HOG
SCA
Silène, le Iritagoniste Polyphénie. Le vase de Ruvo, qui ligure les apprêls d’une représentation satyrique [chorus, lig. H26], semble aussi témoigner dans le même sens : car, outre les Satyres, on y voit trois acteurs, Héraclès, Silène et un héros inconnu*. Rappelons, du reste, que le drame satyrique n’eut jamais d’interprètes spéciaux : tout tragédien (en raison de l’union primitive des deux genres) était, à l'occasion, acteur satyrique 2. Quant au nombre des choreutes, il parait certain que, comme dans la tragédie, il fut successivement de douze, puis de quinze 3. La danse ordinaire du chœur satyrique était la ctxiwi; ou dîxivi; 4; c’était une agitation violente et rapide, qui, sous une forme sans doute plus réglée, reproduisait le cômos bachique® [saltatio].
La structure technique du drame satyrique n’a rien d'original fi. Calquée trait pour trait sur celle de la tragédie, elle comprend des parties dialoguées ( prologos , epeisodia , exodos) et des parties chantées ( parodos , slasima, etc.). Le Cyclope , comme la plupart des tragédies grecques, a cinq actes. Mais tous les éléments de ce drame, si on les compare aux éléments correspondants d’une tragédie, apparaissent singulièrement rétrécis. Les parties lyriques surtout (à l’exception de la parodos qui comprend une quarantaine de vers) s’y réduisent presque à rien. Du reste le Cyclope n'a, au total, que sept cents vers, ce qui est environ la moitié de l’étendue normale d’une tragédie. Cette brièveté s’explique d’elle-mème dans un genre qui ne servit jamais que de divertissement final ou de lever de rideau. O. Navarre.
SAUROTER( SxupoTTÎp). — Nom grec du talon de la lance' [uasta, p. 36, 38, 40].
SCABELLUM, escabeau [scamnum].
SCABELLUM, SCABILLUM ( 'KpouTrÉÇt*, xpouTiéÇiov). — Instrument servant à donner la mesure aux pantomimes et aux danseurs*. 11 consistait en timbres placés entre deux planchettes que faisait agir le pied auquel il était attaché comme une chaussure (fig.
53Üi)2; ou bien il était fixé au sol, et la personne qui marquait la mesure
appuyait fortement surlaplanchette supérieure (fig. I94)3. Le scabellum annonçait aussi la fin du spectacle4. On
1 Alceste , tragédie jouée en guise de drame satyrique, ne comporte toutefois que deux acteurs. — 2 Dans les didascalies de 341-340, l'acteur qui a interprété le drame satirique n'est pas mentionné ; mais il est à peine douteux que, comme pour le drame ancien, c'est l'un des acteurs tragiques nommés ensuite. — 3 Si Pollux, Onom. IV, tOD, se lait sur le chœur satyrique, c'est qu’évidemment il ne le distingue pas du choeur
tragique. C'est par une double erreur que Tzctzès ( Proleg ■ ad Lyc. p. 2o4 M et Proleg. ad Aristoph. p. XXIV, v. 109 Didot) attribue au drame satyrique comme à la tragédie seize choreutes. — 4 Etymol.magn. s. v. <nxiw>5, Alhen. XIV, p. 630 c; cf. Alb. Müller, Griech. Büknenalterth. p. 224, n. 2 et 5. - 6 Foucart, Le culte de Dionysos en Attiq. p. 184-193. Parfois aussi, les satyres, faisant trêve à leurs cabrioles, parodiaient la gravité de tragique (Dion. Hal. Antiq. rom. \ II, 72). - 6 Maur. Croiset, O. c. III, p. 443 sq. - Bibliographie. Casaubon, De poesi salyrica, 1603; Brumoy, Théâtre des Grecs, Disc, sur le Cyclope d’Euripide et sur le spectacle satyr. 1730 ; B.ihle, De fabula satyr. Graecorum , 1788 ; Pinzger, De dramatis Graec. satyr. origine, 1822 ; G. Hermann, Epist. de dram. com. sut. Comment, societ. Philolog. t. I. 1881 ; Id. Opusc. t. I, 1827; Rossignol, Dissertut. sur le drame que les Grecs appelaient satyrique, 1830 ; Welcker, Griech. Tragédien, p. 1361 sq. 1841 ; Wieselcr, Dos Satyrspiel, 1848; Patin, Etudes sur les tragiq. grecs (lll, p. 1 sq. et 442 sq.). 1841-43; Pauly, Realencyclopâdie, VI. art. satyrdr ama (Witzschel) 1852 ; O. Jahn, Satyrdrama auf Vasen, in Philologue, XXVII, I ; Egger, Observations sur le genre de drame appelé satyrique (An/i. de l' Association des études grecq. 1873); Maur. Cioiset, De la tétralogie
connaît un certain nombre de monuments figurés représentant le scabellum K La figure 6142 reproduit une mosaïque conservée à la bibliothèque du \alican.
. Duont
Fig. 6143. •— Escaliers
Fig. 6142. Joueur de flûte s'accompagnant du scabellum.
Les joueurs de scabillum ou scabillarii étaient orga nisés en collèges6. H. Thédenat.
SCAENA [theatrum].
SCAEIVICI ARTIFICES [iustrio, mimes, persona. nysiaci artifices].
SCALAE. KXtgai '. Escalier, degrés, échelle. — I rant toute l’antiquité classique, les architectes attaché peu d’importance aux escaliers des habitations particulières ; mais les édifices publics offrent, de bonne heure, des rampes monumentales et une disposition majestueuse des marches. On admire à Phaestos de larges gradins se coupant à angle droit, où venaient s asseoir les spectateurs des taurobolies sacrées (fig. 61 i Dans le même palais, on accède au mégaron par des degrés monumentaux. Pour l’époque classique on peut citer les rampes monumentales de Préneste3 et 1 escalier
menant d’une rue dans l’autre (t Assos 4.
Pour les maisons, les passages les plus récents d’Homère mentionnent un premier
de IMiacstos, en Grcte. . ^ \ nP
etage (u7reptoGV;, at-
cessible par des degrés3; mais, primitivement, 1 habitation grecque ne devait comporter qu’un rez-de-chaussee,
dans l’hist. de la tragédie grecq. ( Revue des étud. grecq. I, 1888, p. '
Bist. de la littéral, grecque, 1112, p. 34 sq. 389 sq. : J. Denis, Le drame »»•*'• {Ann. de la Eac. des lettres de Caen , V. 1889, n° 2, p. 152 sq.). ^ ^
SAUROTER. 1 Pollux, i, 130; X, 143 ; Hcsycli., Suid., Eliot, s. t). Eusl x, 183 ; Polyb. vi. 25, C.
