‹ Dictionnaire des antiquités grecques et romaines d'après les textes et les monumentsChapitre 33 sur 137 · ROS · texte numérisé non relu

ROS

la ronce sauvage, ni la triste ivraie, mais des violettes, de la marjolaine, o Vibius, et du narcisse délicat : tout à l’entour de toi la terre s’est couverte de roses! »

Ces témoignages et d’autres épigraphiques assez nombreux nous expliquent la popularité de la fête des roses en l’honneur des morts. Elle n’était pas à date fixe, mais variait d’une famille, d’une association à l'autre, sous cette réserve qu’elle était toujours célébrée dans la saison des roses, en mai et en juin 7. Elle donnait lieu à un repas, comme le novemdiale et les parentalia ; et durant ce festin on distribuait aux convives des roses, après en avoir déposé sur les tombes8. Les inscriptions mentionnent des fondations de rosaria soit par des associations soit par des particuliers : il en est qui nous mènent à la dernière période du paganisme romain9. Le calendrier de Constantin mentionne pour Rome une fête générale des roses pour le 23 mai10; et il est à peine besoin de faire remarquer que la pratique d’honorer les morts par des fleurs a survécu au paganisme, par la force des mêmes croyances. Une de ces inscriptions parle, pour une même famille, de quatrefêtes annuellesen l’honneur des défunts, l’une au jour anniversaire de leur naissance, la seconde dans la période des roses ( rosationis ), la troisième dans celle des violettes ( violae ), la quatrième aux Parentalia" . Une fête des roses qui parait avoir eu un caractère joyeux, puisqu’elle était en rapport avec le culte de Flora, était célébrée à Capoue le 13 mai12. Philostrate nous en explique le sens et les rapports avec l’idée de la mort, lorsqu'il dit qu'il a vu à Rome des coureurs portant des Meurs et qui, par la rapidité de leur course, proclamaient que la jeunesse passe vite13 [floralia]. J. -A. Hild.

ROSTRUM ( ‘ Pûyy o;). — Ce nom qui signifie bec, museau, groin, a été appliqué à différents objets à cause de leur forme, par exemple àdes serpes ou faux 1 servant à tailler et. à élaguer

teau + [MAL- Fig. 505S. — Rostre de vaisseau.

leus], au bec

dune lampe 5 [lucerna], et particulièrement à l’éperon (ItxCoXoc;) d’un vaisseau. On a parlé ailleurs de cet éperon

légende-, Schwartz, Der Ursprung, der Stamm und Gründungssage Roms , léua , 1878; Preller-Jordan, Roem. Mythologie, 3* édit, passim et II, p 341 sq; III, 1907, Huelseu, Topographie der Stail. Rom, 1878-1907, p. 36 sq. ; Gilbert, Geschichte und Topographie der Stadt Rom, Leipzig, 1883-1890, 1, 60 sq. et passim, etc.

ROSARIA. ! Orelli, Inscript. 4084; Corp. inscr. lut. III, 704, 707 ; voir 4016, 4871. — 2 Chez les Grecs, la rose était chère à Dionysos et à Aphrodite; voir Anacr. 53; Simonid. Fraqm. 148,3; cf. pour les Latins, Ov. Fast. V, 194, parlant de Flora. — 3 Pers. I, 39; Juv. VII, 208 ; Serv. Aen. V, 760. — 4 Orelli, Inscr. 4418, 4456, 4515, 4516. — 6 Bio, I, 66. — 6 Analecta de Brunck, III, p. 303. — 7 Le Collegium Silvani de Rome célébrait les rosaria le 20 juin ; Corp. inscr. lat. X, 444; cf. Marquardl-Mommsen, Handbuch, VI, p. 311. — 8 pljn. mst. nal. XXI, 11 ; cf. Marini, Atti f ratr. Arv. p. 580 sq. — 9 Avellino, Opusc. III, p. 254, et Bellcrmaun, Die aeltesten christlichen Begraebnisstaetten, p. 16 sq. — 10 Fast. Philoc. à cette date. — U Corp. inscr. lat. VI, 10, 240; cf. 10239 ; V, 2072, 4489, 5272 ; VI, 9026, etc. — 12 Feriale Cap. au 13 mai; cf. Preller-Jordan, Roem. Mythol. 1, p. 433. — 13 Philostr. Ep. 55, p. 360 ; cf. Ibid, t et 3, p. 343 ; cf. Preller, Griech. Mythol. I, p. 285.

ROSTRLM. 1 Colum. R. rust. IV, 25. 3 ; cf. Il, 20, 30. — 2 Plin. H. nal. XVIII, 48; XXXIV, 5, 11. — 3 Ibid, — 4 Jb. XXXIV, 14, 40. — 5 Jb, XXVIII, 46.

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