SCH
VII. Les Grecs de l’empire des Séleucides donnèrent le nom de schène au parasange perse; en Arménie, il valait -40 stades d’après Théophane Sorlin Dorigny.
SCIIOIXOIMIYLIXÜA 1 (Eyotv&ipiAivSx). — Jeu décrit par Pollux. Les joueurs formaient un cercle. L’un d'eux, cachant une corde (ory&mov), cherchait à la placer. Celui près de qui elle était déposée, s’il ne s’en apercevait pas, devait faire le tour du cercle en recevant des coups ; s’il s’en apercevait, c’est lui qui poursuivait, en le frappant, le joueur qui avait placé la corde. E. S.
SCIIOLA. — ü a été expliqué au mot ludus que le terme schola, transcription latine du grec trydAv) « repos, délassement », avait été usité à Rome, à partir du milieu de l’époque républicaine, alors que les choses helléniques devenaient à la mode, pour désigner les hautes études littéraires et, par suite, l’endroit où l’on s’y livrait '.Nous n’avons pas à revenir ici sur ce sujet.
Le mot prit bientôt plus d’extension et servit à désigner des endroits où l’on se réunissait, comme dans les schola littéraires, pour causer et discuter. Ainsi l’on donnait ce nom à des constructions isolées, mises sur des placespubliques, à la disposition des promeneurs désireux de converser des choses du jour : on en a trouvé de telles sur le forum triangulaire de Pompéi 2 et sur celui de Simittus (Chemtou) en Afrique3. D’après Pline, on appliquait la même dénomination à une grande salle construite dans l’enceinte des portiques d’Octavie, assez vaste pour avoir pu servir plus d’une fois aux séances du sénat 4 et sur laquelle on n’a, d’ailleurs, aucun renseignement précis n. Dans les thermes, au dire de Vitruve6, le mot schola caractérisait des parties du caldarium et du laconicum , espaces laissés libres autour des bassins, où les baigneurs attendaient leur tour avant d’entrer dans les baignoires ou de s’approcher des cuves d’eau bouillante fcf. balneum, p. 6o6j.
Dans le langage des camps on qualifiait ainsi1 une petite enceinte sise en face l’endroit où étaient déposés l’aigle et les enseignes, près du lieu de campement du légat; on venait y chercher les ordres de service.
Mais le terme était surtout en usage dans les collèges : il caractérisait le lieu de réunion de la compagnie, la salle réservée aux assemblées profanes et religieuses, aux fèLes, aux sacrifices, au repas de corps8.
On a découvert dans différentes parties de l’Empire romain un certain nombre de schola nettement identifiées par des inscriptions, et l’on peut se rendre compte des formes qu’elles affectaient et des détails qui les distinguaient des autres constructions. Leur comparaison permet de faire une distinction très nette entre les schola , sièges de collèges, qui, elles, étaient de véritables pièces, plus ou moins spacieuses, et les autres simples édicules,
disposées en plein air ou ù l’abri, dans des lieux publia pour faciliter la conversation : celles-ci nous sont, surtout connues par deux spécimens déjà cités plus haut ,q découverts l’un à Pompéi, l’autre à Chemtou.
La schola du forum triangulaire de Pompéi est demi circulaire. C’est proprement un banc disposé à l’extré mité ouest du temple, faisant face à la campagne ; on y jouissait autrefois, comme on y jouit encore aujourd’hui, d’une vue merveilleuse sur la vallée
du Samo et sur la Fig. C170. -Schola de Pompéi.
mer (fig. 61 79) 9.
M. Toutain a décrit ainsi la schola qu’il a découverte sur le forum de Simittus10. « La face sud-ouest du forum est occupée par une sorte d’exèdre monumental. La forme générale est celle d’un demi-cercle dont le diamètre se prolongerait à droite et à gauche au delà de la circonférence.... ; au sommet du demi-cercle, le mur est comme interrompu; une niche profonde d’environ 3 mètres a été ménagée en cet endroit; elle s’ouvre du côté opposé au forum ; le mur du fond est courbe. Le mur de façade a une hauteur de 4 m. 50 au-dessus des dalles du forum, et il ne reste aucune trace d’un escalier en pierre en avant de ce mur; devant l’exèdre se trouve un trottoir large de 2 m. 80. La décoration architecturale du monument peut être reconstituée sans trop de difficulté. Les suhstruclions en pierres de taille étaient décorées d’un revêtement en marbre, comme le prouvent les trous creusés dans les blocs, dans lesquels s’engageaient des crampons en fer. Au-dessus de ces substruclions existait un mur formé de briques plates et de petits matériaux en marbre; il était, lui aussi, demi-circulaire : la face
Fig. 6180, — Schola du forum de Simitlus.
interne en était ornée d’une colonnade (fig. 6180) ». La largeur de celte schola à la partie antérieure est environ de 20 mètres. Là encore nous retrouvons donc la forme demi-circulaire adoptée pour la schola de Pompéi. Les schola de cette sorte auraient aussi bien pu recevoir et
îles lnsc. 1759), XXVI, p. 92 sq. Mém. sur la mesure du schène égypt. ( Jh . p. 882 sq.) ; Letronne, Recherch. sur les fragm. d' Héron d‘ Alexandrie, p. 199 et 200; M. Martin. Examen d'un mém. de Ch. Letronne , Revue archéol. XI, p. 145 ; Lcpsius, Das Stadium und die Gradmess. des Erathosth. auf Grandi, dcr Aegypt. Masse ( Ztschft . fur. aeyypt. Sprache (1&77), p. 7 sq.) ; Aurcs, Traité de métrol. assyr. 1891, p. 27; Is. Eévy, Entour et le schène (Rec. des trav. philol. et arch égyp. et assyr. vol. XV, p. 165 sq.) ; Willi. Schwarz, Der Schoinos bei d. Aegypt. Griech. und Rom. Berlin, 1894. — i Slrab. XI, 14, il ; Plin. H. nat. V, 20, 2 ; cf. Ib. VI, 30, 7 : quum Persae quoque sehoenos et parasangas alla mensura déterminent.
SCHOINOPHYI.LNDA. 1 Poil. IX, 115.
SCHOLA. l Festus, p. 347 : Scholae dictae sunt quod , ceteris rebus omissis , vacare libernlibus studiis pueri debent. — 2 C. I . L. X, 83 1 : scol. et horol. ; cf. 1453, à llerculanum : pondéra et chalcidicum et scholam. — 3 Toutain, Fouilles à Chemtou (Mém. présentés à TAcad. des inscr. par divers savants , X, p. 406 :
...schola ...[Ai/]#[<7]. Anto[nin...].) Cf. C. I. L. VIII, 978 à Kourba : ... pluteum pu'petu[um], scholas 11 [horologiu\m\. — 4 Plin. Hist.nat. XXXV, J 14 ; XXXVI,
28. On sait qu'elle était ornée à l'intérieur de peintures et de statues célèbres, t'I l’on s’ist même demandé si elle n’élait pas identique à la bibliothèque il OcUvie* connue par ailleurs. En ce cas, le sens du mot scola appliqué à celle construction s rapproche de celui que donne Festus (cf. note 1), — 0 Cf. Homo, Lex . de topoyi ■ rom. p. 515; Jordan-Hülsen, Top. der Stadt Rom, I (3e partie), p. 541. — c V, 10. Cf. Ovcrbeck, Pompéi (5° éd.) p. 209 et 213. — 7 Hygin. De mun.cush . •
scholae cohortibus primis ubi munera legionum dicuntur in scamno leg<d° rum contra aquilam dari debent. — 8 Cf. à ce sujet Wallzing, Corpovd l0^ professionnelles , 1, p. 211 sq. et les inscriptions rassemblées par lui; ^ p. 437 et suiv. — 9 Mazois, Pompéi , IV, pl. m, fig. 1 et 2 ; Ovcrbeck, PoinpLJ‘' (4e éd.) p. 79; Mau, Pompeii , p. 130; Thédenat, Pompéi, 1906, Vie pobli'i"^ p. 87. — 10 Mémoires présentés à TAcad. des Inscr. par divers savants , p. 463 sq.
SCII
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I s-ms doute reçu plus d’une fois le nom d’exèdre; fjnapu être pris pour l’autre*.
("i'st aussi la forme demi -circulaire qui paraît avoir été usitée pour les schola militaires dont il a été question lus haut. Du moins est-ce celle que nous constatons (|.ms les deux seuls exemples que nous en connaissions2 ri dans une édicule du camp de Lambèse qui pourrait être rapproché des précédents3.
II n’en est pas de môme des schola, salles de réunion de collèges. On y remarque une grande variété de plans.
Il faut malheureusement laisser de côté la schola Xantha des scribes attachés aux édiles curules, quia été découverte au xvie siècle sur la voie Sacrée, près des rostres4. On ne possède pas de détails sur la disposition du monument; un des auleurs qui en ont parlé semble dire qu’elle se composait de trois pièces disposées sous un portique6. La seule chose certaine c’est que l’édifice était construit tout en marbre et décoré somptueusement. Mais il est d’autres spécimens, en assez grand nombre, dont l'élude a été faite avec soin. La schola des sodales Serrenses, collège funéraire, était située à Home près de
la Voie Nomentane B.
C’était une salle carrée de 5 mètres de côté à laquelle on accédait par une marche; tout autour régnait un banc peint en rouge; au milieu était un autel également revêtu de couleur rouge; une plaque de marbre, fixée contre l’autel, indiquait le nom du donateur; à la partie supérieure reposaient deux vases de bronze, mesures de liquides, offerts à ses col-
Fig. 6181. — Schola des dendrophores à Ostie. lègues par 1111 membre
nommé C. Cirrius Zosimus7. Les dendrophores d’Ostie se réunissaient dans une salle trapézoïdale attenante au temple de Cybèle et d’Attis, mais à un niveau inférieur. Le tour en était garni d’un banc, qui n’était interrompu qu’à l’endroit de la porte. Au centre existaient deux autels. Mur, banc et autels étaient là encore peints en rouge (fig. 6181). Une inscription recueillie dans la salle indique que la pièce était la schola du collège. Par contre, la schola d’une association funéraire de Rome, siégeant sur la voie Appienne et consacrée à Silvain, était circulaire (fig. 6182). Fea en a conservé le plan 8. Au centre s’élevait un autel au milieu d’un espace dallé; autour régnait un terre-plein. Le long intérieurement et à distances régulières
Fig. 6182. — Schola sur la voie Appienne.
carré du mur
note i ”eniP'cs cUés Pai’ M. Wallzing, Corporations professionnelles, I, p. 222, Jahrbüci nlesem^enI Pas U'ès probants. — 2 Von Domaszewski, Neue Heidelberg des h VX’ f 446’ P*' 1 e* P- 1PG, P 1 ■ il. — 3 K. Cagnat, Mém. de V Acad. — S 11(11°' ‘ ^ÏUI, p. 47 et 48. — 4 Hiilsen, Rom. Aliltheil. 1888, p. 298 sq. areh cr " C1*'’ P- s(l- : porticum vel apothecas très. — G Bull, di
jUon ',6Vp- 37 S<M Annali. 1808, p. 387. — 1 Annali, 1868, p. 38;
1 Jnstit. tav. LX, 1; Bullett. comun., 1874, p. 37. — 3 Varietà di
vin.
étaient disposés des sièges dont on a nolé des vestiges.
On a retrouvé, à Lambèse, toutes les salles de réunion des collèges militaires de la légion ni* Auguste groupées au praetorium (fig.
6 183) autour de la chapelle des enseigues 9.
Toutes sont rectangulai res; quel-
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TOTrTrrq
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5 B a a B Su jB uJ B El B B-j
Fig. Cl 83. — Scholae du praktorium de Lambèse.
ques-unes seulement se terminent par de petites absides. Dans l’intérieur, appuyées contre le mur du fond, étaient disposées des pierres aflectanl une forme circulaire ou simplement incurvée où se lisait la dédicace de l'édifice suivie du règlement de l’associalion. On n’a pas trouvé trace de bancs le long des murs; mais le droit d’entrée dans ces associations portant le nom de scamnariurn *°, il est probable que les pièces étaient garnies de sièges en bois.
La forme rectangulaire est aussi celle que présentaient les salles de réunion des corporations marchandes établies sur le forum d’Ostie (fig.
eiS-iyUelles avaient,
d’ailleurs été établies après coup sous le portique oriental; on avait relié les colonnes au mur d’enceinle par des cloisons, et obtenu ainsi une série de compartiments rectangulaires: devant l’entrée de chacun d’eux, un cartel de mosaïque contenait le nom d'une des corporations de la ville. De la comparaison de ces différents plans, il résulte évidemment que les schola n'avaient point de forme propre et qu'on suivait, pour les établir, celle du terrain dont on disposait. On voit aussi que ce qui les caractérise, en général, c’est un banc ou des sièges pour les confrères 12 et un ou plusieurs autels à sacrifices13; cela marque très nettement la destination à la fois pratique et religieuse de ces sortes de salles de réunion.
Les inscriptions signalent les embellissements de toute sorte que la générosité des membres du collège ou des bienfaiteurs y apportaient. Les murs étaient revêtus de peintures *4, on y élevait des statues aux dieux 16 ou aux
Notizie, p. 173 et pl. n. — 9 Cf. Gsell, Bull. arch. du Comité, 1901, p. i.vi; R. Cagnat, Mém. de l'Acad. des Inscr. XXXVIII, p. 233 ; cf. 249 sq. ; V. plus haut, s. v. Pràstorium. — >0 C.J I. L. VIII, 2537 ; Klio, 1907, p. 184. — U Notizie degli Scavi, 1881, p. 199 sq. ; Mèl. de Rome, 1891, p. 501. — 12 Cf. C. 1. L. VI, 103 : sedes aeneas ; 8117 : scamna. — 13 Cf. ibid. V, 7904; VI, 835, 1038; VIII, 2601, 2602, etc. — U Ibid. VI, 5346. — 16 Ibid. III, 543, 3580 ; VI, 103, 471, 543, 3576, 8686, 10 234; VIII, 1936, 2554, 2555; IX, 5177 ; XI, 2702 ; XIV, 5, 36, 118, etc.
Fig. 6184." — Schola du forum d’Oslic.
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patrons' protecteurs de la corporation; on y plaçait des meubles et des ustensiles nécessaires aux festins, des tables 2, des buffets 3, des cratères *, des vases pour mesurer les rations 5, des balances pour les peser fi, des cadrans solaires 7, des candélabres de bronze 8, etc.
Abusivement, le mot schola a été employé parfois, surtout lorsqu’il est question de collèges militaires ou assimilés, comme synonyme de collegium. C’est ainsi que dans un texte trouvé près de Drobela9, un personnage porte le titre d edec[urio) scol(ae)fab(rum ) i(lem) itnag{inifer), son fils à'immag{inifer) scol(ae fab(rum), un troisième de vexil(lnrius) scolyae ) fab(rum), alors que dans des textes analogues10 on trouve les expressions vexillarius colfegi fabrunr, qu’à Misène nous rencontrons parmi les marins de la flotte la mention d’une schola armatur(arum) 11 ; ailleurs une schola tubicinum l2, une schola decurionum *3, une schola vexillariorum u, etc.
Il est aisé, dès lors, de comprendre pourquoi, à l’époque post-constantinienne on donna le nom de schola à certains groupements de militaires ou de fonctionnaires militarisés, ainsi que cela avait lieu à cette époque15. Ces corps étaient ceux qui, n’ayant pas de garnison fixe dans les différentes provinces de l’Empire, étaient plus spécialement attachés à la personne du souverain. La Notice des Dignités et le Code Théodosien nous les font connaître : ils citentles scutarii'r\ les gentiles *7, les armaturae '8, les notarii *9, les domestici elprotectores20, les agentes in rebus **. Il se pourrait aussi que le terme schola leur ait été plus particulièrement appliqué parce qu’ils avaient, comme salle de garde, une pièce spéciale du palais impérial22. L’institution remonte à Constantin 23 et dura jusqu’à l’époque byzantine. Chaque corps était composé de cinq cents hommes. R. Cagnat.
SCIMPODIUM (Sxîjahou ç, a-xtptôotov). — Synonyme de xûâëa-roç et àflrxâvnrjî, signifiant un lit étroit et de pauvre apparence1, ou une civière2, ou un simple banc3. Mais il y avait aussi des meubles de ce nom à l’usage des gens riches, servant de chaise-longue et de lit de repos pour une seule personne; et c’est ainsi qu’ils furent connus à Rome, comme une invention grecque1. E. Saglio.
SCIIMO [sceptrum].
SCIRPEA ou Sllt PEA dim. SC1RPJCULA. — Manne, corbeille de jonc ( scirpus ), dont il est fait mention fréquemment pour les travaux de la campagne*. lien est parlé aussi comme d’un panier de pêche 2. Le panier d’osier placé comme caisse sur le train de chariots légers [peaustrum, fîg. 3702, 3703] estaussi nommé sirpea 3. E.S.
SCOBINA. — Lime pour travailler le bois ( scobina
Cïpoç
rsa*
Fig. 6185. — Balai de feuillages.
fabrilis), opposée à la lime [lima] 1 des ouvriers en métaux. On l’appelait aussi lima lignaria 2.
SCOPAE. KâXXuvTpov , xop^Opov , aiptoQpov,
— Ralai, époussette. On en faisait avec de menuesbranchesde bois ou des feuillages liés ensemble2 (fîg. 6185), tels que l’orme 3, le myrte ou le houx 4 ; le palmier nain, qui abonde en Afrique, en Sicile et dans l’Italie méridionale, paraît avoir été employé de préférence s.
Il y avait dans les maisons romaines des esclaves chargés du nettoyage, appelés scoparii 6. Mais ces fonctions n’étaient pas toujours serviles, il suffit de rappeler les néoccores, dont le nom signifie balayeur du temple (fig. 6186)
[neocorus] \
On se servait aussi de crins Ilottan ts implantés dans un manche ( cauda , peniculus, muscarium)8; la figure 6187, reproduit une cauda à manche de bronze, conservée au musée de Naples; ou bien les crins étaient retenus, comme dans la figure 6188, par une tige en spirale, qui leur lais-
Fig. 6187 et 6188. — Époussettes.
sait du jeu tout en les tenant assemblés. E. Saglio.
