etrusk. Tauschhandel nach dern Norden, Francfort 1873. p. 48 sq. ; V. Cross, /.es Proto- Helvètes ou les premiers colons sur les bords des lacs de Uienne et de Neuchâtel, Paris, 1883 ; p. Nicard, L'étain dans les habitations lacustres (d'après K. Keller), Hev. archéol. 1881, 1, p. 324-326; U. Bapst, L’étain, p. 21-29. — 3 Fig. dans la Hev. archéol. 188l' I p. 326. — 4 Fig. ibid. p. 324 et 325. — 6 A. Riedonauer, Handmerk und Ilandwerker in der borner. Zeit (1873), p. 112 et 206 ; ü. Bncliliolz, Homer. Healien, 1, 2, Leipzig, lè73,p. 343-346 ; II. Blümner, Op. cit. IV, p. 53 ; 83, n. 4 ; 377 ; W . Helb'ig! L'épopée homér. (1894), p. 361-303 ; G. Perrot, Op. cit. VI (1894). p. 975 et VII (1898), p. 234; V. Bérard, Op. cit. I (1902), p. 436. — « llom. 11. XVIII, 474 : Hépliaislos travaille tous ces métaux ; cela semble indiquer que les contemporains
Les autres passages de Ylliade semblent faire allusion à des placages ou à des incrustations décorativesles garnitures du char de Diomède9, la bordure de la cuirasse de bronze d’Asleropaios 10, les zones de la cuirasse d’Agamemnon 11 et les ôg-faXot de son bouclier12 la haie de vigne représentée sur le bouclier d’Achille1» sont en xadaiTepo;. De même dans Hésiode, sur le bouclier d’Héraklès, Héphaistos figure, avec le xaaatTepo; le plus pur, un port de forme ronde où nagent des dauphins d’argent et des poissons de bronze14. M. Perrot, à la suite de Berthelot, suppose qu’il s’agissait, dans ces différents cas, d’un alliage d’éLain, d’argent et de plomb, analogue à celui qu’on voit incrusté dans l’airain d’une lame de Vaphio 13 : ce serait un métal blanc et tendre, quoique plus ferme que l’étain pur, et présentant une autre teinte que l’argent, ce qui permettait de varier les effets. M. llelbig penseraiL plutôt à du bronze étamé; mais le procédé de l’étamage était-il déjà connu?- L’exemple allégué d’une ceinture d'Allifae 10 est unique et douteux. Peut-être vaut-il mieux conclure, avec M. llelbig lui-même, que le poète, pour renforcer l’impression de richesse qu’il voulait produire, a parlé improprement, à propos des jambières d’Achille, du véritable xotxrTttepoç, qu’il connaissait mal ; les trouvailles des cités lacustres aideraient à comprendre les autres passages; partout le mot xa<7<riT£poç s’appliquerait à l’étain.
L’emploi de l’étain, à l’époque classique, paraît avoir été toujours assez limité, et les textes qui s’y rapportent sonten petitnombre. Quelques inscriptions fontallusion, semble-t-il, à son usage dans les constructions17. 11 faut mettre à part touL ce qui concerne les miroirs18, dont il est question à l’article spéculum. L’étain était peu propre, par sa mollesse, à l’exécution d’œuvres plastiques ou de bijoux. L’auteur du traité De mirabilibus Auscullationibus parle cependant d’une statue en xacaérepo;, œuvre fabuleuse de Dédale19. On a voulu voir aussi dans uu Lexte de Plutarque la mention de petites images de divinités en étain 20. Des pendants d’oreilles on même matière, consacrés à Artémis Brauronia, figurent dans un inventaire du temple de cette déesse à Athènes21. Pour 1 orfèvrerie domestique, les vases d’usage commun, les auteurs anciens sont moins sobres d indications. 11 est facile de comprendre que l’étain dans ce domaine avait un certain rôle à jouer. Son bon marché relatif, comparé au prix des métaux précieux, l’éclat de sa coloration, qui riva lisait avec celle de l’argent, sa parfaite salubrité, qui contrastait avec le caractère malsain du plomb, le recommandaient. C’est surtout pour conserver les parfums de toilette eL les remèdes médicinaux qu’on avait recours à des vases ou à des boîtes d’étain 22. Aristote les compare aux vases d’argent21. A Rome, Plaute connaît déjà
llomère savaient fomlre eux-mômes le >««»!«;. 5- — 7 llnd- XVIII, 613. M'
VI 51)2 9 1b. XXIII, 503 (les garnitures sont en or elen*««îM{»d.