SCABELLUM, SCABILLUM. 1 Pollux, VII, 87 : in*oi^|xtvov e!î {**•«!»»» •
— 2 O. Jailli; Abhandl. d. Dayr Akad. VIII, 2, p. 252. Pour la description il l »' ploi de cet iustrument, cf. pantomimus, p. 317. — 3 S. Augustin, 10 ; De musu a, •
I ; cf. pantomimus, fig. 9504. - 4 Cic. Pro Coel. XXVII. - 5 Cf. des représentai, de scabellarii dans Monlfaucon, Antiq. fig. I.pl. otxxvi, 9 (p- 272) , Caj d'antiq. t. III, pl. i.xxiv, p. 271 ; Museo Pio-Clem. 1. V, pi. c; Mus. “P" ^ t. III, pl. xxxvi. — 6 Wallzing, Etude sur les corpor. professionnelles, t- •! exix. — Bibliographie. Saumaise, Ad script, bist. Aug. Paris, 1620, p. 5" I S,1 ' Martin, Explic. de divers monum. singuliers, p. 47, Paris, 1739; BoettigeO cula, Dresde, 1838 ; p. 303 ; Id. Kleine Schriflen, I, p. 325 sq. ^
SCALAE. 1 Le mot est presque toujours employé au pluriel. Il est P01" ^ L
Bréal, Dict. étymologique latin, p. 325. — 2 Maraghiannis, Antiq. cr^JmS ], l|i
— 3 Canina, Gli edifizi antichi, VI, pl. cm; cf. Mélanges Ecole de ,
1882, pl. m, iv, p. 168 (Blondel). — 4 Bacon. Insvestigat. al Assos, p- >
— 6 Odyss. I, 330; X, 558 ; XI, 63 ; XXI, 5; cf. Noack, Bomerische Palüste, P- ^ Aujourd'hui encore, les Athéniens logent pour la plupart au rez-dc cliauss c ou dans des sous-sols.
tupi
SCA
SCA
l’escalier, très simple, n’est généralement qu’une suite de marches soutenues par deux murs d’échiffre; il n’y a ni jjer ni changement de direction. Toutefois, on observe i'f/nossos 1 déjà, pour l’antiquité préhellénique, et dans
Fig. 6144. — Escalier tournant, dans une maison de Délos.
li maisons hellénistiques de Délos (fig. 6144) 2, des escaliers à quatre volées, avec ou sans palier. Dans les maisons athéniennes à deux étages (ZiG-cey'a.) la xXïga; menait à l’appartement des femmes, installé à l’étage supérieur 3. A Athènes comme à Rome, les locaux indépendants du reste de l’étage et les boutiques étaient ordinairement accessibles par des degrés extérieurs (âvaêaGgoi) *, qu’on retrouve à Pompéi, où prédomine cependant, pour l’escalier intérieur, le simple emmarchement appuyé à deux murs parallèles5.
Certains auteurs6 donnent le nom de scalne graecae à des escaliers dont les marches étaient entourées d’ais pleins, de manière à dérober à la vue, au moins en partie, les personnes qui y montaient. Les cages des escaliers intérieurs étaient étroites et sombres; c’était, à Rome, avec les cenacula auxquels ils menaient, la cachette favorite des esclaves fugitifs1.
La matière de l’escalier était le plus souvent le bois; la pierre ou la brique étaient plus rarement employées; à Délos, on trouve communément de larges dalles de schiste superposées ; mais plus d’une maison de l’ile possédait un ou deux escaliers de bois.
Les temples et sanctuaires grecs ont rarement des escaliers d’apparat. A l’Acropole d’Athènes, une chaussée en lacets serpentait jusqu’à l’entrée des Propylées; elle fut remplacée au premier siècle de notre ère par une rampe monumentale en marbre. L’autel de Zeus, à Pergame, avait aussi des gradins d’une somptueuse ordonnance8. Au temple d Héra à Agrigente9, on avait multiplié les paliers : il ) en avait un toutes les trois marches. Dans plus d’un temple grec, des escaliers étaient ménagés aux angles de léditice et conduisaient sous les combles ou dans les galeries qui régnaient au-dessus des bas-côtés de lasalle l0.
1 Eva"s, Annu«l of british School ., VII, p. 1H ; VIII, p. 32. — 2 Maison de Dio- "ysos, Bulletin de corr. hell. 1906, p. B 1 4 (J ardé) ; cf. 1907, p. 492, 498 (Bigard).
- jour les 5,<™rfa, Wieseler, Nachricht der Oesell. in Gritting. 1890, 406 ; Sittl, (d ^rC^'} 9 34'L 5 » 'a est mentionnée par Lysias, Adv. Frai.
^ U lUn ^ 9 ' cl‘ Oecker-Gôll, Chariklcs , II, 140 sq. ; Wiegand. Sclirader, Fr ,!■ ’ ^*cole’ Meidias , (1908), p. 148, n. 2; cf. aussi G. Lefebvre,
. . 1 . "n ma,tuscrit de Ménandre , Samienne, vers 17, p. 147; «impuivt Oeiikm''^ T'' avta,8£v' — 4 Aristot. Oeconom. II, 5, p. 1347 a ; Baumeisler, peian V S<*' — 6 Weiss, Kostümkunde , p. 1177 ; Nissen, Dom-
Ad Àen iv P' 402 ’ Mau‘Kelsey> «g. 123, Pompeii. — f. A. Gell. X, 15; Serv.
‘•‘'■ xxxix 64°‘ ~ 1Cic' Pro mL 15; PhiL 9; l,oral- EPisL 2' iS-
8 p0]1lr fi0,lr ‘es cenacula , cf. Festus, P. Diacon. éd. Muller, p. 54.
<f„ CriècT'0'! 61 Coll'Snon- Pergame, pl. ni, 3. — 9 Durm. Die Baukunst ’ 19 Au Parlbénon ; au temple de Pacsluni, Pucfisleiu el
L’invention de la voûte permit aux architectes romains des constructions savantes. On put faire porter les emmarchements par des arcs et couvrir l’escalier. Au Colisée", on observe un escalier voûté à triple rampe sur segment de voûte : les deux premières rampes sont affrontées et, au premier palier, une troisième rampe perpendiculaire conduit au deuxième palier; le départ de l’escalier marque la naissance de la voûte. Le premier exemple d’escalier voûté se trouve au gymnase des éphè-
bes de Pergame (fig. 6145) 12 ; la voûte sert à supporter une rampe supérieure, de même qu’à la basilique de Pergame et aux Thermes de Caracalla13. Un des plus beaux escaliers couverts de Rome était celui du Tabularium, au Capitole14; les deux rampes n’avaient pas moins de soixante-six marches: la couverture était constituée, pour la rampe inférieure, par six courtes voûtes en berceau, horizontales et étagées, et par une seule voûte continue pour la rampe supérieure.
Les anciens ont construit des escaliers suspendus. Callixènos signale un escalier à vis dans la luxueuse galère de Ptolémée IV15. La colonne Trajane renferme aussi un escalier à vis [cochlea et columna, fig. 1789], qui lui a fait donner par les auteurs le nom de columna cochlisu. C’est la même image que dans l'expression française : l’escalier en colimaçon. A Byzance, les architectes ont également connu la courbe sissoïde des escaliers suspendus ; on trouve un escalier à vis, au pont du Sangarius, bâti par Justinien11. Dans les théâtres et les amphithéâtres, la circulation était assurée par des escaliers rayonnant en éventail, entre les cunei. Yitruve dénomme ces gradins scalaria 18 [tueatrumC
Koldewey, Die Tempcl im Unteritalien, p. 28, pl. xv, xxiv, xxv. — U Durm, Baukunst der Etrusker und Rômer (1905), fig. 394. — lg Athen. Mithl. 1904, pl. xi. — *3 Durm. O. c. fig. 391 b. — 14 Delbrück, Hellcnist. Bautenim Latium, 1907, pl. vi el p. 31. — l& Athenae. V. p. 29. — 16 Thédcnat, Forum romain , 4e éd.. p. 201, 380. Rappelous encore les colonnes de Marc-Aurèle, de Tliéodose ; Jahrbuch , 1893, p. 230 ; Monum. Piot , II, 99 ; Cliapot, La colonne torse et le décor en hélice, p. 145-147. — H Texier, Descript. de l'Asie Min., pl. iv. Voy. encore pour ce type d'escalier : Koldewey el Puchstèm., op. /., p. 114, pl. xv ; Clioisy, Art de bâtir chez les Byzantins, fig. 51 et 51 bis; Isabelle, Édifices circulaires , pl. x\xm ; Hüllsch, Die altchristlich. Kirchen , pl. vu, 1. — 18 Vilruv. V, 6 ; IX, 2; cf. Dorpfeld, Das griech. Theatcr , p. 43 sq.; Defrassc el Léchai, Epidaure, pl. xui et p. 195, 197 ; Ponlremoli el Collignon, Pergame, pl. iv ; Wiegand el Schrad«*r, Priene , p. 240, fig. 236 ; Boissonnas-Baud-ISicole, En Grèce, figure de la bibliographie.