SCORDISCUS. Housse de cheval en cuir. — Ce mot n’apparaît pas avant le 111e siècle de notre ère 1 ; il est donc très hasardeux de chercher sur des monuments
i Ibid. XI, 2702. — 2 Ibid. V, 815 ; VI, 10237, 10253. — 3 Ibid. V, 3312, 10 237. — 4 Ibid. VI, 327, 612. — 5 Ibid. V, 9224; VI, 839 ; X, 3864 ; XI, 3018. — 6 Ibid. VI, 832, 10 237. — 7 Ibid. 11, 4316; VI, 10 237. - 8 Ibid. VI, 9254. — 9 Ibid. III, 8018. — 10 /iid.7900,8837. — 11 Ibid.X, 3344. — 12 C. I. L. III, 10997.— 18 Ibid. 7626. — 14 Ibid. V, 5272. — ii> Sur ces scholae, cf. Godefroid, Cod. Theod. Appendix, p. 266, col. 1. Mommsen, Hermes, XXIV, p. 221 sq. — 16 Not. Dign. Oc. XI, 4 : scolaprima ; 5; scola secunda ; 7 : scola scutariorum sagittariorum ; 8 : scola scutarioi um clibanariorum ; Or. IX, 4 : scola prima ; 5 : scola secunda ; 9 : scola tertia. — 17 Ibid. Oc. XI, 6 : scola gentilium seniorum; 10 : s cola gentilium juniorum ; Or. IX, 7 : scola gentilium seniorum. — 13 Ibid. Or. XI, 9 : scola ar mat ur arum junior um; Oc. IX, 6 : scola armaturarum seniorum. — 19 Ibid. Oc. XVIII, 5, G. — 20 Cod. Theod. VI, 24, t, 3, 10; C. I. L. III, 371; Ammian. XIV, 7, 9. — 21 Not. Dign. Oc. XI, 1 1 ; Oc. IX, 9. — 22 Cf. Godefroid et Mommsen, loc. cit. — 23 Suivant Mommsen, loc. cit. p. 224, note 1. — Bibliographie. K. Lange, Hans und Halle , p. 290 sq. ; de Rossi, Bull, di arch . crût., 1884, p. 57 sq. ; Visconti, Annali , 1888, p. 387 sq. ; Traugott Scliiess, Die rom. collegia funeraticia, p. 75 sq. ; Liebcnain, Zur Geschichte und Organisation des rôm. Vereinswesens , p. 275 sq. ; VVallzing, Etude historique sur les corporations professionnelles chez les Romains , I, p. 211 sq.
SC1M PODIUM. 1 Aristoph. Nub. 7091 et Scliol ; cf. 633 ; Pollux, X, 35,36;
Hesych. Suid. Etyrnol. M. s. v. àuxàv trç; Prynich, Ecl . p. 30 et Lobeck ad Phryn . Noeris. p. 354; Pierson, Thom. M. p. 799; Eusteli ad Od. XXIII, 184, p. 1944. 18.
— 2 Galien. X, p. 245 . — 3 Liban. I, p. 96, 2 ; Suid. Phot. s. v. — 4 Gell. XI X. 1 1 i Dio Cass. LV1I, 15 : cf. Allien. XII, p. 5590 F.
SCIRPEA. l Calo, R. rust. 10 et 11 ; Varro, Ling. lat. V. 13; cf. Schneider, ad h. I. Lucil. ap. Non. p. 490, 20, Propert. IV, 2, 40. — 2 plaut. IV, 2, 30.
— 3 Ovid. Fast. VI, 674 (680).
SCOBINA. 1 Varro, Ling. lat. VII, 68; Plin. B. nat. XI, 180 (68): Scobina [abri lsid. Orig. XIX, 15. — 2 Scribon, Comp. 141.
SCOPAE. 1 Pollux, VI, 94; X, 28 et 29; Lucian. Philops. 35; Enst. ad Od. p. 1887, 35. — 2 Jahrb. d. arch. Inst. X ( 1 896 > , p. 186; M. Hauser y voit un éventail servant à aviver le feu; cf. [flabellum] ; cf. Mari. XIV, G. — 3 Gai. hrust. 152. — 4 pljn. Hist. nat. XXIII, 83. — 5 Marlial. XIV, 82; Hor. Sat. M- L 81 et 83 et Schol ; Levitic. XXIII, 20. — 6 Atrienses scoparii , dans une villa y I *P- Dig. XXXIII, 7, 8; cf. Pelron. Sat. 34: « suppellect icarius inter purganienta scopis coepit evererre ». Poli, VI, 94. — 7 Voy. la base sculptée du Musée de Dresde, Becker, Augustenm , pl. vi ; Arch. Zeitung, 1858, pi. cxi. D'autres voient une l<n I"' dans l’objet que le prêtre lient à la main. Marc XIV, 71: Plaut. Men- ••
— 8 Caylus, Rec. d. antiq. V, pl. xciv, 4.
SCORDISCUS. 1 Corp. inscr. lat. 4508.
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scn
,lus anciens l’image de l’objet qu’il désigne 1 ; on a même Jl,. la peine à en définir le sens avec précision. Saumaise ' voyait un dérivé de scortum, cuir2. Plus récemment, on i a rapproché du nom des Scordisci, peuplade de la Pannonie qui formait de bons cavaliers 3. Il n’est pas douteux scordiscus s’entendait de la matière même avec laquelle on fabriquait les housses de cheval; il se ren- , outre pour la première fois sous la forme neutre, scordiscum, dans un article de tarif douanier où il est question de peaux et de cuirs (an 202 ap. J.-C.) et les droits à payer pour cette marchandise sont établis d’après le poids ; le document fait une distinction entre le scordisrum souple ( malacum ) et le scordiscum rude , c’est-àdire brut, non apprêté, par suite plus épais et plus dur \ Ouand une tumeur se produit sur le dos d’un cheval blessé par le contact du cavalier, Végèce veut qu’on la couvre d’un 'emplâtre et qu’on mette un scordiscum par dessus, pour maintenir et protéger l’emplâtre3. Il est évident qu’il ne s’agit pas là d’une selle. D’autre part, les glossateurs traduisent scordiscus et son dérivé scortliscale par èijutctuov 0 ; l’Édit de Dioclétien range le scordiscus de la troupe [s. militaris ) parmi les articles de sellerie confectionnés {loramenta) 1 . Ce qu’il faut conclure de ces divers témoignages, c’est que le scordiscus était une variété de I’ephippium, une housse dont on couvrait le dos du cheval monté, beaucoup moins pour assurer l’assiette du cavalier que pour garantir l’animal. L'ephippium pouvait être en étoffe; le scordiscus , au contraire, devait être en cuir, mais sans avoir, à proprement parler, la forme d’une selle; il est donc possible que certains monuments de l'époque impériale nous en offrent l’image. On conçoit comment cette housse decuir, plus facilement encore que l'ephippium , a pu, par des modifications successives, devenir une selle dans les derniers temps de l’antiquité [sella equestris epuippium]. La fabrication en était confiée à des ouvriers spéciaux appelés scordiscarii 8. Georges Lafaye.
SCORPIO [tormenta].
SCRIBA. — Ce mot, qui implique l’idée de rédaction, de travail intelligent1, ne signifie pas le simple copiste [librariusJ2, mais plutôt le secrétaire ; il peut avoir pour synonymes les mots « commentar iis, ab epislulis et correspond à un des sens du mot grec ypaggareu; [grammateis].
Des scribae étaient employés comme secrétaires par des particuliers, souvent leurs esclaves ou leurs affranchis3. Mais nous connaissons surtout les secrétaires des magistrats et fonctionnaires, soit romains, soit municipaux.
Parmi les appariteurs des magistrats romains, la cor-
1 Comme l'a fait Ricli, Dict. Ses ant. s. v. — 2 Satinas, ail Capitolin. Ver. 6. — 3 Plia, Bist. nat. 111, 148 ; Pronlin. Strateg. 111. 10, 7 ; Blümmer ad Edicl. Dio- Ui’t. X, 2. — 4 C. i. I. L. c. — 0 Veget, Vet. III, 00. — 6 Corp. gloss. Il, 180, 20 ; 7 ; 111, 194, 28 ; 327, 4. — 7 Eilïct. Dioclet. L. c. — 3 Uieronym. Ep. 51, 5. SClllBA. 1 D'après Pcslus.p. 333, Muller, le nom de collegium scribarum désigne le collège des poêles et des librarii (Val. Mai. 3, 7, 11). Cf. Ad. Theod. 14, 1, l.Voy. P fallu Berichte. d. Sachs. Gesellscli. d. Wiss. 1850, p. 294. — 2 Cic. Pro Syll. 15,42, ,c scriptor est l’ouvrier ipii écrit drs affiches électorales (C. ins. lat. 4, 1904, llcnzcn, 6975-70). L'appellation scriba librarius est moins relevée {[uascriba.
1 Cornélius, scribe de Sylla, M. Tullius de Cicéron (Sali. Bist. 1, 41, 17; Cic. ad Alt. 5, 4, | -, Ad fam. 5, 20) ; un cornes et scriba de Tibère, à Rhodes (llorat.
I, 8, 2); un scribe d'Oclavie, sœur d’Auguste (Henzen, 2950*. — 4Cic. De deor ■ nat- a, 30; Vatic. fr. 124; (C. in. lat. 6, 1820, 1822, 1825, 2105 ; in, 0070; d, 12 09o ; G, 4, 2, 32205, 32 208, 32 269, 32 271-75; 12, 524; 14, 2839, 3548, 4250, Un, .), (193, 0975, 2454; Suet. Vesp. 3 ; Dom. 9. — 0 Ibid. 14, 172; 0, 1805 ; bd. ( <it. min. 16. Fragment probable des fastes des sexprimi à C. i. I. 6, 4, ", '1-“",liï. — 0 D’où leur nom de scr. g. ab aerario {C. i. I. 6, 1816, 1819, - ' . feslus, p. 333 ; Cic. De dum. 28 74; In Verr. 3, 79, 183. — 7 Cic. Pro Clu.
poration la plus considérée est celle des secrétaires des questeurs, ( scribae ou scribae librarii quaestorii , trium decuriurum ), répartis en trois décuries, dirigés par les sex primi et qui ont été au nombre total peut-être de 27 avant Sylla, plus tard de 36L La charge de sex primas est annuelle, mais renouvelable; un deâ sexprimi s appelle princeps 5. Ces secrétaires sonL employés surtout à l’administration de Y aerarium et à la comptabilité publique0; ils sont sous l’autorité immédiate des deux questeurs urbains, mais relèvent aussi, dans une certaine mesure, des censeurs et des autres grands magistrats qui peuvent peut-être contrôler leur choix1; ils dirigent sans doute les archives qui sont à Y aerarium, ils y transcrivent les sénatus-consultes8, communiquent les pièces dont on demande des copies9; deux d’entre eux sont adjoints à chaque gouverneur de province, outre ses scribes particuliers, pris parmi ses affranchis10, pour la tenue de sa comptabilité et de ses archives M. Les édiles curules ont aussi, pour les assister à Y aerarium et comme greffiers pour leur juridiction, une décurie de scribae librarii avec dix directeurs12. Ces deux groupes de scribes, instruits dans le droit et permanents, ontdû jouir d’une grande influence auprès des édiles et des questeurs, passagers, souvent ignorants, et être les vrais administrateurs de Yaerarium13. On y trouve des affranchis u mais surtout des ingénus ^beaucoup ont été de l’ordre équestre ou ont eu la prétention d’en faire partie, ou onL obtenu l’anneau d’or15; plusieurs ont eu des charges municipales10 ;Cn. Flavius a même été édile à Rome; deux autres scribes préteur et dictateur n. La corporation figure dans différentes cérémonies; dans la suite du gouverneur, les scribes viennent après les officiers de rang équestre18.
Au Bas-Empire, Yaerarium étant devenu simplement Lorca, la caisse municipale de Rome, il est probable que les. décuries de scribes questoriens sont devenues les decuriae Urbis Romae, à la fois bureau municipal et chancellerie du sénat. Ces décuries comprennent trois divisions : les scribae librarii , les fiscales , les censuales , et ont comme chef un judex qu’il faut probablement identifier avec le magister census'3 . D’après une loi de Valentinien20, chaque grande ville doit fournir deux decuriales. Cette corporation tient à Rome les registres de l’état civil, enregistre les donations, reçoit et garde les testaments, en un mot tient la place de bureau municipal21. Les censuales ont les fonctions les plus importantes; ils rédigent, enregistrent et conservent les sénatus-consultes, tiennent les archives du sénat, sont chargés de la répartition des prétures, reçoivent l’argent pourlesjeuxdonnéspar les sénateurs, dressent le tableau
45 126’ Liv. 4, 8. — 8 J'explique ainsi la présence de deux scribes comme signatores au s. c. de nundinis saltus Beguensis ( C . i. I. 8, 11 451). — 9 Cic. De leg. 3, 20, 46 ; Plut. Cat. inin. 16. — *0 Cic. Ad Att. 5, 4, 1. — ** C. i. I. 10, 7952; Liv. 38, 55, 5; Cic. Verr. 3, 78 ; lu Pis. 25, 61 ; Plin. Ep. 4, 12 ; Hist. nat. 26, 1, 3. 12 Liv. 30, 39, 7; Cic. Pro Clu. 45, 126 ; C. i. I. 6, 1839, 1840, 1853; 8, 8936; 6, 4, 2, 32267, 32 276-80; 14,954, 2108, 2839, 2940, 3625, 2265. Un d’entre eux s'appelle princeps et questeur du collège. Inscription de leur local, la schola Xanlha , 6, 103 ; Rôm. Mitth. 1888, p. 208-222. — 13 plut. Cat . min. 16; Suet. Claud. 38; C. i. I. 6, 1819, 1853 ; Nepos, Eumen. 1. — H C. i. I. 6, 1815,
1847. 15 pliu. Hist. nat. 26, 1, 3 ; Suet. Vit. H or. p. 44 ; Cic. Ad fam. 10, 32;
Verr. 3, 79, 80, 84, 185; C. i. L 3, 12 690. — *6 C. i. I. 6, 32 275 (curateur) ; Bull. delt. inst. 1849, p. 90, praefectus fabrum ; Horat. Sat. i, 5,35. — *7 Gell. 6, 9 ; Liv. 9, 46 ; Val. Max. 2, 5, 2; 4, 5, 3 ; Cic. De off . 2, 8 ; Fasli Cap. (M. Claudius Glicia dictateur). — 18 Cic. De dom. 28, 73 ; Pro liab. ad jud. 6, 13; V< rr. 2, 10, 27; Sali. Hist. 3, 4. — 19 C. Th. 14, 1 ; 8,9, 1 ; Cassiodor. Var. 5, 2; Nutit. dign. Occ. 4 ; Sidon, Èp. 8, 6; Vit. Gord. 12, 3 (par anachronisme). V. Godefroy, ad C. Th. 14, 1. Le scriba senatus{\)c Rossi, Bull, crist. 1879, p. 18) est sans doute un dccurialis. — 20 C. Th. 14, I, 3. —21 C. Th. 8, 12, 8; 4, 4, 1 ; 8, 2, 1 ; Cassiod. L. c.
SCR
SCR
des fortunes sénatoriales, sous la direction du magister census et en outre surveillent les étudiants* [senatus].
Il existait d’autres corporations de scribes, moins importantes auprès des tribuns, des édiles de la plèbe, des édiles Ceriales 8 ; onconnaîtégalement des scribes auprès des préteurs, des présidents de quaestiones pour lire les pièces, rédiger les notes d’audience3; auprès des censeurs qui ont dû se servir aussi de leurs serviteurs personnels et des scribes des questeurs* ; des pontifes, sous le nom postérieur de pontifices minores B; des curatores /'ru menti, des curatores aquarum 6 ; des décemvirs créés par la loi de Ftullus ' ; du préteur de Constantinople et du préfet de lannona au Bas-Empire8. Nous ignorons la destination de la décurie des scribae armamentarii connus à Rome au iic siècle ap. J.-C9. Le préfet de Rome a dû avoir ses scribes10. Pour la partie matérielle des écritures, il a dû y avoir dans beaucoup de services des esclaves publics".
Sous 1 Empire, toutes les administrations ont eu des scribes dans leurs offices; mais le mot scriba est le plus souvent alors remplacé par son équivalent librarius ou par des termes nouveaux et analogues, chartularius, a eommentariis , exceptor, notarius , scriniarius, [tabularius , [officium, notarius, scriniarius] . Citons les decuriones scribae dans le service du cens12, des librarii dans les services des mines, du cens, des héritages laissés aux empereurs, auprès de procurateurs, gouverneurs de petites provinces, dans les serinia impériaux *3. Les empereurs ont eu, outre les secrétaires officiels, ah epistulis, des secrétaires particuliers1* qui s’appellent quelquefois a manu 15 ou amanuensis.
Il y a eu également dans les villes, au service des magistrats, pour la rédaction des actes officiels et du sénat, des scribes greffiers, dont la fonction, quoique payée, est souvent un munus personnel et qui comprennent souvent deux groupes, les scribae cerarii et les scr. librarii [acta]. Dans la loi de Genetiva, sont mentionnés deux scribes et un librarius pour les duovirs, un scribe pour les édiles10; les scribes sont assermentés ; à Ostie la décurie des scribae cerarii et librarii n. Le nom générique des scribes est scriba publicus, rei publicae , coloniae, municipii *8, quelquefois aerarii1* ; ingénus ou affranchis, ils ont souvent, en même temps, d’autres dignités20. Au Bas-Empire, les villes ont encore des collèges de scribes (ou logographi, diurnarii ), et de tabularii qui, comme comptables, peuvent être soumis à la question et doivent rester au moins cinq ans dans leur charge avant d’aspirer à d’autresfonclions21 [tabularii],
• C. Tlteoil. 6, 4, 13-26; 6, 2, 11, 12-15 ; Symmacli. Ep. 10, 43. — 2 Ljv. 38, 51, 12; Ascon,. In Corn. p. 58; C. i. I. 6, 1808, 1810, 1847, 1850, 1822, 1855^ 1905 et add. p. 844. — 3 Cic. Pro Clu . 53, 147; Yerr. 3, 10, 26; Dionys. 5, 8, 9.