XIII, 561. - O lb. XI, 25. - «2 1b. XI, 34. - 13 1b. XVIU, 565. juclier, les taureaux sont en ««aui'Tipo; mélangé (l’or [ib. 5/4). u! ...
eut. 208. - « ’EW. 1889, p. 149.150, pl. vu, 1. - 19 istil 1884, p. 246. - n lnscr. graec. I, n- 319, 1. 5 (à Athènes, comptes dire des ; achat d'étain) ; IX, n» 303, 1. 15-16 (à Oropos, réparation d uni se en place des donaria apposés au mur : èKogénv vbv ,«*!«*<>*. G es Pe“ une destination analogue qu'était réservé l’étain offert à Asldépios dans so e Corcyre, [Corp. inscr. graec. n“ 1838 A, 1. 3). 18 Scnec. Quaest . nu ,
lin. XXXIII, 130,elc. Cf. Héron de Villefosse à propos d'un miroir d Alise, a^s lesia, l, 1906-1907, p. 129-135. - »Fs. Arist De mirai, auscult. ^
M. stoic. 31, p. 1075 C. 21 Inscr. graec. Il, no 6x2 B, I. 28-9. ^
)p. cit. p. 38. — 23 Aristot. Soph. el. 1, p. 164 B, 24; cf. Œcon. Il, P-
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log gtannea vasa *. Columello conseille d’employer de préférence des marmites d’étain pour faire cuire le vin (,L ies confitures de coing2. Pline engage à ne se servir (|Ue je pyxides et de vases d’étain pour les onguents et les pastilles 3. Galien, Scribonius Largus et Plinius Valerianus énoncent des prescriptions identiques : les antidotes doivent être ramassés dans des vases de verre, Je corne, d’argent ou d’étain 4, et certains collyres actifs dans des pyxides d’étain B ; il faut faire bouillir l’huile dans des vases d'étain6, etc. Apulée parle, lui aussi, d’un stagneum vasculum 7 .
Bien peu d’objets antiques en étain sont parvenus jusqu’ànous; ce métal est susceptible et périssable; il n’a pas duré comme le plomb. M. Bapst n’énumère que cinq trouvailles, deux en Italie et trois en France8. La plus riche est la plus ancienne en date : à Pesaro, dans la deuxième moitié du xvme siècle, on a recueilli une série de statuettes (Vénus, Minerve, César à cheval) et de vases de différentes formes, ainsi qu’un trépied et un candélabre, le tout très mince et finement travaillé; on voulut y voir un laraire d’enfant6. Il faut en rapprocher la trouvaille faite en 1836, à Ituvo, dans un tombeau : des fourchettes, couteaux, pincettes, trépieds, candélabres, poteries, les uns en plomb, les autres en étain, trop fragiles pour avoir servi, présentaient là aussi un caractère votif et rituel10. En 1806, l’anse oxydée d’un vase d’étain provenant de Néris fut analysée ; on constata qu’elle renfermait une petite partie de plomb (étain : 0,0968; plomb : 0,3042) “. Entre 1800 et 1810 plusieurs boutons d’étain furent découverts à Vézelise (Meurtlie) 12. Dans l’Artois, on a rencontré un petit plaL circulaire, avec renflement au milieu, les côtés légèrement rabattus, renfermant un style à écrire 13 et, à Bétricourt, un autre plat, où l’on a prétendu reconnaître une marmite légionnaire du ivc siècle14. Postérieurement à la publication du livre de M. Bapst, un bracelet d’étain a été découvert à l.azer (Hautes-Alpes), dans une tombe contenant une parure complète, en bronze et en fer (collection de M. G. de Manteyer). L’Angleterre, pays producteur d’étain, a fourni des vases en ce métal, tous du Bas-Empire, portant des inscriptions ou anépigraphes ; presque toujours des monnaies de la fin du iuc siècle ou du ivu les accompagnent13. Signalons notamment à Sklingham (Sufl’olk) douze patellae, sur chacune desquelles est gravé un nom romain de possesseur au nominatif 16 ; ailleurs, un bassin avec l’invocation utere /‘elix11, un autre vase avec le chrisme constantinien 18 ; en revanche, une patère, à laquelle l’aspect des lettres assigne cependant une date assez tardive, est encore dédiée au dieu Mars 10.
L’étain n’est pas propre à la frappe de la monnaie20. Les pièces faiLes avec ce métal s'altèrent vite, surtout au
1 Plaut. fragra. ap. F est. s. v° Narica , p. 106. — 2 Colum. XII, 42, 1. — 3 Plin. XXIX, 35 ; XXX, 38 et 57. — 4 Galcn. De antid. I, 15 (XIV, p. 99). Cf. De defin. medic. 324 (XIX, p. 432). Galien compare une contusion à la tête au bossuage '• "n vase d’étain ; c’est la preuve que les objets de ce genre étaient répandus ; De theriac. ad Pamph. (XIV, p. 309). — 5 Scrib. I jargus, De compos. medic. 4.
