‹ Dictionnaire des antiquités grecques et romaines d'après les textes et les monumentsChapitre 48 sur 137 · SA I · texte numérisé non relu

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s01lVent prétendu *, une estrade surélevée2; xo axpov, puis la seconde, équivaut à r, âpy/yj dans la première; i a,.r,= était tout simplement le point de départ, le seuil,

pour ainsi dire3, de la carrière des sauteurs. En arrière de lui, ceux-ci prenaient leur élan, non pas sans doute en courant, mais en exécutant quelques bonds4. Ils sautaient les mains chargées d’haltères5, masses de matière et de forme diverse 6 qui, habilement maniées, accroissaient leur force de propulsion et les aidaient à retomber d’aplomb sur le sol7. Leurs exercices s’accomplissaient

au son de la flûte 8.

La fig. 6080 ,J représente un flûtiste et un athlète qui attend le signal.

La lig. 6081 un athlète qui prend son élan. Sur la lig. 6082 “, l’athlète est au moment de commencer le saut :

arrivé près du paxr;p, il s’est arrêté brusquement, le corps rejeté en arrière, les bras lancés d’abord

Pour amortir le choc, le sol, dans la région où le saut devait se terminer, était ameubli à la pioche; d’où le nom de xi. Ècxaagéva ,7. Plusieurs testes nous apprennent

que l’extrémité de cette région ameublie était ordinairement à 50 pieds du pax/jp18. Phaylios de Crolone ia, à ce qu’on raconte, aurait dépassé cette mesure 20, sautant

en avant et en haut (personnage de gauche), puis ramené en bas (personnage de droite). La fig. 6083 13 nous le mon Ire sautant, jambes et bras en avant, presque horizontaux et parallèles entre eux. Sur la lig. 6084 1 M il va reprendre pied; de nouveau, les haltères sont reportés en arrière. On observera que, sur ces deux figures, le sauteur a les jambes rapprochées, ce qui était de règle u. Enfin, les deux athlètes de la fi g. 6085 15 viennent, semble- til, de retomber à terre, et leur élan les emporte en avant16.

Fig- G082. — Athlètes prêts à sauter.

53 pieds 21 ; auparavant 23, le Laconien Chionis en aurait sauté 52 23. Il est inadmissible que de pareilles distances

aient été franchies d’un seul bond24. Nous devons donc admettre, ou bien que ce qu’on a raconté sur Chionis et Phaylios est inexact, ou bien que les sauteurs de l’ancienne Grèce s’y reprenaient à plusieurs fois. La première opinion est celle de M. Gardiner25. D’après lui, l’é¬

pi gramme célèbre o Ci il est question du saut de Phaylios, épigramme qui, .peut-être, est antérieure de peu à

Celte idècfau-se est encore exprimée dans la V’ édition des Griecbische Altertümni de Schdinalin, Il (11)02), p. 61. — 2 Encore moins un tremplin. Le tremplin , Ta 'fO 11 a lms inconnu des Grecs, et leurs acrobates s'en servaient (CT. Ivrausc, ymnastik der ffeltencn ,p. 325, n. 3; lnghirami, Mus. CIlîus. 132.) Mais rien n'invite acioiie ipi j| ait été utilisé par les athlètes. - 3 Le mot para? signifie souv nt seuil : i ,, 0,1 rjnom- U, 200 ; Anon. ap. Bekkcr, Anecd. L. I. ; etc. — 4 Cf. Journ. of è/nrb, UJOi, p. 187-180. — o Dans les gymnases, les athlètes s’exercaient à autci saur, I aille d haltères, et parfois de pied ferme: cf. Journ. of hell.

’ Llot, p. 1 1)3-19 4-, — fi Cf. Fedde, Ueber den Fünfknmpf ber Hellenen ,

P- et I article hai.tf.b. — 7 Arisl. IW. «pb; Ç»;»v, 3 ; IloiSk, V,

H , T- r"Jmn' 53' * f’hil08lr- L ■ L '• paus- V’ 7> 10 1 l7> 10 i Vl>

pl r. ^ milsica, 26. — 9 D’Ilancarville, Antiq. etv. gr. et rom., 111,

. ~~ ■fourn. of hellen. Stud ., 1904, p. 185, lig. 0. — 10 Klein, lèuphro-

M = / ~ ' °' hel1- St-< f®04, P- l«s. — U Ann ali, 1846, tav. d'agg.