— 4 I.iv. 4, 8, 4 ; Val. Max. 4, I, 10 ; Varr. De l. lat. C, 87. — 6 Liv. 22, 5| ; Vit. Afair. 7, 2'. — 6 Frontin. De aq. 100. — 7 Cic. De leg. agr. 2, 13, 32.
— S A'op. 94 fin. ; C. Just. 5, 75, 6; C. th. 14, 17, 6. — 9 C. i. I. 6, 999; 5, 1833 ; 10, 4832. — 10 Peut-être indiqués à Vit. Prob. 2. i ; regcstis scribarum porticus Porphyreticae ; Huebncr. De senatus actis, p. 13 identifie ce portique avec les Purpuretica in foro Iraiani de C. i. I. 15, 7191. - n Mommsen regarde comme tels les publici a censibus populi Romani (C. i. I. 6, 2334-35). — '2 C. i. I.
6, 8512 ; cf. 3, 6077, les decuriones du labularium d'Ephèse. — 13 Ibid. 6, 8435, 3878 ; 3, 1314; 13, 1823; Cagnat, Inscr. gr. ad rem Rom. pert. I, 623; Vit. Alex. 31, I. — K Suet. Vit. Hor. p. 45; Ang. loi ; C. i. I. 0, 1025. — là Suet. A ug 67. 16 c. i. I. 2, 5439, c. 62, 81. - 17 Ibid. 14, 409. - 18 Suel. Claud. 1 ! C. i. t. 11, 1421, 3614 ; 10, 140, 1489, 1494, 3737, 3906, 4620, 4905, 6326, 6676; 3 2019, 3974, 1512, 7914, 7917, 12580 ; 5, 5314, 7033, 7430 ; 9, 1193, 2675, 1646,’ 5190; 14, 2108, 3714; Cassiod. Var. 12, 21. — 19 c. i. I. 12, 2212. A Pompé! (10, 1074 c) un scribe de magister pagi. — 20 Ibid. 5, 5314 (ornements du décu- 1-ional), 5866 (pontife et curateur de 1 ’aerarium) ; 10, 1489 (décurion). — 21 C. Th.
8, 2, 1-3,8; 11, 8,3; Dig. 50, 4, 18 § 10. — 22 C. i. I. 14, 347, 418, 419; 2112,
Les collèges et corporations ont également des scribes22 qui rédigent les procès-verbaux, les inscriptions, f0n| graver l’album, les fastes, gardent les archives ; i]s SOlll généralement élus à vie 23 : quelquefois c’est le président le magister, qui est scribe2*.
Dans l’armée impériale et sur la flotte se trouvent dans les grades inférieurs plusieurs catégories de scribes ■ ],,s actarii ou actuarii\ les notarii , les librarii en général qui inscrivent probablement les fournitures d’argent dè denrées et les librarii spéciaux pour les greniers l(.s dépôts des soldats, les caduca ; les commentarienses , quj rédigent le bulletin quotidien26. Ch. Lécrivain.
SCRINIARIUS, SCRIN1UM. — A l’origine, le mot scrinium signifie proprement une boîte [capsa], ou une armoire [armarium] qui contient les objets précieux et surtout les papiers, les documents*. C’est ainsi que sur le scrinium et sur les rouleaux déposés au pied de la statue du patron ou secrétaire d’une" corporation (fig. 6189, 6190) on peutlire l’inscription constitutiones corporis munimenla, qui désigne les statuts ou privilèges.
Par une extension naturelle, il a désigné rapidement un local d’archives ( archivum , labularium), les archives elles-mêmes de l’Empereur, un bureau, un office, une administration impériale2.
Les quatre bureaux de la chancellerie impériale, désignés sous le Haut-Empire, ab epistulis, a libellas, a cognitionibus, a memoria, au Bas- Empire epistolarum , memoriae, libellorum et probablement dispositionum, constituent des serinia dont les chefs s’appellent, au ive siècle, les magistri scriniorum [princeps, principatus, p. 657, col. 1].
Au début, les scriniarii ne sont probablement Fig’ 6m'~ que les employés attachés aux archives impériales •
11, 19; 2299; 8, 9052; 12, 2252 ; 6, 808, 1060. Voir Waltzing, Les Corporations professionnelles chez les Romains, Louvain, 1895, I, p. 415. — 22 C. i. I- O, 2112, — 21 Ibid. 14, 418, 419, 2299. — 25 Veget. 2, 7; Dig. 50,6,7, C. i- >■ 9379; et les textes dans Cauer, De numeribus militaribus (Ephem. epigr ». I' 424-429). — Bibliographie. Sigonius, De jure cioium Romanorum 2 ; Krause, de scribis publicis Roman. Magdebourg, 1852; Momms n, Droit public, trad. fi' i' p. 392-402, 419-421 ; Liebcnam, Stddleverwaltung im rôm. Kaiserreiclie. Leipzig, 1900, p. 278.
SCRINIARIUS, SCRINIUM. 1 Plin. Bist . ndt. 16, 8 4, 1 ; 7, 26, 1 ; Sali. Cal.
47 ; Senec. De ira 2, 23 ; Juv. 6, 276 ; Hor. Sat. 1, I, 120. Trouvaille des rcslos d'un scrinium d’une légion à Crémone ( Notiz . de. scavi 1887, p. 209). Reproduction de cet objet sur la tombe d’un scrinarius (C. i. I. 6. 9885; et sur deux l>iis' reliefs de Rome où il parait contenir les statuts cl privilèges d’une corporation de Rome : constitutiones, corporis munumenta (Mommsen, Miscellen Zeits. 1 < ' ’ vigny-Stift., Rôm. Abt. 12, 18, 91, p. 146-149). — S Suet. Ner. 47; Plin. Ad Trai. 10, 65; Dig. 32, 52, 3 ; Vit. Aur. 9,1; C. Th. 1, 16, 3 ; C. Just. 1, 31, 5 §2; 6, dfi 19 ; 7, 37, 2 § 1. Les locaux d’archives impériales se sont appelés aussi plus i'"'1 sanctuarium (Gromat. vet. 154, 14 ; C. i. 1. 10, 7852), sacraria (Dig. 50, 4, 78, I - C. Th. 12, 12, 8, 16 ; 16, 5, 16; 16, 5, 49; Auson. Grat. act. 1, 3). — 3 C. i. >“t'- 10, 527 (scriniarius ab epistulis de l’époque do Claude); 6, 8617, 8404 (l,rsiècl'' ■
d’une corporation.
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Pas-Empire, les affaires des principaux fonctions sont réparties en un certain nombre de scrinia qui n‘“ généralement à leur tête le primiscrinius ou le pri- °n .,.juS de tout l’office ou un primiscrinius pour cha- 1 j (.ux Outre les quatre bureaux de la chancellerie, les scrinia par excellence, on trouve des scrinia )règ • jes maîtres de la milice à la cour de Constanti- 81 .g d’Orient, de Thrace et d'Illyrie, du maître de la cavalerie à la cour de Rome, des comités thesaurorum , des* ducs, du castrensis d’Orient et d’Occident, des proconsuls d’Asie et d’Afrique’ ; auprès du cornes sacrarum lan/itionum en Orient et en Occident, au nombre de neuf: canonum , tabulariorum , numerariorum , aureae massae, auri ad. responsum , vestiarii sacri , argenti, a miliarensibus, a pecuniis auprès du cornes rei privatae en Orient et en Occident au nombre de quatre: bene/iciorum , canonum , securitatum , largitionum privatorum 3. Auprès des préfectures du prétoire il y a probablement autant de scrinia que de diocèses et en outre des bureaux accessoires; ainsi la préfecture d’Illyrie a deux bureaux pour la Macédoine et la Dacie, un scrinium operarum et un scrinium auri 4 ; Justinien établit dans la préfecture d’Afrique six bureaux, dont un pour les opéra et pour l’arca5; et il est question de scriniarii pour toutes les préfectures6. Celle d’Orient a quatre bureaux pour les diocèses d’Asie, de Pont, de Thrace et d’ürient et, en outre, le scrinium urbis pour Constantinople, le scrinium operum et le scrinium armorum On connaît d’autres bureaux auprès du préfet et du vicaire de Rome, et il y en a vraisemblablement dans la plupart des autres services8. Chaque scrinium parait avoir à sa tête soit un primicerius 9 ou primiscrinius , soit un numerariusi0 ; et il comprend différents employés parmi lesquels sont les scriniarii. Ceux-ci constituent dans la plupart des services une schola spéciale qui fournit, selon les besoins, aux chefs des bureaux soit de simples employés, soit des aides ( adjutores ) ou des chartularii" . Les scriniarii sont à la fois scribes et comptables 12 ; auprès des préfets du prétoire en Loutes matières, mais surtouten matière d’impôts ’3. Pour prévenir leurs fraudes et leurs concussions, une loi de 415 ne les laisse que trois ans dans cette fonction u [officiales, officium]. Cu. Lécrivain.
SCRIPTURA. T pa<fq. Écriture, art d’écrire. — L’écriture en Grèce remonte vraisemblablement à une très haute antiquité et l’on peut conjecturer, avec une probabilité bien voisine de la certitude que, dès que les Grecs eurent adopté un alphabet, ils se servirent de l’écriture non seulement pour les actes ofliciels et les inscriptions destinées à les conserver, mais aussi pour les relations journalières, et cela bien antérieurement au vic siècle avant notre ère. On écrivit sur toutes sortes de matières, feuilles d’arbres, écorce, bois nu ou enduit de cire [tabulae ceratae] ; sur les métaux, notamment sur le
plomb, sur des fragments de poteries, puis sur le papyrus qui fut, pendant plusieurs siècles, la matière à écrire la plus répandue dans le monde grec et dans le monde romain, enfin sur le parchemin qui, vers le il” siècle de notre ère, commença A se substituer au papyrus [liber].
Dans l’état actuel de nos connaissances, pour ne parler que d’après les documents existants, en dehors des inscriptions, pour le paléographe l’histoire de l’écriture grecque ne commence qu’à la fin du ivc siècle avant J.-C., où nous trouvons, en 310, un contrat de mariage ’, en double expédition sur papyrus, fort bien écrit. On peut suivre l’évolution de l’écriture sur cette matière, depuis cette date jusqu’au vme siècle de notre ère, et on la voit prendre différents caractères, non seulement selon les époques, mais encore selon les ouvrages ou les documents qu’elle sert à transmettre; car l’écriture en usage pour la transmission des œuvres littéraires n’est pas la même que celle qui est employée pour la correspondance et les besoins journaliers2.
11 y a donc, dès le principe, deux grandes divisions qui subsistent jusqu'aux environs duixe siècle: les écritures des œuvres littéraires et des actes importants et celles des documents journaliers et familiers. Mais dans le cours du temps, l’idéal et les règles se modifient sous l’influence de causes qu’il n’est pas toujours possible de déterminer et, à ce point de vue, on reconnaît dans l’histoire de l’écriture grecque trois périodes: la première s’étendjdela fin du iv° siècle aux environs de l’ère chrétienne, c’est la période ptolémaïque; la seconde, appelée période romaine, comprend les trois premiers siècles de notre ère ; la troisième est la période byzantine qui va jusqu'au ixc siècle. Chacune de ces périodes a son type ou ses types d’écritures préférés.
Écriture onciale. — On appelle ainsi une écriture dont les lettres, d’après l’étymologie ( uncia ), devaient avoir un pouce de hauteur. En réalité, ce terme désigne un ensemble de caractères dont la forme et l'aspect, sur les plus anciens documents, rappellent beaucoup ceux des inscriptions3. Les lettres sont tracées indépendamment les unes des autres et maintenues séparées. Leur tracé est extrêmement morcelé et laborieux; à l’exception de I toutes sont faites en deux, Lrois et même quatre traits4. On comprend facilement qu’un pareil système
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Fig. 6191.
d’écriture ne pouvait convenir à ce qui demandait une expédition rapide. Aussi fut-il réservé à la transcription
1 Notit- or. 8-9, 17, 20; Occ. 6, 15, 18; C. Th. 8, 7, 14-16; 8, 2, 15, 16.
~2(!' Th‘ 6> 30, 5, 7 ; 10, 20, 13, 18; 11, 28, 13 ; Notit. or. 13; Occ . 11. A C. Th.
> 3<J, s il y a le nombre de dix par F adjonction de la schola exceptorum et de 11 a Just. 12, 23, 7 par la sépaiation des mittendarii. Chaque scrinium a son Pri"nccriu8. 3 Nol. or. 14; Occ. 12. A C. Th. 6, 30, 5 figure en outre le scr. exceptorum. - 4 C. Just. 12, 50, 12. — 5 Ibid. I, 27, 1 § 8. — * Ibid. 12, 50, 2, 8,
> 1 - • 12, 53, 3 ; C. Th. 11, 5, 3. Lydus, De mag. 3, 35-36, Lydus (3, 8 ; 2, 16)
H enco,e scr • du subadjuva pour la préfecture dOrieut. — 1 Lydus 3, 5.
( • lh. 14, 4, 10; 6, 28, l ; Lyd. 3, 13, 40. — 9 V. note 5 ; Cassiodor. Var. ■ 10 Nans les préfectures du prétoire ( C . Just. 1, 29, 1 § 8 ; 12, 50, 10,
t la milica. - H C. Th 8, 1, 8, 15, 16 ; 8, 10-12; Lyd. 3, 35-36; Cassiod. Var. 11,
j ' Uans les préfectures du pré -) et probablement auprès des maîtres de 1 ’ l4’ **• 5> 3I C. Just. 12, 36, 6; 12, 50,
22, 24. — 12 Lyd. 3, 2, 3-5 ; Suid. s. v. <rxçmà{,ioç ; et les gloses citées par Godefroy à C. th. 8, 1, 15. —13 C. Th. 11, 28, 13; 11, 5, 3. — U Ibid. 8, l, 15. — Bibliograi’Hie. Godefroy, Comm. ad C. Th. 8, 1, 15 ; Memelsdorf, De archivis Imperatorum Romanorum , Halle, 1890.
SCRIPTUllA. i O. Rubensohn. Eléphant ine Papyri, pl. in, dans Ægyptische Urkunden ans der Kgl.AIus. in Berlin (1907). — 2 Edw. M. Thompson, Handbookofgreek and latin Palaeography , p. 117. Fr. G. Kenyon, The Palaeography of greek papyri , p. 9. — 3 Monlfaucom, Palaeographia graeca, p. 185 ; VVattenbach, Anleitung zur griechischen Palaeographie , p. 5 sq, ; Gardthausen, Griechische Palaeographie, p. 138; Thompson, Op. cit. p. 119; Kenyon, Op. cit. p> io. — 4 Alf. Jacob, Le tracé de la plus ancienne écriture onciale , dans Annuaire de l'École prat. des Hautes Etudes , 1906.
SCR
SCR
des ouvrages de l’esprit et des documents auxquels on attachait de l’importance. Les plus anciennes écritures onciales connues ont ceci de commun qu’elles reproduisent d'assez près les types épigraphiques, comme on peut l’observer sur le] papyrus de Timothée (fig. (5191) 1 et, sauf en quelques passagesducontratde310(fig. 6192), on
C Afoj
Fig. 6192.
n'y remarque, en général, ni pleins ni déliés, tous les traits sont sensiblement d’égale force. Mais de bonne heure, la loi du moindre effort fit modifier et simplifier le tracé de certaines lettres, le M se traça en trois traits au lieu de quatre et l’n prit une forme de transition («^✓) faite d’un trait.
Dans le cours du 111e siècle, les lettres perdent de leur hauteur et gagnent un peu de largeur; l’A prend la forme d. , l’E est réduit à trois éléments et reste d’abord anguleux (t), puis il s’arrondit2. Un document peut nous donner une idée approximative de ce que fut, à la tin du me siècle et au commencement du ne, l’écriture des
Fig. 6193.
papyrus littéraires. C’estun traité de dialectique o ii sont conservées des citations de poètes
(fig. 6193) 3. Aucune lettre, ici, n’attire le regard par un développement excessif ou par une petitesse exagérée. C’est ce qui se remarque aussi sur les papyrus d’Ilerculanum 1 qui, sans remonter aussi haut que celui-ci, ont conservé assez fidèlement le type de l’écriture ptolémaïque et peuvent être regardés comme datant du siècle qui précède l’ère chrétienne5.
A l’époque romaine, les calligraphes changent d’idéal. Us tracent avec un calame très fin des traits grêles, sans
pleins ni déliés, et arrondissent les lettres le plus ]m, sible. Un document daté approximativement de pan ^
TTXCOM'CïN' MJjlCrAfxkJCaTC/C^M^OJCfOj ciNGncAQfcrr eckr>p2 scûTcj igh Krkikic^,
Fig. 6194.
avant J.-C., nullement littéraire, mais dû à la piurm, d’un calli graphe \ nous montre ce qu’était l’onciale dans les premières années de notre ère (fig. 6194).
Vers la fin du icr siècle, un nouveau changement se manifeste. C’est encore sur un papyrus non littéraire que nous le surprenons en 88; un bail ■ d’une apparence fort soignée, bien que le calligraphe, qui s’essaie à cette nouvelle écriture, ait laissé échapper quelques formes cursives d’e et d’Y, nous offre une assez grosse onciale très
nroAÇdAr c yorCr Ai
AeomrotTotrtAj/ti
Fig. 6195.
régulière d’environ 3 millimètres de hauteur (fig. 6193), qui fait songer à l’écriture en usage sur les parchemins aux ve et vie siècles, écriture à laquelle ressemble encore davantage celle d’un fragment du second chant de l'Iliade trouvé à Ilawara et qui peut, avec une grande probabilité, être regardée comme du 11e siècle8. Je rapprocherai encore volontiers de ces documents V Iliade dite de Bankes9. Il y a des différences de détail entre ces écritures, mais toutes trois ont un caractère commun, c’est le contraste entre les traits verticaux, qui sont assez forts, et les traits horizontaux, qui sont très tins; le même contraste se remarque dans les lettres rondes comme € o c .
