MU
SCA
Des trJaat ycclxa- sont énumérées dans les inventaires de 1 Acropole d’Athènes1. Les lexicographes s’accordent aussi à assimiler la axacpy, à une large bassine2 dont on se servait pour les usages de la cuisine et de la boulangerie3, ou encore employée comme bain de pied *, cuve et cuvette6, récipient à petites marchandises6, etc. On trouve également ce mot avec le sens d’auge, de sarcophage7. II. Berceau d’enfant [cunae, cunabula]. E. Pottiek. SCAPHIUM(Exa<ptov, cxocpsïov, axatpt'ç).— I. Comme pour scaphè, le nom semble indiquer une parenté de forme avec le <jxx<poç ou axx<pri, barque. Nous avons déjà cité à l’article acatus (tig. 30 à 32) des vases en forme de petites barques. En latin, le mot est employé par Juvénal et par Martial1 avec un sens bas, comme synonyme de matula, vase à uriner, I’amis des Grecs [matula, p. 1662], mais c’est un exemple, entre tant d’autres, d’un terme avili, car d’autres auteurs lui donnent la signification de vase de table 2, ou, par dérivation et par allusion à sa forme sphérique, de creuset3, de cavité, de cadran solaire4.
11 est vrai que les Grecs ne se sont pas privés de donner l'exemple aux Romains et qu’ils ont fait servir eux-mêmes le crxatpcov, comme d’autres vases de table6, à de vils usages6. C’est pourquoi , on a voulu reconnaître
tans certains vases de forme allongée, pareils à de petits esquifs, apportés par des servants ou des Eros, la représentation de cet ustensile intime7 (fig.6167).
Mais la destination ordinaire du axaoaov est celle de vase a boire ou à verser; il prend place parmi la riche vaisselle que les pèlerins déposaient dans les sanctuaires et offraient aux divinités8. C’est un TtrjT-/lptcv d’usage courant, parfois enrichi de sujets en relief, ou muni d’une inscription dédicatoire 9. Les prêtres vendaient les présents en nature faits au temple, animaux ou fruits, et avec le produit ils consacraient au dieu un cxoctf, fov 10. Dans les inventaires de Délos, il y a quatre genres de axafiov : le oTïjaiXêtov, le gixüôetov, le ?tW3sm>v, 1 aaxÀ-qTuaxdv. Ce dernier nom indique un vase consacré à Esculape; les trois autres sont dus à des fondations pieuses de particuliers, qui laissaient une certaine somme pour offrir chaque année un irxxip'ov ou un norypiov au temple. Stésiléos, Mikythos et une femme Philônis s’étaient ainsi recom-
‘ C°Z, T" greC- <50’ *• 45 (= Dille»beW Syllog. 366, 1. 46 ; cf. 1b.
*’ \ -6) : CorP- mscr' attic- ». 2. 856. - 2 Poilu*, VI. 19, 110: «a,,
T‘v'‘ Le mot paraît dans certains t. aies se confondre
avec dans le sens de large récipient (Poilu*, X, 24, 102 • Suidas s v
e-jEta ; Etymol. magn. s. ».); pourtant nous croyons avoir plus de raisons* le rapprocher du scaphium ; voir plus loin et note 24. — 3 Pollux I 245- VI 64 et 110; VU, 22: X, 102, 103, 104, 114; Hesych. s. ; Athen! III, 74,’ p. 109 C;
, , p. 17. —‘Poilu*, X, 77. Cf. Cels. III, 12; Hippocrat. p. 684 (bains de
siègej Pollux, X, /0; Hephæst. p. 158; Hesych. a. ». o Schol
XYlllfp 309U“' ’315' “ 7 ^ '• ^ 3757 ! Atllenisch- Uittheiluny.
SCAPIIIUM. < Juvenal. VI, 264 (on a voulu interpréter différemment ce passa-e ma, S a tort, croyons-nous; cf. Lexicon Latinitatis de Forcellini, a. ».); Martial.
XI, 11, 6; cf. Ulp.au. Dxgest. XXXIV, 2, 27, §5. - 2 Plant. Stick. V 4 11 f^ VlV’.36 U 3’ 4i; CiC' Verr- 4' 17- - sLucret. VI, 1043 ;’ Vi-
V|UV.94 ’ - PCM ’ ?-(iVeC SCaphum au lieu de “aphium).- 4 Man. Capell
' T V P°U,er' 1 ases anli9ue° d“ Louvre, pi. lxxxix, 0 5. — 6 Aristoph
Thesmoph.UO. - 7 Heydemann, Pariser Antiken, p. 55 ; Brunn, dans XXXV - i Plulotoy. Versamml. ,n Stettin, p. ,09. pl. , et n. Voir dans le Ilict. acatus,
3498 fl ; ; 0 (= JnSCr‘P‘ 0r. sept. I, 303 ; cf. ,d. 2424 e
3438) B„U corr. hell. 1878, p. 431, 432, 436; .882, p. 32, 33, 34, 39, 47
- Inscnpt. Graec. sept. I, 3498; cf. Cic. L. c. ; Bull. corr. hell. 1878 p 431
mandés à labienveillance d’Apollon11. Malheureusement
ces textes, fort intéressants pour la valeur et l’usage <],! vase, ne nous donnent pas de renseignements sur | structure de l’objet. Nous voyons seulement que ^ <jxa<f tov se confond avec le terme général de 7toT7Îp(OV et que ce Ttonrjptov peut être muni d’un bec (égêdÀtov) o Les poids mentionnés sont de 45, 60, 87 drachmes qui s’applique à un récipient d’assez petite taille13
Des auteurs grecs on a pu tirer d’autres indications Homère cite parmi les terri nés à lait duCyclope Polyphénie des uxatptSeî u, et Athénée décrit la erxaipfc comme un vaso rond, en bois16, sans doute analogue à nos sébiles h scaphis semblerait donc s’éloigner de la forme partie,,' hère prêtée à la scaphè et au scaphium. Nous avons étudié sous les noms de cymbé, cymbiüm, mastos, d’autres vases façonnés comme des bols ronds, el on remarquera que cymbé désigne également un vase et un navire, de même que axaspiç est à rapprocher de axdipvj, esquif. [a forme toute ronde etsphérique n’exclut donc pas la comparaison avec un bateau [cymbé, p. 1699], D’autre part Suidas assimile xup.^ à xetpaXv)16; et Pollux, citant une plaisanterie d’Aristophane, compare la calotte du crâne à un «rxaœt'ov 17 ; dans Plaute un personnage parle de se coiffer du scaphium en guise de casque18. Tous ces rapprochements tendraient donc à nous faire concevoir TO. cpê; et tjxacpt'ov sous l’aspect d’un bol rond, analogue à la cymbé. Rappelons encore qu’on donnait le nom de axaeiov a une certaine façon de se couper les cheveux, que l’on trouvait servile, sans doute tout en rond19. Enfin la cxav.'ç étant assimilée au xaSêrxo; 20, c’est encore à une forme hémisphérique et sans anses que nous sommes ramenés par cette comparaison [cadus, fig. 92Ü et 921], L’usage même delà <rx «pfç, dans laquelle on mettait du lait, qui était un ustensile familier des pâtres, 21 rend vraisemblable d’y voir une espèce de bol ou de terrine. Athénée nous renseigne sur la taille et la capacité de ces vases, en parlant d’un (rxaiptov d’argent qui contenait deux cotyles, soit un demi-lilre environ, ce qui convient bien à un vase de table de dimension ordinaire22.
Ainsi, d’une part, le scaphium nous apparaît comme un dérivé et un diminutif de scaphè 23, avec une structure qui pourrait rappeler celle d’une nacelle ; d’autre part, il semble avoir admis une forme plus ordinaire et plus usuelle, celle d un bol rond, et dans ce cas on l’appelle assez souvent axaepiç24.
Enfin Plutarque donne le nom de axa ipeïoc à des vases
— 1° Id. 1882, p. 95. — n Ibid. p. 45, 112, 114, 115 ; 1908. p. 122-125, p. 487.