= Klei ""/• 0/ l>e^ P- 185, lig. 7. — 12 Arch. Zeitung, 1884. pl. xvi.

— Ul m "ll,uon'os^ ôd. , p. 286. — 13 Jahrbuch des arch. Inst., V, p. 243.

d'après ui ICt SUI *epcnlaPl*e publiée par Pinder(f/eôer der Fünfk. der Hell., p. 22), “n manuscrit de la Laurentieune (plut. LXXIV, cod. 13, p. 308 b), contient

CCS mois : 5i'«).pta T b rati aX7.e<r0ai <ruvr,|ijjtÉvot; xat |xr, $tE-TTT)xd'Ti uo a . — lu Jüthlicr, Antike Tumgerâthe , IG — Journ. of hell. Stud. 1901, p. 186, fig. 8. — 16 On a aussi supposé qu’ils se préparaient à un saut en profondeur, ou bien qu’ils se livraient à un exercice d’assouplissement. — 1’’ Poil. Onom. III, 151 : ...o Sèopo;, t»r**[x^éva.

Ô&£V lut T'ÔV xbv opov UUEOTCTjSuivTOIV Ol 1ta90t;jtta^d|4EV01 /.Eyouct « UYJ^àv JUÈ9 xà £<T*a|X-

jxîva». Cf. Plat. Cratyl. 413 A; Lucian. Somn. 6 ; Zenob. Prov. VI, 23; Paroemiogr. Gr. Gaisford, p. 115 et 384; Suid. s. v. ûulp xà lffxaix[iÉ/a ; Euslalh. ad Od ., p. 1591 ; Pliot. Lexic., Il, p. 243 N. — ,î5 Scliol. Plat. L. I. ; Scliol. Lucian. L. I. ; Zenob., Suid., Euslalh., Pliot. — Sur Phaylios de Crotonc, cf. Jlevue des Études grecques , 1899, p. 9 s<|. ; Journ. of hell. Stud., 1904, p. 77 sq.

— ‘-0 Zenob. L. L : Gulp T-iùç laxaiAtAtvouç lîevtiqxovTa -oSa; e1; tô aTEpsbv r.Xorro ; Scliol. Lucian., Suid., Euslath. — 2! Paroem. Gr. Gaisf. L. L; epigr. ap. Scliol. Aristopli. Ach. 214, Scliol. Plat. L. /., Suid. L. L, Pliot. L. /., etc. (Cougny, Suppl. Anth. Palat., 111, 28; Preger, Inscr. gr. metricae, n° 142). — 22 Dans la 29e Olympiade.

— 23 Euscb., Xoov. I, p. 40 Scalig.), d’après Julius Africauus. Le même auteur attribue également cette longueur de 52 pieds au saut de Phaylios (’ltxrop. <rjvar.t p. 350 Scalig ), probablement par suite d une confusion. — 2V Fedde, Ueber den

I Fünfk. der Hell., p. 18-22. — 25 Journ. of hell. Stud., 1904, p. 79-80.

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l’époque de Zénobius, serait le texte le plus ancien où on lui ait attribué cette prouesse; or, dans ce texte, il y a une recherche évidente de symétrie : Phayllos, dit l’épigrammatisle, a franchi 50 pieds plus 5, il a jeté son disque

