Cannelures hélicoïdales
Fig. 6654. — Cannelures ondulées.
triquement dirigée vers la figure placée au centre du monument22. Si cette figure centrale n’en occupe pas toute la hauteur, l’artiste a recours à diverses combinaisons pour raccorder les courbes divergentes de ces cannelures. C’est la difficulté du raccord qui empêcha d'employer cet ornement pour les colonnes ; on en possède cependant un bel exemple dans un monument funéraire qui est au Louvre23. Sorlin Dorigny.
STUOBILUS [RUOMBUS, TURBO.]
STïtOMATODESMOS (STpwgaTooe'Tgoç). — Sac, enveloppe de bagage [sarcina, p. 1063].
1 L. Keynajid, O . c. p. 236. Les colonnes du Didymeion milésien, dont deux bases furent rapportées au Louvre par 01. Rayet, ont un listel de 31 millini. pour des cannelures larges de 22 centimètres. — 2 Did. de l'Ac. des b.-a. I. c. lig. I. — a Moulage au Louvre des pilastres du Tagh-i-Boslau de Chosroès II.
'* Dict. de l -le. des B.-A. I. c. fig. M. — 5 Temple rond à Tivoli, fig. 1 774.
— 6 Colonnes du Didymeion milésien au Louvre. — 7 Colonne Paladine à
Mélaponte (G. l’errol et Chipiez, O. c. VII, fig. 220). 8 Les X livres
d'archit. de Vitruve, p. 219. Meme système sur les pilaslres des angles du sarcophage 791 du Louvre (Clarac, pl. cli bis) et sur une colonne de Pérouse, fig. 6337.
— 9 Nombreux exemples dans l’architecture romaine ; le plus souvent cité est celui
du tombeau de C. Ceslius [columna]. En Afriqueges pilaslres d’une maison romaine de Bulla Regia sont rudentés dans la moitié inférieure; R. Gagnai, Carthage, limgad, 1909, p. 119. 10 Aug. Choisy (O. c. I. p. 314) en cite un exemple pro¬
bant à Sélinoule. — 1 1 Les colonnes ioniennes semblent avoir été taillées d’après le système employé par les Mycéniens pour les colonnes du Trésor d’Atrée, delà Forte des lions, etc. Le fut était rendu curviligne avec la gouge, alors que les Boriens se contentaient d’en faire un tronc de pyramide à base polygonale avant de le canneler ; mais de cette façon, ils obtenaient un fut moins grêle avec des pierres de même dimension. — 12 Colonne à Olympie (Baudenkm. pl. xliv, fig. 3 b) ; portique à Porto- Mandri (route de Sunium) ; temple de Ségeste ; temple de Cora à 15 kil. de Velletri (L. Reynaud, O. c. p. 231). — 13 Perrot et Chipiez, O. c. VU, p. 423.