Nous ignorons si l’usage de cette grosse onciale prit une grande extension au ni” siècle; en tout cas, nous n avons de ce temps que des monuments en écriture plus petite, comine celle du papyrus de Julius Africanus, où 1 opposition des pleins et des déliés est très sensible10.
Nous nous bornerons à signaler, en passant, un genre d écriture plus basse, mêlé d’onciale et de cursive, qui
1 Wilamowitz-Môllendorf, der Timotheos Papyrus avec fac. sim. (1903'. Transcr. :
flotva || Totale vSuyopEvo, xaT(E$ax? uov) rcoAupoxiov xeAaivav et fier. 6192:
«"Ae; avSp.u tou akexaivapou) (TEaffaoEjaraiSExaTou |ot,vo; Stoo. On peut rapprocher de ce papyrus et de celui de 310 : 1» le papyrus de Vienne, connu sous le nom de papyrus d'Artémisia, fae.-sim. dans Palaeographical Society, 2» sér. pl. xli ; 2” le papyrus du Phédon de Flaton, publié avec fac. -sim. par Maliaffy, On the F/inders Petrie Papyri , dans Royal Irisch Academy, Cunningham Memoirs, t. Vlll-X. Vov. sur son écriture Kenyon, Op. cit. p. 62, A. Jacob Op. cit. passim ; 3° un fae.-sim. d'un fragm. de YAntiope d'Euvipido chez MahalTy. pl. i et n. Le type d’écriture de ces deux derniers est un peu moins ancien et offre des formes de transition. — 2 Cf. Mahaffy, Op. cit. pl. xxiv, m pap. de l’an 268 av. J.-C. et pl. xix, pap. de 225; Kenyon, Gree/c papyri in the Brilish Muséum II, pl. i, n. — 3 Transcr. : .«m, ou* eï«;i,v «y, A, j| i jtoWeiv «Ampov n j| toç >u Se (uxAa ExaayAu;. Notices et Extraits des mss de la biblioth. imper. t. XVIII, pl. xi et fae.-sim. pholog. de trois col. dans Palaeogr. Soc. II. pl. ci.xxx. Cf. Thompson ,0p. cit. p. 121 ; Kenyon, Pal. of Gr. pap. p. 06. — 4 Herculanean papyri photographed at the expense of the philologie. Society, Oxford 1889 ; cf. Pal. Soc. 1, pl. eu etcui; Thompson, Op. cit. p. 124 et 328; Kenyon, Op. cit. p. 70. — 6 Ce souci de faire des lettres autant <|ue possible égales se retrouve à un moindre degré sur un papyrus du Louvre, qui nous a conservé un discours d’Hypéride, cf. E. Revillout, Le plaidoyer d'Hypéride contre Athénogènn, avec fac-sim. Au contraire sur d'autres monuments, comme le papyrus de Bacchylide, attribué au i" siècle, avant J.-C. (Au sujet de la date de ce papyrus cf. Grenfell et llunt, The Oxyrliynchus papyri 1, 53, Kenyon, Op. cit. p. 76) et ITIomère d’Harris (maintenant au B rit. Mus. I ap. C VU, il contient une partie du ch. xvm de V Iliade), ou peut remarquer entre les lettres une grande inégalité, qui frappe surtout dans l’écriture du Bacchylide. M. Thompson plaçait d’abord l’Homère au i" s. av. J.-C.; il pense maintenant, avec M. Kenyon, qu’il est plutôt du i" s. de notre ère. Il semble que ce soit l'écriture d'un copiste de la même école que celui
de Bacchylide qui aurait subi I influence des cursives officielles des premiers lemps de l’ère chrétienne. Voy. The Poems of Bacchylides, fac. sim. ofpap. DCCXXX1H in the Brit. Mus. Kenyon, palaeogr. p. 75 et 84. Thompson, Op. cit. p. 124 et 328 ; Calai, of anc. mss in the Br. M. p. t ; Pal. Soc. Il, pl. i.xiv. Une écriture onciale aussi régulière que la matière le permet se voit sur un ostrakon où l'on a transcrit un opuscule poétique, cf. Théod. Rcinach, Papyrus gr. et démoliipics, pl- 1* 0 Transcription : xu/wpEv wittç yap xai wteiç apçoTEfo, (etapa x)v«v —iJseteî
xojSeutuu îuteTaTr,oav(ti) Kenyon, Palaeogr. pM sq. ; Greek Papyri in the Itrit. Mus. I. Il, pap. CCCLIV ; lac-sim. dans 1 allas. Ile celte écriture il est inléresant de rapprocher la plus ancienne copie de VOdyssée (Brit. Mus. Pap. CCLXXI) et le papyrus d’Hypéride qui contient les plaidoyers pour Ljcophron cl Euxénippc. Cf. Kenyon, p. 83 et 85, pl. xv et xvi; Pal. Soc. Il, pl. ci.xxxii; Thompson, p. 123; Thompson et Warner, Calalog. of Ancient mss in the Brit. Mus. pl. u et ni, Pal >'«. I. pl. cxxvi; Blass, Handbuch der Klassischen Alterthums-Wissènsch. 2" éd.p. 31- Cependant il no serait pas étonnant que quelques maîtres d'écriture fussent restés fidèles aux formes anguleuses. — 7 Transcr. *ToAspat5i eue?1e(tiS.) xxt », w»w» r"»V- Brit. Mus. Pap. CX 1,1. Pal. Soc. Il, pl. cxlvi; Atlas des Greek Papyri in thé B.M. t. II. Kenyon, Palaeogr. p. 89, Thompson, p. 126. — 8 Ce papyrus Ironni par M. Flinders Pelrie contient le 2» ch. de l'Miade ; il est aujourd’hui ir 1“ Bodléicnno, à Oxford, Cf. blindes l'etrie, ffawa.ru , Biahmu and Arsinoc, Kenyon, Palaeogr. p. loi. Le papyrus DCCXLII du Brit. Mus. trouvé à Oxyrhynclios (cf- The Oxyrliynchus Pap. t. 1, n« 20, pl. v (contient un fragment du mémo cliant dans le même caractère; cf. Thompson, p. 329, Pal. Soc III, pl. 126. — 9 Zfcrf- Mus. Pap. CX1V ; ilconlienl le dernier chant; fac-sim. dans Watlenbach, Scriyl«n>c graecae specimina, pl. iv ; Catalog. of ancient mss. pl. vi ; Pal. Soc. I, 153. U"0 écriture avec des tendances semblables est celle du commentaire au Tliéètctc do Platon, publié par Diels et Schubart, Berliner Klassikertexte , fasc. Il, cf. M Soc. III, pl. cm. — 10 Grenfell et Hunt, The Oxyrh. Pap. III, p. 36; Pal. Soc. III, pl. civ.
SCR
voit sur des papyrus el des parchemins et qui servit ^ . transcrire des scliolics et faire des éditions d’un prix modeste1, ou encore de petits livres qu’on donnait en
X^oVc
Fïg. G 196.
ICiqU
zJC-jT# à. rr IM/ p u 1
\ frao-i
Fig G197.
présent aux convives [apopuoreta], La figure G19G est lirce d’un commentaire de Didyme à Démosthène, écrit sur papyrus 2.
L’écriture calligraphique éLait d’abord bien verticale; on évitait même avec tant de soin de l’incliner à droite que certains scribes, comme celui de Y Iliade de Harris3 allaient jusqu’à la renverser légèrement à gauche. Une plus grande rapidité dans l’exécution de leur travail amena les copistes à produire une onciale penchée dont on voit des exemples notamment sur un papyrus d’Homère, à Londres *, et sur un autre, à Genève, d’après
lequel ont été ibliés les
SSZ Z t
Ménandre. Ce dernier est opistographe, et son écriture a fortement subi l'influence de la cursive8 (fig. G 1 97).
Aux environs du ive siècle, c’est le parchemin qui devient la matière préférée pour copier les écrits sacrés elles ouvrages littéraires. On sait que Constantin fit exécuter sur parchemin des copies des Évangiles à l’usage des églises de Constantinople et que, vers la fin du ivc siècle, on remplaçait par des copies sur cette matière les livres endommagés de la bibliothèque de Pamphile, évêque de Césarée 6. L’onciale usitée sur quelques-uns des plus anciens manuscrits de parchemin descend de
ro-yciNAyTON7rt4 celle que nous
KAlAnh>0ONTlN‘t Tcun CYN hming niTOMN HMIONjs:
Fig. 6198.
avons vue en 88 (fig.GI95)comme on peut s’en assurer en comparant avec celle-ci l’écriture d’un manuscrit de la Bible, le Codex Sinaiticus (fig. 6198), qui paraît être du commencement du vc siècle1.
La matière étant plus résistante, on fit les traits beaucoup plus gros pour marquer davantage le contraste des
1 X en y oïl, Palaeogr. p. 113. ■ — 2 Transcr. : Siceiuevouç iueÀo,t')vvr,ffnuvaSE || tou, |iEv Oï)Satou; tou; 8t Xaxe$at|j.o(viou;). Diels et Schubart, Didymos , Kommentar vit Demosth. clans Berliner Klassikert. fasc. 1. On peut lui comparer un parcliemin 1res mutilé qui contient un fragment de Démosthène, De falsa lega tione {Brit. Mus. addit. ms 34 473); cf. Pal. Soc. III, pl. u; Kenyon, L. I. Les deux mss sont attribués au u® siècle. On possède aussi des fragments de parchemin très lin couverts d'une petite écriture onciale très soignée que l’on peut regarder comme les restes de quelque édition de luxe; cf. Berliner Klassiker texte, fasc.
' lv Kenyon, Classic. Textes from papyri , pl. vu. — 3 Pal. Soc. II, ^ cf. p. 11^6, n. 5. — 4 Brit. Mus. pap. CXXVI. Thompson, p. 129: Kenyon, a ' P' Greek classical Textes in tlie Brit. Mus. pl. vi. — 5 Transcr. :
aitîtl*l*ai || Tourauô’ oiïw; Set Staœu ; (etv). J. Nicole, Le laboureur de Ménan- ( ’ ^cn^ve» '897; cf. Pal. Soc. III, pl. lxxiv, lxxv. L'écriture d’un autre 1 1 i'\|i iis de Ménandre, découvert en 1905 par M. Gust. Lefèvre, se rap- 1 de celle-ci. Voy. Lefèvre, Fragments d’un manuscrit de Ménandre , Le 6,1^,' .' 0 ^°C‘ P*’ cxxvn* Ces deux derniers mss sont regardés comme
^ s' ~ 0 Euseb. Vita Constant. IV, 3G ; S. Jérome, Lettr. 14t. YVattenbach, (jra ^l,iftu)e8en im Mittelalter , 2e éd. p. 95. Gardthausen, Griechische Palaeoi P* 42. 7 Transcr. : (Xe)you<riv a-itav Çijv || xat aitvjXOov Tivea || twv
pl c v 'V " T° *AVY1*J’tov *ai* Tischendorf, Biblior. cod. Sinaiticus , cf. Pal. Soc. I, hompson, p. 1 50 sq. L’écriture du Codex Alexandrinus est très semblable
SCR
pleins el îles déliés. Ces écritures, d’abord simples comme celle du Sinaiticus, furent ensuite agrémentées de points aux extrémités des traits horizontaux et d’un petit rendement aux courbes extrêmes des lettres €. et C8. Ensuite on porta ces grandes et fortes écritures sur le papyrus, matière moins coûteuse, où nous les trouvons aux vic et vnft siècles, mais avec un contraste, en général, beaucoup moindre entre les pleins et les déliés. La figure 6199, tirée d’une lettre festale d’un patriarche
T 4 1 C B. JLr f Aé V t £ lAJ «JL ÏCJbKtJUJUf K JcAl-j CI JL
Fig. 6199.
d’Alexandrie9, nous en montre un exemple. Un autre du même genre se voit sur un papyrus opistographe des œuvres de saint Cyrille, dont une partie est à Dublin10 et l’autre à Paris, au Louvre11.
Il y eut des écritures encore plus fortes que celles-ci, mais sans contraste de pleins et de déliés, dont on connaît des exemples sur parchemin et sur papyrus. L’un des plus remarquables fut le manuscrit, sur parchemin, aujourd’hui bien mutilé des Épitres de saint Paul 12
Ohm
Fig. 6200.
(fig. 6200) auquel ressemble beaucoup le papyrus de la Bible des septante, à Heidelberg, pour lequel on hésite entre le vic et le vne siècle13.
Par une modification semblable à celle qu’avait subie l’écriture sur papyrus au nie siècle, l’onciale des parchemins, à son tour, se rétrécit et s’inclina à droite, les lettres fondes devinrent ovales et même pointues ; telle est l’onciale penchée du fragment mathématique de Bobbio 11 (viie s.). Cette onciale penchée, une fois adoptée comme écriture calligraphique, fut ornée de points aux extrémités de ses traits horizontaux, comme on peut le voir dans un manuscrit de Y Ancien Testament , à Venise13, et surtout dans le psautier d’Llspensky10, évêque de Kiev.
Cursive. — Parallèlement à cette onciale dont nous venons de passer rapidement en revue les principaux
à celle-ci, mais un peu moins simple (cf. fac-sim. of t/ie Cod. Alexand. Londres, 1879-81 fol. et Pal. soc. I, pl. cvi). On peut rapprocher du premier le Codex Sarravianus (Omont, fac-similés des plus anc. mss. gr. en oîic. pl. u) et du second le palimpseste, connu sous le vocable de Codex Ephraemi Syri rescriptus, édi!é par Tischendorf en 1845, 4° (Omont, ibid. pl. m). — 8 Ce qui n’était qu’une tendance assez modérée dans le Cod. Alexandrinus fit des progrès et le Dioscoride de Vienne, écrit au vi° s., offre une écriture où la plupart des traits déliés sont munis de points assez forts à leurs extrémités. Cf. Thompson, p. 153 ; Pal. Soc. I, pl. cLxxYir, ou peut lui comparer un palimpseste d’Homère, au Brit. Mus Pal. Soc. Il, pl. 111. — 9 Transcr.: toi; pa<Tt^iy<T£t Sia II xati rj iï; exxAr.aia. Pal. Soc. 111, pl. xLxxvin; Grcnfell et Hunt, Greek papyri. II, p. 163. A ces écritures ressemble encore celle du cod. Marchalianus des Septante publié par Ceriani, 1891, cf. Kenyon, Palaeogr , p. 118. — 10 H a été publié avec fac-sim. par J. -H. Bernard d;ms Transactions of tlie Boy. Irish Academy , t. XXIX. — U Papyr. R. 1. — 12 Tianscr. ; 0 àSeXç(ùlv). Omont, Notice sur un très ancien ms gr. en
onciales des Epitres de S. Paul , dans Notices et extr. des mss t. XXXUI, Ier p. et fac-similés des plus anc. mss pl. iv. — 13 Ad. Deissmann, Die Septuaginta Papyri , Heidelberg, 1905. — II est conservé dans un palimpseste qui est aujourd'hui à la bibliolh. ambrosicnnc à Milan, VVattenbach, Scriptur. gr. Spec. pl. vm. Thompson, p. 155. — 1» VVattenbach, Script, gr. Spec. pl. ix. Thompson, p. 156. — 10 Watlenbach, ibid. pl. x. Thompson, p. 156. 11 est daté de 862.
SCR
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types, se développa une écriture plus appropriée aux besoins de la vie courante, qui, par des modifications successives, aboutit au ixc siècle à la minuscule des parchemins *.
Au me siècle avant J.-C. pour la correspondance et les actes tels que testaments, contrats, etc., nous voyons des écritures plus ou moins soignées qui toutes offrent des formes onciales assez altérées, au tracé toujours morcelé, mais ferme et sans gaucherie, souvent unies entre elles parce que le dernier élément d’une lettre est fait d’un trait avec le premier de la lettre suivante, et aussi parce que des traits adventifs ont été introduits pour opérer celte liaison. La plupart des lettres prennent une plus grande largeur. Sous la plume de certains scribes, les angles ont tendance à s'arrondir, chez d’autres ils se resserrent ou ils disparaissent, témoin l’A, qui prend les formes A A X ; le M qui devient /“A ; des traits sont supprimés (T devient -7) ou simplement diminués (II devient h et avec trait de liaison hc); d’autres se déplacent (.N devient <-S) ou repassent l'un sur l’autre de façon à se confondre et à n’en former qu’un seul, comme on vient de le voir pour l’A, qui offre aussi les formes u~ r h\ certaines portions des lettres se développent, tandis que d’autres perdent de leur importance, c’est ainsi que l'n épigraphique devient successivement l/v Uy w o~ c/ . Ces déformations que nous offrent des écritures officielles du 111e siècle, par exemple en 237
‘r~< yn^e-jç\^
Fig. 6201.
(fig. 6201)1 2, s’étaient certainement produites longtemps auparavant, étant donné l’état dans lequel nous voyons la cursive sur certains documents3. Cependant, parmi
L^r 'Tvft) o rt tr\^r brrr
’cs^-^virr' ICVIXA l*V
%l~r\ rrh CT
les écritures de ce temps il y en a qui ne manquent ni de régularité, ni d'une certaine élégance* (fig. 6202).