SCA
SCA
Les degrés ou perrons sont le plus souvent de simples marches superposées : toutefois, dans les maisons de Délos, on observe des perrons ornés à profd courbe.
Quelques temples ronds ont des degrés circulaires: tels le temple de Marmaria, à Delphes1, dont les marches
Fig. 6147. — Échelle de siège.
sont rehaussées de listels d’une admirable netteté, la Tholos d’Épidaure, etc. s. On gravissait la tribune des
harangues, à Rome, par quelques degrés circulaires 3.
II. Scalae signifie aussi échelle. A vrai dire, ce sont de véritables échelles qui ont précédé, dans les habitations. les escaliers soutenus par de la maçonnerie, échelles de bois à marches suffisamment larges et unies, appuyées au mur et, au besoin, étayées. Nous pouvons nous en faire une idée par une peinture (fig. fil 46) où l’on voit une échelle semblable placée à l’entrée de la maison4; on s’en servait aussi dans les théâtres [tueatrum],
i Ro vue de l'art ancien et moderne , 1901, p. 364- (Homo lie). — 2 Antike Denkmtîler , II, pl. n-v. — 3 Huelsen, Forum romain , fig. 76. — Notre figure d'après Elite céramogr. II, pl. i.xuv, scène de comédie; cf. Wieseler, Theatergebüude pl. ix, 13 ; cf. Dôrpfeld, Griech. Theater , p. 32 ; Schreiber, Bilderatlas , pl. v, 11 ; cf. ibid. pl. v, n° 608. — 5 Monument des [Néréides, Mon. d. Inst. X, pl. xv (notre fig. 614-6); Beundosf et Niemann. Das Heroon von Gôlbachi , pl. xxiv, 4 ; Micali, Mon. ined. (1833), 2; Inghirami, Mus. Chiusinos , 89 ; cf. Thucyd. IV, 135 ; Arislopli. Aies, 842, 1 160; Plut. Arat. 67; Polyaen, IV, 2, 1 1 ; Polyb. IX, 19; Robert, Die antiken Sarcopbagreliefs , III, pl. lx; Athen. ap. Thévenot, Vet. Mathem. Paris, 1643, p. 8. — G N\lre fig. 0147, d'après le vase de Talos, Fui twangler-
Telles devaient être aussi, assez fortes toutefois p0llr soutenir le poids de nombreux combattants, les échelles employées à l’assaut des places fortes (fig. 6147) 5.
Des échelles faisaient aussi l’office de passerelles pour l’embarquement et le débarquement des passagers sur les navires (fig. 6148) 6.
Il y en avait dans les mines pour la descente et la montée des ouvriers [metalla, p. 1853]. On a retrouvé récemment, encore en place dans celles d’Aljustrel, en Portugal, des poteaux de chêne (fig. 6149) à encoches, dont la partie inférieure est fourchue et s’appuie sur une sorte de palier qu’on a ménagé en creusant le puits 7.
Il parait inutile de passer en revue toutes les échelles
Fig. 61M.
Échelle de mine.
sont encore en usage, dont on
Fig. 6150. — Échelle de jardinier.
Signalons seu-
pareilles à celles qui trouve la mention chez les auteurs et des exemples sur les monuments, servant à l’agriculture, à la cueillette des fruits (fig. 6150), à la vendange 8, à la construction (fig. 466), à toutes sortes d’arts et de métiers ; ou ayant dans la vie domestique son emploi journalier (fig. 113) lement encore une peinture de Pompéi, où est figuré Dédale assis au sommet d’une échelle ou escabeau à quatre étages, qui montre (fig. 6151) 10 que ce genre de meuble était déjà connu des artistes anciens [cf. scamnum,
III. On voit sur plusieurs peintures de la grande Grèce un instrument de musique qui semble fait de pipeaux ou de cordes espacées régulièrement entre deux baguettes parallèles; on en a fait surtout, en l’appelant scala, un attribut d’Éros ...
yl
ou d’Aphrodite; Wieseler 11 y voyait un symbolisme qui semble aujourd’hui chimérique. Une seule fois l2, la
Fig. 6152. — Instrument d’oiseleur.
scala mélodieuse est figurée en face d’un oiseau pris au piège (tîg. 6152); le décorateur aura voulu indiquer que
Reichhold, Griech , Vasenmal. pl. xxxvm ; cf. fig. 1544 ; Ilelbig, màlde, n° 1308; Museo Borbon. II, 37; Ruesch, Guida illustr. d ^'lS'° Naz. n° 9108 et 119 690. — 7 Daubrée, Étude sur l’exploitation des mines de la Gaule , p. 206; Bull, des Antiquaires de France , 1907, p. 59 bu'O1
— 8 Peintures du cimetière de Pontianus ; Bosio, Roma sotteranea , P-
— 9 Digest. XXXIII, 7, 12, 22; G. Nicole, Meidias et le style fleuri , P1- v‘11' 3, 4 et 5, et pl. ix, fig. 42 ; p. p. 148; Athen. Mitth. 1907, p. 97 sq. ; Cliap,,t ^ colonne torse , p. 145. — 10 Mittheil. d. arch. Inst. Sez. rom. VI, l*'11
— H De scala symbolo apud Graecos, Progr. Gôtting. 1873. — *2 Hcydcnia""' Pariser Antiken , Halle, 1887, p. 64.
SCA
SCA
l s song (]e l’instrument avaient suppléé au chant de quelque oiseleur. G. Nicole.
SCALPRUM [scalptur A II].
SCALPTURA. AaxxuXioyAucpia. La gravure sur gemmes1.
1 Le nom de cet art chez les Grecs, SaxTuXioyXucpîa, dési plus spécialement la gravure en intaille, c’est-à-dire celle des cachets de pierre dure (acppayi.;)2 qui formaient la plupart du temps le chaton des bagues (Bax-ruÀio;) 3. Les Latins appelaient scalptura 4 non seulement l’art de la gravure sur gemmes, mais encore les gemmes gravées elles-mêmes et jusqu’aux sujets qui y sont figurés ; l’expression de scalpturae ectypae 5 s’appliquait aux gemmes gravées en relief que nous appelons camées et les distinguait ainsi des gemmes gravées en intaille auxquelles était réservé le terme de scalptura ; nous ignorons si, chez les Grecs, un terme propre s'appliquait aux camées, l’expression t6-k oi èyyeyXupigivot qu’on a parfois traduit par ce mot s’appliquant à tous les reliefs gravés et sculptés, quelle qu’en fût la matière s.
