‹ Dictionnaire des antiquités grecques et romaines d'après les textes et les monumentsChapitre 42 sur 137 · sq · texte numérisé non relu

sq

SAC

SAC

attendant le jour du sacrifice, pouvaient être marquées d’un signe spécial, qui rendait impossible les confusions ou les substitutions'; et elles étaient engraissées2. La „ Santé de l’âme » s’explorait par des procédés divers.

\ Delphes, on présentait aux porcs des pois chiches, aux taureaux des grains d’orge; et, s’ils n’en mangeaient pas, ils étaient réputés mal portants ; les chèvres étaient aspergées d'eau froide ; celle qui, sous la douche, demeurait impassible, était laissée de côté .

En maintes circonstances, le sexe des victimes était prescrit. Rituels et écrivains constatent, ici ou là, que l’on peut offrir indifféremment des mâles ou des femelles* ; c’est donc qu’en général on ne le pouvait pas. Toutefois, la règle formulée dans des textes de basse époque, d’après laquelle le sexe des victimes eût ete assorti à celui des divinités6, ne doit pas être acceptée sans correction f’. Elle vaut, à ce qu’il semble, pour Zeus \ Poséidon 8, Héraklès 9 et Âsklépios *°, pour Héra et presque constamment, pour Athéna". Elle ne vaut pas pour Apollon'2, Hermès'3, Artémis'*, Aphrodite15, Déméter et Koré16, etc.11; et les infractions au’elle subit ne semblent pas étonner les anciens'8. C’est une erreur de croire qu’aux déités chthoniennes on n’offrait que des victimes femelles ou des mâles châtrés 19 ' peut-être cette règle se vérifiait-elle mieux dans le culte des morts20. Inversement, en l’honneur des héros, on sacrifiait des mâles21. C’étaient aussi des mâles qu’on immolait pour solenmser un serment -, et toutes les fois qu’il est question d’une Tptxxo.a, cela doit s’entendre de trois mâles23: taureau, bélier, verrat2*; bouc, bélier, verrat26; taureau, verrat, bouc ,

Wi 653 1 71; cf. Porph. De aJbst.l, 25.-» Philera.fr. 155 Kock; Plut, lleom.

,6 Cf' Paus X 35 4 - 3 Plut. De def. orac. 49 ; cf. Revue des Etudes grecques ,

!om n 55 Toutefois en ce qui concerne les chèvres, la signification de 1 épreuve 1901, p. 55. louleio.s, 4 w Sniu. __ 4 Michel, Recueil

était aussi comprise autremen ^ O l. # ^ ^ ^ y|, ,9> Cf.

709 ; Dittenberger, Syll. -, 0-+, aus. , , Jahrbù

Kuseb Praep. evang. IV, 9 ; Porph. De antro Nymph. 6. - 6 Cf. Neue ahrüu A , ri 08861 o 3*4 sq. - ï Si on admet que dans quelques textes (II. XV, 373 VOU Prott Fasti, 20 A, 1. 11; “26 B, 1. 47; etc.), .T, désigne un moutom " cL Aristophane (An. 567). ,T; no désigne pas nécessairement nue br lus

f il 9 Mais il faut ajouter qu’à Héraklès on sacrifiait souvent »5 ht-

femelle. - Mats 'au J ' 550. Seh. Soph. Oed. Col. 1600 ;

10 Môme observation. -"Cf. Schol. Ihad. 11, 5ou, ocn. = 'F

- . . 6 L’affirmation de Pausamas I, 27, 9 vxbv tv .«>T MaçafJum

Cornulus, v.?i ? ■ y - • est contredite par Plutarque, Thés. 14.

SS exception à Uion (Michel, Recueil dlinscr. 73. «Jg-

auLe à Pergame du temps d’Hadrien (Kaibel, Bpigr. 103o, v. 21). - '2 Cf. D.tten autre Perg ’ P u î4 Les hécatombes qu’on ofirait assez souvent a

ssr»*x H

'"scr: Rl , ’ j7181 de Pandrosos (Aristoph. Au. 971 et schol. Ad l.)\ de

Posa, 20 B, 1. 17-18), J® lanuro 1 * )g Miche, Becueü, 979.

Boubrostis (Plut. Quaest.Symp VI, 81), *“■ cf Seue Jahr bûcher,

■ ,9 Contre cette erreur, et sur la façon dont e. st pi , cf

taureau, bouc, bélier2'. Des mâles non châtrés sont exigés dans un certain nombre de règlements - , là où cetts exigence n’est pas explicitement formulée, les animaux châtrés étaient admis. Quelquefois, semble-t-il, il fallait que la victime destinée à une chaste déesse (Athéna, Artémis) n’eût pas été accouplée29. D’autres fois au contraire, principalement dans le culte de Déméter, déesse maternelle, présidant à la fécondité, ce devait être une femelle pleine30, ou qui avait mis bas31.