aune distance de 100 pieds moins 5 ; M. Gardiner conclut de là (|ue les chiffres sont de pure fantaisie. Pour ce qui est de Chionis, il observe que, dans la traduction arménienne d'Eusèbe, la longueur du saut est fixée à 22 coudées ; le texte original, pense M. Gardiner, devait porter 22 pieds. M. Fedde est moins sceptique. A ses yeux, les mots t b ttocotov, qui figurent dans une des définitions du parYjp, ciLées plus haut, prouvent que les pcntathlètes sautaient plusieurs fois de suite. Et la même hypothèse est suggérée, dit-il, par ce qu’ajoute l’anonyme de Bekker : Sùagayoç 3 5 xô gscov (rôti xcov ttevx. <jxxgp.axo<;), a <p ou aXAo- [juvoi 7ci). tv éçâXXovTat); Symmachos se trompait certainement en plaçant le (Sax-ijo au milieu de la carrière de saut; mais cet Alexandrin, qui tire souvent sa science des ouvrages de Didyme, n’a sans doute pas employé au hasard l’expression noiX iv èçxXXovxai. Le saut des pcntathlètes aurait donc été un saut multiple1, le triple saut (deux enjambées et un saut à pieds joints) qui est encore pratiqué dans certains pays de la Grèce 2, le « hop, slip and jump » des Anglais et des Américains.

On peut se demander si l’espace entier de 50 pieds que comprenait la carrière était ameubli à la pioche. Les termes en lesquels Poil ux parle des èa-xappiva, — 3 3è opoç xiè'jxau.gÉva, — semblentsigni fier qu’il ne s’agit qued’une zone extrême; et, sans doute, si nous admettons la théorie du triple saut, nous ne saurions méconnaître qu’un sauteur rebondit mieux sur un sol ferme que sur un sol défoncé3. Mais, d’autre part, l’ensemble de la carrière est souvent appelé xxâpp.a ou crxxp.p.axa * ; ces mots, dans les textes relatifs à Phayllos, alternent, sans distinction de sens apparente, avec xà It7xap.piva 5 ; et plusieurs de ces textes contiennent des expressions telles que intèp xoùç Euxaggévouç TisvxTjxovxa 7tôoaç6, xcov 7tp b auxou (jxa7ix(5vxwv v ' Ttooaç 1 ; ce qui paraît décisif.

Le saut devait laisser dans la terre remuée des èaxap.géva une empreinte manifeste8. Parles points qu’indiquaient les différentes empreintes, des raies parallèles étaient tracées sur le sol à l’aide d’un bâton, et servaient à classer les concurrents9; peut-être sont-ce trois

1 Fedde, O. L, p. 22-24 ; 35, n. 52. — 2 Èulli. Kaslorchis ap. Fedde, O. /., p 22-23; G. Loukas, 4>[)o^opsal lici<n(É,l'£i; x*7>v îv xidT Pion xwv veoixlp wv KuTrçunv uvT](i.ïtinv tùv àpyai'ojv (Athènes, 1874), p. I0G. — 3 RI. Fedde pensait que deux rubans carrelés dans la palestre d’Olympie (cf. Frazer, Pausanias, IV, p. 89) représentaient la partie anterieure de deux carrières de saut, celle où s’accomplissaient les premiers bonds (O. /., p. 29 sq.). Cela est bien peu vraisemblable ( Juurn . of hell. S tud., 1904, p. 75). — 4 Suidas, Hesych. s. v. ptt-cvjp ; Suid. s. v. une? xà j,xa^tva; Eustath. ad Od. p. 1591 ; Bekker, Anecd., I, 224; Liban. m?'t opyr^xp., 373 Keiske. — 5 Joum. of hell. Stud ., 1904, p. 73. — G Zenob. Prov. VI, 23;

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de ces marques qui sont représentées sur la figure GOnq au-dessous du sauteur. On mesurait aussi, au moyen d’un xavGv, les distances franchies10; la lig. 60SG “

nous montre un paidotribe occupé à cette opération.