Au ne siècle avant J.-C., si quelques-unes des plus mauvaises formes de la cursive se voient même dans des écritures qui paraissent soignées, si l’A ressemble trop souvent au A, on remarque cependant une amélioration pour certaines lettres, le M est mieux fait, la forme , — 3 * (N) se fait plus rare et vers la fin du siècle l’w (w, ccr) avec ou sans trait de liaison est presque seul employé
comme on peut le constater dès 157 (fig. 6203)5, ^ ja ^ de ce siècle et au suivant il n'y a pas de changement cnn
'TJU &'s>'^rrY
Fig. 6203.
sidérable; l’écriture reste verticale ou peu s’en faut le tracé est généralement très morcelé et les traits souvent
GY ftïf
Fig. 6204.
bien appuyés11 (fig. 6204). Mais au 1er siècle de notre ère, il en va tout autrement, on écrit rapidement et on appuie
TXm rf &ll - 'i cen Ôjrc /M,
Cfl
Fig. 6205.
peu, les traits deviennent grêles et, dès l’an 15 (lig. 6203)’ à côté de formes arrondies, on en trace d’anguleuses qui débordent dans les marges, cependant ce sont les premières qui dominent; on voit presque partout l’£ lunaire, le y (= T), 1 t (= Yj et vers le milieu du siècle, la partie supérieure du sigma (c) s’arrondit et s’infléchit vers le bas delalettre(c C). Dans la deuxième moitié du siècle,
-rr*V** 0 6Yv/y\^ax»V
oj Y'j '■MjflX zV> *4 -yôWj* oA H ÎXCAUV
Fig. 6206.
vers 72-78, on trouve des cursives très élégantes, dont la liaison deslettres rendlalectureassezdifficile (fig. 6200) 8 * ; le sigma est devenu
9 et une (Vf U^Tovon^yj, / •vff.rt»
nouvelle
forme de \ ^ 1 , ' ^ , . . , , „
N (n, ) fait son appa-
rili0n - Fig. 6207.
C’est vers
la fin de ce siècle ou au commencement du suivant que
1 Sur 1 origine de cette minuscule cf. Wilcken, Tafeln zur àlteren Griech. palaeof/raphie , introduction; Kenyon, Palaeogr. p. 51. Thompson, p. 117.
2 Mahaffy. b linders Pétrie pap. pl. xiv. Transcr. : (o)uç aptoTEpov OeoSotoç «rupa
(xoffto;) || (<A)y)pouyo; «; exojv o Ppa/u; |Ae(7.iy pou;) || «Pax'.ç uiCEp o®puv $e£ ta(v). — 3 par
exemple dans un billet dalé de 254 av. J.-C. tracé sur une tablette de bois trouvée en
Egypte, Pal. Soc. II, 142. — 4 Pal. Soc. Il, 143. Transcription : etouç (repré¬
sent • par L)iy tu,3i S lïeitTwxev eiîi || teauviov tou eYxux^tou £? ou || pa<riXei icapa
Ooteuto; tou 4e;a|a(ivio<;) (we)Te7«v<nç aOaviwvo;. — 5 Grenfcll et Hunl, The Am-
herst papy ri II, pl. ix (an 157); cf. pl. x (an 132). Transcription: pa«xaeuÇ *to),e-
Jiatoç aico'ûu/iui |j tuv uxoyi, papptvuv <7Uv»jyop(wv) || lïpoexoSixaç xp«mç xaTa?/.aitT (ovtiç).
— 6 * A mherst pap. I, pl. xn (an 88). Thompson, p. 136 et 137 ; Kenyon, Palaeog. p. 40 s<j. Transcript. : aueSoxo itETevjffiç 2ia(xr,Toç) || euOuptv «-"'•f o®put. Comme spécimen d’une écriture très morcelée, cf. un papyrus du Louve de l'an 120/119, Pal. Soc. Il pl. clxxxi. — 7 pal. Soc. H, pl- CLXXX'“ 1
avTiypaipov Eitt<rcoXv|i; || ou Enoir,<xa|i.ï)v eruvxpt|Aa(Toç) || (aaT«)?ouToç tou £pt£'"'’ ^
on peut rapprocher un papyrus de l’an 45. Ibid. pl. cxlv. — 8 Pa^- s '
pl. CXI.IV, 2: tou «UToxpaxopo; xanapoç ouEanaaiavou || (ïj)paxAEtSou |*.ep t5 oç tou /> voeitou vopou || ...toç w; etwv v «paxoç ptTj'X.u»! Se^wi. On peut comparer à cette 1 111 ^ celle d'un projet de bail de 78, Amherst Papyri , II, pl. xui cl Kenyon, laeog. pl. v, p. 43.
SCR
SCR
I on a transcrit en cursive, au verso d'anciens comptes, un document littéraire d’une haute importance : la Constitution d'Athènes d’Aristote (fig. 6207). Ceci est un exemple assez remarquable d’une copie littéraire exécutée pour l’usage prive .
Nous trouvons, d’ailleurs, à la fin du icr siècle et au ii° une grande variété de cursives : les unes, où les formes onciales sont en grand nombre, grossières et informes, comme sur les oslraka2, d’autres assez lisibles mais sans élégance, d’autres enfin qui sont fines et légères. Ces dernières sont penchées et offrent quelquefois des a à panse allongée (<?*•) issus de ceux que l’on a vus plus haut (fig. 6205) et des lettres un peu développées au commencement des lignes3.
Au me siècle, en 238 et 246, à côté de types d’écritures penchées qui sont issues directement des précédentes \ nous trouvons en 261 un acte5 dont les types rappellent
ffr YY/
Fig. 6208.
ceux des années 15 et 45 (fig. 6208). Ce genre d’écriture continuait donc d’être enseigné. Du reste, un document de 221, qu’on peut, malgré ses défauts, qualifier de calli-
j> j) c ^ rp?0 c
Fig. 6209.
graphique (fig. 6209), montre une prédilection marquée pour certaines formes de l’onciale0.
Pour trouver un nouvel idéal, il faut arriver au milieu du ive siècle où un groupe de papyrus qui contient toute la correspondance d’un fonctionnaire de ce temps, nous offre des écritures très hautes, les unes verticales les autres penchées, où les lettres, généralement étroites et constituées par des déliés, sont, chaque fois que leur forme s’y prête, prolongées au-dessus et au-dessous des lignes en traits verticaux ou obliques d’une longueur exagérée7.
C’est là le début de l’écriture officielle byzantine qui atteint son point de perfection au xveetvie siècles (fig. 6210) 8 . Sa durée se prolonge avec des altérations et des déformations jusqu’au vmc siècle. Après avoir été verticale, elle s'incline à droite, puis les traits projetés dans les
interlignes prennent une longueur tout à fait démesurée qui atteint jusqu’à six, sept et même huit fois la hauteur
Tco yr<YoM\l oq\j4t P uoôq’y
Fig. 6210.
de l’O normal9. Cependant, la chancellerie impériale conserva l’écriture droite que l'on peut voir dans la lettre sur papyrus adressée à un roi de France, qui est conservée aux Archives Nationales 10. Les formes des lettres y sont à peu de chose près celles qu’a empruntées la minuscule des parchemins pour la transcription aussi bien des œuvres sacrées que des œuvres profanes. Mais assez longtemps encore après l’apparition du style byzantin, jusqu’à la fin du vie siècle et peut-être plus tard, dans l'usage privé, persistèrent des cursives où dominaient les formes onciales ACKANC ; ces lettres, à première vue, les feraient attribuer à une époque antérieure, si la présence de quelques formes plus modernes ne trahissait leur âge récent11.
Écriture latine. — L’histoire de l’écriture latine ne commence pour nous qu’au siècle qui précède Fère chrétienne. Là aussi nous trouvons consacrées aux œuvres littéraires et plus tard aux livres sacrés des écritures d’un tracé compliqué, qui ne pouvaient pratiquement servir aux usages journaliers ; pourceux-ci on employait une cursive. Si du premier genre d’écriture, nous avons un assez grand nombre d’exemples, nous n’en possédons, au contraire, qu’un nombre restreint de la cursive latine antique.
Capitale. — Les types de l’écriture la plus ancienne se rapprochentbeaucoup de ceux des inscriptions. Toutes les lettres y sont d’égale hauteur, sauf F et L qui dépassent un peu le niveau supérieur des autres; les traits horizontaux de ces lettres et ceux d’E, sont munis quelquefois d’appendices terminaux, comme les majuscules romaines de nos impressions; les hastes sont
PlNGVtSOlyw
TorcusiNytivx
Fig. 6211.
fortes et épaisses et l’on peut remarquer une assez grande opposition entre les pleins et les déliés12. Les feuillets
1 Le fac-similé complet a été publié par les Trustées du Britisli Muséum (1891). Cf. Pal. Soc. 11, pl. cxxn. Kenyon , Palaeogr. p. 91 ; Thompson, P- 140. Celte copie est tic plusieurs mains ; quelques colonnes même sont Seules en onciale un peu grossière. Transcr. : açurcov x).ttTo®wv St Ta jaev aâo
*«9«utç || (aCpEÔEVTa; eypa-i-tv xat touç uaTptouç vd(jxouç) (Sïj)iAoxpaTtav ouwç axou- (Ta',xt; xat toutwv || irapau ATjtriav ojoov tyjv x).eiit0evou; uo).iTttav || (fj’paJ'iav tua ||
vaT*£» llv«i tou; uputavttç. — 2 YVilcken, Griech. Ostraka aus Ægypten , " pl- Mil, le n° 1027 est de l’époque plolémaïque. Une série d’Oslraka de 39 ,l 163 a été publié par Pal. Soc. Il, pl. i et h. — 3 Am/ierst /' ap . Il, P'- xvi (an 139). — 4 Voy. Wcssely, Papyri Erzherzog Rainer , Fü/trer durch die Austellung n. 265, pl. xi (an 238); Amlierst Papyri, pl. xvm (an 24G). Mittheilungen aus der Sammlung der Papyri Erzherzog Rainer pl. u (an 1) i Iranscript. : tut yoovov etyj xçta auo tou evt<rc(«oTo;) tou etouç çopou tou 4*oivt- ,V0^‘ Pal. Soc. Il, pl. CLXXXVI ; (Tavt)œot[i.|AtuiÇ xat (xtototjteuj; || y(= Tpiwv) ttçtwv
A (= TcTapTijç) ©u’Airiç xat <xtotoyj(tew;) || «TToT'.r.Tttu; xat uaxuirtioç. — " Kenyon,
Palaeogr. p. 47; Thompson p. 142. Voyez Pal. Soc. II. pl. clxxxvh, clxxxviii et clxxxix (v. 350), cf. Ludw.Mitleis : Griechisch. Urkundcn der Papyrus Saminlimg z u Leipzig , pl. i (an 390). — 3 W. v. Martel, Ein griechischer Papyrus aus d. Jahr. 487 n. Chr. dans Wiener Studien , t. V. Transcr. : uovto; et; avau^Tjp».»ortv || (fl)Aa<îv|ç tj ^v.ji aç toutou. — 9 Cf. Pal. Soc. Ill, pl. Lxxvi (an 710). — 10 Montfaucon, Palaeogr. gr. p. 266; Wattcnbach, Script, gr. Specim. pl. xiv-xv: Oraont, Fac. sim. des plus anc. mss en onc. pl. xxrt-xxvu et Revue Archéolog. 1892; Thompson, p. 143. Ce document est daté par quelques-uns de 756; M. Onionl incline à lui donner la date de 839. — n Voyez Amherst pap. II, pl. xix (an 592). — 12 Thompson. Op. cit. p. 184; Reusens, Éléments de paléographie , p. 6. On trouve une liste des manuscrits en écriture capitale dans W. Cray de Birch, The History of the Utrecht psalier ; cf. M. Prou, Manuel de paléographie (Ie éd.) p. 18.
SCR
SCR
do deux manuscrits de Virgile, les uns au Vatican (Dionysianus) 1 (fig. 0211); les autres Saint-Gall2 {Sc/iedae
TEMPORADINV
QVASECOTETE
Fig. 6412.
S. Galli ) (fig. 6212) sont ce que nous possédons de plus ancien dans ce genre d’écriture.
A côté de cette capitale on en trouve une autre, quia reçu le nom de capitale rustique, dont les lettres sont un peu plus étroites elles traits verticaux, hastes et jambages, parfois plus grêles. Celle-ci se voit sur des inscriptions du ier et du nie siècle de notre ère 3, sur un papyrus d'Herculanum, qui contient des fragments d’un poème sur la bataille d Actium1, et sur un papyrus militaire de 156 après J.-C., trouvé en Égypte6. C’est en celte variété de la capitale qui, lorsqu’elle est soignée, est élégante et de bel aspect que sont écrits plusieurs manuscrits célèbres de Virgile, le Vaticanus 6, le Romanus’’, le
ASTlllM-ÛlUf MXMUi^pijLLnOkA DliIuCiqNÎ'5llL)ASa'iî5)CUBlCOÎiC
Palatinus 8 leMediceus9 (fig. 6213) qui est probablement antérieur à 494, puis le Bembinus 10 de Térence. L’usage de cette écriture se prolongea jusqu’au ixe siècle11. Mais dès le vie ou avait cessé de l’employer seule pour transcrire les textes littéraires ou religieux.
Écriture onciale. — Parallèlement à la capitale se développa une autre écriture, l’onciale, qui n’en est qu’une modification 12 : des angles se sont arrondis, des traits verticaux se sont courbés; les lettres A, D,E, H, M, V, sont devenues a de V) en U et F, P, Q, H, désormais f T *3 P" se prolongent au-dessous du niveau inférieur des autres lettres. Des inscriptions du iv' siècle en offrent des exemples 13. C’est en onciale qu avait été copié, en ce siècle, le de Republica de Cicéron retrouvé par A. Mai sous un texte de saint Augustin u. Du même temps, date peut-être un évangile de
1 Ribbeck. Prolegomena ad Vergilium, p. 227 et 203. Zaugeineister et Waltenbach, Exempta cod cum tatinor. litteris majusculis scriptorum, pl. xiv. E. Châtelain, Paléographie desclassiques latins, pl. lxi. Prou, Op. cit. p. 16. Transcription: pingue solum || fortes inventant). — 2 C. G. Muller, Anecdota Bernensia pars. III, pl. i-iii ; Exempta codic. lat. pl. xiv a; E. Châtelain, Op. cit. pl. i.xu, cf. De bastard, Peintures et ornements des manuscrits. Transcription ; tempora dinu(meruns) quas ego te te{rras). — 3 Une écriture intermédiaire entre la capitale et la capitale rustique se voit surdesdiplômes militaires gravés sur bronze; ils sont de 103 et de 240 ap. J.-C., ce dernier esten capitale ruslique, cf. Pal. Soc. III, pl. cxxxi. — 4 Exempta codic. lat. pl. i-u : W. Scott, Eraqmenta Berculanensia ; Thompson, p. 186.
— 5 Mommsen, dans Ephemeris epigraphica , t. VU (1892); Pal. Soc. Il, pl. Clxv.
— 6 Le Vatic. 3225 est appelé aussi schedae Vaticana ». Rollari, Antiquissimi Virgiliani codic is fragm. cl. Mél. de l'Ecole franc, de Rome, 1884; Exempta cod. lat. pl. xui ; Put. Soc. I, pl. civi-cxvu; Châtelain, pl. mu. P. de Nolhac, Les peintures des manuscrits de Virgile. — 7 Ribbeck, Op. cit. p. 226 et 285 ; Exempta , cod. lat. pl. xi. Pal. Soc. 1, pl. cxm-cxiv ; Châtelain, pl. lxv ; cf. Nolhac, Op. cit. pl. xi et xu. — 8 Exempta cod. lat. pl.xn; Pal. Soc. I, pl. cxv : Châtelain, pl. lxiv. 9 Exempt, cod. lat. pl. x : Pal. Soc. I, pl. i.xxxvi ; Châtelain, pl. lxvi, transcription : ast illae diversa melu per litora || diffugiunt silvasque et sieuhi conc(a va). — 10 Exempta cod. lat. pl. vin et ix ; Pal. Soc. I, pl. cxxxv, Châtelain, pl. VI. — il Thompson, p. 190; Reusens, Op. cit. p. 9. — 12 Thompson, p. 190 sq. Reusens, p. 10; Prou. p. 19; E. Châtelain, U ncialis script ura codicum latinorum ,
p. 1, 21, 40, 72. — 13 Voy. un édit de Dioclétien de 301 reproduit dans Pal. Soc.
U, pl. CXIVII-CXXVIII ; cf. l'inscription dite du Moissonneur , au Louvre, Pat. Soc.
Il, pl. un. — H Maï, AJ. Tullii Ciceronis de Hepublica quae supersunt (1822).
Vercelli qui, d’après une tradition, serait dû à la m.)in de saint Eusèbe, mort en 371 15. Parmi les plus célèbres monuments de l’écriture onciale, on cite le Tile-Live jj, Paris, du ve siècle16 auquel est empruntée la figure G^i ;
^ C]\IC )VJL1AKI T) 5- 15 clLvXn JN ç € N 1 1S C, L o)0 xe Y
Fig. G214.
L’onciale se modifia dans le cours du temps. Les p]us anciens manuscrits montrent des lettres très simples; ]es panses du D du P et de l’Il sont petites, celle du P niai fermée par le bas ; les traits transversaux de F et de T sonls courts ; L n’est souvent qu’une simple hampe à peine reeourbéeà sa partie inférieure (L). Au vie siècle auquel on doit de fort beaux manuscrits17, les traits transversaux de ces lettres se sont allongés et souvent ont été pourvus d’un petit point terminal, d’autre part, U>s
ruReoDdeiNfcepenfcrn
ÇRepis
seçTMisBu-BuLcus^relx
Fig. 6215.
panses de P et de R ont pris de l’ampleur (fig. 6213) et celle de P est assez souvent fermée. Tout ceci s’exagère aux deux siècles suivants18. Après le vme siècle, l’onciale ne se voit plus guère que dans les en-tête et les titres13.