L’étude des monuments nous montre que la technique de la gravure sur gemmes [gemmae] n’a guère varié dans l’antiquité, et l’origine en est trop ancienne pour qu’on en sache préciser la date. Cette technique dérive naturellement de celle des travaux de la pierre polie et n’en est que le perfectionnement, et l’avance qu’on voit partout à la scalptura sur la gravure des métaux n’est que l’avance habituelle des arts de la pierre sur les arts du feu et du mêlai. En Égypte, des scarabées de cristal de roche, prototypes à la fois du camée et de l'intaille, attribués par M. Maspero 1 à la sixième dynastie, et des cylindres chaldéens datant de plus de 3500 ans avant notre ère 8, supposent l’emploi des instruments et des matières dont nous savons, par Pline, que les lithoglyphes de l’époque classique se servaient, à savoir le foret de fer mousse, imbibé de poudre d’émeri, et peut-être la pointe de diamant ou d’ostracite. L’émeri (a-pûptç) 9 est une altération granulaire de corindon qu’on trouve à Naxos 10 (va;îa Xi'Ooç, naxium ), en Asie Mineure et en Espagne ; pulvérisé et mêlé d’huile, il servait aux lapidaires à tailler et à polir les gemmes : sans doute aussi employaient-ils dans leur travail la meule et la lime11 . Une fois sortie des mains du lapidaire qui lui donnait sa forme (cylindre, scarabée, scarabéoïde, cône, etc.), la pierre devait être gravee par le lithoglyphe : pour ce travail, les modernes 12 emploient outre la pointe de diamant, maniée à la main, des forets d acier, terminés par un bouton plus ou moins
gros, qui creusent des trous hémi-sphériques (ce sont les boulerolles), et de fines rondelles d’acier plein montées sur un axe et dont la tranche creuse, en tournant, des sillons plus ou moins profonds (ce sont les scies) : la lige des bouterolles et l’axe des sites sont fixés àl’essieu d’une sorte de roue appelée louret, mise en mouvement par une pédale ; les bouterolles et les scies tournent ainsi dans le même plan avec une grande rapidité, et il suffit de les imbiber de poudre d’émeri ou de poudre de diamant (dite égrisée ) et de les mettre en contact a\rec les gemmes destinées à être gravées pour qu’elles y creusent des trous et des sillons. On a supposé 13 que les anciens avaient connu ces divers instruments; en réalité, les textes ne mentionnent comme outils du lithoglyphe que la pointe de diamant, les forets de fer émoussé et, peut-être, le touret, outils qui suffisaient sans doute aux artistes, patients, de l’antiquité. Nous savons par le témoignage des monuments figurés [gemmae, lig. 3483, tereura], qu’ils ont beaucoup employé l’archet 1S, qui seul peut suppléer au tour pour l’emploi des forets ; seulement, il est probable que dans la gravure des gemmes ils imaginèrent d’y substituer le touret, dès une anliquilé très reculée, car le touret est un instrument aussi simple que la meule et le tour, connus depuis une date immémoriale. Tel est l’avis de Soldi, 16, de François Lenormant 16 et de Blümner 17, qui ont discuté la question. C’est au touret sans doute que Pline 18 fait allusion lorsqu'il écrit que la plupart des gemmes qui ne peuvent être entamées qu’avec un fer émoussé, ferrum retusum, le sont surtout à l’aide de ce qu’il appelle terebrarum fervor. Il n’est pas, du reste, nécessaire de supposer que ce louret ait tourné au moyen de la pédale 19, car la main-d’œuvre humaine 20 était chez les anciens à un prix assez bas pour rendre inutile l’invention d’un perfectionnement semblable. Des tours à poteries étaient mis en mouvement à la main [figlinum opus, p. 1121 et fig. 3034],
Nombre d’intailles orientales 41 portent la trace très nelle du ferrum retusum , c’est-à-dire du foret composé d’une tige de fer émoussé qu’on imbibait d’émeri coagulé avec de l’huile: ce foret creuse les trous par lesquels sont représentés, dans beaucoup de cylindres ou cônes chaldéens et surtout perses, les jointures des membres et les parties les plus saillantes du modelé ; ces trous sont parfois d’un travail irrégulier et mou, comme on le voit dans cette inlaille orientale (fig. 0152) 2J, ébauche composée uniquement d’une suite de ces coups de forets :
Al.PTURA. 1 Plin. XXXVII. — 2 Le mot a désigné non seuleme
es caohels. mais encore, par extension, leur empreinte et même la picr pr-cieuse gravée. Cf. Hcrod. 1, 195, Vil, 69; Aristoph. Aves, 560; Plat. Bip ”f}% 368 c ' Arislot- Meteor. IV, 9, 30; Pollux, XXIV, 4, 10 ; Theophr. Lap. i leg ' ,0<'‘ I"’ 4* : I.aert. I, 57. — 4 Malgré la confusion constante que fo
^-"seritsentreies mots scalptura et sculptura, scatptor et sculptor, scalpe la 111 " ' d csl cerla'n que les Latins distinguaient très nettement par ces terni culii I "* ’ sculpture : Horace {OU. XI, 51) oppose Part de graver, scalpere,
teuse I m0 *' br’ AnI7ere. La lecture scalptura , scalpere, scalptor, n'est pas do Pli ' *°S tex1es (lu* ont trait à la gravure sur gemmes ou glyptique: <
V. aussi Br! 60’ 631 l04’ *74; Suct' A"g- 50 : Id' Ner- 46; ‘'I- Galba, 1 A’cr ’,r ' tjIUS*,ls’ Glacis Saeton,, v. scalpere ; Ernesti ad Sueton. Auq. 50
Ad Ht . v udelldorP’ Ad Sueton. (Jalb. 10 ; Bremi ad Sueton. Aug. 50; Heindoi Uuliclou r“i '’ 3’ 6 Plin' XXXV1I> 174 Senec. De benef. III, 26, 1. V.
"ale, p’ill y ; “edeS camées an‘>que< et modernes de la Bibliothèque Nati reste doul' '* ^ ^ ^ex^es 0 “ cc‘tle expression, scalpturae ectypae, paraît,
Ibid || "1 lY"0 fÙt du" usaS° courant- — 6 Hcrod. II, 124; E. liabelo col/, i dl r, 1 MaSpero' Archéologie égypt. p. 237. 8 Menant, Catal. de 205 /,. . i j , "f0' '• b P- 49' P1- V, 46. — 9 Dioscor. V, 105, 160 ; Galen. X Plin X\vn ,Il9' XV1, 4’ 27' — 10 b>ind' Isthm- V, 70 ; Dioscor. V, 167, 16 " ’ i64- ~ 11 Plin. XXXVI, 54 ; Id. XXXVII, 109. — 12 Cf. Marie"
Traité des
pierres gravées, t. |, p. 195 et sq. - 13 Mariette, L. I. ; Mail
Traité, p. 8 et 9; King, Antique gems and rings, Londres, 1872, p. 33.
— 14 Murray et Smith, Catal. of engraved gems in the British Muséum , n® 305. Blümner, Technologie, t. Il, p. 344, fig. 58 e. — Soldi, lie v. archéol. 1874, t. XXVIII, p. 147 etsq. — 16 F. Lenormant, Itev. archéol. 1874, t. XXVIII, p. 1-3.
— 17 Blümner, Op. I. t. III, p. 293. Cf. Furlvvaengler, Antike Gemmen, t. III, p. 4, n. 3. — 18 Plin, XXXVII, 200: « Jam tanta ( gemmarum ) differentia est, ut aliae fervo scalpi non possint , aliae non nisi retuso, omnes autem adamante ; plurumum vero in is terebrarum proficit fervor. » — *9 Blümner (Op. I. I. III, p. 294) croit cependant à l'emploi de la pédale par les lithoglyphes. 11 est possible que ce perfectionnement ail été imaginé à une assez basse époque. Sur l'adaptation des pédales aux toii7's, cf. Blümner, Op. I. t. Il, p. 333-335 et Pernice, Untei'suchungen zur antiken Toreulik ( Jahreshefte des ôsterrcichischen archnologischen Institutes in Wien, t. VIII, 1905, p. 51-00). — 20 Un exemple de celle division du travail nous esl fourni par un relief de sarcophage chrétien où est figuré le travail mémo du marbrier (S. d’Agincourt, Bec. de sculpt. Vlll, 19 ; Grivaud de la Vincelle, Arts et métiers , 224, 130): on y voit le marbrier appliquant sur le sarcophage qu'il décore un foret qu'un autre ouvrier fait tourner au moyen d’une courroie dont il tient un bout de chaque main. On peut imaginer par analogie comment un aide faisait tourner le touret du lithoglyphe. — 2J Qn en verra des exemples dans Babelon, La gravure en pieri'es fines , fig. 2, 14, 23, 28, et Furtwaengler, Antike Gemmen, t. I, pl. i, G, pl. xi, 3, 8, 12, 18, 20, pl. xn, 15, etc. — 22 Bibl. Nation., n » M 0074.