1 f Corp. inscr. vetust. 322 ; Choisy, Et ad. sur l'urcli. yr. p. 1 46. Ces cannelures ont été étudiées par Penrose {O. c. pl. xxr, fig. 16) qui trouve que leur courbe a 4 centres. — 15 Tournefort, Voy. du Levant, 1717, II, p. Ii3; Antiq. of Ionia, 1821, II, ch. V, pl. v. L’une des bases a des listels entaillés comme ceux de la colonne d acanthe de Delphes. — m Base du portique du tombeau de Cyrus; Flandiu et Cosle, Perse ancienne, pl. ci.xxvn ; Dieulafoy, Art antiq. 1, fig. 46; Perrot et Chipiez, O. c. V, fig. 51. — 17 Fl. Petrie, O. c. I, pl. tu. — 18 Petersen, Tempet in Locri ( AJittheil . d. d. arch. rom. Inst. 18U0, p. 161 sq.). — 19 Très nombreux exemplaires à répartir cn 3 classes : 1° monuments funéraires romains dTtalie et d’Afrique, tels que ceux de la fig. 6343; de Cn. Turpilius Bioticus (Clarac, pl. CCUII, 11. 602); Quintilia ( lb . pl. ccxi.ix. n. 515; Licinus ; Cornélius Saturniitus, etc. conservés au Louvre); 2» Sarcophages asiatiques (fig. 6115) dont les plus beaux proviennent d’Aphrodisias (Texii-r, Asie mineure, pl. xxix) ; deux fragments au Louvre donnés par M. Gaudin; sarcophage Richmond ( Rev . étud. yrecq . 1908, p. 359); 3» sarcophages chrétiens, qui semblent dériver de ceux-ci (Le Blant, Sarcoph. chrét. de la Gaule, 1886, pl. n, 2 et 3 ; pl. vu, 1 : pl. ix, 2, etc.) Voir la thèse de V. Chapot, La Colonne torse et le décor en hélice, 1907. — 20 Le Diction, de l’Acad. des Beaux-Arts (1. c.) nomme torses toutes les cannelures hélicoïdales que le fût soit droit ou torse. — 21 Sur le travail préliminaire au foret, cf. sculptcra, p. 114 sq. — 22 Clarac, pl. cci.lv, n° 64; pl. cclvi, n°* 624 et 625. Pour le raccord, lb. u°* 625, 628, etc. — 23 Musée du Louvre, n» 965.
STR
STR
STROPI11UM (Srpdtptov), diin. STROPHIOLUM. — Cordon ou linge enroulé, principalement la bande employée par les femmes pour soutenir les seins, fascia pectoralis, dont l’usage a été suffisamment expliqué ailleurs [fascia, p. 980], C’est aussi le bandeau que l’on porte comme une couronne autour de la tête', une corde quelconque, un câble 2 [struppus]. Ce nom est donné à une courroie formant anneau autour des doigts du pugiliste [pugilatus, p. 156], E. S.
STRUCTOR. T Éxtcdv, oixo8ô|J.o{, oixouoidç 1 . — Nom commun de tous ceux qui ont part à la construction d’un édifice, architecte, maçon, charpentier, leur emploi spécial pouvant être d’ailleurs indiqué plus précisément par une épithète ou un nom particulier, tel que parietariu.s,carpentarius, la pi cl arius 2. Celui qui dirigeait l'ouvrage, architecte, conducteur de travaux, contremaître, s’appelait chez les Romains magister structor 3. Plusieurs structores dont les tombeaux ont été conservés, y sont représentés avec les instruments de leur profession. Celui qu’on voit (fig. 66oo) provient d’Autun4. Le personnage, Caius Getuli (fîlius), tient une règle et une truelle ; il a auprès de lui une scie et une ascia.
Structor en latin, TpaTreÇo-Ttoi'); ou TpaTteÇoxouo; en grec ', est encore le nom d’un esclave chargé dans les grandes maisons de dresser , c’est-à-dire de disposer les plats sur la table ou sur des plateaux [ferculum, repositorium]6, quelquefois aussi de découper et de servir7. Il pouvait y avoir plusieurs de ces serviteurs sous les ordres d’un chef (praepositus structorum)i . E. Saglio.
STRUCTURA. — De précédents articles ont déjà traité plusieurs questions qui se rapportent à l’architecture antique [murus, paries, columna, camara, fornix,
STROPIIIÜM. 1 PJin. Bist. nat. XXI, 2 (5) ; Fest. s. v. Struppus ; Tert. Cor. mit. 15. — 2 Apul. Met. XI, 16 (p. 265).
STRUCTOR. l Téxtuiv a eu chez les Grecs un sens général, comme faber chez les Romains, avant de désigner plus particulièrement l’ouvrier qui travaille le bois. Voy. faber et Riedenauer, Bandwerk in der borner. Zeiten , Erlangen, 1873, p. 194. OlxoSôjxoç et oïxoTCoioç dans Corp. Gloss. Il, 1S9, 33 ; 111, 201, 32; 271, 34.