- 12 Ibid. p. 115; cf. 40, 1. 99. — 13 Ibid. p. 115. - 14 Odyss. IX, 223. - 13 X1,
101, p. 499 E; cf. IV, 67, p. 169 B. — 10 5. ». 17 |[, 39. 18 Baccli.
1, 1, 36. - 19 Pollux, II, 2» ; Schol. Aristoph. A». 807 et Thesm. 838 ; Harpocral».
». «Txaçtov ; Etymol. mayn. s. ». ««!<;; Bekker, Anecdot. p. 301. — 80 Etymol-
magn.s. ». — 21 Borner. L. c. ; Theocril. V, 59 ; Athen. XI, p. 499 E ; Hesych. s. «. TxariS.s, xo.pevtx* ivvEta. - 22 IV, 21, p. 142 I). — 23 Voir Panofka, Becherches sur les noms des rases grecs, p. 28 ; Lelronne, Sur les noms des vases, dans Œuvres,
3' série, I, p. 3o9 ct36ü; Krause, Angeiologie, p. 223 ; Walters-Birch, Hisl. of anc. potlery, I, p. 176. Il est difiieile d'aboutir à une définition plus fausse que celle de Panofka qui regarde le scaphion comme « principalement destiné à la toilette des dames qui versaient du cal,, ion dans la petite soucoupe appelée scaphion autant de fard qu il leur en fallait pour la toilette de la journée » (llecherch. p. 28). C'est un exemple typique des interprétations fantaisistes de Panofka, si vigoureusement critiquées et réfutées par Letronne. — S* 11 est vrai que Pollux (X, 24, 102;assiimle la <r»aTi; a la pixtpa, qui est une sorlc de pétrin ou d'auge [mactraJ ; ailleurs (VI, 10, 64), c'est la qu'il compare à la Mais ces confusions de mois
sont frequentes chez les lexicographes. Quand Suidas (s. ». Mu) parle dune
P»" recevoir les viandes, il faut entendre aussi une sorte de D'autre
part, quand Athénée (XI, 101, p. 499 E) définit la un vase rond pour lu lad.
en le rapprochant du mufaoi, il semble bien qu'on doit entendre un vase eu forme de bol ou de terrine. Le terme. reste donc assez mal défini.
SCA
d’airain concaves et taillés en triangles, qu’on disposait, disait-on, sous le soleil ardent de façon à en concentrer la chaleur sur des matières sèches et légères, qui s’enflammaient alors d’elles-mêmes : c’est ainsi que l’on devait rallumer les feux sacrés des temples, quand ils s'étaient éteints accidentellement *.
U. Dans une tout autre acception, le mot <xxa<pi'ov ou <jx#(jiüov prend le sens de bêche ou de houe (<jxâ7rrto) 2 ; [voir skapueion]. E. Pottier.
SCAPHULA (Sxaspîov). — Petite chaloupe, ne différant de la scapha que par ses dimensions plus restreintes, qui permettaient de la hisser à bord du navire en marche, au lieu de la traîner à la remorque l. P. Gauckler.
SCEPTRÜM (SxT|7rxpov). Sceptre, l’un des insignes de la royauté *. — Grèce. — L’usage et le nom même de cet emblème semblent originaires d’Égypte. Différentes nations de l’Asie antérieure 2 l’adoptèrent ensuite et le firent connaître aux Grecs de l’âge héroïque. Le fameux sceptre d'or d'Agamemnon était un don d’Hermès à l’Asiatique Pélops 3, bien que la croyance générale, celle de Diomède 4 et celle de Nestor ', fût que ce Tcaxptotov <Tx-?|7rxpov avait été confié par Zeus aux Atrides pour élever les monarques de cette famille au-dessus des autres rois6. Cependant, tous les chefs achéens ont leur sceptre [regnim, p. 823] \ aussi bien que Priam et qu’IIector, qui lève le sien pour faire le serment8 que Dolon lui défère. Le sceptre était alors, comme plus tard le otxavïxtov, ou sceptrum judiciale des Byzantins9, un emblème de la justice souveraine; jamais il ne symbolise la puissance militaire des rois10; c'est la marque du pouvoir juridique: Zeus le donne en même temps que les lois11. On ne voit jamais le sceptre aclieen pendant les combats ; les rois le prennent en mains pour convoquer l’assemblée12, parler dans les conseils13, rendre la justice 1 ‘ ou visiter les autres monarques16.
\ ulcain prend son sceptre pesant pour recevoir Thétis 16 ; Ch i y s<‘s a son sceptre d or pour se présenter au camp des Grecs11. Cet emblème conserve toute sa vertu quand il passe en d’autres mains : Agamemnon confie le sceptre dor des Atrides à Ulysse pour rassembler les Grecs 18 ; chacun des membres d'un conseil 19 ou d’un tribunal- prend tour à tour le sceptre pour émettre un avis.
( h héraut qui en est le dépositaire et doit le reincltrc à l’opinant21. Quand les hérauts portent un mes- SAfC , a ont en ambassade ou s’élancent pour arrêter es combattants de leur nation 23, ils tiennent le sceptre en main [praeco].
°" connaît la forme traditionnelle du sceptre de Tal-
s. „ ’ , ’ ‘,u'das’ *• v‘ ! Poilu*, X, 129; Bekker, Anecdot.
lard,. Àrnt'i - » * ,P' 30i ; Mocris' 316 ; Lucian. Philops. 31, p. 58; Plu-
Quand Hésvcliiiis u" ’ P’ ’"9 B’ P' 963 C' Cf' Hesirch' 5- v • cr»«.8rov.
de creux f„,SA. ■' ”• rp*6“v’ ««*•’»*. Pd»pov, il prend le mol dans le' sens
SCAPUULA ’ 1 °p T T0"™"' de /'0M“ : cf- C°'P- gr. 5394.
981 Parlé d ^aC Ju,„Pr T 4°’ ’ ;V’ a"5si Ve^’ »««■ "h b où il
Bail dcs pon| ( . ’ P°rt6es dans le bW de l’armée et sur lesquelles on élablis-
SCKPTUUm __ Je^passa^e des fleuves ; voir au mot impedjmentu.m, fig. 3083.
1861 (rVeue Jakrh. et GMin^
scepiro dans ]cs • . . ' .’ p' ü39h ~ Jo nc crois pas qu'il soit parlé du
oepcidanl co P , ,°Un f°' mes avant la conquête de la Syrie .septentrio- Clli'»« Su, ™C7: “«T "“*«“■ on le trouve aux mains du dieu .Ni». ckald. du Louvre lon'i d° . '/p0que de Goudéa (L. Heuiey, Catal. des antiq. 2000 av. j..(j \ j. ’ n "*■)• SurlaSlèle des Lois d’Hammourabi (vers S*mmourabi „l / ^ a*®is; teuant ,e scePl«*c et I 'anneau (V. Scheü, La loi de ù 104 1 cf. Pausan. IX, 40. W/. IX, 38. - 3 Jb.
d Acliilio,
s a. X, 321 et 328.
• «*» nll J° elr98’°U '* *®t parlé des villcs qui Seront soumises au sceptri ^ roilos. — s ji v S. Cn^° oxPless'on, II. M, 159 pour les Argicns soumis ï ' f«i«fc pS* - 9 Codin- * V- »• - 10 G- Nichant, La Rayant,
i8c- - - a u,Toi 4. 8x9x;,r«a - “ jl "■ 206 ; ,x' "• - 12 "■ « 9
: - . XXIII, 568. Cf. Odyss. Il, 37. — 14 11. IX, 99 ; XVIII, 505
SCE
thybios (fîg. 171, 5779)2‘; c’est celle du kérykéion ou caducée d Hermès; cet emblème du divin messager26 n est autre que le sceptre d’or d'Agamemnon, qui avait été fabriqué par Iléphaistos spécialement pour Zeus**.