SCA
SCA
Fig. 6153. — Travail au foret sur un cachet oriental.
le foret a dû, dans ce cas, être manié à l’archet. Dans d’autres pierres, d’un travail moins barbare, les trous du foret apparaissent, au contraire, d’une netteté parfaite, comme dans la plupart des cylindres perses, et il semble impossible que le foret, pour un tel travail, n’ait pas été fixé à l’axe d'un touret. Peut-être dans ces cas, les forets se terminaient-ils déjà par un bouton *, comme la bouterolle moderne : mais, à vrai dire, des tiges rondes de fer émoussé peuvent suffire à creuser les mêmes cavités hémisphériques.
Le même instrument, très simple, creusait aussi sans doute les sillons qui dans la gravure des intailles figurent le modelé, et il n’y a pas lieu de supposer que les lithoglyphes de l’antiquité aient imaginé et employé la scie 2 des graveurs modernes. Le ferrum retusum manié par un artiste patient suffisait à ce travail, et, en fait, toutes les inlailles chaldéennes, mycéniennes et perses, d’une matière très dure, comme la calcédoine, sont uniquement gravées en trous hémi-sphériques et en lignes grasses qui ne supposent que l’emploi de
ces forets de fer émoussé, lesquels, imprégnés d’émeri, usaient peuàpeulapierre plutôt qu’ils ne la gravaient.
Seuls certains cylindres chaldéens ou perses, d’un travail sommaire 3, sont en
outre gravés de sillons larges, et d’une régularité sans souplesse, qui ont pu être exécutés avec la meule du lapidaire (fig. 6153j.
Toutefois les cylindres hittites \ puis, à une date moins ancienne, toutes les pierres, même les plus dures, perses, phéniciennes 5 ou grecques, portent la trace d’outils coupants ou pointus, généralement très fins : c’est la pointe du graveur qui, pour entamer les stéalites, les hématites, les serpentines, pierres peu rebelles à l’outil, devait être d’une sorte d’acier ou de bronze trempé [ ferrlm, p. 10771 et, pour graver les corindons, devait être de diamant. C’est elle qui dans les intailles creuse ces traits extrêmement déliés, qui deviennent surtout fréquents dans les intailles grecques. L’emploi de la pointe de diamant par les graveurs antiques nous est attesté par Pline 6 [cemmae, p. 1461] : les éclats de diamant, dit-il, sont enchâssés, sertis, au bout d’une tige de fer, includuntur ferro \ et, maniés ainsi par le
1 On trouvera dans Mariette, Traité des pierres gravées, t. I, p. 208, fig. 26, parmi les représentations des outils du graveur de gemmes au xvm® siècle, celle d’une bouterolle, et môme page, fig. 20, la représentation d’un « outil appelé charnière, propre à faire des Irous ou à enlever de grandes parties », et qui n'est autre que le ferrum retusum dont parle Pline. — 2 Mariette, Ibid. fig. 24 et 25. — 3 Cf. Chabouillet, Catal. des camées et pierres gravées de la Bibl. Impériale , u®» 823 et 950; Bibl. Nat. n« 950 bis. Cf. Furtvvacngler, Antike Gemmen , t. III, p. 4. — 4 Les entrelacs très déliés qui caractérisent les intailles hittites n’ont pu être gravés qu’avec une pointe très acérée et d'une résistance à toute épreuve. Cf. Babelon, Guide illustré au Cat. des Médailles , fig. 16 et 18 et Id-, la gravure en pierres fines, p. 61, fig. 31. - 5 Babelon, La gravure en pierres fines , p. 76, fig. 46. - 6 plin. XXXVII, 60; cf. aussi J. Solin, XXXI, 163, et MarboJ. Lap. c. 1 et 14. — 7 Le mol includere veut dire ici proprement sertir (Blümner, Op. I. I. III, p. 312); on se rendra compte du sertissage de l’éclat de
Fig. 6155. — Travail à la pointe sur une i ii I ai I le créloise.
graveur, ils entament les matières les nlu« ,i
m.. o f 1 u u res.
uinner suppose que les anciens onl pu ulii-, souvent, à la place des éclats de diamant, des fra^m,! ' ' d’oslracite, que certains auteurs 8 citent à côté V naxium et de l’émeri, et dont la dureté est extrèm'' Avec cette pointe qui entame directement la maii,.,' à graver, sans l’aide du tour ni du marteau, l’outilla^ du lithoglyphe (très simple, on le voit) est complet» Les graveurs de l’époque mycénienne “ ont emprunté leur technique aux graveurs chaldéens : comme ceux-ci ils gravent volontiers des pierres assez molles; lorsqu’ils gravent des pierres dures, ils se servent surtout du f errum retusum ; très exceptionnellement, quelques-unes de leurs intailles semblent terminées à l’aide de pointes très dures, éclats de diamant ou d’ostracite. Dans 1 période qui suit l’invasion dorienne, toutes les intailles — qui forment la série dite des pierres des fies — sont en stéatite, pierre très molle, et gravées ou plutôt écorchées à la main avec une pointe de fer 12 (fig. 6135). Toutes les intailles du vie siècle sont des scarabées, où la technique égyptienne est visiblement imitée 13 : l’emploi du ferrum retusum et de la pointe de diamant y sont flagrants. Une foule de scarabées italiotes 14 (fig. 6135', imités des scarabées archaïques grecs, ne sont gravés qu’avec le ferrum retusum, comme beaucoup de cylindres et de cônes chaldéens, et la plupart ne sont que des ébauches composées de trous hémisphériques creusés avec cette bouterolle primitive. Enfin au vc siècle, la technique grecque devient trop souple pour que la trace des outils reste visible sur les intailles et les camées ; gravés, à l’aide du touret, avec le ferrum retusum et la pointe de diamant, ils étaient ensuite polis avec soin à l’aide du naxium ou de la pierre à aiguiser 16, que les Grecs appelaient àxôvr), et les Latins cos. Les chefs-d’œuvre de laglyptique anliquenous prouvent, d’ailleurs, qu’avec un instrument aussi simple que le ferrum retusum, imprégné d’émeri et fixé au touret, les graveurs de gemmes savaient atteindre à d’extraordinaires souplesses de modelé.
II. Scalprum. EpuTrq. — Il semble que l’outil essen1 I de la scalptura 11 doive être le scalprum dont l’exact équivalent en grec est <7puX-q 18. Mais nous ignorons si les lithoglyphes désignaient par ces termes leur point 1 de diamant, et nous savons, au contraire, que les noms de <T[xt X q et de scalprum étaient donnés à d’autres instruments très différents, appartenant à des arts absolument étrangers à la scalptura. Le ciseau des graveurs d’inscriptions sur marbre est quelquefois nommé gjjuXy, r\ et
diamant à l'extrémité d’une tige de mêlai par la ligure de Mariette, Op. /■ P- -ilSn» 21. — 8 Blümner, Op. I. t. III, p. 296. — 0 Plin. XXXVII, 177; Dio-^cor. V. 164; Galen. XII, 266. — 10 11 faudrait ajouter à ces outils lous les procédés parfois très simples, que chaque artiste imaginait pour son compte: c’est souvent avec des instruments très primitifs que les meilleurs artistes ont accusé leurs plus perso»-
Fig. G 156. — Scarabée ilaliole.
nellcs intentions. — H Furtwaengler, Anti/ce Gemmen , t. III, p. 28.