■ ü Plin. Valerian. I, 31 ; III, 4. — 7 Apul. Metam. X, 21. — 3 Bapst, Op. cit. P- 41-42. — 9 01ivieri, Alemorie per la storia délia ckiesa Pesarese , Pesaro, 1779. ~ 10 Schlutz, dans le Bail. delV Instit. 1836, p. 73. — il JVlongez, Mém. de l’inst. classe d'hist. et de littér. anc. III, 1818, p. 23. — 12 Mém. des Antiq. de l' rance , III, 1821, p. 459. — 13 A. Teruinck, Essai sur l'industrie gallo-romaine 1,1 Atrébatie , Arras, 1874, p. 85. — 14 Pu même, L’Artois souterrain , Arras, l!s'9-i880, III, p. 78. Fig. ap. Bapsl, Op. cit. pl. n. — 13 F. Ilaverfield, Mélangés Huissier, p. 251 (avec la bibliographie). — N» Corp. inscr. latin. Vil, n° 1270. 7" Ibid. n° 1271 (à Welney, dans le Norfolk). — 18 Ibid. n° 1272 (provenance inconnue) ; F. Ilaverfield, loc. cit. en note, fait remarquer que la prétendue
contact do l’eau, qui les décompose. Les faux inonnayeurs n’hésitaient pas néanmoins, dans l’antiquité, à en fabriquer , une loi romaine, citée au Digeste, défend 1 usage des nurnmi stannei et plutnbei*1. Les ateliers officiels, dans des circonstances exceptionnelles et particulièrement critiques, ont ils imité les faux inonnayeurs ! La question est controversée, du moins en ce qui concerne la Grèce et Rome, car on sait que les rois de Numidie du il0 siècle avant l’ère chrétienne ont frappé des monnaies d’étain22. L'Œconomigue d’Aristote 23 et Rollux prétendent que Denys de Syracuse l’aurait lait aussi ; M. Six le conteste et croit que ces textes concernent une monnaie de cuivre, avec une proportion d’alliage d etain, dont l’apparition était en rapport avec une réduction de la titra par Denys23. La collection Récamier, à Lyon, possède sept cents pièces d’étain trouvées dans la même ville et frappées avec les coins de deniers d argent à l’effigie de Seplime Sévère et de sa famille26. M. Babelon y voit des fausses monnaies. Lenormant se demandait si Septime Sévère, après son expédition de Bretagne, n’aurait pas organisé à Lyon la frappe de l’étain, avec le métal venu d’Outre-Manche, pour remédier à 1 insuffisance des envois de cuivre faits de Rome par l’atelier sénatorial ; si l’essai ne fut pas continué, c’est peut-être parce que la monnaie d’étain se confondait trop facilement avec celle d’argent.
Les anciens connaissaient l’étamage. Fline rapporte aux Gaulois, et plus particulièrement aux Bituriges, l’honneur de l’avoir inventé ; le plomb blanc (étain), ditil, ne peut servir pour les soudures qu’à la condition de le mêler de plomb noir, sinon il corrode l’argent; mais dans les Gaules on en recouvre des objeLs de cuivre, qu’il rend semblables à l’argent même, et on les appelle alors incoctilia ; la mode vinL ensuite de recouvrir d’argent, et non plus d’étain, les pièces du harnachement des chevaux et les voitures ; le mérite de l’application revient à Alésia, « le reste aux Bituriges27 ». On a pensé à faire remonter plus haut la découverte de ce procédé métallurgique ; volontiers on l’attribuerait à quelque peuple très ancien et nomade de l’Asie Centrale ou de l’Europe Orientale, les Tziganes par exemple, qui l’aurait de bonne heure propagé partout28. Celle hypothèse permettrait de donner au mot xatraiTEpoç dans Homère le sens d’objet étamé, aux adjectifs xacffiTépivo? et stanneus dans les textes grecs et latins que nous avons cités plus haut, le sens d’étamé : jamais peut-être il ne serait question d’objets en étain massif. Elle expliquerait aussi qu’on ait cru constater des traces d’étamage sur la garniture eu bronze d’une ceinture trouvée dans la nécropole à'Allifae (Samnium)29, en dehors de toute influence biturige. Mais ces suppositions paraissent aventu-
lamella stannea du Corp. inscr. latin. VII, n° 140, peut bien remonter au ior siècle de notre ère, mais quelle est en plomb, et non en élain. — 19 Epheni. epigr. Vil, n° 812 (au musée Ashmoléen d’Oxford). — 20 J. -11. Eckhel, Doctr. num. I, prolegom. p. 19; Fr. LeDormaut, La monnaie dans l’antiq. I, Paris, 1878, p. 211-214; E. Babelon, Traité des monn. gr. et rom. 1, Paris, 1901, p. 371-374. — 21 Digest. XLVUI, 10, 9. — 22 E. BaLclon, Op. cit. p. 372. — 23 Arist. Oecon. II, 2.
— 24 Poil. IX, 79. — 2t* Six, dans la Numism. Chron. XV, 1875, p. 28. — 26p. pissard, Collection Récamier , Catal. des plombs antiques, efc.Parisct Londres, 1905.
— 27 plin. XXXI V, 162. Ce texte est obscur et très discuté. Le sens des mots reliqua gloria n'apparatt pas nettement; il semble bien cependant qu'ils désignent, par opposition aux applications ultérieures réalisées à Alésia, l’invention primitive, due aux Bituriges. Cf. L. Bertboud et R. Durand, dans Pro Alésia , 11, 1907-1908, p. 317- 322; C. Julliau, Rev. des Études anc. 1908, p. 269. — 28 Théorie de P. Bataillard, dans les publications citées plus haut, p. 1459, n. 14. Cf. G. Bapst, Op. cit. p. 51 sq. — 29 Ann. dell . Instit. 1884, p. 246 ; W. Helbig, Op. cit. p. 363, note 1.