Semi-onciale. — Le besoin de faire vite et la négligence firent introduire d’abord dans les copies que l’on ne faisait pas pour la vente, dans les notes que les lecteurs inscrivaient sur les marges de leurs livres, des formes de lettres plus commodes à tracer. Ces types nouveaux se glissèrent peu à peu dans l’écriture calligraphique et finirent par y prendre pied. On peut surprendre sur un papyrus20, attribué au 111e siècle, qui contient un abrégé de quelques livres de Tite-Live, mêlées aux lettres onciales, des formes minuscules, le (j, le cl A haste droite, l’ro dont le premier jambage cesse d’être arrondi et l’r'-(r). Au ve siècle apparaissent l’cL , le g ( 5 ), l’n ( m) et l’r (s). C’est ainsi que du
Cf. Thompson, p. 192. Exempla cod. lat. pl. xvu ; Pal. Soc. I, pl. clx. Le manuscrit lat. 8907 de la Bibl. Nat. renferme un texte des actes du concile d’Aquilée, en 381, reproduit dans Exempla cod. lat. pl. xxn ; cf.Prou, Op. cit. p. 20. — 15 Thompson, p. 195. IG Mommsen et Studemund, Analecta Liviana ; Champollion-Figear, Paléographie des Class. latins. III, 8. Exempla cod. lat. pl. xix ; Pal. Soc. I, pl. xxxi, xxxit. Transcription : Bene juvantibus belium\\ingcntis gloriae pi [dae). A côté du Tile-Live de Paris on cite celui de Vienne, dont l'écriture est un pou plus petite; cf. Exempla cod. lat. pl. xvm ; Pal. Soc. I, 183. — 17 Parmi lesquels il faut citer le manuscrit des Évangiles de Fulda, révisé par Vic or, évéque île Capoue, en 546 ou 547 (Thompson, p. 193) ; un fragment du code Théodosien à la Bibl. Nat. (Lat. 9643) ; cf. Silvestre, Paléogr. universelle, pl. cix. J,. Dclislc, Cabine: des manuscrits pl. vu, I ; Exempla cod. lat. pl. xxvi; le Pentaleuque de Lyon, el- Ul. Robert, Pentateuclii versio latina antiquissima. Pour des fac-sim. des manuscrits du VP, voy. Châtelain, Uncial. scriptura. pl. xiv-xix. — 18 La flg. 6215 est empruntée à la pl. xvu de E. Châtelain, Une. script . qui reproduit une page ‘1 en codex Ambrosianus de Prudence. Pour voir le progrès signalé, on peut en rapprocher le cod. Amiatinus de la Bible, maintenant à Florence; fac-sim. dans Exemple cod. lat. pl. xxxv, et Pal. Soc. Il, pl. i.xv et lxvi, cf. Thompson, p. t94. Transcription : furem deinde perdili (passas) \\ t/regis \\ segnis bubulcus tela [et ipsa per II didit). — 19 A la fin du vu® siècle ou an commencement du viu° remoule un recueil de la biblioth. roy. de Bruxelles (n»> 9856 et 9852), qui renferme des Vu* des Pères et des homélies de saint Césaire ; fac-sim. dans Notic. et Extraits des manuscrits t. XXXI, cf. Prou, p. 22. — 20 Grenfell et Hunt, Oxyrhynchus papijri, pars. IV, p. 90; cf. Korncmann, Beitrüge sur Alten Gescliichte. Fac-sim. dans Pat. £’oc. III, pl, LUI.
SCR
« siècle au vic siècle se forme un genre d’écriture i (l le milieu entre l’onciale et la minuscule
P<JD>cUJnrb.c|U eLMcl O CO diXX Um p C^ttyito
Fig. C2I6.
mérovingienne » 1 ; c’est la semi-onciale, dont un spécimen des plus purs nous est offert par un manuscrit d’Orléans (fig. 6216), du' ve siècle, qui contient deux lettres de saint Augustin 2. C’est en semi-onciale qu’ont été écrites les deux séries de fastes consulaires du palimpseste de Vérone 3, l’une allant de 439 à 486 et la seconde, d’une autre main, de 487 à 494. Parmi les spécimens les plus remarquables de cette écriture, il faut citer un manuscrit des Évangiles de saint Grill dont deux feuillets sont au monastère des Bénédictins de Saint-Paul, en Carinthie, et qui semble être le plus ancien des manuscrits auxquels on doit la version de saint Jérôme 4; le manuscrit du de Trinitate de saint Hilaire, à Rome, corrigé en 509 ou 5108 ; un papyrus de Vienne où se trouve le même traité 6. On peut suivre celte écriture jusqu’au ixe siècle. Mais pas plus que l’onciale, elle n’est restée sans changement. Au vie siècle, elle reprend à côté de g et n minuscules les formes G et N de l’onciale; à la fin des lignes, les lettres m et n sont remplacées par un petit trait au-dessus delà voyelle qui les précède. Ceci devienlplus fréquent aux siècles suivants où l’on se metà munir d’appendices les hampes de b, d, h, 1, et les queues de p et q 1.
Cursive. — De la cursive romaine primitive on ne connaît rien. Les documents les plus anciens sont ceux qui proviennent de Pompéi et d’Herculanum et qui datent du rr siècle de notre ère. Ils consistent en inscriptions murales ( graffiti ) tracées au pinceau, au charbon, ou grossièrement gravées au moyen de quelque objet pointu 8 ; en tablettes de cire où quelquefois on a écrit à 1 encre sur les parties du bois qui n’étaient pas enduites9. L écriture des tablettes, tracée au poinçon, est naturellement plus fine et plus délicate que celle des fJ1 "f/iti. D autres inscriptions ont été trouvées dans les catacombes romaines 10 ; d’autres tablettes aussi dans
fxA f f h h 1 i il M jivv. N h
vu. 1/
Fig. 6217.
de s mines en Transylvanie11 ; celles-ci datent du n' siècle me chrétienne; des tuiles même portent des carac-
Transcri I ' ' ^ — 2 Châtelain, Une. script, p. 114, pl. i.xiv, 2.
p 23 ]?. . Paraf**so qaando colnlra) || datum praeceptum {satis). — 3 prou,
Pl- lx vi li".1'1 CO< * * at ' P1' xv,u et xxx- ~ 4 Châtelain, Une. script, p. 118, 6e la s,,,,''' aulles leu‘llels de ce manuscrit se trouvent dans la bibliothèque saint pjep , TI*CS ^miquaircs de Zurich. — P A la Bibliothèque du chapitre de Corbie (11 \ | IG'"Pson’ P- — b Pal. Soc. Il, pl. xxxi; le saint Augustin de manuscrits ' Cf' Dolisle ^ab- des manuscrits pl. vi. Pour d'autres
Pl. ui-c — 7 89m*~onc'ale» cf. Thompson, p. 200-201; Châtelain, Une. scr. ^ompdanae ^,latc'a‘11’ Ibid. p. 120, 139, 162. — 8 lnscriptiones parietariae p. 203; u„ erculanenses, etc. Corp. inscr. lat. t. IV. — 9 Thompson, houes c/iri q t'"S’ **’ * !’ S'l' 19 P*e Kossi, Roma Sotteranea, et Inscrip.
ae u> bis ftomae. — 11 Ma.smann, Libellas aurarius sive ta-
SCR
tères cursifs gravés avant la cuisson12. Les lettres de ce genre d’écriture sont composées de traits extrêmement menus, notamment sur les tablettes , on y reconnaît des formes très altérées de la capitale, comme on peut s’en rendre compte d’après l’alphabet ci-contre fig. 6217) où nous donnons les principales formes qui onlété recueillies sur les tablettes de Pompéi n. Quelques lignes de cursive se lisent aussi sur le papyrus militaire de 156, où nous avons signalé l’emploi de la capitale rustique14; et un acte de vente d’esclave, de 166, esL entièrement écrit de
^ XJr A^cOf-j- [o {o'H Ct»7'j t/T
Fig. 6218.
celte manière; mais, ici, les caractères sont gros et parfaitement lisibles ,s (fig. 6218;.
On ne possède plus rien en écriture cursive jusqu’au ve siècle, époque où l'on voit une grande écriture de chancellerie (fig.
6219) sur un r~Ch> papyrus trouvé en Égypte et partagé entre les bibliothèques de Leyde et de Paris 1G. Ce document (c’est un rescrit impérial adressé à un fonctionnaire), demeuré longtemps indéchiffrable, est attribué à
Fig. 6219.
Fig. 6220.
1 an 413 l7. Les lettres y sont d’une grande régularité et entièrement liées les unes aux autres ; celles qui sont basses comme E M ont de 12 à 15 millimètres de hauteur, tandis que les lettres à hasles atteignent jusqu à 34 millimètres. C est le seul exemple connu de cette écriture. Mais du ve siècle et des suivants il nous reste un grand nombre d’actes sur papyrus en grande et belle cursive dont les lettres à longue haste bouclée ont jusqu’à 2 centimètres de haut, et les lettres basses de 3 à 4 millimètres. L’un des plus connus est un acte de vente rédigé à Ravenne18, en 572 (lig. 6220).
bellae antiquissimae, 1841 ; Nat. de Wailly, Journ. des Sav. 1841, p. 55. Corp. inscr. lat. 111,2; p. 926 ; Arndt, Schriftafeln sur Erlauterunqen der latein. pnlaeographie , pl. i. — 12 Thompson, p. 211 ; Keuscn-, p. 21. — 13 Waltenbach, Anleitung sur latein. palaeog. (4' éd.) p. 15; Thompson, p. 205 et 216 et un tableau dans Pal. Soc. 11. t. I. — U Pal. Soc. Il, pl. ci.xv. — 16 Ibid. Il, pl. CLXC : transcription : (fabul)lius macer spopon(dit) \ et auctoritate esse. - 16 Thompson, p. 211-212; Iteusens, p. 24. Pal. Soc. Il, 30. Fac-similé réduit; transcription d'après Thompson : pro memorata narratione. — n Cf. Mommsen et Jaffé dans Jahrbucli des gem. deut. Rechts. t. VI, p. 398 ; Nat. de Wailly, Mém. de l'Acad. des Inscr. I. XV, lre partie. — 18 Thompson, p. 214; Pal. Soc. 1. J et 28. Fac-similé exact ; transcription; suprascriptum quinque \\ et succcssoribus.
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11 v a de nombreux exemples de l’emploi de la cursive pour les annotalions marginales dans les manuscrits en capitale et en onciale. 11 y a même quelques textes entièrement transcrits en cette écriture, par exemple les homélies de saint Avit à Paris *, celles de saint Maxime à
Fig 6221.
Turin età Milan 2 (fig. 6221), dans cette dernière ville encore le papyrus de la traduction latine de Josèphe3.
Disposition de l'écriture. — La disposition la plus fréquente sur les papyrus littéraires est la disposition en colonnes perpendiculaires aux côtés longs du rouleau, l'écriture courant dans le sens des libres horizontales [liber]. Ces colonnes sont souvent étroites; mais, à cet égard, il semble qu’il n’v eut pas de règle générale ; un des plus anciens monuments littéraires, le papyrus de Timothée *, est écrit en longues lignes irrégulières de 16 à 23 centimètres. La longueur des lignes peut varier avec celle des vers dans les œuvres poétiques, lorsque toutefois la division a été observée, ce qui ne se fait pas toujours. Certains papyrus de prosateurs ont des colonnes assez étroites, comme celui d’TIypéride, au British Muséum 5, dont les lignes n'ont guère que 5 centimètres; au contraire dans celui du Louvre 6 elles en ont 0, et dans l’Isocrate de Marseille elles vont jusqu’àlo7. Lesplus anciens manuscrits de parchemin montrent des colonnes étroites, il y en avait trois et même quatre à la page, comme dans le codex Sinaiticus 8. Mais après le vie siècle, ce nombre fut réduit à deux.
Séparation des mots. — Çà et là dans les papyrus non littéraires, actes, lettres, etc., on peut remarquer un petit intervalle entre deux mots, mais ceci est tellement irrégulier qu’il faut y voir un effet du hasard et non une intention. 11 n’en est pas de même dans le papyrus du Louvre, connu sous le vocable d’EùSd ;ou qui
semble être antérieur à 134 avant J. -C. 9 ; dans l’écriture onciale assez grossière de cet extrait les mots sont bien séparés les uns des autres. Mais tel n’était pas l’usage des calligraphes. L’idéal de ceux-ci, qu’ils fussent grecs ou latins, était d’écrire les lettres à égale distance les unes des autres, qu’elles appartinssent au même mot ou à des mots différents. C'est la méthode constante dans tous les manuscrits soignés, qu’ils soient en papyrus ou en parchemin. On a bien remarqué que, dans certains manuscrits, comme le papyrus Massiliensis d’Isocrale, il y a quelquefois un petit point au-dessus de la ligne pour indiquer la division des mots ; une virgule ou h J podiastole, joue le même rôle dans le papyrus de Bacchylide 10 ; mais ces signes sont-ils toujours de première main? Nous savons par un passage d’Aristote11
1 Pal. Soc. I, pl. i.xvm. — 2 pal. Soc. Il, pl.xxiu, transcription : [ma)gister exstitit ut mérita || s uni quam sermombus. — 3 Ibid. I, lix. — 4 Pal. Soc. III, pl. xxit. Les vers ne sont pas séparés. — 5 Waltenbach. Script, gr. spec. pl. ir, — 6 Revillout, Le plaidoyer d’Hypéride contre Àtliénogène avec fac.-rim. Kenyon, Palaeoy. pl. xu et dans son édition. — 3 A. Schoene, De Isocratis papijvo massiliensi , dans Mélanges Graux, p. 481.— 8 Waltenbach, Script, gr. spec. pl. vi. Le Codex Vaticanus en a trois dans la partie qui contient l'Ancien Testament. 11 en fut de même en latin : le Penlaleuque de Lyon et le codex Vaticanus des fragments de Salluste ont trois colonnes à la page. — 9 Waltenbach, Script, gr. specim. pl. i, Thompson, p. 07. — 10 Kenyon, Palaeogr. p. 27 : « Un exemple de séparation de mots, peut-être
que des lecteurs ajoutaient des points dans les textes pour leur commodité personnelle. D’autre part, ou a constaté que ceux qui séparent les mots, dans les manuscrits en capitale de Virgile, sont des additions postérieures12.
Ponctuation. — Les signes de ponctuation manquent totalement dans les papyrus non littéraires ; les autres n’offrent aucun système régulier13. Les Perses de Timothée sont divisés en longs paragraphes à la suite desquels le copiste laisse le reste de la ligne en blanc puis il trace au-dessous du commencement de cette ligne le petit tiret appelé 7tapâypacpo<; (fig. 6191). D’autres laissent un petit intervalle libre entre le dernier mot de la phrase qui finit et le premier de celle qui commence et ajoutent la Ttapiypacpo; au-dessous du premier mot de laligne ■ c’est ainsi que dans le fragment de VAntiope d’Euripide 11 on marque la fin de la réplique de chaque personnage. En outre de la 7iapQtypa*o;, le copiste des fragments du Phédon 15 trace un tiret dans la ligne pour indiquer le changement d’interlocuteur; quand un des personnages du dialogue n’a qu’un mot à dire, il met deux forts points (:) avant et après ce mot. Ces deux points, dans le papyrus d’Artemisia, servent aussi à marquer la lin d une phrase. Dans le Bacchylide la 7tapâypa^c«; se met à la fin de chaque strophe, antistrophe ou épode. Plus tard, on fit d’abord légèrement saillir, puis on mit tout à fait en vedette dans la marge la première lettre de la ligne qui suivait celle où le sens s’était interrompu en la faisant un peu plus grande que les autres, ceci se voit, dès le ve siècle, dans le codex Alexandrinus. Quant au système dont on attribue l’invention à Aristophane de Byzance, qui consistait à marquer la ponctuation au moyen d’un seul point dont la valeur variait avec la place qu’on lui faisait occuper, il ne paraît guère avoir été mis en pratique16. On trouve cependant le point en haut et le point au milieu dans le codex Alexandrinus ; on les voit même dans le papyrus d’Isocrate, mais sans qu’on puisse se rendre compte de la méthode suivie par le copiste11. Le simple point un peu au-dessus de la ligne est assez fréquent dans celui de Bacchylideet sert à marquer la ponctuation forte aussi bien que la faible.
Bien que les grammairiens affirment l’existence, en Occident, du système d’Aristophane de Byzance, la ponctuation de première main fait défaut dans les plus anciens manuscrits latins en capitale, où la division du discours est seulement marquée par un petit intervalle. On voit aussi quelquefois, dans des manuscrits des premiers siècles de notre ère, une sorte de P devant le premier mot d’une ligne qui commence un paragraphe ,8. Mais le point au milieu est le plus communément employé dans les manuscrits en onciale, où les lettres en vedettes à la marge sont d’un usage constant.
Accents , esprits et autres signes. — On ne voit que très rarement des esprits sur les papyrus non littéraires: quant aux accents, ils n’en portent jamais. Parmi les
unique, se voit dans un petit traité grammatical qui porte le nom de Tryphon cl qui fut écrit, probablement au iv° siècle, sur quelques feuillets laissés vacant- a la suite d'un chant d'Homcre dans le papyrus cxx vi du British Muséum. » — O Aristottthctor. III, 5 ; cf. Wilamowitz-Môllendorf. Héraklès , I, 127. Blass, Grtechist ht Palaeogr. dans Handbuch der Klass. Alterthums - Wissensch. p. 311. — 12 ' lun,f son, p. 70. — 13 On ne saurait considérer comme ponctuation des points qui sépari d les mots dans le fragment du poème sur la ba<aillc d'Actium (voy. p- 1130, DG *1' c'est une imitation des anciennes inscriptions. Cf. Thompson, p. 67.— 11 Malm11;. The Flinders Petrie pap. pl. i et n. — 15 Ibid. pl. v-vm. — l6 Thompson, !' l"‘
— 17 A. Schoene, Op. cil. p. 484. — 13 Thompson, p. 70; Reusms, p. 134 sq-
py^^Y^i'rtr^arl-ntÇyTcL,
éurtV' CfactPrnré)Ÿ»o-nilar
SCR
I .s plus anciens n’offrent en général ni esprits, ni "S. Mais clans des manuscrits de poêles comme le î iment d’Alcman et le papyrus de Bacchyl.de, on i nuvc des accents principalement sur les mots un peu , , es premiers manuscrits de parchemm ne sont ris accentués, non plus que les manuscrits latins U Les ^prits aussi sont en petit nombre et leur usage très
intermittent. , .. .
Parmi les autres signes, il faut citer 1 apostrophe assez fréquente dans leBacchylide pour marquer l’élision3 ; on cmt la voir dans des manuscrits anciens placée en avant 1 \m arrière de certains noms étrangers, comme les norns de patriarches et les noms de villes *. L’emploi du signe de diérèse, simple point ou tréma, n’est pas rare dans les papyrus suri et ü initiaux. Signalons encore cà et là l’hyphen, petit trait courbe (-), au-dessous des mots composés et, dans les manuscrits homériques, la présence des signes d’Aristarque la diple (») et l’astérisque.