__ :2 l'url-
waengler, Ibid. p. 61 et p. 71, et I. I, pl. iv, nos 21-54. — 13 Ibid. t. IIK P- Babelon, La grav. en pierres fines , p. 92-104, et Journal des Savant s, l^11, p. 657-659. — 14 Furtwaengler, Op. I. t. 1, pl. xix, et t. II, p. 92. — 15 Hlümncr» Op. I. t. III, p. 284-288. — 16 Theophr. Lapid. 44; Plin. XXXVH. I"!'- — il Fronton (Epist. IV, 3) attribue comme outils au lithoglyphe le caclnw d I' marculus : mais ce n’est que dans un passage métaphorique, où il est facile île vo» qu’il a confondu par ignorance les outils de la toreutique avec ceux de la glyi,l"lu<’' 18 Cf. Gloss, lut. gr. Scalpium (pour Scalprum). — 10 Anl/iol. VII. '-1
SCA
— Mil —
SCA
des textes latins appellent ces graveurs scalptores marmonna 1 ; Tite-Live 2 parle d’un scalprum fabrile qui, nuinié au maillet, servait aux cornacs àtuer les éléphants de guerre devenus furieux : ce peut être le poinçon des tailleurs de pierre, mais aussi bien la tarière des charpentiers ou le foret des forgerons3 [terebra], La lancette des chirurgiens [chirurgia, p. 1109] est appelée tantôt afxtXvj 4 et tantôt (pXeêoTo'piov 5. Celse r’,qui emploie scalprum dans le même sens, l’emploie aussi comme équivalent de gcalpellum \ qui est notre scalpel. Le tranchet des cordonniers, qui sert h couper le cuir [sutor], est habituellement appelé <t(A!À7) 8 et scalprum 9 ; les mêmes mots désignent aussi le canif 10 avec lequel les scribes taillaient le calamus, ainsi que la serpe11 des arboriculteurs et des vignerons; toutefois, Columelle 12 réserve le nom de scalprum à la partie tranchante de la faix viniloria [falx].
Scalptor monetae est dans une inscription latine 13 le nom d’un graveur de coins monétaires. L’art monétaire est, d’ailleurs, issu tout naturellement de la ■scalptura : les premières monnaies frappées en Asie Mineure sont identiques de style 14 aux scarabéoïdes gravés dans le même temps en cette région, et la trace ronde et grasse du ferrum retusum y est très visible, comme dans le stalère d’électrum 15, figure 6157 ; c’est tout à fait exceptionnellement qu’on a signalé l stature d cicc parmi les premières émissions monétaires
I Irum gravé à , , 0 . . , ,
la pointe. de la ^,clle des pièces dont les coins ont été gravés au ciseau 10 à l’imitation des reliefs xylographiques. La seule différence entre la gravure des cachets de pierres dures et celle des coins monétaires provient de la différence de la matière : il n était besoin ni de diamant ni d’émeri pour graver le métal, mais seulement, en dehors du ferrum relusum, dune simple pointe d’acier maniée soit à la main, soit au maillet1'; le travail était donc exactement le même que celui du graveur d’intailles sur chatons de bagues en métal [moneta, p. 1970 ; monetarii, p. 1982]. On sait, du reste, que souvent le même artiste était à la fois Igraveur de gemmes et graveur de coins monétaires18,
I comme ce Phrygillos 19 dont nous possédons à la fois un cachet de cornaline, signé de son nom en toutes lettres, et de belles monnaies, également signées, émises à Syracuse à la fin du ve siècle [gemmae, p. 1474] . J . i,e Foville. SCAMMA [gymnasium, p. 1691 ; saltus, p. 1054].
\ \1\U.\I, SCABELLUM. ' T7ro7rd8tov, [3â0pov, Opotvoç.
L — Les sièges et les lits avaient pour accessoire, chez les anciens, un marchepied qui aidait à y monter quand ils éLaienL hauts, ou sur lequel, étant assis, on pouvait poser les pieds.
Cet accessoire, dans les monuments de tout genre où il est représenté, tantôt est indépendant du meuble principal (fig. 6I58)1 et tantôt fait corps avec lui2; souvent même ce n’est qu’un prolongement de la base (fig. 6159) 3, une marche à un ou plusieurs degrés, et les noms de pâOpov ou de pis i; s’y appliquent exactement 4.
Déjà chez Homère, ceux qui s’asseoient sur le ôpôvoç ou sur les sièges moi ns élevés appelés, xXicrp.o;, xXtatij, xXivrvjp, ont devant eux un appui pour les pieds, auquel le poète donne les noms de dprpuq et de «rcpéXœç, sans indiquer ce qui fait entre les deux la différence. Dans Y Odyssée, les prétendants en ontà table ; celui qu’Antinoos saisit pour frapper Ulysse est appelé é pTj vuç 3 ; cr<plÀa; G, celui qu’Eurymachos lance à la tète du mendiant. Un ©pijvu; est fixé à la xXttnT) d’IIélène et de Pénélope 7. Par la suite, la forme du nom change, on ne trouve plus que 0pxvu:, 0pavtov,
Opavioiov, signifiant un banc ou un tabouret fait pour s’asseoir, aussi bien que pour mettre les pieds 8.
D’autres noms, ütt&tcooiûv, û-Kobpo-
v.ov 9, indiquent plus précisément cetLe dernière destination. On rencontre aussi le mot trxoXûOptov, qui désigné un escabeau bas 10. 11 faut enfin signaler, d’après les vases peints, des meubles non point aussi bas que ceux qui sont figurés auprès de la plupart des sièges, mais, au contraire, construits de façon qu’il était nécessaire pour s’en servir de hausser la jambe, comme on le voit faire,
Fig. Ci 59. — Base prolongée formant marchepied.
«nanti 1 i ^ (°n scalptores) -, Marini, Fratr. Arval. Inscr. n. 43. Cerlai: Len, ^lne (XXXVI, 185) nomment pavimentum scalpturatum le pav
I *. meilleurs manuscrits appellent scutulatum , c’est-à-dire orné < ‘Ifi Vilr * 1US^S Cf. Biümner, Op. I. t. 111, p. 339. Quant à l’expressit
•aille C| ~°^,on scalpturi8 ornati , (Vilr. IV, 1), il n’est pas douteux qu y rétablir sculpturis. - 2 Liv. XXVII, 49. - 3 Biümner, Op. L t. 1
U: j , . ’ ct -*3 et 214. — 4 Lucian. Adv. indoc. 29. — 5 Lucia
l«S c’eût,'*6 Mai’ - 6 Ce‘S- Vl11' 3 et *>'• f’oll. IV, 181; X, UE Vo Oxford - U"n'8 9ar ^tewart-Milne, Greek-roman surgical instrument 10. ,,, ~ 1 Cic' Sext- 65; Columell. VI, 32; Plin. XXVIII, 110; Cels. I
- >» V / Pr' Ak<à' 129 c- — 9 Horat- ÿat- IL 3. 166: Jul. Poil. VII, 8 Lt Vit. U U nt,SmoPh- 779 ; Anthol. VI, 07, VI, 205 ; Tacil. Ann. V, 8
- 13 Mar'j ■ ’• ~ “ Geoponic. V, 35, 1 ; Plin. XVII, 119. - 12 Columell. IV, 21 rom., (n ” rU' ^ib. 1“y- — 11 Babelon, Traité des monnaies grecq. i Ibid. p| û"./’ 1 *’ 916, ~ 15 Babelon, Ibid. 2. partie, t. I, pi. v, 20. Cf. auss
- u | ’ ’ 9l' lv’ -6' 31 1 pl- v, 5, 7. — 16 Ueo. numism. 1900, p. 432 et srp
yr. ü rom 6 ^ (*6‘numism. 1892, p. 101 ; Babelon, Traité des monnaie
fines, p g,; j]131 *' b P- 017-919. — 18 Babelon, La gravure en pierre
fhjgillos v p. 123; Streber, Die syralcusanischen Stempelschneide
oston and Eumelos, Munich, 1863; Eurtwaengler, Ant. Gemmen. t. ,
pl. xiv, 6; t. II, p. 07, 0 ; Id. , Gemmen mil Kiinstlerinschriften ( Jalirb . d. A". deutsc/ien archüolog. Instituts, t. III, 1888, p. 197). — Bibliographie. Natter, Traité de la méthode antique de graver en pierres fines comparée avec la moderne-, Kluge, Handbnch d. Edelstemknnde ; Leipzig, 1800 ; Schrauf, Uandbuchd. Euetsteinkunde, Vienne, 1869; Soldi, Les Arts méconnus, 2" éd, Paris, 1881 ; Biümner, Technologie und Terminologie der Gewerbe und Künste bei Griechern und Romern, t. III, p. 289 et sq. ; Babelon, La gravure en pierres fines, p. 26 et suiv.