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reuses ; aucun texte, aucun fait certain ne les autorisent. Homère, on l’a vu, peut se comprendre sans quon y ait recours-, xaaatxéptvoç et stanneus ont dû naturellement désigner tout d’abord des objets en étain, avant d’être étendus à des objets étamés ; enfin, les traces d’étamage relevées, dit-on, à AUifae, et nulle part ailleurs pour une époque aussi archaïque, restent incertaines. U est plus sage de s’en tenir à la lettre du passage de Pline, toujours si curieux d’indiquer l’origine des industries et découvertes humaines. — on l’a vu précisément pour l’étain lui-même et Midacritus. Deux observations tendent à confirmer l’assertion du naturaliste et à lui donner une singulière vraisemblance. La première, c’est que les vases et ornements antiques étamés sont particulièrement nombreux dans la Gaule, patrie présumée de l’étamage. Il suffit de rappeler ceux qu’énumère M. Bapst 1 : vases des musées de Dijon et de Saint-Germain, aux manches élégamment ciselés2, patère de Bourgogne3, série de patères, bassins, plats et cuillers à encens trouvés dans le Dauphiné en 1760*, vases de la Haute-Normandie5, fibules étamées d’Artois et de Flandre6, etc. Ajoutons-y, à titre simplement d’exemple et pour la seule région bourguignonne, aux abords des ateliers d’Alésia que cite Pline, trois patères de bronze avec traces d’étainage à l’extérieur, découvertes, la première vers 180(1 à Yisignot (Côte-d’Or), la seconde en 1853 à Couchey (Côte-d’Or) — l’une et l’autre sont dédiées au dieu Alisanus ' — la troisième à Alésia même en 1883 8, et enfin huit vases plats de bronze étamé recueillis encore à Alésia en 1909, non plus cette fois dans les ruines de l’époque gallo-romaine, mais dans un puits-cachette du temps de l’indépendance celtique9. En second lieu, nous devons remarquer aussi que le peuple des Bituriges et la ville d’Alésia, dont Pline prononce les noms, étaient bien placés pour tenir le rôle qu’il leur assigne. La Gaule centrale, nous l’avons dit, possédait d’importants gisements stannifères, déjà exploités à une date reculée; on en a retrouvé justement aux confins des Bituriges et des Arvernes, auprès de Néris, d’où provient cette anse de vase de 1806, qui atteste une persistance de l’industrie locale sous l’Empire romain ; en outre, cette région appartient à la vallée delà Loire, grand chemin de terre que prenait l’étain des Cassitérides, d’Armorique et de Grande-Bretagne, au temps du commerce grec, pour gagner la Méditerranée. Quant à Alésia, les fouilles qui s’y poursuivent depuis 1905 montrent bien qu’elle était, dès avant la conquête romaine, l’un des centres prin-
l {j. Bapst, Op. cit. p. 55 sq. — 2 Héron de Villefossc, dans le Bull, de la soc. des antiq. de France, 1881, p. «79. —.3 Ibid. — * Caylus, Bec. d’antiq. V Paris 1702, p. 289. — 6 Cochet, Sépult. gauloises, romaines, etc. Paris, 1857, p. 55; Bull, de la Comm. des Antiq. de la Seine-lnf. III, 1873-1875,
p 349, GA. Terninck, L'Artois souterrain, II, p. 242 ; J. de Bast, Bec. d antiq.
trouvées dans la Flandre, Gand, 1864, 1, p. 223.— 7 Corp. inscr. latin. XIII, n” 2843
et 5468 . 8 Ibid. n° 2875. — 9 M. liesnier, Les vases de métal découverts à Alésia
en 1909, dans Pro Alésia, février-mars 1910, p. 641-649. Un de ces vases a un bord "odronné, qui comprenait, quand il était intact, une soixantaine de grain6 de chapelet au repoussé. Un autre, ovale, porte au centre un poisson, la tète à droite, dessiné au burin : emblème religieux sans doute. Trois des vases circulaires ont été retrouvés emboîtés exactement l'un dans l'autre; or il en est de même poulies trois bassins, nu peu plus grands (0 m. 24 cm. de diamètre au lieu de 0 154), découverts par l'abbé Cochet, loc. cit., dans l’arrondissement de Dieppe en 1856; peut-être ce détail présente-t-il, lui aussi, quelque signification religieuse.