L Iliade donne fort peu de détails sur la forme et 1 ornementation des sceptres ; celui sur lequel jure Achille est fait d’une lige d’arbre dégarnie de ses branches et ornée de clous d’or 21 ; le sceptre de Chrysès est en or-8, comme celui des Atrides29. Jl se peut que la hampe fût en bois30 : c’était l’opinion des habitants de Chéronée qui rendaient un culte à une vieille hampe de bois, Sripu, trouvée dans une tombe d’époque probablement mycénienne31. Schliemann considérait comme les ornements de deux manches de sceptres homériques trois boules en cristal de roche, un clou et une fusaïole d or ainsi que deux tiges de 30 centimètres en argent plaqué d’or qu'il découvrit dans le me tombeau de Mycènes32. Ces objets, recueillis parmi les ossements de trois femmes, peuvent n’être que des restes de quenouille dor33, de fuseaux (cf. fig. 3383 ou de bobines à dévider (cf. fig. 3391) 34.
Dans Y Odyssée, les rois sont encore qualifiés de <7x7,77xoüyoc 3o, mais (7xŸ|7rxpov y a un sens plus général que dans 1 Iliade : il désigne bien l’emblème tenu en mains par les rois rendant la justice 36 et par les orateurs parlant dans les conseils31; mais il désigne également le bâton noueux des voyageurs et des mendiants 38, le poita/ov [baculum, p. 639]. Hésiode, qui vivait à une époque où la justice était encore renduepar les rois, qualifie de sceptre le vert rameau de laurier qu’il reçut des Muses sur l’Hélicon39. Hérodote40 nomme sceptres les cannes dont se servaient les habitants de Babylone et qui, toutes, étaient ornées à leur extrémité supérieure « d’une pomme ou d’une rose, d’un lis ou d’une aigle, etc. ».
Bien que beaucoup d’emblèmes royaux aient été conservés dans certaines familles, jusqu’à la conquête romaine41, nous ne connaissons aucun reste de sceptre royal qui puisse passer pour authentique, et c’est sur les monuments figurés, principalement sur les vases peints, que nous devons en chercher l’image. On pense en retrouver le lypeen comparant les sceptres qui y sont attribués à différents rois : ceux de l’un des Arcésilas de Cyrène (fig. 4463) 42 ; d’Inachus, sur un fragment conservéà Saint- Pétersbourg (fig. 6I68)43, de Crésus (fig. 6169) sur un vase du Louvre44, sur le vase dit de Darius les sceptres pareils que tiennent le Grand roi et l’Asie personnifiée (fig. 568 et 792) 46, celui qui est dans la main d’Aétès
cf. Od. III, 412. — 15 H. ni, 218. - 15 11. XVIII, 410. - 17 11. |, 15, 28 el 374.
— 18 11. Il, 186. — 19 Odyss. Il, 37. — 20 U. XVIII, 505. — 21 Jl. XXIII, 508.
— 22 Eps divinités messagères, Hermès [mebcurius], Iris (lig. 1090) sonl représentées
avec le sccplre en forme de caducée ; cf. Gaz. archëol. 1875, pl. xv. — 23 Jl. \ H 277. — 24 De Chirac, .1/ as. de sculpt. pl. cxvi. — 26 Jl. ] [ . (n.p su yj |0t
— 27 Jl. I, 234. 239 et 245 ; cf. Virg. Aen. XII, 206-211, — 28 Jl. 1, jg, 374 lcs textes égyptiens parlent de Bâtons en or (Lecmans, Cal. du musée de I.eyde. III,
K, 24) et de bâtons à pommeau incrusté d’or (Papyr. Anast. IV, pl. xvn, 3). 20 Jl.
Il, 268, où Ulysse porte le sceptre d'or d'Agamemnon. — 30 Bucliholz, Die h orner Real. II, p. 8, par analogie avec Jl. I, 233-239. — 31 Pausan. IX, 41. — 32 Calai, des trésors de Mycènes au Musée d'Athènes, 1882, n«* 148 et 149; Mycènes, 1879, p. 280 et lig. 307-3 1 0. — 33 Odyss. IV, 125, 132. — 34 Hist. de l'art, 1894, VI, p. 978. M. Perrot admet l'attribution de Sclileimann. Cf. Ilelbig, Das homer. Epos, 1887, p. 378. — 34 Od. Il, 231; III, 64; V, 9; VU, 41 èt 47.
— 36 Odyss. III, 412. — 37 Od. II. 37. — 38 od. Xlll, 437 ; XIV, 31 ; XVII, 195, 199 et 236. — 39 Theog. 30. — 40 |, 195. 41 glrab |yt p ,7i . X|j|^ p] 60g] XIV, p. 632 ; cf. Kustel de Coulanges, La cité antiq. 1870, p. 212 et plus liant', l'art. RIGKUM, p. 824. - 42 A. de Ridder, Catal. des vases peints de la Bibl. Nat. p. 98, n» 189. — 43 R,,m. Mittheil, XXI, 1906, pl. m. — 44 Monum. d. Inst. 1833, pl. uv; V. Duruy, Hist. des Grecs. 1, pl. à la page 680. — 43 Monum. d. l’Jnst. IX, pl. l et l : Duruy, ibid. t. 1, p. 10.
SGE
— 111 fi —
SGE
Fig. 6168.
Fig. 6169.
sur une amphore de Canosa (fig. 4877)1, celui de Cécrops(fîg. 5051 ) sur une hydrie à reliefsde Kertcli 2, etc. :
l’ornement terminal est formé par deux volutes dont les enroulements, souvenir peut-être du kerykeion, supportent ou encadrent un fleuron, une palmette, une boule. Si l’on met à part ces sceptres à ornementation spéciale, tous les autres, sur les monuments classiques, répondent à la description qu’Hérodote nous a laissée de la canne des Babyloniens, et il semble que jusqu’au me siècle les artistes grecs aient pris pour modèles ces bâtons exotiques en représentant les sceptres de leurs divinités ou de leurs héros mythiques : la pomme (ou un pommeau) décore sur des vases les sceptres de Zens (fig. 5041) 3, d’Hadès (fig. 4196)\ d'Héra, sur un bas-relief du Louvre5. On voit la rose, la fleur de lis ou celle de lotus, plus ou moins épanouie, mais toujours stylisée à l’orientale (fig. 61 70 et 6171), sur le sceptre de Ivronos 6, de Zeus (fig. 3956 et 3161) 7, d lléra (fig. 3736 8, 37809 et 4093) 10, d’Aphro- ^ dite u, de Latone12, de Déméter13, de
Koré (fig. 2145) u, de l’un des Diosü*. cures15, de Triptolème ’6, de Jason i7,
d’Oineus18, de Polydeclès l9, de Cé- Fig. 6170. Fig. 6i7i. crops (fig. 1280) 20, de Phinée21, d’Aétès (fig. 506) 22, de Créon 23, de Paris 2\ d’Anchise25, et enfin sur le sceptre que tient la personnification du Collège des Trésoriers d’Athéna sur un basrelief de l’an 399 av. J.-C. 2C. La palmette seule se trouve sur le sceptre d’Héra (fig. 6 1 72 ) 27. Le fruit, qui pouvait être quelquefois une capsule de pavot, une grenade ou le
Fig. Cl 72.
fruit du lotus blanc, se trouve sur le sceptre de Latone dans la plupart des ex-voto choragiques (fig. 2364) SUl. le sceptre de Ju¬
piter -8, de Dionysos29 (7967), de Turan, la Vénus étrusque(fig.3789), des trois Parques de l’autel des douze dieux au Louvre30; une figure ailée, sur le sceptre d’Atlas (fig. 61 1) ; une aigle, sur celui de Zeus (fig. 4093 et 6173) 31 , d’Hadès
Fig. 6173.
(fig. 4051 et 4052),
d’Artémis (fig. 6 1 74) 32 de Tantale (fig. 4052), de Créon (fig. 1477 et 4877); le coucou, sur le sceptre d’Héra13.