— 2 Promis, Architettura presso i Romani, p. 35 ; Id. Vocaboli di architettura , p. 155 ; Corp. inscr. lat. VI, 991. Il y en avait un collège à Rome, C. i. I. VI, 444.
— 3 Mommsen, Insc. reg. Neap. 2900 ; Promis, Architettura , p. 34. — 4 Au musée de Saint-Germain : Duruy, Hist. des Romains, V, p. 637 ; Mieux dans Espérandieu, B.-reliefs de la Gaule rom. III, p. 28. — 5 Athenae. IV, p. 170-171.
— 6 Serv. Ad A en. I, 703 : ferculorum compositor ; cf. Juven. VII, 184. Petron. Sat. 35; Lampr. Heliog. 27; Corp. inscr. lat. VI, 4034, 46 sq. — 7 Mari. X, 48,
v 5; Juv. V, 120, Xi; 136. — 8 Q. i. I. VI, 9045.
STRUCTURA, l Choisy, Ilist. de l’Architecture, I, p. 228 ; cf. Durm, Handbuch der Architeklur , die Baukunst der Griechen (Darmstadt, 1892), 2e éd. p. 27. — 2 Les moellons des murs de Tirynlhe ont en moyenne une longueur de 1 m. 50 à 2 mètres et une hauteur de 1 mètre. Le linteau de la porte des Lions mesure 12 mètres cubes, celui du trésor d’Atrée 45 mètres cubes et pèse uue centaine de tonnes.
— 3 Les Egyptiens balaient de même les matériaux de leurs édifices sur des plans inclinés à pente douce. Ils se servaient pour les pierres de plus petites dimensions de machines élévaloires à bascule : ce sont des cerceaux en bois, composés de deux joues en segment de cercle réunies par des traverses; on les manœuvrait avec des leviers. Maspéro, Guide du visiteur au musée du Caire, p. 181 ; Moret, Revue de Paris, déc. 1906, p. 833-4. Nous ignorons si les constructeurs de Gnossos et de Tiryntbe connaissaient des machines de ce genre. — 4 On travailla d’abord les pierres tendres (gypse à Gnossos, tuf à Athènes) en se servant du môme outillage
caementum, etc]. Nous reprendrons ici l’élude de la construction et, pour cela, nous suivrons pas à pas le travail de l’entrepreneur, depuis le moment ou il reçoit les instructions de l’architecte jusqu’à celui où il livre le monument achevé aux fonctionnaires chargés de la réception.
Grèce. 1. Période primitive. — Les procédés de construction s’expliquent par l’insuffisance de l’outillage. On emploie les matériaux faciles à travailler, l’argile, qui, mélangée à de la paille hachée, sert à la fabrication des briques crues [later], le bois qu’on débite avec la hache et la scie [ligna]. En combinant ces deuxéléments, on obtient la construction en « brique crue armée ». Pour la construction en pierre, on utilise les éclats de rocher, ou bien on extrait des blocs en introduisant des coins dans les fissures naturelles des bancs de carrière et en les chassant à coups de masses1. Les moellons restent à l’état brut ou sont sommairement dégrossis sur leur face externe. Les interstices entre les gros blocs sont remplis par de petites pierres. Le tout est lié par du mortier de terre [murus], La construction se réduit à un empilement de blocs. La seule difficulté résulte des dimensions des matériaux2: les pierres étaient sans doute montées sur des rouleaux de bois et poussées sur de longs plans inclinés jusqu’à la place qu’elles devaient occuper. On suppléait à l’absence de machines par le nombre de travailleurs 3.
Les perfectionnements de l’outillage et, en particulier, la substitution des outils de fer [ferrum] à ceux de bronze permirent de travailler la pierre 4 et d'établir des faces de joint pour assurer la parfaite adhérence des moellons entre eux8. La construction appareillée sera dès lors le type classique de la construction grecque.