SCAMNUM, SCAUELEUM. ! Mon. d. Inst. IV, pl. xim ; voy. les fig. 126, 1253, 1319, 2822, 3S22, 3780, 3789, 3950, 4388, 4390, 5040, 5042, etc., du Dicl. — 2 V. fig. 4217, voir aussi throücs. — 3 Jahn-Michaelis, Arx Alhen. pl. xxxvi ; Wiuler, Antik. Terrukotten, I, pl. xlviii; lxx ; lxxxiii sq. ; i.xxxix sq. exx, cxxn sq. Comp. les statues de la voie des Branchides, Newton, Discoverics at Halicarnassus, pl. lxxiv, i.xxv ; Gerhard, Ant. Bildwerke, pl. xcv, xcvm. — 4 De pilvu; v. Etienne, Thésaurus, s. h. r. et paOçouSr,;. — 5 Hom. Od. XVII. 409. — 6 Od. XVIII, 394; Apoll. Rhod. III, 1150. — 7 Od. XIX, 57 ; IV, 136; de même, Jtiad. XV 11 I, 390. 8 Pollux, X, 47 et 48 ; Ilesyeb. ôgotvîov ; Schol. Aristoph. Han. 121;
cf. 87. C'est le banc des rameurs «çavTtm. — 9 Charès. ap. Atlien. XII, p. 514; Sclioi. Aristoph. Plut. 545 ; Equit. 368 ; Hesych. L. I. et r. r. ; Etym. AI.
p. 718, 40. — 10 Taitt.viv, Plat. Euthyd. p. 278 ; Sclioi. ap. Rubnken, Ad Timae. p. 96 ; Poil. X, 48 ; Hesych. s. v. ; Etym. m. s. v .
SCA
SCA
dans la figure 6139 ', à une femme assise auprès d’une corbeille d’où elle lire une bandelelte ou un écheveau de
laine. Le meuble consiste en une table lie munie d’un rebord et posant sur des pieds légers. 11 ressemble à la sellette des sculpteurs et au chevalet des peintres, appelés xcXAtêaç et ôxpiSaç 2.
On donnait
Fig. 6160. — Haut escabeau. le même nom
au support
qui soutenait le bouclier quand on cessait de s’en servir3 et peut-être ce nom convient-il aussi à l’escabeau ici figuré.
Comme auprès des sièges, on voit auprès des lits, quelle que soit leur destination, lits faits pour dormir, lits funèbres, lits où l’on se couchait pendant le repas, des marchepieds de hauteur et de longueur variées. Aux
Fig. 6161. — Tabouret de banquet.
exemples qu’on a pu voir ailleurs (fig. 65, 3780, 4388, 4390), nous en ajoutons un (fig. 6161) 4 remarquable par le soin avec lequel sont rendus tous les détails de la forme et de l’ornementation de la table et du lit aussi bien que de l’escabeau, sur lequel sont déposées les chaussures de l’un des personnages. E. Sagljo.
II. — Le même meuble existait chez les Étrusques et chez les Romains, peu différent de ce qu’il était chez les Grecs,
1 Gerhard, TrinkschaL. und Gefâsse , pl. xiv, 1. — 2 Poil. VII, 129; X, 163; Phot. et Suid. 8. v. ôxpîSa; ; voir O. Jahu, Ber. d. Sachs. Gesellsch. d. Wissensch. 1861, p. 295, note 17. — 3 Aristoph. Acharn. 1122 et Schol. ; cf. caei.atuka, fig. 934; Jahreshcfte de Vienne, 1902, p. 170. fig. 45 (Harlwig), et ib. 1905, p. 141 (Hauser). — h Gazette arcliéol. 1887, pl. xiv, 1.-5 Serradifalco, Antich.. delta Sicilia, V. 33. Voir les fig. 65, 105, 710, 1219, 1319, 3356, 3789, 3822, 5543, etc. Varr. Ling. lat. 1G8 ; Isid. Ürig. XX, 18, 8. — 5 Ed. Mai, 1835, pl. xxxvm ;
ou plutôt il en était l’imitation. Les formes et les dim,
sions en éLaient variées : bloc tout uni ou m n„i ' ,. ... . Auustruo.
tion elegante artistement sculptée (fig, 6162) s. Il y en avait à plusieurs marches ( gradus , scansilia) ; un véritable escalier est adapté au lit, où Didon va se donner la mort (fig. 6163), représenté dans une miniature du Virgile du Vatican 6. Ordinairement le scamnum 7 ou scabellum 8, destiné à être mis sous les pieds et, à cause de cela, nommé aussi suppedaneum 9, hypopodium ,0, était léger et mobile.
C’est une question de savoir si le mot scamnum a été employé comme synonyme de subsellium , qui signifie proprement un siège bas ou un banc [subsellium].
Comme l’on s’asseyait souvent sur des bancs ou des gradins de peu de hauteur, les deux noms, dans l’usage, ont été pris facilement l’un
pour l’autre11. Ovide12 appelle scamna des bancs sur lesquels les vieux Romains se rangaient pour le repas autour du foyer (cf. fig. 1691). Martial donne ce nom1’ aux gradins des chevaliers au théâtre; une inscription fait mention de scamna en marbre 14 ; des scamna avec leurs hypopodia figurent dans l’énumération du mobilier des bains 18.
III. — En agriculture, on appelait scamnum la banquette ou bande de terre que laisse non retournée entre deux sillons la charrue ou la houe16; et aussi l’espace de terrain non remué entre les pieds de vigne n.
Les branches d’arbres naturellement ou artificiellement étendues pour servir soit de banc18, soit de support pour la vigne19, s’appelaient aussi scamna.
IV. — Dans les terres affermées par l’État et, par *;l même soumises à la mensuration [ager vectigalisj. leS ayrimensores appelaient scamnum une portion de terrain
cf. Serv. Aen. IV, 625.- 7 Varr. L. l.\ Ovid. A. am. I, 162, 11, 211; Isid. r- 0
— 3 Varr. L. I ; Quinlil. Imt. or. I, 4, 12 ; Isid. L. I. ; Cato, R. rust. X, 4;
L. I. — 9 Is. Ib. ; Lactant. Inst. div. IV, 12. — 10 /b. ; Paul. Sent. IH- ^
— H Cod. Thcod. III, 1, 2 ; Subsellia vel, ut vutgo dicunt , scamna. — L '
VI, 305. — 13 Mart. V, 41, 7. - 14 Corp. ins. lat. VI, 1066. — 15 P“ul- L '
— 16 Plin. Hist. nat. XVIII, 49, 4; Colum. Il, 2, 25 ; III, 13, 10. - 17 Co,u“1' 111, 13, 2. — 16 Plin. H. nat. XII, 5, 2. — 19 lb. XVII, 35, 38, 44.
SCA
SCA
tracée en largeur de l’est à l’ouest, par opposition à la tracée en hauteur du nord au sud [coLONiA,fig. 1722]1.
y Dans les camps, la partie réservée aux officiers
supérieurs, légats, tribuns2. Elle était située en face du nraetorium, de l’autre côté de la via principalis [castra, li;r 1220, p. 955]. Ces officiers se trouvaient ainsi dans le voisinage du commandant en chef. Près de là, on déposait paigle et les enseignes3. H. Tiiédenat.
SCANDULA. — Bardeau, latte d’un toit [tectum].
SCANSORIA MACHINA. ( ’AxpoêaTixdv). — Échafaudage fait de poutres verticales et horizontales sur lequel les ouvriers peuvent travailler à toute hauteur 1 [machina, p. 1479].