Quel que soit l’ornement placé au sommet du sceptre, les artistes ont toujours pris soin de bien marquer l’aplanissement de la hampe par deux droites parallèles qui en dessinent le contour et empêchent de confondre le symbole royal avec les bâtons dont tout le monde pouvait faire usage [bacultjm] ; le bâton du mendiant i fig- 4898), ou la canne du citadin (fig. 727 et suiv.); celui qui servait d'insigne à quelques fonctions comme la baguette du pédagogue (fig. 2598- 2600 [paedagogus p. 272] 3‘), la verge des ruabdophgroi ou celle des agonothètes (fig. 4619, 4620 et 5861); l’arme des bergers et des chasseurs [pedum venatio] 35 : le gourdin, poiraXov, d’Hercule (fig. 4650), d’Or ion3" et des voleurs nocturnes31. Parfois, pour mieux accentuer la différence38, les graveurs en médailles représentent la hampe par une ligne verticale de grenelis (fig. 1-11,
Fig. 6174. — L’Àriémis de Lcnéas d’Acarnanie.
l Al il lin , Ûescr. des tomb. de Canosa , 1816, pl. vit. — 2 C. rendu de la. Comm. arch. d. Pêtersbourg , 1866, j 1. v; 1872, pl. i ; Gerhard, Ant. Bildw. pl. lxi.
— 3 Mon. d. Inst. III, 44; Gerhard, Etr. Sjnegel. |1. cci.xxxi. — 4 J. de Witte, Gaz. archéol. 1877, pl. vi. — 3 De Clarac, O. c. pl. ccxiv, n° 235. — 6 Catal. de la collect. Pourlalès , 1865, n° 133; J. de Witte, Gaz. archéol. 1875, pl. ix.
7 Gerhard, Ant. Bildw, pl. xxv ; Élit céram. I, pl. xxv, cxv, Mon.d. Inst. pl. xi ; Annali, 1865, pl. ik ; cf. Arch. Zeitung, 1875, pl. x, i ; Mus. Gregorian. 1 1, pl . xx ; E. Bottier, Catal. des vases du Louvre , 1899, II, p. 568, E. 852; Vases antiq. du Louvre , 1901, II, p. 78, E 852. Cf. le sceptre de Zeus Aétophorc sur les létradrachmes d Alexandre, de Sélcukos (Bahe on, Catal. des monn. gr. de la Bibl. Nat. ( Bois de Syrie ) pl. i, n° 4 et 7) ; de Zeus Niképhorc sur les télradrachmes d’Anlioehos 1, d’Antiochos IV ( lb . XII, H), d’Alexandre Bala (76. XVII, 10), d'Anliochos VI (ib. XX, 6), etc. de Baaltars (fig. 1231) sur les statcrcs frappées en Cilicie par Mazaios entre 361 et 333 av. J.- C. (Babelon, Catal. (Perses) p. 31, n° 218 et pl. v, n° 10). Il sc peut cependant que rornemeulation de quelquesuns de ces sceptres de Zeus ne soit qu'une imitation de la /leur de silphium qui surmonte le t empire de Jupiter Ammon sur quelques statères d’or de Cyrénaïque. (L. Muller, Numism. de l'anc. Afriq. 1860, I, n°* 189 et 194; F. Bompois, Médail. gr. frappées dans la Cyrénaiq. 1869, p. 75 et pi. u. n° 5). — 8 L. Stephani, C. r. de la corn, archéol. de Pêtersbourg , 1861, pl. m ; Gerhard, Ant. Bildu\ pl. xxxu, xxxiii ; Apul. Vas. pl. vi ; Trinkslcha. u. Gefàsse , I, pl. xi. — 9 Gerhard, Apul. Vasenb. pl. xv. — 10 Ann. d. Inst. 1878, lav. d’ag. G. — il Gerhard, Apul. I as. pl. vi. — *2 £)e Witte et Lenormant, Élite des mon. céram. II, pl. xxxvi.
— 13 Gerhard, Etrusk. Vas pl. c; C. rend, de St-Pétersbourg, 1862, pl. iv ; Mon. de VInst. I, pl. vi. — H Mon. ined. IV, 39. — 15 Babelon et Blanchet, Catal. des bronzes de la Bibl. nat. 1895, n° 1319. — 16 Millin, Peint, de vas. Il, pl. xxxii ; C. rend. Petersb. 1862, pl. iv. — 17 Millingen, Vases de div. coll. pl. li. — i» lb. p!. xxxvui. — 1» Millin, O. c. II, xxiv. — 20 0. Jahn, Beschr. d. Vasensamml. zu AJünch. p. 121 sq. 376. — 21 Mon. d. Inst. III, pl. xlîx.
— 22 Dubois-Maisonneuve, lntrod. à l'êt. des rases , pl. xi.iv. — 23 Bull. Napolet. Il, 7. — 24 Gerhard, Ant. Bildw. pl. xxxu, xxxm. — 25 Tischbcm, Ane. vas. iv, 67. — 26 c. i. att. II, 643; Schone, Gr. Reliefs, pl. x, 5'*; V. Duruy, Hist. des Gr. II, p. 189 — 27 Gerhard, Ant . Bildw. pl. xxvi; Id. Trinkschal
u. Gefasse, pl. xi-xii ; Apul. Vas. pl. vi; 0. Rayel et M. Collignon, Hisl.de In céram. gr. fig. 81. Cf. un ornement semblable sur le sceptre de Triplolcm»1, hlit. céram. III, pl. j.ix . — 2*Gcrhard, Etr. Spiegel , pl. 284 et 374. — 29 Gerhard, A nt. Bildverke, pl. xi.v. — 30 VV. Frôhner (O. c. p. 6) en fait des Euménidrs cl a vu une Heur de grenadier sur les sceptres ; Millingen, Vas. de Coylùll, 46.
— 31 Mon d. Inst. 11. pl xxxi ; Ann. d. Instit. 1878, lav. d’ag. G, et sur un grand nombre de monuments. La fig. 6173 est tirée de Gerhard, Auserl. Vas. | I vu. t’ourles exemples qui suivent, qui pourraient être aussi multipliés, nous nous contenterons de citer des ligures déjà publiées dans le Dictionnaire. Cf. l’ausr V. Il, pour le sceptre de Jupiter et celui des rois; Aristopli. Av. 502- 515; huilai-. Pyth. I, 9. —32 Rollin et Feuardcnt, Coll, de méd. gr. n° 3310, p. 218 : H- Hoffmann, Le Numismate (méd. gr.), n° 1544; V. Duruy, H. des Grecs , I. : 1 •
— 33 Pau s an, IX, 17 ; Aristot. ap. Schol. Theocrit. V. v. 64. Pour le sceptre «le la Junon d’Argos de Polyclôte, cf. Quatremère de Quincy, Jupit. Oljmppl. xx. — 34 $ur les vases de Douris, les pédagogues tiennent, d’or- i iiatre, une canne à poignée recourbée, xaixTCiAr) (fig. 2598 et 2599). Cf. A. -S. Murray. Designs fr. gr. vases in Brit. Mus. 1894, pl. vm, n° 30; O. Rayet et M. 11,111 gnon, O. c fig. 72. — 33 Parfois, cependant, Esculape est représenté avec 1° sceptre comme dans la statue cbryséléphautiue de Sicyone (Paiisan. Il, 111 les moyens bronzes de Trikka (Barclay Iiead, Coins now. in the Brit. Mus- (Gr. auton.) pl. n, 9) et les didrachmes de Cierium (H. -F. Bompois, / '"• de Cier. 1876, pl. i). — 36 Odyss. XI, 575. Oriou est représenté avec le ï,cf,P*lc divin sur le tombeau du pharaon Séti 1er et sur le zodiaque rcclang"l,ll,c de Deuderaii (G. Maspero, Hist. anc. de l'Orient , I, p. 95 et 97). —
toph. Av. 496. — 38 Pourquoi le troisième juge infernal de la Nécyie de Mu nich (fig. 126) a-t-il uu bâton noueux, comme l’a reconnu Millin (lovd>- Canosa , p. 22), alors que les deux autres juges ont le sceptre ? Tous l||l|s sont 5 ofeveT;. Si le vase de Copenhague n’était repeint et refait, nous aillllllL une indication utile, car il représente, près d’un autel sur lequel la \‘f 10110 fait une libation, le Sénat, BoiA4j, et le peuple, A9[;ioç, personnifiés; 1° lül^ mier sous la forme d’une femme richement vêtue, tenant un sceptre ; le t,c‘" sous la forme d’un personnage barbu, armé d’un bâton. (Elite des mon. c 11, p. 146.)