lu |„ Matrucliol, L’industrie des bronziers d' Alésia, dans Pro Alésia, III,
1908-1909, p. 430-439, et dans les C.-B. du Congr. de l’Ass. franc, pour Pavane, des sciences à Lille en 1909. — Cf. L. Gallois, daus les Ann. de géographie, 1907, p. 142; Ad. J. Keiuach, dans Pro Alésia, II, 1907-1908, p. 212 (avec la bibliographie antérieurel. — Bibliographie : Caryophilus, De antiguis aun, argenti, stanni, aeris, ferri plumbique fodinis, Vienne, 1754; J. -B. Beckmaun, Beitrüye
cipaux de l’industrie du métal en Gaule. Non seulement on a retrouvé sur le plateau du Mont-Auxois, avec les vases de bronze étamé de 1909, les produits d’une fabrication incontestablement celtique, mais encore on connaît depuis 1908 quelques vestiges authentiques des ateliers d’où ces produits sont sortis, moules en terre cuite et creusets en terre réfractaire qui servaient à fondre le bronze 10. On n’en est pas surpris quand on songe à la position géographique d’Alésia, sur le seuil de Bourgogne 11 , au passage des routes de l’étain remontant les vallées delaLoireet de la Seine pour aller rejoindre celle de la Saône et du Rhône. Maurice Besnier.
STAl'HYLOBOLEIOJV (SratpuÀo^oXeîov). — Ce mot désigne soit un vase à contenir le vin', soit une corbeille à mettre le raisin2, soit le local même dans lequel on foulait aux pieds les grappes pour faire le vin3 [vinum], E. l\
STAPI1YLODROMOI, STAP1IYLODUOMOS [karnicia, p. 803].
STATEIl (SxaT7)p). — Ce nom qui, originairement, veut dire « poids » quelconque mesuré à la balance, comme le terme sémitique scheqel, fut le plus souvent employé par les Grecs, pour désigner l’unité monétaire de l’or1; voilà pourquoi il a pour synonyme le mol ypu<7oûç. Le statère était le double de la drachme, c està-dire l'équivalent pondéral du didrachme, et dans cette acception pondérale, on pouvait 1 employer indilléremment pour l’or ou l’argent et même le bronze. Dans les textes grecs littéraires et épigraphiques, on mentionne fréquemment les cxaxŸipeç KuÇixy|v&i, Aapeixoi, Bgudxixoi, KopivQiot, KaXxiBtxot, d’coxixoi, Aagi[/ax7|V0t, Etpsaioi, Aiytvxïoi, K&px’jpaïoi, KpTjxixot, etc. , les uns sont en or, les autres en elecLrum ou en argent. Cependant, àpaitii d’Alexandre, le mot axoex-qp, employé seul, désigne presque toujours et exclusivement la pièce d or étalon , c est le statère d'or de poids allique (8 gr. 60) qu’il faut entendre lorsque le contexte n’indique pas qu il s agit d’une autre espèce de statère.
L’échelle des multiples et des divisions du statère était calquée sur celle des multiples et des divisions de la drachme, dont le statère avait deux fois le poids :
4 Tétrastalère égal en poids à 8 drachmes d'argent
2 Distatère 1 Statère ou Chrysus 1/2 Hémistatère 1/3 ïrité 1/4 Tétartê
tétrobole d'argent
triobole
zur Geschichte der Erfindungen, Leipzig, 1780-1805, IV; P. Baycn, puscj i. chimiques, II, Recherches sur l'étain, Paris, an M ; Mongez, Mem. sut des Romains, dans les Mém. de l’Institut, classe d’hist. et de ht tir. an . ,
1818, p. 23-25; F.-H.-M. Zippe. Geschichte der Metalle, Vienne, 1857 ; I .- • ; ’
Minéralogie der Grieclien undROmer, Gotha, 1801 ; G. Smith,
Londres, 1863 ; Rossignol, Les métaux dans l’antiquité, Pans, 15b. ; ’r. Jniant, Les premières civilisations, 1, Paris, 1874; A. i-rantz, et un A Iterthum, dans la Rerg-und Hüttenmdnnische Zeitung, 1880, XXX . P- Dufréné, Étude sur l’histoire de la production et du commerce e ^ Paris, 1881 (extrait des Annales du génie civil)-, G. Bapst, es » <• , )a
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der Gewerbe und Künste bei Oriechen und Rômern, I V, Leipzig, ■ ■
et L. de Launay, Traité des gites minéraux et métallifères, , afls’ . M.
STAPHYLOBOLEION. 1 Phot. s. u. p. 535, 20, édit, horsou ; <’ 01 ' h
p. 303, 15. — SPollux, X, 129 ; Bekkcr , l. c. — 3 Phot. l.c. ; Bek cr, . - , - ï ^ 5. U.; Suidas, s. e. E«.uX4 ; Pollux, VU, 151. Cf. Krause, Angewlogie, p. •
STATEU. I Arisloph. Nub. 1041; Plut. 817; Plat. Euthydem. P- ’ .
p. 400 ; lsocrat. p. 365 et 367 ; Pollux, III, 8/; IV, 173, VU, 10 ’ ’ lr, part,
liesych. Suid. et Phot. s. v. [E. Babelon. Traité des monn. gr. et rom. t. I," P- 4361.