IL Tel était le saut pratiqué régulièrement dans les gymnases et dans les concours publics. Nous n’avons pas à parler ici d’autres genres de saut, dont on rencontre l’image sur les monuments, ou qui sont nommés par les auteurs: mouvements dedanse [saltatio] ;jeux d’enfants, comme celui que nous appelons saute-mouton, comme le saut à la corde ou du cerceau [ludi, trochus]; quelquefois d’hommes faits, comme I’askoli asmos ; tours de force et d’adresse auxquels s’amusaient parfois les convives dans les banquets, le plus souvent abandonnés à des saltimbanques ou baladins qui se donnaient en spectacle [acroama, cernuus, petaurista, saltatio, etc]. A l’unede ces catégories appartient le saut, exécuté, à ce qu’il semble, à l’aide d’un tremplin, d’un homme par-dessus un autre homme debout (lig. 6087), représenté sur une pierre gravée 12, à l’explication de laquelle on ne peut rapporter aucun texte.

Le saut d’obstacle ou de rivière à Fig. nos?,

l’aide d’une perche,

servant de point d’appui, était pratiqué chez les (nées dans les gymnases l3, comme il le fut chez les Romains dans l’amphithéâtre [contomonouolon] ; mais il n’est pas sur que l’on doive reconnaître cette perche dans le bâton tenu par des éphèbes sur les vases (fig. 6082) où sont peints des sujets de ce genre 11 ; il est certain que sur la plupart, c’esL un javelot qui est figuré [jaculumJ. Pii.-E. Legras».

SALTUS. — Bois et pâturages [latifundia, p. 958 sq. >

silva].

SALUS. — Celte divinité romaine et latine, dont k culte a laissé des traces dans les plus anciennes traditions nationales, appartient au groupe très nombreux dt

Paroem. Gr. Gaisf. p. 384. — 1 Schol. Lucian. Somn. G. — 8 philostr. M/»"' ’ •

10 1*011. Onom-

— 9 Schol. Pind. Nem. V, 19; Quint. Smyrn. IV, 4G6. . —

xo Si |xéxç.ov xoff TCïiSqpiaxoç, xavuiv. — 1' ArdlCieol. Zeituilf/, 18 "S ^

— 12 Caylus, Recueil d'antiq. V, pl. i.xxxvi, m, — 13 Lucian, Anach. 27. — ’ 1 ^ Vasensamml. zu München, n° 408 et 515 a. — Bibliographie. Fr. Fedde, 1 ( den Fûnfkampf der Hellenen , Leipzig, 1889; E. Norman Gardiner, ! I""1 and his record jump (Joum. of hellenic Studies , 1904, p. 70-80) Furlhei ^ on the greekjump (Ibid. p. 179-194). On trouvera dans ces travaux récent dicalion des travaux plus anciens.

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celles qui- rePr

ésentantune idée abstraite, sont devenues

un

ol)jol je vénération parce qu’elles sont une influence , 'Ion, liftée'. Au sens le plus ancien du mot, elle n’a rapport direct avec la santé des individus. Salus tpitblira, qui paraît avoir été invoquée dans les chants jes Sulièns, à côté de Pax et de Concordia, et à qui on offrait un sacrifice public dans le sancLuaire qu’elle possédait au QuirinaP, a une signification politique, on pourrait même dire sociale : elle procure le bien-être de l'État en paix et en guerre, ce qui la fait associer à Janus dans une vénération commune. Si elle veille sur celui dès individus, c’est que l’État ne peut être heureux que par le bonheur des citoyens; et dans la langue populaire les appels à la Salus personnelle gardent toujours leur signification collective3. C’est ainsi qu’il faut interpréter les passages assez fréquents où les anciens comiques usent de son intervention. Quand un parasite, chez Plaute, s’écrie, pour attendrir son interlocuteur: «Dans ma personne, je réunis à la fois Salus , Fortuna, la Joie , la Lum 1ère et 1’. ! négresse » ; quand, ailleurs, Salus est opposée soit à Spes, soit à Fortuna Obseguens ; quand nous entendons des réflexions comme celle-ci ou d’autres semblables : « Salus même ne saurait procurer notre salut, si elle le voulait* », nous avons l’idée d’un pouvoir divin qui vient en aide à l’homme, alors que sa vie, ses intérêts, son bonheur sont en danger. Salus n’est donc, en définitive, qu’un aspect de Fortuna limitée aux circonstances critiques de la vie.