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9305-2567, 4203 et 0174) 1 et les peintres de vases, par suite de clous à large tête dont la couleur tranche celle de la hampe 2, ou par une série de bagues régulièrement espacées8, ou bien encore par une feuille înétallique s’enroulant dans toute la hauteur (fig. 6168), motif qu’on retrouve dans la sculpture \ les miroirs gravés 5, et qui décore déjà la belle canne égyptienne en bois noir de la reine Ahhoptou 6 (xvir dynastie). Le seul objet, avec lequel les artistes semblent confondre le sceptre est la baguette d’or homérique, /pûsenri pâêoo,-, d’ALliéna 7 et de Circé8, de même qu’ils confondent la baguette, le ;*6S o;9, d’Hermès avec son caducée [mercuru s]. Mais comme on l’a dit, le mot erxTjirrpov, dans le langage ordinaire, désigne un simple bâton : c’est ainsi que Pausanias nomme (rxîiTCTpov10, et la plupart des archéologues appellent sceptreà béquille, les longues cannes lisses etpolies11, terminées par une petite traverse horizontale, qui étaient d'un usage général chez les Grecs [baculum, p. 640].
Cependant, le sceptre avait conservé en Égypte toute sa signification symbolique. Pour le porter, nul besoin d’avoir des ancêtres plus anciens que la Terre, àpyaidtsfot 7r5QTspot ts Kpôvou xat r-ijç l2, il suffisait d’avoir été reconnu comme pharaon légitime : l’eunuque Bagoas, sur les quadruples sicles qu’il litfrapper en Égypte, de345à 343, pour solder les mercenaires dans sa campagne contre Neetanefio 1113, se fit représenter à l’égyptienne, vêtu du pagne royal, coiffé du bonnet osirien et portant le sceptre divin à tète de quadrupède14; c’est le petit personnage qui suit à pied le char d’Arlaxercès 11 113. Bagoas, en cela, ne fit qu'imiter les rois de Cilicie 16 et que copier le monnayage des rois de Sidon Il n’en résulte pas moins qu'en Égypte et dans les monarchies voisines, le sceptre était encore, au ive siècle, le symbole de la royauté. Les Lagides ne pouvaient que l'adopter, lorsqu’en 305, ils prirent le titre de p«<nieûç. Ne trouvant plus d’appui en Grèce, forcés de se concilier leurs sujets indigènes18, les Ptolémées cherchent à imiter les monarques des anciennes dynasties et admettent qu’on les considère
1 Ce détail est 1res visible sur les tétradraclimes d’Alexandre à fleur de coin, P- C3£* Calai, des méd. gr. de la coll. Gréau , i 807, pl. n, n° 1178. Les rnonrlaires romains I ont encore exagéré sur les deniers des familles Vibia (fig. 4235) (Babelon, Morin, de la Jlépubl. rom. 18SG, II, p. 546, n» 18) et Hoslilia ' b P. 553, n" 4) frapp's vers 40-43 av. J.-C. — 2 Hampe rouge à opinls
blancs du sceptre de CrOon (flg. 1477), do ceux de l’Asie et Darius (fig. 568
cl - (Milliu, Tomb. de Canosa , pl. vu\ d’Iiadès et de Tan laie {Ib. pl. ni).
Sceptre de liera. Gerhard, Trin/rschal. I, 11; Wien. Vorlege/l. série A, I11, V lle Aéra, d Athéna, d’Aphrodite ; Gerhard, Apul. Vas. pl. vu de Lalone 'Cille des mon. cér. II, pl. xxxvi) ; de Crëon. Mon. d. Inst. X. 27. De Zcus,
I oveidon, Eumolpos, fig. 2629; d’Aphrodite, fig. 2474; pour la fig. 6169, voy. la
II 1 i.\. encore, Gaz. arcSéol. 1875, pl. îx ; sceptres de Zens et de Démêler,
Monum. grecs , 1875, pl. i et u ; de Plulon et de Déméter, Mon. d. Inst. 1, I1 ■ i\, etc. Voy. aussi note 2, fig. 5954, où le sceptre de Rome paraît être une
^ imicUion moderne. — 4 Autel des douze dieux et ex-voto chorngiqucs du
1 1 lcs planches exx, exxu et ci.xxiv de Clarac ne reproduisent point ces détails. , ct'l)l1 0 Corinthos sur un miroir publié par Alb. Dumont, Monum. grecs , ^ ’’ pl. III). 6 E. Vircy, Catal . du musée de Gizeh , 1892, p. 217, n° 968;
I - Manette, llescript. du parc égypt. de l'Erp. 1872, p. 55, n. 22. « Bâton ^ | noir, recourbé à son extrémité et entouré d’une large feuille en spirale. I home aujourd hui, exactement sous la même forme, entre les mains de la I l 1 1 'les Nubiens et des Soudaniens, pour lesquels il n'a plus aucune signifiea- ^ imjolique. » 7 Odyss. XIII, 429; XVI, 172 et 456. Pausanias nomme
V u scePlre d’Agamemuon (X, 30). — 8 Odyss. X, 238, 293, 319, 389. ’77- ÏiiT' Mnnum- tntich. per Van. 1788, Februar. XL — 9 Odyss. V, 43 ; X, iiàlm, ’•* *<I' Cf' V'rg’ Aen‘ 1V’ 234’ — 10 X> 30’ *■ — 11 Peut-être le même (mer /= i^tophanc nomme pax-r^ia ( Eccesliaz . passim), comme semblent l’indi- U “ V®r8 00 cl ,3°- - 12 Aristoph. Aves, 468 - 13 Diod. Sic. XVI, 47-49. Catal 11 ou1, Annal, de la soc. de numism. 1885, p. 141. — 15 E. Babelon,
cilicieii leuanl^' (-PerSes'1' l893’ P' s3> n° 33b P1- lx, fig- *• — 1f'-l)l,nasle
sui' un le,', * Un °n^ sceP^rc et debout^ devantÿ Artaxerxès IPMn^mon assis Mèlano i° <anS.8a ^u^*imo l’orte cl lenanl l&javeline pommetlée (E. Babelon, numism. 1893, 11, p. 1 18 ;ÉMazaïos, sceptre en main, suivant à pied
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comme dos émanations divines19. Ils portent le sceptre divin dans les scènes religieuses où ils figurent on costume de pharaon avec tous les symboles de la royauté égyptienne 20. Ptolémée I^’avait pris le titre de o-coT-qp, qui l’assimilait aux dieux21, et sa femme Bérénice s’était fait représenter, sur la monnaie92, avec la coiffure emblématique d’Isis, « la plus ancienne déesse qui ail porté le sceptre dans l’Olympe28 ». Ptolémée II épouse sa sœur Arsinoé, à la façon des pharaons, el se fait représenter avec celle-ci sur des pièces d’or portant la légende Oewv àoEÀtfûv 2l. Lamêrne Arsinoé, après avoirfait placer une fleur de lotus au-dessus de sa tête23, finit par prendre sur la monnaie26 le sceptre à palmeltc, <7XT|7rTpGv 7roc7TupGEto£ç. Son fils, ou beau-fils, PtoléméellI agit de même et nous le voyons avec un sceptre, en forme de trident, sur l’épaule27 ; pour les Grecs ce n’élait qu’un symbole de la victoire d’Andros. L’égyptienne Cléopâtre, épouse de trois rois Séleucides, prend, sur les tétradraclimes syriens, l’épithète Osi eùeTr,pta*8 et son (ils Antiochos VIII (423-96 av. J .-C.), copiant les types monétaires égyptiens, place le sceptre sur ses bronzes 29. De Syrie, la coutume se répand rapidement chez les dynasles de l’Asie; elle se maintient chez les anciens tributaires des Arsacides30 et leurs arrière-vassaux, les chefs Sarmates, sont appelés sceptuchi parles Romains31.
Rome. — On ignore si l’on doit attribuer quelque valeur symbolique aux cannes de certains personnages des peintures de Cervetri (fig. 54 76 ) 82 et d’un bas-relief de Velletri 3i. On a déjà vu (fig. 3789) la déesse Turan ou Vénus représentée sur un miroir gréco-étrusque avec un sceptre orné d’une fleur; sur un autre miroir 34 Jupiter, Tinia, tient un sceptre surmonté de l’aigle. En général, sur les monuments étrusques, le sceptre ne diffère pas de ce qu’il est dans les œuvres grecques (voy. encore fig. 4234). Les chefs , étrusques avaient, dit-on, pour insigne le sceptre portant une aigle, que Tarquin l’Ancien adopta8 '.