Sur les papyrus anciens les citations ne sont pas indiquées ; ce n’est que postérieurement à l’ère chrétienne, vers le vie siècle, que l’on trouve dans les manuscrits des guillemets (», », », »), placés dans les marges; un autre procédé en usage dans les manuscrits grecs et latins fut celui de l’indentation, qui consiste à mettre le texte cité un peu en retrait8.
Les corrections sont exécutées de diverses manières : tantôt la lettre écrite par erreur est biffée d’un petit trait oblique, tantôt elle est surmontée d’un point; quand il s’agit d'un mot entier à corriger, celui qui doit lui être substitué est écrit au-dessus dans l’interligne. Les parties omises un peu considérables sont inscrites dans les marges supérieure ou inférieure, et un signe de renvoi indique où elles doivent prendre, place6.
Lorsqu’il s’agissait de réparer une erreur un peu importante commise sur un papyrus, on collait, à l’occasion, sur la partie à remplacer, en ayant soin d’en placer les libres exactement dans le même sens, une petite bande de papyrus sur laquelle on écrivait le texte à substituer T.
Procédés et signes abréviatifs. — Un passage mal interprété de Diogène Laerce avait fait attribuer à Xénophon l'invention d’un système de sténographie 8 ; mais cette idée est aujourd’hui abandonnée, et il parait certain que les anciens Grecs n’ont employé que quelques signes et un certain nombre de procédés abréviatifs. Ce n’est pas qu’on ne se soit préoccupé d’abréger l'écriture et de substituer à l'alphabet ordinaire des signes plus laciles à tracer. Nous savons assurément qu’on l’a fait dès la lin du ve siècle. Une inscription trouvée sur l’acropole d’Athènes nous a conservé des vestiges d’une lenta-
Kcnyon, p. 30. Sur le papyrus de Y Iliade de Bankcs, sur celui de Harris, 'O. p. 1126, note 5) et aussi sur celui de Bacchylide, on voit à l'occasion des mots oxytons portant l’accent grave sur la pénultième. Cf. Thompson, p. 72. riiompson, p. 74. On signale, et encore très rarement, des exemples d’ac- 111 sur des monosyllabes, comme o exclamatif, ou des prépositions. D’autre part, '‘os le fiagm. de poème sur la bataille d’Aclium (cf. p. 1130, u. 4) un accent sert a niaïquer des voyelles longues. Thompson, p. 187. — 3 Voyez The Poems of 'cchi/lides fac-similé, col. 7. — 4 Thompson, p. 73. Wattenbach, Script. / s/'" ' I|1,r°d p. 3, col. t, signale dans le Sinaiticus l’apostrophe à la
[çl ™o1 “jouffakr.p’. — 5 Thompson, p. 74 sq. Kenyon, p. 29 sq. Cf. Cha-
( Oncial. script, pl, xm, 1 et pl. 63. — G Kenyon, p. 31. Thompson,
sur \ '' ^oemes °f Bacchylid.es , col. 5, 12, 14, 22 — 7 Ceci se voit
la l[ L°uvre R |, qui contient des œuvres de saint Cyrille. — 3 Diog.
, ' .’ Gillbauer, Die drei Système der griechisch. Tachygraphie dans
Tach ' ^t€n ^'ener hlcadçrn. phil.-hist. Kl. 1894 ; Idem, 7 ur dit est en deutscii ^er Griechen, p. 49, dans Festbuch zur hundertj. Jubelfeier d.
Xlu ,,schrift (1896) ; Gardtha’usen, Geschichte der griechisch. Tachygva -
tive de ce genre9. Une autre eut lieu un siècle et demi plus lard, dont l’auteur, inconnu tout comme le premiei , proposait une sorte de système sténographique, car il réunissait en un seul signe deux et même quelquefois trois lettres10. Mais ce ne sont là que des souvenirs, car l’état des inscriptions ne permet pas de reconstituer ces systèmes avec sûreté, et nous ne savons pas si 1 un d eux a jamais été en usage. Nous n’avons rien d écrit au moyen de ces signes; car les papyrus littéraires calligraphiques n’offrent que très peu d’abréviations. On a trouvé dans VHypéride du Louvre le v final remplacé par un trait horizontal suscrit. Dans les papyrus d Ilerculanum, qui renferment les écrits de Philodème, les conjonctions xat et yaU et l’article tojv sont représentés par leur consonne initiale surmontée d un accent grave
(K T t)’ préposition Ttpo; s’écriL parfois 7^“, les
sigles et signifient ypôvo; et xpÔ7ro; à tous les cas,
il y a aussi les deux signes / et \ pour ia- et et evat. On signale encore quelques abréviations dans les scholies du papyrus d’Alcman etdans une colleclion d exercices de rhétorique “. Postérieurement à l’ère chrétienne, le Commentaire au Théétèle de Platon n’offre que le v final représenté par un petit trait suscrit AOrO(Aôyov)1-. Un peu plus tard, au viiic siècle, le copiste du fragment mathématique de Bobbio emploie un certain nombre de signes abréviatifs dont il paraît quelquefois ignorer la signification exacte13.
Dans les papyrus non littéraires ou dans ceux qui, comme celui de la Constitution d'Athènes , ont été écrits pour l’usage privé, 011 peut, au contraire, constater 1 emploi fréquent de signes conventionnels pour représenter les termes les plus usuels et de procédés abréviatifs, qui consistent à supprimer certaines portions des mots, comme les finales sur lesquelles il n’est guère possible de se tromper. Ainsi dans les reçus, les baux, les comptes, les lettres, les signes L et h signifient respectivement ’éxo; et Spa/JAT, à tous les cas ; et At représentent p.ÊTû7)Ti^Çj on écrit 7cpô pour signi fier 7rpoxetxai, et aussipour 7rpox£t(xévou dans la formule x&u Trpoxeqji.Év6u ’éxouç; pr pour
xtôXtç, x 0 pour xoTTap/ia, etc.11. Le papyrus de la Constitution d'Athènes (fi g. 6207) nous prouve que les procédés abréviatifs étaient très usités dans l’écriture courante, lorsque la copie exécutée n’était pas destinée à la vente. On y trouve couramment deux procédés: l’un consiste à écrire seulement la première lettre du mot que l'on veut abréger, en distinguant les uns des autres, au moyen d’une sorte d’accent ou d’un autre signe, ceux qui commencent par la même lettre ; ce procédé s'emploie pour
phie, p. 3. dans Archiu. für Sténographié (1906); Arlhur Menlz, Geschichte und Systeine der griech. Tachygraphie , p. 5 ; Thompson, Handbook, p. 83. — 9 Uomperz, CJeber ein bisher unbekanntes griech. Schriftsystem , dans Sitzungsber. d. Wiener Akad. phil. hisl. Kl. (1884), p. 339 ; et ibid. (1895) N eue Bemerkunyen ; Gardthausen, Tachygraphie odev Brachy graphie der Akropolissteines , dans Archiv. f. Stenogr. 1906, p. 81; Mitzschke, Eine griech. Kurzschrift an d. JVvorchr. Jahrhundert , dans Archiv. f. Stenogr. 1885. A. Meulz, Op. cit. p. 29.
— l(>Tanuory, deux fragments concernant des systèmes d'écriture abrégée , dans Bullet.de Correspond, hellén. (1896); Johnen, Eine attgriech. Konsonantenverbindungstafel , dans Schriftwarl (1898) ; A. Menlz, Op. cit. p. 9 et 39.
— il Thompson, p. 83; Kenyon, Palaeogr. p. 32. Ces exercices sont dans le papyrus du Brit. Mus. n° 256. — 12 pal. Soc. III, pl. cui. — 13 Watlenbach, Script, gr. spec. pl. vm et introduction ; Wessely, Ein System altgriech. Tachygraphie dans Ab handlung en der Akad. d. Wissensch. Vienne, 1896, pl. n; Menlz, Op.cit. p. 26. — H Kenyon, p. 32 ; Rubensohu, Elephantine papyri, pl. ni; Pal. Soc. Il, pl. cxLin ; Grenfell and Mahalîy, The Revenue laws of Ptolemy Philadelphus ; Greek pap. in the Brit. Mus. pap. 658 (a. 105 av. J.-C.).
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les prépositions (sauf <xitd et sut qui ne s'abrègent pas), les particules et les conjonctions. Ainsi gsv et 8é s’écrivent jx ' et A', [xexoi et Sià, p.' et À ; l'article s’abrège aussi, on trouve t’, t', t ' pour nqç, rqv, tûv. Dans les finales en tou, ou se représente par une sorte de trait sinueux ( 4) attaché à l’extrémité du trait horizontal du t. A côté de ceci on voit nombre de mots dont la terminaison n’est pas écrite en entier ; on en a seulement inscrit la dernière ou
l’avant-dernière voyelle, par exemple aoXoov pour üdAcovoi;, uttvxo^ pour 'nritâpyouç, xXeiuGsv pour KXetaOévr,?. Quelquefois on a négligé d’écrire cette voyelle et pour olttix^v on
s est contenté de mettre axxi , pour éXéaGat, sXet, pour |xiy Y,v, ga', etc. ’ .
On rencontre un système analogue avec de petites différences dans le papyrus qui contient le commentaire de Didymesur les Philippiques de Démosthène 2.(fig- 6196).
Dans ce que nous venons de voir, la suscription d’une lettre prévenait le lecteur que le mot était abrégé; ce procédé est usité çà et là dans d’autres papyrus ; mais la lettre suscrite n’est pas toujours distincte; elle est même souvent remplacée par un trait semblable à une sorte d'S renversée ( S) 3. Parfois, c’est une assez grande portion de mot que le lecteur doit suppléer lorsque,
par exemple, épgo7toXixY|ç est écritepgoiro ou epgoTr 4. Les noms propres se traitent de la même manière, AùpijXt&ç
s’écrit aupTj ou aup6. Au ivc siècle, l’abréviation est indiquée par un trait horizontal suscrit : epwT-qô signifie Èp(üXT|9Évxe; °. On trouve aussi, et cela dès le iuc siècle de notre ère, un trait oblique apposé à la dernière lettre écrite de façon à couper son extrémité inférieure, représente Stxaicp ". D’autres fois, un simple point suffit à signaler l’abréviation, par exemple s-xixp- pour ÈTuxpcuroç 8.
A ces procédés il faut joindre celui de l’abréviation par contraction, qui se rencontre fréquemment dans les manuscrits de contenu ecclésiastique. Il consiste à supprimer la portion moyenne du mot et à n’écrire que la première et la dernière lettre, ou bien une ou deux lettres du commencement et deux, trois ou quatre de la fin, selon le cas; ces lettres se surmontent d’un trait horizontal, par exemple wC signifie 6sd«, WN 0eov, ET xupiou, ÏÏTÏF ■rcaxvjp, IIPUC Traxpôç, 1AHM 'IepouuaXvjg ; OYNOIC oûpavoïç9. Ce procédé est employé dans un papyrus du 111e ou plutôt du ive siècle, qui contient VÉpître aux Hébreux 10 .
Les manuscrits latins de la période qui nous occupe ne connaissent que peu d’abréviations; elles sont rares jusqu’au vme siècle11, mais elles se multiplient considérablement après le xc. Un des plus anciens papyrus latins, écrit en semi- onciale, offre cos pour consu-
1 Ken y on, Aristotle on the Constitution o, Athens, fac-similés passim. Cf. Pal. Soc. II, pi. exxn. — 2 [Cf. p. 1127, n. 2.-3 pal. Soc. II, pl. clxxxiii.
— 4 Amherst Papyr. Il, pl, xm et xvm. — 5 Wessely, Pap. Erzherzog Rainer , Eùhrer durch die Ausslellung, pl. xi. — 6 Amherst pap. II, pl. xx.
— 7 Mittheilung. aus der Samml. d. Papyr. Erzherzog Rainer II, pl. xxxnr.
— 8 Pal. Soc. Il, pl. clxxxvui. — 9 Thompson, p. 88 srf. — 10 pal. Soc. III, pl. xlvii. — il Reusens, Elém. de paléogr. p. 94 — 12 Pal. Soc. 111, pl. lui; c’est celui qui contient une épitomé de Tite*Live, cf. p. 1130, n. 20. — 13 Reusens, üp. cit. p. 94 sq. ; Blass, Handhuch d. Klass. Alterthumswissensch. p. 332.
— 14 Plutarch. Cato min. ch. xxm; Euseb. Hist. eccles. VI, 23, 36. — 15 Menlz, Geschichte u. Système , p. 13 et 18. — 16 On appelait commentarii les lexiques de noies tironicnnes, cf. Mentz, L. I. cf. Wessely, Ein System altgriech. Ta chy graphie, p. 18 et Der Vertrag eines Tachygraphielehrers aus Ægypten , dans Archiv. f. Stenogr. (1905). - 17 Gardthausen, Geschich. d. Gr. Tachygr. p 5; Menlz, Op. c. p. 21. Il est fart allusion aux lachy-uaphes dans Philostrale, Vita Apollunii 1,19, 4 (éd. Kayser, p. 11), dans Galien, *tÿi -c.ïv iSluv pi Sacojv,
libus, i>r pour praetorem, un pour liber, Tmii pour tribunus p/ebis , b. pour bus. Le prénom y ,,s[ indiqué par une lettre unique (siffle), l’initiale suiv' d’un point; L- P- signifient Lucius et Publias, etc o Outre ces abréviations-ci on voit ailleurs Q pour pU: qm ou qnm pour ffuojiiam et le remplacement de m et N ; la fin des lignes par un petit trait horizontal suscril Dans les manuscrits de contenu religieux se montre le système de l’abréviation par contraction : dms ou dns pour dominas, dno pour domino , ds pour deus, sps pour spirilus, eps pour episcopus. Dans le palimpseste de Gaiu> à Vérone, une finale supprimée se représente par un trait vertical traversant la dernière letlre écrite, t fj sj gnifie nisi, E tyl enim 13 .
Tachijffraphie. — Dans cet ensemble de procédés, on ne saurait voir un système de taehygraphie, ni rien qui ressemble à notre sténographie moderne. Cependant à partir du Ier siècle de notre ère, il y eut dans le monde grec des tachygraphes ou sténographes (a-qgsiGyp^oi, xa^uvpâ^cu) u. Mais il semble bien qu’ils se servaient d’une invention romaine que les Grecs n’avaient fait qu’imiter15.
La plus ancienne mention de la taehygraphie se lit sur un papyrus égyptien de l’an loo après J.-C; c’est une convention avec un professeur, dans laquelle le recueil de signes que doit apprendre l’élève est désigné par le mot xùgevxâpiov ; ce terme paraît un indice assez sûr que l’invention n’était pas grecque16. Nous savons que la taehygraphie a été très en usage du me au ivc siècle, quelle se répandit en Orient11 puis en Sicile 18 et en lllyrie où a été trouvée une inscription en caractères tachygraphiques dont la signification n’a pas encore été découverte 19. Beaucoup de papyrus, répartis entre les diverses collections d’Europe, sont ou entièrement ou partiellement écrits en taehygraphie; un petit nombre seulement a pu être déchiffré, car nous n’avons qu’une connaissance incomplète de leur système d’écriture20.
Celui des notes ( notae ) tironiennes, qui servit peutêtre de modèle à la taehygraphie égyptienne, est mieux connu. Ce système d’écriture abrégée dont on fait remonter l’invention à Tullius Tiron, affranchi de Cicéron, qui s’était occupé seulement des prépositions11, se compose non pas de signes conventionnels, mais de lettres réduites à leur plus simple élément, c’est-à-dire quelquefois à un trait droit, courbe, ondulé ou formant une ligne brisée. Une note pouvait être employée seule pour figurer soit un mot indéclinable, comme une préposition, soit un substantif ou un adjectif très usuels, ou un verbe à la 3e personne du singulier de l'indicatif présent ; elle faisait alors fonction de sigle Mais,
XIX, (éd. Kiihn), cf. S. Basil. Epist. 333 (éd. Migne, Patrol. gr. I. xxxii)- — 18 Inscr. graec. Sicil. 1549 ; Gardthausen, Geschicht. p. 5. — 19 Wessely,#*» epigraphischer Den/cmal altgr. Tachygr. dans Archiv. f. Sten. (1901); Gitlbauef, Die tachygraphische Grabinschrift von Salona dans Studien zur griech. Tachy graphie , p. 3. — 20 Wessely, Studien zur Palaeograj hie u. Papyruskunde , btsc.
3 et 4. Dewischeit, Gritch. Taehygraphie in aegyptisch. Papyrusurkunden,^us Schriflwart (1900) p. 9; W. Schubart, Die tachygr. papy ri in der Urkunden sammlung d. Kônigl. AJus. zu Berlin dans Archiv. f. Sten. (1902). Un autre système est mieux connu, c’est celui qui se trouve dans quelques manuscrils du moyen :i?e. cf. Gitlbauer, die Uberreste griech. Taehygraphie, 1878 et 1886; Gardtbausen, Griech. Palaeog. p. 210; Idem, Geschicht. der Griechisch. Tachygr. p- 11 A. Mentz, Geschichte und Système , p. 45. — 21 Suelonii Reliquiae (cd. Reitlerscheid) p. 135. Isidôr. Orig. 1,21 ; cf. Weiuberger, Zur Geschichte d. rômisch. schrift dans Archiv. f. Sten. (1903); Morgenstern, Cicer. u. die Sténographe . ibid. (1905); A. Slein, Die Sténographié in rômisch. Sénat, ibid. (U'O’1- Gardhausen, Geschichte , p. 5.
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ordinairement, pour représenter un mot on se servait ,1,. deux signes dont l'un- exprimait le radical, l’autre h terminaison; ce dernier était un peu plus petit que l’autre. Le radical s’exprimait soit par sa seule lettre initiale, soit par sa première syllabe, soit par plusieurs lettres faisant partie du mot, dont la portion moyenne était supprimée comme dans le procédé d’abréviation par contraction. Presque toutes les lettres de l’alphabet tironien avaient deux formes : l’une, tirée de l’écriture capitale, était employée pour représenter les radicaux; l’autre, empruntée à l’écriture courante, servait à la fois pour les terminaisons et les radicaux. On usait aussi du point diacritique qui, selon la place qu’il occupait auprès d'une note, lui donnait des significations différentes *.