L’âge des animaux offerts en sacrifice pouvait être également fixé par les rituels. Il arrive qu’il soit indiqué, tout au moins de façon approximative, par le nom même qui désigne l’animal ’. àp-^v33, a(A.vdc: 34,^ spia-oç

yoipiaxoç 36, yoiptotov31, ôp6aTopt'ffxoç 3\ 5éXŸa6 39, o*fi.aXi<;*", irxéXai, sx.Aâxiov 41 , etc. Mais nombre de documents contiennent à cet égard des indications plus précises. Souvent il est question de victimes adultes (lepsta «X«oO *» ou de victimes qui tettent encore (vaÀaflTivâ) 43 . Ailleurs, sont réclamés des animaux d’un an’*, de deux ans* de trois ans46, etc.41; ici, un porc qui n’ait pas plus de dix-huit mois *8, un veau ou une brebis qui ait déjà perdu ses premières dents*9 ; là, une truie pleine pour la première fois s0. En Attique, il était défendu, nous dit-on, d’immoler un agneau avant qu’il eût été tondu51, une

brebis avant qu’elle eût mis bas0-.

Enfin, les rituels stipulaient assez communément que les victimes seraient de telle, ou telle couleur déterminée. Lorsque les Grecs sacrifièrent des chevaux, dans quelques circonstances qu’ils l’aient fait, ce furent exclusivement des chevaux blancs ou de couleur claire 53. Les victimes d’autres races pouvaient être de robe claire ou foncée,

19 Contre cette erreur, et su. u — . . Koré . mu. SyH.2,

,23 (.881), P. 80 et 740. ^ à Hadès, Kaibel, Epigr. 1034.

0,5,1. 17 ; à Üespoina et a Plutoil, Corpu l , 587 ; Suidas, a. u

0,5, I. 17 ; à Oespoina et a riuioii, Rhod. ,, 587 ; Suidas, a. »

inr°L0mTs u.’xW». CL NeueJah, -bûcher , 133 (1886), p. 328 ; Festschrift , Etym. . ■ * SaJcralalt. (dans les Novae Symb. Joa-

recevaient des h°“°“rS ^^'^“philoslr. Uer. XIX, p. 741 ; etc. Dans fins-

“T" v p™t Fasti 20 B, où la victime destinée soit à un héros soit a une criplion x. Piott, I asti, il neut s’agir d’un mouton. Pélargé, a qui on

héroïne est plusieurs fois appt ' P n,es( a ,.emment pas considérée comme

sacrifie une brebis pleine (Pau , J, ( f> 3tengel, Zt« den griech.

une héroïne. - 2- Unique excep ^ . MoW5vt (sic) p.*). -

Sakralalthert. p. lo sq. Ce q , , . iet3v ; Hésychius et Sui-

i 23 lefros et FhotlUS : isoev wv, -.«VtW/ .çi.sto i

est sans valeur. - 2i t)<, XI 131 ct Filât. Ad /. Xen. Anab.

das : Oùsvv. Si navra r?.a *«. mo/u. a

Il O 9- Déni. C. Aristocr. 68 ; Callimaque, fr. 403 Schn. ; Diod. IV, 39; Plu,.

p'h o- Paus. II, 11, 7; Schol. II. XIX, 197 ; Hesych. a. v. “ *rl'

fyrrri. o , r» . -26 Ft.um m n 768, 17 (Istrosl ; Photius

toph. Plut. 820 : Suidas a n ^cr. & 4, ,1 sq. ; Dittenbe.

37(If:^;«). - 23 A, ns, a Mykonos; Dittenberger, SyU.

16 et 9 (.Slot Apvb; W««). Cf. n. X XIII, 147 sq.; Luc, an tu < accu

10- Dial. deor. IV, 2. Platon’ le Comique, dans son Phaon (fr. 1 4 »c ), Va diant le langage des rituels religieux, parle d’un vX.xoâ, evoeIv,5. - Kaibel Epigr. 1035 ; Bacchvl. (Blasa). X, 165; XV, 20. L’épithète «M. emploWe dans ces textes, peut s'entendre d’ailleurs de différentes façons. Chez Hon,,,e (H X 292-293; Od. 111, 382-303), p.ff, «fin. le Pr0Uïe ,e °0nte4t' ’

lit dit d’une bète qu'on n’a pas encore attelée (cf. II. VI, 94). - 3 Cornntus, B-

TL 28 ; e»*,., vTTSTm l:

1 12, 16 ; Bull, de corr. hell. XIV, p. 505, n. 4 , XX , p. , , P >

p'ù Fasti 26 B. I. *8-49. Ailleurs, on offre à Déméter une brebis pleine »>'■ tenberger 616, 1. 61. De pareilles offrandes s’adressent a Ce (v. Prott Ibid. o, . 4 Daïra lürd. L 12) ; à Rbéa (Dittenberger, 617, 1. 3) ; aux Euménides (P.-; Î'm *)■ à Pélargé (Paus. IX, 25, 6); à Athéna elle-mème (Dittenberger 6 . l.*57) et à Artémis (Kaibel, Epigr. 872) Platon le Comique dans 1. : fragment .

itiilî «15. 1. *’> II” “’

raus. , , hitlenbergef 6 1 5, 1. 9 (opposé a x?

Page 1