Une cérémonie qui remonte aux époques les plus lointaines et qui dut avoir longtemps une importance exceptionnelle, puisqu’elle suppose la coopération des grandes magistratures et du collège des Augures, s’inspirait au regard de l’État tout entier des sentiments que manifestaient ainsi à l’occasion les individus en péril : c’est celle qu’on nommait X Augurium Salutis 3. En principe, elle se célébrait chaque année et débutait par une consultation des dieux, dans le but de savoir s’ils jugeaient à propos de solliciter Salus en faveur du peuple6. 11 n’était procédé à ces prières que si la permission en était formellement accordée par les auspices ; et pour les offrir, on était tenu de choisir un temps où toute opéralion de guerre, tout trouble domestique étaient suspendus1. La foule s’associait aux sacrifices, aux prières et aux vœux officiels pour le bonheur de l’État, en échangeant des vœux et aussi en se livrant à des plaisanteries satiriques sur le compte des fonctionnaires, qui les prenaient avec philosophie8. A l’origine, les productions de

SALUS. 1 Nilzscli, Anmerkun gen sur Odyss. Praefat. p. xv ; Prellijr-Jortl;tn, Ihcm. Mythologie , I, p. 136. Ce sont les diviuilés que Tertullicn (Ad nat. Il, 11) <i appelées : umbrae incorporâtes et nomina de rébus. — 2 Corrsen, Origines poesis romanae , p. 25, 42; cf. Ov. Faut. 880 sq. ; Dio Cass. UV, 35 et les Calcnuiers au 30 mars; pour le temple pid. infr. Mari. Cap. I, IG, dans la division auguralc du ciel en seize régions, attribue la première à Jupiter, aux DU Consentes , a,IX * ena*es» à ^alus cl aux Lares. — 3 || y a dans les formules latines de salutation : salutem, salve, salutem dicere , salvere jubere, salvum sospitemque servari, etc., ur" nuance religieuse. V. Plant. Cist. IV, 2, 76, etc., plus encore dans la coutume omaim; de porter, en buvant, la santé d’un convive. V. Apul. Met. 10 : Salis génial i ter grandissimum ilium calicem perhausi. Clarnor exsurgit consona voce J— salute me prosequentium. Le salutès pocolom ( Corp . inscr. lat. I, 49), "\< ,i llorlanum en hlruric a rapport à cette coutume et, peut-être, aux pratiques mNAMA (111, 2, p. 1700); cf. Kest. Epit. p. 123. — 4 Plaul. Ca.pt. 866 sq. Cicer'/^ ' * { SCP ; Cseud. 709; Poèn. prol. 128, etc.; cf. Ter. Adelph. 761 ; et ___ - ^ ,0 G : Salus ipsa virorum fortium innocentiam taeri non potest.

lia ° ^ * ’ ^,,c^ 31 ; Feslus nous apprend que dans cette cérémonie

~-‘î bio '/ *°S Préleurs» majores et minores. — G Dio. Cass. XXXVII, 24 et 25. IV i01OL 9 dL Ct Cic* Divin‘ 47 î cf- lb • ,6> 2» et 58, 132. — » Lyd. De mens.

Macrob. Sat. I, 15, init. Cf. Cic. De le g. II, 8, 21 : Vineta virqetaque

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la terre étaient comprises dans cette supplication, et il semble qu’on l’eût fait concorder de préférence avec l’époque des semailles0. Vendus Elaccus remarque expressément qu’elle avait pour objet, non le bien-être des personnes, mais la force même de l’empire : non ad aclalem sed ad vint imperii perlinere 10 ; c’est-à-dire que la divinité invoquée était Salus Pub l ica, Salus Populi Romani, non une personnification de la Santé11.