Les premiers rois de Rome avaient-ils le sceptre ?Ces chefs latins des vin0 et vu® siècles sont électifs ; on ne peut
le char d' Artaxerxès III Ochos (E. Babelon, Catal. (Perses), n° 260, pl. n, 15. — J” Double sicle sidonicn (V. Duruy, Hist. des Grecs , Il, p. 5). Darius Codomau sur sou char suivi par le roi Straton coiffé de la tiare conique el porlant le sceptre ; Babelon, Mêm. sur les monn. et la chronol. des rois de Sidon (Académ. des inscr. 5 et 12 décembre 1890). — Diod. Sic. XVIll, 14. — 19 A. Boucbé- Leclcrcq, Hist. des Lagides , I, p. 235. Celte théorie, difficile à admettre, n’est pas le résultat de l’adulation et ne se retrouve nullement chez les Perses Akhéménides, comme le dit l'abbé Beurlicr (Le culte impériat depuis César, ch. I) ; elle n’est que l'applicalion logique de la « réelle et transitive émanation »> des Panthéistes et elle forme encore le fond de la doctrine professée par les derviches égyptiens. — 20 Cf. les bas-reliefs des temples d’Edfou et de Piiilac dans Creuzer- Guignaul, Iletig. del'a<tiq. IV, fig. 135 sq. ainsi que dans les tomes X, XI, XIII et XIV des Mémoires de la mission archéol. au Caire. — 21 A. de Longpéricr, Œuvres, II, p. 8t. — 22 Rollin et Feuardent, Collect. de méd. gr. p. 568, nos 8359 sq. — 83 Inscr. gr. du Louvre , ligue 9 ; Clarac, Mus. desculpt. II. p 8i3, n° 425 ; pl. u, n° 670. — 2V Reg. Stuart Poolc, Guide to the select gr. coins exibit. in the Br. Mus. 1872, p. 46, u° 199. — 25 H. Cohen, Ùescript. des méd. grecq. de la coll. Gréau , 1867, p. 240, n° 2835. — ^ Descr. des méd. grecq. de Pr. Dupré , 1867, p. 65, n° 348. — 27 V. Duruy, H. des Rom. I, p. 492. — 28 M ionnet, Sup. VI II, uos 321 et 322. — 2J Babelon, Catal. des monn. gr. (Rois de Syrie), n° l 404, pl. xxv, I ; n° U06 ; cf. pl. clx, n s 177 à 183. — 30 V. Langlois, Xutnism , de l'Arménie dans l'antiq. pl. îv, nos 5, 6, 9, 10, Il et 12; V, n° 2; cf. Babelon. Mélang. numism. Il, pl. v. n° 1-6. — 31 Tacit. Ann. VI, 33. On conserve à Saint- Pétersbourg les ni rceaux de deux sceptres ou bâtons de commandement, découverts dans une tombe de Koul-Oba; ce sont des cylindres creux en argent d’une longueur tolale d’environ 1 mètre; l’un est terminé par une pomme de pin dorée, l'autre par une tète de lion; Antiq. du Bosph. Cimjnérien, 18, I, p. 177 et pl. xxviu, n°* t cl- 2. — 32 Monum. d. Inst. VI, pl. *xx ; A. de Longpérier, Musée Napoléon 111, pl. xui. —33 Milani, Studi e materialiA, p, 105, fig. 12. (Iielbig, R hein. mus. f. Philol. N. F. i.vm, p. 500 et suiv.) y voit un roi tenant le sceptre. — 3V Gerhard, Etrusk. Spiegel , lxxxii. — 35 Dion, liai. 1 1 1 , 61; 62; IV, 74; Virgil. Aen. VIII, 506 ; Silius, X,41 : sceptris celebratum nomen etruscis.
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donc les considérer comme Bi&ysveïç, ni les comparer aux Pacn>£!Ç achéens du xin" siècle; même le dernier roi de Home, Tarquin le Superbe, a moins souci d’imiter Agamemnon que de se modeler sur Aristodème, le puissant tyrun de t, urnes. Inutile de chercher si ce fut comme descendant d’un lucumon ou comme héritier des Bacchiades qu il adopta le cxr.TtTfov èXecpâvTivov, car le sceptre était à la fois pour eux un emblème de la royauté et un symbole religieux1. Si, plus tard, les auteurs en ont surtout parlé comme d’un ancien symbole royal, ce fut (Mue que, oublieux des anciennes pratiques inhérentes au stolisme, ils ne songeaient qu’aux poèmes homériques dont l'étude avait été remise en honneur. En établissant le culte de Jupiter Optimus Maximus, Tarquin plaça au Capitole une statue de ce dieu, l’habilla de vêtements de pourpre et la décora d’un diadème, d’un foudre et d’un sceptre2; en même temps, il institua des jeux qui étaient précédés d’une procession dans laquelle on promenait, sur des chars, les vêtements de Jupiter et ses ornements. On promenait de même les exuviae de Junon et de Minerve [circus,P. 1193], Ce n’était pas une coutume purement locale; elle existait dans l’ancienne Egypte3 ; Fr. Lenormant l’a signalée dans le culte assyrochaldéen, disant fort justement que « le plus mémorable exemple qu’on en trouve chez les Grecs est celui qu'offre la fête des Grandes Panathénées4 ». En Égypte, c’est le pharaon qui officie dans le stolisme; en Grèce, ce sont des magistrats, des prêtres ou des femmes; à Rome, dans le culte de Jupiter Capitolin, ce furent les Tarquin. La fête terminée, les rois n’avaient aucun motif de se parer d ornements qui étaient purement religieux5, et ce n’est même point en tant que chefs de l’État qu’ils portaient, dans la procession, le sceptre de Jupiter, comme vainqueurs célébrant un triomphe6 7. Ce fut à la suite d'une victoire que Tarquin institua ce culte ainsi que la procession, qui dans le principe n’était pas annuelle ; elle ne le devint que vers le milieu du iv° siècle [uni, p. J 378]. Devait-elle être périodique ou n’avoir beu qu'après de nouvelles victoires et de nouvelles conquêtes? Quoi qu il en soit, on la renouvelait à chaque triomphe, et c’est le triomphateur qui portait les vêtements de Jupiter ainsi que son sceptre [triumpdus]. Ce privilège est purement militaire ; il n’appartient ni au rex sacrorum ou à l’interroi, ni aux prêtres ou aux consuls, ni aux magistrats politiques ou judiciaires. Durant toute la
I Justin, xliii, 3 : Beges hastas pro diademate habebant quas Graci sceptra
dixere 223. - 2 Serv. ad. Ecl. X, 27; T.-Liv. X, 7.- 3 f.lu(arch. /s. et 0sir , el 3 .
Aug. Manette, Abydos. Bescnpt. des fouilles , p. 17-19 et 34-56. -4 Essai de corn
ment, de Bérose, p. 441 . - S Ce sceptre de Jupiter 0. M. „'Cst pas le mime que celui de Jupiler Feredus sur lequel on proférait les serments et dont le prototype remonlail croyait-on, à Ron.ulus (Fest. p. 92) ; Serv. Ad Atn. XII, 20C ; C. Itôtticlier, Tektonik d. Bellen. (2« édit.) II, p. 421. — 6 Th. Mommsen a modifié plusieurs fois ses idées à ce sujet. Dabord, il représente les rois de Rome dans un costume pareil à celui du plus grand des d.eux, parcourant la ville en char et lenantun sceptre d'ivoire surmonté de 1 aigle (H, si. rom. Paris, 1863, I, p. 90) ; ailleurs il dit : le sceptre est aussi refusé au roi par la tradition, peut-être également à tort » ( Le droit publ. rom.