STA
/(', Ffecté égal en poids au diobole d 'argent
L Hérhitélarté - trihémiobole
1/12 llérniliecté — obole
|/10 Nom inconnu — tritémorion
I Ü Myshémihecton — hémiobole
, ,48 Nom inconnu — tartémorion.
, — hémitartémorion —
A Athènes, d’après le témoignage de quelques inscriptions1, on désignait les divisions du statère aussi bien par les noms des monnaies auxquelles elles correspondaient comme poids dans la nomenclature de la série d’argent, « drachme d’or », « tartémorion d’or » 2, que par les appellations particulières que nous venons d’indiquer.
Le statère d’or valait20, 22, 24 ou 25 drachmes suivant ,|ne le rapport de l’or à l’argent était de 1 à 10, à 11, à 12 a 12 1/2. Quelquefois, comme chez les Perses [daricus], on taillait le statère sur un autre poids que la drachme d’argent pour lui faire valoir exactement 20 drachmes, quand l’écart de valeur des deux métaux était de plus de 1 à 10.
On rencontre dans les monnaies, comme dans les textes, des espèces différentes de statères dont voici l’énumération :
Stateres Aeginaei (Atyivaïot axarrip2;). Cette monnaie sert de base aux calculs dans de nombreux comptes, par exemple dans une inscription de Delphes aujourd’hui au Musée du Louvre3. Les statères d’Egine sont aussi mentionnés à plusieurs reprises dans les documents épigraphiques d’Athènes4. 11 s’agit de pièces d’argent puisqu’Egine n’a jamais monnayé l’or. C’est évidemment le même statère qui, dans une autre inscription de Delphes5, compose des sommes dont les fractions n’atteignent jamais 2 drachmes. Il faut en conclure que dans la monnaie d’Egine, comme dans celle de Corinthe, on désignait sous le nom de statère le didrachme d’argent. Le didrachme (12 gr. 57) est, en effet, la pièce la plus forte et la plus multipliée dans la série monétaire d’Egine, depuis l’âge de Phidon jusqu’aux beaux temps de l’art11.
Les monnaies d’argent d’Egine ont toutes pour
type (fig. G5GG et 65G7) une tortue, de mer sur les pièces primitives \ de terre sur les plus récentes* et, au revers, un carré creux divisé en plusieurs parties, qui contiennent, dans les exemplaires frappés aux beaux temps de l’art, les lettres initiales du nom de la ville, AIT (fig. 6567). Ce type constant leur avait fait donner le nom populaire de tortues (/sÀcévat) 9. D’après le témoignage de Pollux , elles avaient une grande circulation
1 Corp. mscr. graec. n° 450. — 2 F. Lenormant, Rev. numism. 1808, p. 422. — 3 C. i. gr. n° 4688. — 4 C. i. gr. n°» 445 et 150; EtfrmeçU ^o/aioAoyixr,, n°s 3800 cl 4048. Voyez d’autres mentions dans C. i. Att. t. I,
no* £ 225, etc. r» C. i. gr. n. 1090. — 0 Vasquez Qucipo, Système mètr.
et monétaire , table XX VI, n05 344-413; [Drit. Aies, catal. Attica,elc pl. xxm sq. — 7 Mionnet, t. Il, p. 444 sq., n°s 2-21: Suppl, t. III, p. 594 sq., n08 3-32.
vin.
dans le Péloponèse. On en voyait aussi un assez grand nombre sur le marché d’Athènes, et le poète Kupolis dans une de ses comédies faisait recevoir par un personnage une obole bien marquée de lu tortue , o€c,/bç xaAXi/éAü)voç. Les mentions fréquentes de statères d Egine dans les inscriptions attiques, inventaires des trésors sacrés ou comptes de dépenses publiques, confirment celte donnée.
[On donne aussi dans les comptes le nom de statères érjinétiques à des pièces d’argent de toute origine et à types variés, non frappées à Egine, mais étalonnées suivant le système éginélique, c’est-à-dire dont le statère pesait environ 12 grammes.]
ALEXANDREI STATERES [ALEXANDREl] .
AtHENIENSES STATERES (’AOevatoi cTXT-qo £;, ’Amxot (TTa-rripEç). — Pollux 10 nomme les statères d’Athènes parmi les monnaies d'or du monde grec. C esl à tort qu’Eckhel11 a voulu contester la valeur de son témoignage, et nier l’existence de cette pièce athénienne. On connaît non seulement quelques statères d une incontes-
Fig. G5G8. — Statère d’or ou chrysus.
Fig. G569. — Hèmistatère ou liémi-chrysus.
Fig. 0570. — Quart de Fig 6571. — Sixième de Fig. 6o72 — Bémi-heclé "statère ou létartè. statère ou licçlé. ou obole d’or.