Les conditions prescrites par le rituel eurent pour eflet de rendre la célébration deY Augurium très intermittente et de la réserver pour des circonstances spéciales. Les historiens en parlent, pour la première fois, à propos de la conclusion de laguerre contre Mithridate, en 1 an 63 ;

puis il n’en est plus question jusqu’au lendemain delà victoire d’Actium, en l’an 29; mais Cicéron mentionne la consultation préalable des auspices par Appius Claudius Pulcher, consul en 54. Les présages étant contraires puisqu’ils laissaient entrevoir une année féconde en événements fâcheux, Y Augurium ne dut pas avoir lieu13. C’est l’empereur Auguste qui le remil en honneur avec beaucoup d’autres cultes et cérémonies, et Claude, qui continua la politique religieuse de son prédécesseur, y procéda en l’an 49 '*. Tacite fait observer à ce sujet qu il y avait eu une interruption de soixante-quinze ans; toutefois, un passage d’Ovide, d’ailleurs fort peu précis mais corroboré par d’autres témoignages, mentionne, à la date du 30 mars, une cérémonie commune à Salus, à Janus, a Concordia et à Pax, qui fut l’occasion de générosités spéciales de la part du Sénat et du peuple. Ils votèrent on fournirent une somme pour qu’on élevât des statues a l’empereur, en même temps qu’aux divinités qui étaient l’objet de la fête15.

Salus, chez les Romains mêmes, était considérée comme une divinité sabellique ; mais ni son nom, ni ses rapports avec deux autres personnifications de la Santé et de la Vigueur, Strenia et Meditrina, ne confirment cette opinion16. A Rome même, elle est invoquée de concert avec Janus et avec la Triade Capitoline; son culte était pratiqué en divers lieux de l’Italie, particulièrement dans les villes du Latium17. Ce qui lui valut d’être rattachée à la religion sabine, c’est qu’elle avait un temple, le plus ancien et le plus vénérable de ceux qui lui furent érigés, sur la colline du Quirinal, laquelle lui fut redevable d’être appelée, dans sa partie nord, la Collina Salutaris ; une des portes de la ville, celle qui débouchait sur les Jardins, s’appelait Salutaris *8. Ce temple a une histoire : en l’an 317 av. J -C., Junius Bubulcus consul le voua

et Salutem Populi augurante. — 10 Chez Fesl. p. 161. — 11 T. Liv. IX, 43; 31 et X, I. A celte époque, c'est toujours eu temps de guerre que les Romains recourent à Salus ; plus lard en temps d'épidémie ; rid. infr. — 12 Dio. Cass. U, 20 ; cf. Sucl. Oct. 31. — 13 Cic. Divin. 1, 47. — 14 Tac. Ann. XII, 23. — 15 Ov. Fast. 111, 880: Dio. Cass. UV, 35. — 15 Strenia est à expliquer par strenuus (V. Prellcr- Jordan, Op. cil. Il, p. 234) ct Meditrina par mederi ; cf. Gilbert, Geschichte und Topographie , I, p. 279; O. Jahn, Die Heilgoelter (dans les Annales des Vereins fur Nassau. Alterlhümer, 1859).— 17 Act. fratr. arv. I, 23, 41 ; 32, t, 8 ; of. Marini, p. 98. Pour le culte ancien de Salus eu Italie. Corp. inscr. lat. 1, 49 ( Hortanum eu Élrurie); 179 ( Pisaurum en Ombric) ; Orelli, 1827 et 1829 ‘{Signa et Feren linum dans le Latium). — 18 Varr. Lin g. lat. V, 8 -, Ab Salutis aede\ V, 51; les cinq collines de la troisième Région ont toutes reçu leur nom d'une divinité; cf. R. Vict. Reg. nrb. VI. Fest. p. 327 ; ct pour la topographie, Becker, De Romae veter. mûris algue partis, p. 61 sq. ; Topographie , p. 132 ct 578 ; Prellcr, Regionen, 134 ; Lanciani, Bullett. Munie. I, 228, qui croient en retrouver l'emplacement sur une hauteur à proximité de la place Barberini ; Bunsen, Beschreibung , etc. I, 126, et Urliclis, III, 2, 377, l'identifient avec les ruines exhumées près de Santa Suzanna. Atticus habitait au voisinage, Cic. Ep. Att. IV 1, 4: tnae vicinae Salutis. Lib. Pont. 221, mentionne un clivus salutaris au même lieu.

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