Paris, 1893, 111, p. 5); enfin dans une note [/b. Paris, 1892, 63) : « En dehors des documents qui construisent le costume des rois de Rome à l image de celui des triomphateurs, le sceptre n'est jamais altribué aux rois par les relations les meil leures et les plus anciennes. » - 7 Serv. Ad Aen. x ,, 238 ; mais voy Mommsen
Brait publie, II, 1892, 63, n. 2. - 8 yA, p. 64 ; récit contesté fait par Tite-Livc (V) de la mort après la prise de Rome par les Gaulois de Papirius et des soixante vieillards en coslume triomphal. Mommsen, 1, l. I. ■ Sehxvcgler, Bôm. Gesck. IV p. 25.
7 LT' x!ï' XLU,' U‘ ~ lb ■ XXX’ 13et XXXI> “• - 11 E- Eabelou, Monn. de
lu Jlepubl. rom. I, p. 21-23. Le fait que ce type monétaire se retrouve sur les auto¬
nomes de Capoue (Friedlaender, Osk. M Un zen, p. 10, n» 8), dAtolla (lb p 15
n" 1) cl de Calai, a (lb .p. 20, n» 2), confirmerait l'hypothèse de Jordan (Topogr 1
2, 275, 294) sur l’origine grecque ou campanieunc-du triomphe et de la procession’
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République, on ne l’accorde qu’aux commandants d’ mée (duces)'. Mommsen dit que le triomphateur T. pouvait jamais reprendre en mains le scipio eburnn « ni de son vivant, ni même après sa mort », à la diir? ronce de ce qui avait lieu pour les autres insignes triorn phaux8. 11 se peut qu’après la cérémonie, les ornement en métal et en ivoire fissent retour au trésor du terni,!," et qu’on ne donnât au magistrat que les vêtements d’étoffe, comme cela a encore lieu dans certaines pratique' du stolisme. Cependant, Eumène 9 et Masinissa10 reçurent le sceptre et les insignes triomphaux, cum sella curuli atque eburneo scipione , pour en jouir leur vie durant
La plus ancienne représentation que nous ayons de ce sceptre capitolin se trouve sur les monnaies romaines frappées à Capoue, pendant la guerre latine, vers 340-338 (lig. 6175) ". C’est une aigle éployée12, posée sur une hampe d’une coudée environ à laquelle convient le nom de scipio 13 qu’on lui donnait, le mot hasta n, analogue au odpu de Pausanias 1S, désignant ces longs sceptres, aussi Fig. ens
grands que la taille humaine, qu’on voit ailleurs aux mains du Jupiter du Capitole (fig. 4237, 4238, 4242) ; de celui d’Anxur 16 (fig. 4233), de Diane ”, de 4 énus ’8, de l’Italie et de Rome personnifiées (fig. 44 11) Ia et aussi des empereurs (fig. 392, 4110).
Bien que Masinissa eût reçu le scipio eburneus, ce n’est point cet insigne qu’il place sur ses monnaies, mais le sceptre à fleur de lis20, car, alors, ce sont les idées * gy P tien nés qui dominent dans toutes les cours orientales. Bientôt même, ces idées pénétreront en Italie avec la poésie des Alexandrins : Lycophron avait employé le mot GX7)7tTpcc, non comme synonyme de ax^mouyjtt ou de tJot'TiXsia, ainsi que l’avait fait Hérodote, mais dans un sens beaucoup plus étendu; xod 0aXoî<7-
<™7)7n:pa **• Cette figure de la rhétorique alexandrine fut mise en image par Varron, le célèbre polygraphe qui, vers 49 av. J.-C., étant proquesteur de l'armée pompéienne en Espagne, fit graver sur les deniers un sceptre entre un aigle et un dauphin (fig. 6176), comme emblème de la domination sur terre et sur mer de Pompée Celui-ci n’ambitionnait point le titre de roi, mais
— 12 Cf. Val. Max. IV 4, 5 ; Juven, X, 43; Lyd. de Mag. 1, 7. — U Ce mol apparlicnt à la môme famille que (yx^Ttaviov employé dans Y Iliade avec le sens de bâton dont on frappe les chevaux (XIII, 59) ou la foule (XXIV, 240) el que axvjirwv (Aristoph. Vesp. 727; Eurip. Hec. 65; Hcrodot. IV, 172), qui a la môme signification. Th. Mommsen le fait dériver « de la forme dorique oxàniov, cf. «rx^-
M V, Etienne Thés. s. h. v. et ox^txtçov et axy]itù>v. — 14 Sur le synopsis do C.irta conservé au Louvre : lovis victor argenteus habens... in manu sinistré hastam argenteam. (Clarac, O. c. If, 1269; Inscr. pl. lxxii, 15). La remarque fort juste de Borghesi ( Œuvres , I, p. 120) ne concerne que la hasta purac t Yasta g»erm riera. — 15 IX, il. — 16 Bahelon, Monn. de la Rép. rom. 1886, II, p. 546. Vibia,
18. — 17 lb. I, p. 553, Hostilia, 4. — 18 lb. If, p. 20 sq. Iulia, n° 32-36, 46, 48-50.
10 lb. I, Vibia, 19. — 20 Bahelon, Mélanges niimism. 1892, pl. vi, n° 1 ; cf- h's monnaies de Juba I, (Ramus, Cat. mus. r. de Danemark, pl. vm, fig. 16) ; celles de Plolémée, fils de Juba II, représentant un sceptre appuyé sur un trône (Muller» Num. de lanc. Afr. III, p. 129, n° 186) ou sur un autel {Calai. d'Ennery , p - ' • n° G 14). — 21 Alexandra , 1229; cf. Niebuhr, R hein. Mus. 1827, I, p. 108 sq. Co pluriel *xï)ircia, imité toujours par Virgile (Aen. I, 178 et 257 ; IX, 9 ; X, 852) u est pas une forme purement poétique ; Hérodote l’emploie (VII, 52): ax^-rfa -* *P4*
— 22 Babclon, Monn. de la Rép. IL p.48G, n° 15. Sur les monnaies à fleur de coin, on voit que la hampe est formée par une ligne de grénelis et on distingue très clairement I ornement qui la surmonte. Nous ne parlerons pas ici de T’associalion de 1 aigle, et du dauphin avec le sceptre déjà représentée comme insigne triomphal sut une ciste prénestine Annal, d . Inst. p. 101 [triumphus in monte albano].
Fig. 617
SCE
SCII
il avait adopté Neptune pour père *. César refuse le diadème2, véritable insigne royal qu’aucun empereur ne prendra, au moins à Rome, jusqu’à Constantin 3, mais, se considérant comme descendant de Vénus, il fait graver des médailles représentant cette déesse avec le sceptre4. Antoine se donne comme une incarnation de Baccbus et se fait représenter avec sa femme Cléopâtre portant le sceptre6 et se qualifiant de 6éa veu>Tspa°. Après la chute de l’Égypte, tous les Césars divinisés tiennent le sceptre7, qu’il ne faut nullement considérer comme un emblème de la royauté. Pour les Égyptiens d’alors, le sceptre était moins un insigne royal qu’un symbole divin, figurant toute une suite d’idées philosophiques que nous avons peine à saisir, qu’on révélait aux étrangers dans les mystères d’isis8 et que les Alexandrins exprimaient par le mot à-aoôéioaiç [apotheosis]. C’est pour cela qu’Homère, dans le bas-relief d’Archélaos de Priène, est représenté sceptre en mains (fig. 52091 et que les prêtres égyptiens décernèrent un sceptre à fleur de lotus à la petite Bérénice qui mourut avant de régner 9.