Statères attiques.
table authenticité aux types ordinaires de celte ville, la tète de Minerve sur le droit, et, sur le revers, la chouette avec les lettres AGE, mais aussi des exemples de toutes les divisions du statère, jusqu’aux plus minimes. [Cependant, ces monnaies d’or n’ont été frappées qu à 1 état d’exception, dans des circonstances critiques de l’histoire de la capitale de l’Attique, comme lors du siège de 407, lors de la bataille de Chéronée, en 338, ou à l’occasion de l’alliance avec Mithridate en 88 av. J.-C. I2. Ces pièces d’or furent retirées de la circulation aussitôt que les circonstances qui en avaient nécessité le monnayage eurent disparu ; de sorte que l’on peut dire, avec Eckhel, qu’Athènes, sauf ces exceptions, n’a jamais monnayé que l’argent et le bronze. Aussi, les <rraT-ripeç ’Attixcu mentionnés dans les comptes sont, le plus souvent, non pas des monnaies d’or d'Athènes, mais des monnaies d’or de toute provenance et de tous types, frappées dans le système atlique, c’est-à-dire des statères d’or du poids étalon de 8 gr. 72 à 8 gr. 60 : tels, les statères d’or d’Alexandre et ceux de la plupart des Diadoques. Ceux-ci, en effet, en Macédoine, en Thrace, en Syrie et en général dans tous les pays d’Europe et d’Orient, ont
8 Mionnet, O. c. t. Il, p. 147 sq., n»‘ 2.1-35; Suppl, t. III, p. 598 sq., n»s 33-42 ; [cf. le Catalogue Au Brit. Muséum et Babelou, Traité. 2° part. Descr. hist. I. I, pl. xxix et xxx], — 3 Pollux, IX, 74 ; Hesych. plwvi;. — IX, 57. — Il üpetr. num. est. t. II, p- 208. — l'2 Benlè, t.es monnaies d'Athènes . p. 59-72; E. Babelon. flev. des Études grecques , t. Il, 1889, p. 135; Mélanges numism. t. I, p 188 ; Ul. Kohler, Zeit. /'flr Num. t. XXI, 1898, p. 5 sq.
STA
— UG6
STA
Fi«*. 6573. — Didrachme d'argent de Béotic.
frappé des monnaies d'or’ et les ont étalonnées comme celles d’Alexandre, suivant le poids atlique (8 gr. GO environ) ; voilà pourquoi on les englobe généralement dans les comptes sons le nom de .< itatères ni tiques ou sta/ères alexandrins. Mais on a pu aussi les désigner parfois sous les noms des princes dont ces statères portent les noms : Antiqonei , Demelriei , Lysimnchei, Seleucei , Antiochei, etc. Il y a exception pour les monnaies d’or des rois d’Egypte, les Ptolemaei, qui n’étaient pas étalonnées suivant le système attique, mais suivant un étalon spécial à l’Egypte.]
Boeotici stateres (Bokütixci (TtaTTipeç). — Monnaie mentionnée dans les fragments des inventaires du trésor public athénien du temps de la guerre du Péloponèse1.
L’analogie de l’expressio n statèr es d'Egine pour désigner les didrach mes de la grande île du golfe
Saronique, et l’absence de monnaies d’or des Béotiens, doivent faire attribuer le nom de statères aux gros didrachmes d’argent de poids éginétique2, au type du bouclier béotien (fig. 6573) 3, qui, lorsque l’inventaire en question fut gravé sur marbre, étaient les plus pesantes et les plus multipliées des espèces monétaires fabriquées en Béotie.
Cualcimci stateres (XaXx'.Bixûi (TTaTŸipeç). — Monnaie mentionnée dans la même inscription que la précédente4. Ce sont évidemment encore des pièces d’argent. [Il s’agit vraisemblablement des statères archaïques, au type de la roue, avec un carré creux au revers, de l’île d’Eubée, attribuables àChalcisou àËrétrie, qui ont pour type une tête de Gorgone et un mufle de lion dans un carré creux, et des statères moins anciens qui, frappés de 480 à 445, sonL aux types de la roue et de l’aigle volant, avec la légende yAV ; ces statères de Chaleis sont de poids euboïque et pèsent, environ 17 grammes3.]
Corcyraei stateres (Kopxupaîoi (7TaTY|p£ç). — Cette monnaie est mentionnée, avec quelques autres espèces d’argent, dans les comptes des questeurs du temple
d’Athéna, antérieurs à la xcive Olympiade 6.
Il s’agit évidemment des plus grosses pièces d’argent de Corcyre au type de la vache allaitant son veau 1 (fig. 6574), qui pèsent r. 608, et sont par conséquent des didrachmes du système babylonien ou perse [draciima]. Ce poids se reproduit dans la numismatique de Dyrrhachium, colonie de Corcyre0. Les pièces de Corcyre de plus petit module au même type, pesant de 3 gr. 82 à 4 gr. 38’°, sont le tiers des grosses ou statères. A Dyrrhachium, au contraire, on frappait comme monnaie
i Rhangabé, Ant. hellén. n° 125 ; [C. i. Att. t. I, n° 207J. — 2 Vasques Queipo, tab. XXV, nos 16-59. — 3 Mionnel, O. c. L. Il, p. 100 sq., n°* 12-58 ; [R. Babclon, Traité , lro part. t. I ; p. 495; B rit. Alus. Catal. Central Greece , VI. v sq.]. — 4 Rhangabé, l. c. ; [C. i. Att. t. I, n. 207]. — 5 [E. Babelon, Traité , 2e part. Peser, historique , t. J, p. 607 sq.]. — r> Rhangabé, O. c. n° 125; [C. I. Ait. 1. I, nos 194 à 225]. — 7 Mionnet, t. Il, p. 68, il0 1 ; [Prit. Mus. Catal.