SCAPIIA (Sxâ*7), <jxatpiç, cxâ&o;). Esquif (skiff', en anglais). Canot léger, sans mât, se maniant à l’aviron [voy. carabus, epholkion]. Au sens technique du mot, scapha désigne une chaloupe assurant les communications avec la côte de tout navire de guerre 1 ou de commerce2 qu’un trop fort tirant d’eau empêche d’aborder, pile est indispensable aux vaisseaux de haut bord et fait partie intégrante de leur matériel3. Lorsque le bâtiment est à l’ancre, la scapha, accostée à la poupe (fig. 5294, 5295) ‘ au pied de l’échelle de descente, permet à l’équipage d'aller et venir entre le rivage et le bord. En cas de ressac, le marin de garde empêche la nacelle de se briser contre la coque voisine, en la maintenant à distance au moyen d’une perche3. Lorsque le navire est en marche, la scapha le suit dans le sillage, remorquée par un câble qui est attaché au bordage de la poupe3 ou au mât d'artimon, et constamment montée elle-même par un marin de l’équipage, chargé de la surveiller", de vider l’eau et de repêcher, au besoin, tout homme ou tout
objet qui pourrait tomber à lamer 8. En cas de naufrage, la 1 haloupe offre un refuge aux marins et aux passagers, qui abandonnent, en coupant le câble, le navire en train de
Rygin. De lim. eonst. p. 206-208, pl. xxv, fig. 199, éd. Lachmann. — 2 Hygin. mun, custr. X\ . — 2 Ibid. XX ; cf. Cagnat, Les deux camps de la légion ///* “f/ssta à Lambèse, p. 47-50 (Mém. de l'Acad. des inscr. XXXVI, 2' pari. 1908). SCANSOniA MACHINA, 1 Villuv. X, I, I.
SCAPHA. 1 Caes. I)e bell. gall. IV, 26 ; De belt. cio. Il, 43 ; III, 24, 62, 101 ; X\\| !iri- ^ 6 Atex. 46. — 2 l’lin. Epist. VIII, 20,7. — 3 Labeo, Pandect.
’ ’ o 29 » cl* ^1, 2, 44 el VI, 1, 3; Ceci! Torr, Ancient sliips, p. 103 el
y.. ~ ' navis (fig. 5294 et 5295) ; cf. un fragment de bas-relief trouvé à
pl c"nservé au British Muséum, qu'a publié Cecil Torr, Ancients ships,
.' lp' ' C est sans doute une perche qui est placée en lravers du bâtiment pHil '' au P0NT0, lig. 3759, et auquel est attachée une embarcation plus Mm) l'"1 Pen* ^re une scapha. — ’> La Blancbéro et Gauckler, Catal. du musée Mn/it, ' V’1 ' P* 32, n° 166 (Gauckler, C..r. de l’Acad. des Disc. 1898, p. 642, et Sa"To»e< Vém' Pi0t’ l905, p' 139 el flS- 22)' — B Voir ''S- 5294. — 7 Petron.
Uteg. Magn. Dial. IV, 57; Dasil’c. 1.111,8, 46 ; cf. Cecil Torr, Ancient
mil
sombrer9. Dans la marine marchande, les bâtiments peuvent, suivant leur importance, être munis d’une, deux ou trois scaphae ,0. On voit (fig. 6164) dans les bas-reliefs des colonnes, Trajane et Antoninedessca/j/facmettant en communication les rives d’un Meuve. Des peintures et des sculptures en montrent employées à la navigation du Tibre “. La fig. 6165, d’après une peinture d’Herculanum )2, représente, chargée d’amphores, une de ces scaphae, qui faisaient en Italie le service des ports [na- VICULARIl],
Scapha, uxiipoî, aiciyi), désigne d’autres genres d’embarcations légères, mais le mot est alors accompagné d’une épithète: en grec ; Ü7tr,p£Ttxov dxxçoç ; en latin : scaphae piscatoriae, canots dépêché ; scaphaespecu/atoriae, barques jouant le rôle d’éclaireur auprès des grandes liburnes de guerre : dans ce dernier cas, la scapha pouvait compter jusqu’à vingt rameurs l3. P. Gauckler.
SCAIMIÈ (2xàip-fi). — I. Le mot latin, employé par Vitruve1 pour désigner la cavité hémisphérique d’un cadran solaire [rorologium, p. 257, fig. 3884 à 3886], est une transcription littérale du mot grec qui, en dehors du sens particulier de barque [scapha], s’applique le plus souvent à un ustensile domestique, à un récipient de métal en forme de large bassin, analogue à I'alveus (fig. 241), au catinum (fig. 1256) et à ses variétés [mseus, lanx, mazonomon]. Nous pourrions être renseignés sur la structure de la scaphè par un groupe de la frise du Parthénon, où l’on voit trois personnages prendre part à la procession des Panathénées en qualité de <rxacfY|!p<3poi (fig. 6166)2. La axacf.Yjttopta constituait une liturgie et un privilège des métèques athéniens [metoikoi, p. 1878; panatuenaia, p. 307]. Malheureusement, la figure qui nous a été conservée est mutilée; les deux autres ne sont connues que par des dessins anciens qui sont sans doute peu exacts. Néanmoins, on peut se rendre compte des dimensions et de la forme générale de cet accessoire, semblable à un grand et lourd plateau que l’on portait avec les deux mains. M. Michaelis remarque que la partie antérieure paraît être relevée et recourbée, ce qui Fis- 616G' ~ Un
, . 1 . , , skaphèphoros.
lui donnerait une ressemblance avec un bateau, cjxicpoç, et expliquerait le nom du récipient3. Ces bassins étaient en argent et en bronze; on y mettait les gâteaux et les cierges destinés aux rites des sacrifices 4.
ships , p. 104, noie 228, — « Demoslh. In Zenothem. G. — 9 Plaut. ftudens , prol. 75 ; Act. apost. XXVII, 16, 30, 32 ; Paul. Nolan. Epist. 49, 1 ; Pelron. Sat. 102. — 10 Strabo, II, 3, 4; Hor. Od. II, 29, G2 ; Atken. V,43 ; cf. Cecil Torr, Ibid. p. 103. — 11 Clarac, Mus. de sculpt. pl. ci.xxvi. — 42 Put. d'Ercol. V. (’>7.
— 13 Holiod. Aethiop. V. 24 ; Strabo, V. 3; Justin. Il, 13; Vcget, V. 7.
SCA PIIÉ. — 1 Vitruv. IX, 9. — 2 La figure est faite d'après une photogaphie du relief du Musée Britannique ; voy. les autres, d'après les dessins de Stuart, ap. Micliaclis, Ber Pa> thenony pl. xu, nos, 14, 15. Cf. Smith, Catalog. of sculpt. Brit. Mus. I, p. 166, n° 325 (U). — a Michaclis, Op. I. texte, p. 242. Furtxvaengler a pris à tort pour des <rxâ«a. remontant à l'époque mycénienne ( Gcmmen , 111, p.4G) l'autel à cornes que l'on connaît maintenant par beaucoup de rcprénenlalions crétoises et préhelléniques. — 4 Photius, 8. V. Exriupai, eïeçov ot jjlÉtoixoi Iv Tq tcojauî) t«>v IlavaOr, aicuv, ol pièv ycàxàç, oî Si »Tjpi'u»v xai rcoicàvwv icXqçttç. Cf. Harpocrat. s. v. ; Aclian.
\ (IV. hist. VI, 1 ; Suidas, S. V. Ljitto[aiÔte&0'/ <rxâçr,ç ; Hcsych. S. V. «rxâsat Ct iTxaŒr.côçoi ; Pollux.lU, 4, 55. Voir aussi Aristopli. Eccl. 712; Allien. VIII, 12, p. 335 B.
SCA