C’est le scipio eburneus que les empereurs prennent encore pour célébrer un triomphe : on le rencontre fréquemment
sur les médailles (fig. 6177) 10 et sur les monuments. Mais il va faire régulièrement partie du costume de cérémonie des consulaires (fig. 1906 et suiv.) 11 ; on le donnera même à des particu- Alors, il ne rehaussera plus la
l ig. 6177. — Sceptre d’empereur.
lier
Fig. 6178. — Sceptre cousulaire.
pompe triomphale, mais contribuera à l’éclat des jeux publics. A la fin de l’Empire, la plupart des personnages représentés sur les diptyques13 tiennent d’une main le bâton d’ivoire surmonté d’une aigle et de l’autre la mappa (fig. 6178) qui sert à donner le signal du départ aux cochers du cirque J1 ‘Oui les premiers empereurs d’Orient décerneront les
rom I /o’ 2 Pl0' b’ass' **• — 3 Mommsen, Droit publ
- 5 V P | "T Gabelou, Monn. de la Bép. II, p. 12, n" 11; p. 20 sq. n“ 32, etc
Boulko °“ti^Ir,POli'.Mi0nn°1’ DeSCT- dCS ^ 9f- V’ «“264; grand bronze
Ma des rois p ^iTVl” ~ Y’ FeUai'dc"1’ ColL Dem^rion , Égypte anc se Lrn„v i ’ , ’ ~ Us exemP,es les P,us remarquables, avec les médailles
et de Vie», S7r , d° Pa"S (fig’ 3S,2) (CI'abouillet, fatal, gén. n» 188;
reslù r Ga:-arC>‘- I88IÎ’PI’ Tous les sceptres divins
de Jiiuii.T r m'X l|ue tlenncnt Jupiter, Junou et Minerve sur le fronton du temple M„„ ,/, r/T °ln’ tel <|uc le reP1-dsenle un bas relief [capitolium, fig, 11501
Ua’u co„ ! “"n- ,85t’ P’ 28ü S'l’)- l;" b‘’°"z0 do • ft-PPé à èhanadc ce 8C6D. é.3U Cablncl dc F,ance (a»a- eoll. Couris), porte au revers l’image
— s Pour j ° ’ 1VID a4cc la légende KaurajiSv (Boutkoxvski, O. c. n« 2779).
nodoil nastTi °Ulf la Paelde de ces initiations aux croyances égyptiennes, on dier les noml !• eme“t conâ|dérer les restes du culte d’isis en Europe, il faut élûtes monuments si* |aS rtbLr” de t’t'stac, où les Césars sont en costume égyptien, figuré en ni,.,. a'I<S commo c<-’lui du musée Guimct sur lequel Auguste est P'aii’c fidiî! par M n“7t/eS déV0l(0ns’ - 9 D6cret Canope, fig. 53 de l’excm- Prœlmer {JoUrn- Sa°- *883, p. 2ii). - 10 La fig. 0177, d’après
sur „» denier dp?'? T P’rf 1 *' 2°*’ 27+1 S83’ otc’ ^ aussi %• *>*«• Auguste (Babel». ,, A'|u,lllus Florus, frappé 20 ans av. J.-C. et représentant AdAm Xl°™sd; la h p- 218, »" et II, p. 71, n- 192.)
Var. VI, Vov Tl M ’ ’ P den1, c - ■S’i/wïwi. 1,349; Perisleph. X. 140 ; Cassiod.
li’ *!, p. lïo 1 °TI",Se“’ Dr-Publ-rom - l89*, II, P- 50 et suiv. -12 Mommsen, 8-i Marquardl. S y. milit. p. 44 et s. ; C. i. I. X, 1709 : Lui
titresde patrice etde consul aux rois barbares, ilsleurenverront, le sceptre capitol i n etceux-ci en feront un insigne héréditaire de leur pouvoir monarch ique. Son un Doiugnv.
SCIIOEIVUS (Syotvoç). — 1. Terme générique désignant toutes les espèces de joncs et de plantes junciformes qui croissent a l’embouchure des rivières1, dans les marais2, et les bois3. Les Grecs et les Romains employaient plusieurs de ces plantes comme parfum4 ou pour aromatiser le vin6 .
II. Les joncs servaient plus spécialement pour faire des nattes, des corbeilles et autres ouvrages de vannerie [scirpea], des cordes [restis, restiarius, p. 846], que Ion nommait uyotvoç, oyotvtGv, <r/otvtç. M. Bréal croit que funis ainsi que finis dérivent de c/oîv g; 6.
III. Instrument d’arpentage ; cordeau pour le lotissement des terres conquises 7 et la délimitation de chaque ff/Givitr[xa attribué aux clérouques, aux colons, etc. 8.
IV. Ancienne mesure agraire dont se servaient, encore au ivc siècle, les Iléracléotes de Lucanie2. En vérifiant les calculs indiqués par deux inscriptions, on trouve que le tr/Givo;, ou schène lucanien, se compose de 30 pas, opeyga, chaque pas étant de 4 pieds10. Ce schène aurait donc 120 pieds, mais on ignore la longueur du pied héracléotique 11 ; on sait seulement que les fermiers devaient planter quatre oliviers par schène12.
V. Corde employée pour le halage sur le Nil; d’où, poste de halage, relais de halage, distance entre deux relais13. Les relais étant plus ou moins éloignés selon la force du courant et la disposition des berges, il en résulta que ces schènes étaient de longueurs variables au gré des accidents locaux, ainsi que Strabon le constata en remontant le Nil 14.
VL L’habitude d’évaluer les distances en comptant les relais de halage fit que le schène devint l’unité des mesures itinéraires égyptiennes 16 sans qu’on sache encore le nom indigène que traduit ce vocable grec16.
La longueur du schène variait selon les provinces17 : d’après Artémidore, elle était de 30 stades dans le Delta; de 120 stades, de Memphis à laThébaïde; de 60 stades, de la Thébaïde à Syène18; la longueur du schène varia également selon les époques : celui d’Hérodote est de 60 stades ou 2 parasanges 19 ; dans le système philétairien, on essaya de fixer la valeur du schène à 4 milles20, soit, environ, 6 kilomètres21; le schène d’Erastothène est de 40 stades22.
maxirnus princeps consulatus cuncta habere insigma permisit, sellant curulem, scipionem etc. — 13 Voy. emeus, p. 1195, I, consul, p. 1475 sq., diptïchus et la fig. 4832. La figure 6177 est prise du diptyque d’Auastase, cousul.en 517 — fig. |9|0.
SCHOENUS. 1 Odyss. V. 403, Lenz (Botanik der ait. Griech. p. 280), Euchliolz ( FLor . homer. p. 7) ; Buchholz (//orner. Beat. I, p. 228-230) out essayé d’identifier ces joncs sur lesquels Ulysse vint échouer. — 2 Batrach. 255. — 3 f>;n(i 01. VI, 54. — i Plin. H. nat. XXI, 73, 1. — 5Cat. De ag. cuit. 105 et 113; Calvin. XII, 53, 2. — 6 C. rendu. Acad, des Inscr.. 1906, p. 24. — 7 Ilerod.
I, 66. — 8 Suidas, s. v. e^olvurça; Plularcli. Mor. f. 602. éd. Didot. 9 C i
gr. nus 5774 et 5775 ; Dareste-Haussoullier, Inscript, juridiques (189i).n° XII
— m 133 schènes, 26 pas, 1 pied plu, 4 schènes, 1 1 pas et 3 pieds font 138 schènes, 8 pas (/ns. jur. p. 214), 66 1/2 schènes plus 7 schènes et 17 pas font 74 schènes et 2 pas [là. p. 217). — n Hultsch estime ce pied à 0”,2777 ; M. Dareste, à 0“ 33 (O. c. p. 227, note). — 12 Üarestc-llaussoullier, O. c. p. 203. — 13 Hieronym Comment, in Joël. III, 18 (Patrol. Mignè, XXV, col. 986). — li XI, Il 3
— le Isid. Hispal. Orig. XVII, 9, II. — 16 Dumiclien a cru que e-/orVOç dérivait de l'égyptien kliennuh ( Gesclt . Aeyypt. p. 39), mais cette étymologie ù’est pas admise. — n Strab. XI, il, 5; XVII, 1, 24 et 41 ; Plin. H. nat. V, 11, 4; XII, 30, -
— 18 Strab. XVII. 1,24; Pline cite des schènes égyptiens de 30 stades (H. nat.\\
II, 4) et d’autres, de 32 stades (1b. XII, 30, 2. — 19 U, 6. — 20 Héron, tab (Hultsch. Met roi. script. I, 184). —21 Hultsch l’estime à 6 30J mètres (Met rologie, p. 013) ; Doerpfeld, à 6 kilom. ( Beitr . sur antik. Metrol. Mitth. d. arc/, Instit. su Athen, VIII, p. 358). - n Pli„. n. nat. XII, 30, 2. Sur cette question, cl. d'Anville, Sur ta mesure de la terre pur Erathosth. (Mém. de l'Acad.
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