Stalère de Corcyre (argent).
de 10 gr. 55 à 11
Fig. 6575. — Stalère de Corinthe (argentl.
Fig. 6576.
S ta t ère de Corinthe (argent).
divisionnaire une drachme de poids asiatique [draciimaI qui servit de type au victoriatus romain [victow-atus]'
CoRINTIUI STATERES (Koplvôtot 'TT0tTT|p£ç) . PôllllX 11 ni('n lionne cette monnaie, et pendant longtemps les muni, mates, croyant qu’il s’agissait de statères d’or, commeon neconnaitaucune monnaie de ce métal frappée à Corinthe traitaient de mensonger le témoignage du grammairien d’Alexandrie, appuyé cependant sur la grave autorité d’un fragment, d’Aristote. C’est à Mommsen qu’appartient l’honneur d’avoir reconnu le véritable sens du passage de Pollux ,2. Il y est dit que le statère corinthien valait 10 litrae siciliennes.
C’est donc d’une monnaie d’argent qu’il s’agit et d’après le poids de la titra, il est manifeste que, dans la phrase d’Aristote, citée par Pollux, le nom de statère désigne ces didrachmes de poids attique (8 gr. 60) qui étaient l’espèce monétaire la plus constamment émise par les Corinthiens. Ces pièces, toutes marquées delà lettre ç>, initiale de l’orthographe primitive du nom de la ville, portent, dans l’ancien style, la figure de Pégase et, au revers, un carré creux (fig. 6575); à la belle époque de l’art, latêtede Vénus armée ou de Vénus sans armes 13, au
droit, et le Pégase sur le revers (fig. 6576). Les monnaies de Corinthe et d’Athènes ont exactement le même étalon pour base, mais le tétradrachme ne se rencontre jamais dans la série corinthienne, tandis que le didrachme est, dans la série athénienne, une exception. Leake 14 a ingénieusement conjecturé de là que les deux villes avaient dû conclure une convention par laquelle l’une se réservait de frapper des didrachmes, et l’autre des tétradrachmcs, afin de ne pas se trouver en lutte sur les marchés de la Grèce et de l’étranger.
Au reste, si le statère d’argent corinthien était originairement un didrachme de poids attique, s’il pouvait circuler à ce titre à Athènes et sur tous les marchés de la Grèce, à Corinthe même on prit de bonne heure l’habitude de le diviser d’une manière particulière, par tiers, sixièmes et dix-huitièmes, c’est-à-dire sur le modèle des divisions du statère d’or dans touLes les cités helléniques 13. Plus tard, on frappa aussi, en moins grand nombre, des pièces des 2/3, du dixième, du douzième et du vingtième, mais, à ce qu’il semble, spécialement pour le commerce étranger. Les tiers de statère ont pour type le Pégase entier, les sixièmes un demi Pégasececi est l’indication certaine que les uns étaient consi-
Thessaly to Aetolia , p. 115, et pl. xxi]. — 8 Vasquez Queipo, table XXI, 11 53; [Prit. Mus. Catal. cité]. — 9 Vasquez Queipo, table XX, nus 149-15- I / Mus. Catal. cité, p. 651. — *0 Vasquez Queipo, table XXI, n08 41-43. 11
— 12 Gesch. d. Bôm. Miïnzwesens , p. 78. — 13 F. Lcnormant, Rev. nurn 1866, p. 73-77; [Brit. Mus. Catal. Corinth. pl. i sq.]. — 14 Weiffhts o\ greek coins , p. 212. — 15 Mommsen, O. I. p. 57-62.
6577. — Hémidrachnio de Corinthe.
STA
STA
,li'rés comme des drachmes, les au 1res comme des hémidrachmes ou trioboles (fig. 0077). Ainsi, de celle nouvelle division du stalère d’argent de Corinlhe, équivalant comme poids à un didrachme allique, en trois unilés, li:(,|uit une drachme particulière, la drachme corinthienne' de 2 gr. !)1 [dracuma], divisée à son tour en six oboles, comme toutes les drachmes grecques.
Mommsen, partant de ces données que l’on peut tenir pour certaines, a dressé de la manière suivante le tableau de la valeur pour laquelle les monnaies frappées à Corinthe étaient admises sur le marché de cette ville et sur celui d’Athènes, bans ce tableau les valeurs, à Corinthe, se rapportent à la drachme corinthienne, et les valeurs, à Athènes, sont exprimées au moyen de la drachme attique et de ses divisions :
nii.i.B monétaire VALEURS
KN PRENANT LE
STATÉUK POUR UNITÉ.
A COIUNTME