Ces notes furent d’un usage assez fréquent jusqu’au xic siècle 2, les notarii devaient les connaître, aussi en enseignait-on la pratique dans les écoles, et, à cet effet, on avait composé des espèces de lexiques où elles étaient disposées en colonnes verticales avec leur signification en face d’elles3. Elles servirent, comme les signes de la tachygraphie grecque \ à recueillir des discours, des sermons, des déclarations dont on tenait à posséder la forme authentique 5. Les annotateurs de manuscrits en usèrent dans leurs scholies marginales. Elles furent aussi employées, mais exceptionnellement, à transcrire des ouvrages entiers6. Les manuscrits où se lisent des notes de ce genre appartiennent tous au moyen âge. Alf. Jacob.
SCRIPTURA. — Taxe perçue à Rome sur les trou¬
peaux qui allaient paître dans les pâturages1 publics (pub/ica pascua ) ou dans les aestivi vel hiberni salins de l’Italie. Delàvientle nom de scriptuarius ager donné aux terres du domaine public [ager publicus] soumises à ce mode d’exploitation2. Cet impôt sur les pascua fut le seul perçu dès l’origine par les agents du trésor; aussi cette dénomination, d’après Pline3, demeura longtemps appliquée à tous revenus publics. Plus tard, la ferme de cet impôt fut adjugée, sous la République, aux enchères à des compagnies de publicains [publicani , d’après un cahier des charges [censoria locatio] dressé par les censeurs. Au moment où les troupeaux quittaient les vallées pour aller passer l’été sur les monts, ils devaient être soumis à l’inspection des agents des publicains, qui en prenaient note ( scriptura ) et percevaient le droit de pâturage ou de transit8, en raison du nombre et de l’espèce des bestiaux. Cet impôt était d'autant plus facile à recouvrer que le climat de l’Italie rendait alors, comme aujourd’hui dans la Capitanate, la transhumance nécessaire 6. Le trésor public affermait même des pacages en province, et jusqu’en Cyrénaïque où ce système fit disparaître certainesplantes tels que le laser ousilphium1. On consacrait au pâturage non seulement des collines ou vallées, mais des saussaies et des bois8, et lors de la formation des latifundia, ce système contribua beaucoup à déboiser l’Italie. Il y avait des étendues considérables d 'ager scriptuarius, non seulement en Apulie et en Campanie, mais encore en Sicile9, en Afrique10, en Asie",
1 Kopp, Palaeographia critica t. I et II. Reusens, Eléments, p. 27; E. Châtelain Introduction à la lecture des notes tironiennes , p. 1. — 2 E. Châtelain, lue messe en notes tironiennes (1901) p. 9. — 3 Reusens, Op. cit. p. 29. — t Th. Sickel, Acta regum et imperator. Carolinor. t. I, p. 330. H. Breslau, Handbuch der Urkundenlehre fur Deutschland u. Italien, I. p. 921 ; Wcssoly, Studien, fasc. III el IV. Reusens, Op. cit. p, 29. 6 J. J. Si. monct, die Sténographié tieim katolischen Klerus. J. GefTcken, Die Sténographié in den Akten der Martyrer , dans Archiv. f. Sien. 1906. — 6 Watlenbaeh, Anleitung, p. 10. Kopp, Palaeogr. crilic. I, 316, cf. Paul Legendre, Etudes tironiennes. Commentaire de la VI’ églogue de Virgile. — BibLiocnAPHiE. l’Ii. Berger, Histoire de l’Écriture dans l’Antiquité (1891); Wattenbach, Dus Schriftwesen im Mittelaller (1890, 3» éd.) ; T. Asile, Tlie origin and Progress of writing, Londres (1803) ; Westwood, Palaeographia sacra pictoria, Londres (1843-45); Thompson, Handbook of gr. a. lat. palaeogr. Londres (1906, 3° éd.) ; Silvestre, Paléographie universelle (1839-41,; E. A. Bond, E. M. Thompson and b. I Warner, Palaeographical Society, lac-sim. of manuscripts a. inscriptions, ■ (1873-83) ; II* ser. (1884-94); Thompson, Warner a. Kenyon, The new palaeographical Society (1903); Thompson and Warner, Catalogue of ancien! manuscripts in the Prit. Mus. 1881, 1884; F.-G. Kenyon, Fac-similés of biblical manuscripts in theBrit. Mus. Londres (1900) ; Vitelli el Paoli, Collezione Fiorentina > tac-simili paleografici Greci e latini, Florence (1884-97). Paléographie grecque : Montlaucon, Palaeographia graeca (1708) ; Gardthausen, Griech. Palaeogruplmp Leipzig (1879) ; W. Waltenbach, Anleitung sur Griech. Palaeographie, C'i'iig ,1895, 3» éd ) ; Fr. Blass, Palaeographie, Buchu’esen u. Handschriften- ' ' llans Hundhueh der Klassischen Alterth-Wissensch.t. I. Vorlesungen und luiuthingen von Ludw. Traube, berausg. von Fr. Boll, Erster Band sur ^ urographie u. Handscliriftenkunde, Munich (1809). Papyrus : C. Haeberlin. tU."',./'*nn (cata,0Su® des P»Pyr“* littéraires) dans C entraînait far BiblioorUi"r'"1 Ken5'on’ Græco-Boman Egypt, dans Archaeological Reports
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SCRIPTURA. — l TU. Liv. XXXIX, 29; Varro, Ilust. 11,1 ; 15-20, 11, praet.
4 et 5. — 2 Varr. Hust. I, 16. — 3 Uist. nat XVIII. 3 ; T. Liv. Il, 9.; 4 T. Liv.
IV, 8; XL, 51; XXXI1.7; XXXIX, 44; Polyb. VI, \1 -, Zounr. Vil, 19 Cic. Pr. ley. Man. 6; ln Verr. 11, 3; in Bull. Il, 14.Cf. [Roslovtsew, tlesch. der, Staats
paclit in der rôm. Eaiserzeit. Philologus, Erganzungsband, IX, p. 410], 5 Kes-
lus, s. ». Scriptuarius ager. 6 [Cf. Grenier, La transhumance des troupeaux en Italie (Mélanges de Borne , 1905, p. 293 sq.]. — 7 Plin. Hist. nat. XIX 15 et Sanmaise, Exercit ad Plin. p. 262. — 8 Cic. In Rull. I, I ; 111,4 ; [| |4; Bureau de la Malle, Econ. pot. des Rom. p. 445. — 9 Cic. Verr. Il, 70, 169 III 71 167. — 10 App. Bell. civ. 24 ; Sallust. Jug. 20 ; I, Loi agraire de 643, 39, 40, 42. — u Cic. Poe. lege Man. 6, 15.
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en Cilicie et vraisemblablement dans toutes les provinces2. Le directeur placé sur les lieux pour surveiller la perception de l’impôt au profit de la société vertigalis des publicains, se nommait pro magisler 3.
Sous l’Empire, les pâturages du domaine public et des biens de l’Empereur4 ( pascua publica vel rei privatae ), ne furent pas exploités de la même manière. On en loua l’exploitation à des particuliers moyennant une redevance, pensio , perçue par les procuratores Caesaris-, il n’est plus question de publicnnus 5, de scriptura et de scriptuarii. Souvent aussi l’Empereur a des troupeaux que ses agents font paître sur ses domaines [patrimonium principisI. Le Code Justinien consacre un titre aux fundi rei privatae et sa/tus divinae domus 6. Mais la transhumance était toujours réglée comme elle le demeura depuis; une inscription que Mommsen 7 rapporte au temps des rois Goths, rappelle la règle sur le mode de déclaration des troupeaux, professa pecuaria et les lieux de station, en punissant les fraudes pratiquées contre le trésor. Depuis le vie siècle de Rome, le pâturage et le jardinage tendaient à devenir le mode unique d’exploitation des terres en Italie, et malgré les limitations portées par les lois Liciniennes [agrariae leges], la grande propriété envahissait tout, et la classe moyenne des laboureurs disparaissait. En revanche, les troupeaux conduits par des esclaves occupaient d’immenses espaces de terrain [latifundia]. Les édiles, qui avaient la surveillance des pâturages publics et le droit d’infliger des amendes aux contrevenants 8 [aedilis], ne purent empêcher la violation des lois Liciniennes sur l’étendue des terres du domaine que pouvait affermer un particulier, ni l’usurpation de ces terres par les fermiers ou tenanciers. Les tentatives de réforme des Gracques et de Livius Drusus n’aboutirent pas. Une loi du tribun Sporius Thorius restreignit l’usage de la pâture sur le domaine public s ; on possède des fragments d’une autre loi rendue en 643 de Rome, qui permit sur les restes de Yager publiais le pacage gratuit pour un certain nombre de têtes de bétail’0, sans doute afin de favoriser les petits agriculteurs, ce qui dut réduire à peu de chose la scriptura et préparer sa disparition sous l’Empire. Les employés se nommaient pecuarii ou scriptuarii. G. Humbert.
SCRIPULUM, ou SCRIPTULUM. — Petite unité pondérale, monnaie de compte et mesure de superficie des Romains. Par rapport à l’as ou la livre évaluée à 327 gr. 43, le scripulum en était le 4 /288e ; il est évalué à i gr. 137; il était le l/'24e de l’once (27 gr. 288) et le double de l’obole (0 gr. 568, qu’on appelait aussi parfois dimidium scripulum. Le denier romain d’argent créé en 269 av. J.-C., était la I /72e partie de la livre et pesait 4 scripula (4 gr. 548); le quinaire pesait 2 scripu/a et le sesterce, 1 scripulum. Ces poids de monnaie furent
changés dans la suite des temps [denarius]. En épi - , phie, la notation pondérale du scripulum est 3, ou . Comme mesure de superficie le scripulum est le l/288e du jugerum. équivalant à 100 pieds carrés romains ou 8 mètres carrés744 [jugerum]1. E. Babelon
SCULPONEAE. — Variété de chaussures dont les phj. lologues rattachent le nom à sculpo : il s’agirait de grossiers sabots creusés dans une pièce de bois, analogues aux xpouireÇat de Béotie1. Chaussures rustiques en tout cas : Caton recommande2 d’en fournir tous les deux ans aux esclaves qui travaillent aux champs, et Varron décerne l’épithète de sculponeatus à ïriptolème, l’inventeur de l’agriculture3. Le même Fulgence commet, du reste, une erreur grossière dans cette glose ( sculponeas dici voluerunt cestus plumbo ligatosy sur deux passages d’auteurs comiques8, où il est question de frapper quelqu’un à coups de sculponea ; nous connaissons des exemples de correction à coups de sandale [solea, educatio, p. 474]6.De son temps, l’expression n’avait sans doute plus cours; peut-être même n’a-t-elle jamais été très employée, et il serait vain de l’appliquer à une représentation figurée. Victor Chapot.
SCULPTURA. — A. Les procédés tecuniques delà sculpture. — I. Définition '. — Les expressions latines correspondant à nos mots français sculpture , sculpteur, sculpter, se présentent sous deux formes: sculplura , sculptor , sculpere , et scalptura , scalptor, scalpere. Ni les unes ni les autres ne traduisent exactement le français; la signification en est à la fois plus restreinte et plus étendue. Elles indiquent le fait de tailler une matière quelconque : bois, calcaire, marbre, j ou toute autre substance. D’où il résulte que, d’une part, ces expressions s’appliquent parfaitement à la taille des pierres précieuses, c’est-à-dire à la gravure2, mais que, d’autre part, elles ne peuvent désigner la fonte du bronze3, j A ce dernier travail Pline donne constamment le nom de statuaria ars4. La gravure du métal et des gemmes est étudiée aux articles caelatura et scalptura ; nous nous occuperons donc uniquement de la taille et de la confection des statues que les Latins désignaient à la fois sous les noms de scu/ptura ou de scalptura [voir pour la statuaire en terre cuite figlinum opus; pour la statuaire chryséléphantine ebur].
On a cherché3 une différence de sens entre les deux ■ expressions, scalpere et ses dérivés s’appliquant plutôt à j la gravure des gemmes, sculpere et ses dérivés à la sculpture proprement dite6. Cette distinction ne semble |
pas justifiée ; mais, autant que permettent d’en juger les I
Lextesqui, sur une question aussi minutieuse, ne peuvent guère donner une réponse paléographiquemenl certaine, la forme scalp — paraît la plus usitée dans les deux I sens. La forme sculp — ne se trouve guère, applique6 a I
l Cic. Ad Allie. V, II. — 2 [Marquardt, Organis. finanç. p. 317.] — 3 (lie. Verr. Il, 70. — 4 G. I et 2 God. Theod. VII, 7 ; God. Justin. XI, GO. — 5 Cependant, du temps de Pline, dans la Cyrénaïque province du peuple, il y avait encore une ferme de la scriptura. Plin. Hist. nat. XIX, 3039. — G [L. 65. — 7 C. 1. L IX, 2826. — 8 Ovid, Fast. V, 283. — 9 Cic. De orat. II, 70. Une loi d’uu tribun inconnu, peut-être le môme, dispense ces usurpateurs de terre de payer leur redevance au trésor. — *0 [Loi agraire de G43 (C. 1. L. V, 2ü0) c. 10; Walter, Gesc/i. n. 252]. Bibliographie. Becker-Marquardt, Organisation financière, p. 317, 325; Walter, Geschichte der Zômischen Rechtz, 3° édit. Bonn, I8G0, n°* 18, 37,. 182, 198; bureau de la Malle, Economie politique des Romains, Paris, 1810, II, 423, 444, 445 et 446; [Rostovtsew, Philoloyus , Erganzungsband, IX, p. -410 sq.].
SCRIPULUM ou SCRIPTULUM. — 1 V. Hullseh, Gr. und r ôm. Métrologie.
SCULPONEA K. 1 Paus. ap. Eustath. p 8G7, 29 ; *£ouTt«-Çia chez Hesychius et
Pollux (Onom. VII, 22); Fulgent. Serai, ant. 21 Helm : Quid surit isctdponeas (de insculpo ?). — ^ De re rust. 59; cf. 135. — 3 Ap. Non. Marcell. ['■ 19-20. Merc. = 240 Mueller. — 4 Loc. cit. — ° Nevius in Philempt>ro , cit< P®* lui, et Plaut. Casin. 493-496 Gœzl. — 6 Le jeu de mot de Plaute mh (poissons ou sandales) est très clair. ^
SCULPTURA. i Cf. Blümner, Technologie und Terminologie der Gew 11 Künste bei Griechen und Rômern, t. Il, p. 164-180. — 2 Plin. Nat- l> ^ 132, XXXVII, 8, 60, 177, etc. — 3 Cf. pourtant Quint. Inst. or. H, 21, * : tura, quae auro , argent o, aere , ferro opéra efficit. Nam scalptura etm» ^ ebur, marmor , vitrum , gemmas, praeter ea quae supra dixi , comp *L * ^
4 Nat. hist. XXXIV, 35, 65, 97, XXXV, 156, XXXVI, 15. Cf. Quint. tnsUJ ‘ ^ 21, 10: nam si quaeram, quae materia sit statuariae, dicetur ^ ^
Blümner, O. c. t. Il, p. 172-176. — 6 Les opinions des critiques ancien* dernes sont rapportées dans Blümner, t. Il, p. 173, n. I.
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h laj|ie du bois ou do la pierre, que pour le verbe1. Du iislanlif sculptura avec le sens de sculpture on ne cite * ’ juux exemples2, et Blürnner déclare2 n’avoir rentVtnlré nulle part le substantif sculptor avec le sens de sculpteur, bes formes scalpere, sculptura , sculptor sont ï,i contraire fréquemment employées, en particulier par Vilruve 4 et Pline5. — A scalpere correspond yXûcpetv ; comme l’expression latine, l’expression grecque désigne .u,ssi le travail du graveur, mais non la fonte du bronze. rWcixTÎ 6 et yauuty|ç7 sont rares ; on dit plutôt àvôpiav- Toirou'a 8 et àvSptavxoTTotôç 0 qui, comme le verbe àvopiav- o7rot£iv indiquent simplement la confection d’une statue et s’appliquent aussi bien au travail du marbre d au marbrier qu’à la fonte du bronze et au bronzier.
Il LA SCULPTURE DANS LA GRÈCE PRÉHISTORIQUE. — Il nOUS
reste un assez grand nombre d’œuvres plastiques antérieures à l’invasion dorienne et trouvées surtout en Argolide", dans les îles 12 et en Crète *3. Très différentes de valeur et s'échelonnant sans doute sur un long espace de temps, les unes, telles que les idoles des Cyclades (lig. 6222), sont d’informes représentations, d’autres, comme les sculptures crétoises, sont des œuvres d’un modelé achevé et puissant. Il serait intéressant de savoir comment les unes et les autres ont élé- obtenues, mais, sur les procédés techniques de ceLle époque, nous ne pouvons guère présenter que des observations très générales ou des conjectures.
La matière. — Les matières usitées11 sont très diverses : on trouve le marbre, le trachyte, l’albâtre, la stéatite, lu calcaire, l’argile, l’os, l’ivoire. Les idoles des iles.sont le plus souvent en marbre; la porte des Lions à Mycènes est en calcaire, la tète de lionne de Cnossos
1 Par cj. Vilr. De Arch. 1,2,6 (iloulcux) ; Man il . Astr. V, 28!) -, Cic. Acad . il, 81 , 11,1 - 'c‘ composé exsculpere : Cic. Ad Alt. XIII, 28, 2 ; Quint, /nst. or. Il, 19, 3.
— - Vilr. De arch. Il, 9, 9; Plin. Nat. Iiist. XVI, 209. — * O. c. t. Il, p. 171, n. S.
- 5 De. arch. Il, 7, 4; III, S, 15; IV, |, 2, etc. — 8 Ai al. Iiist. XXXV, 128; XXXVI, "■ rlc. ; cf. Cic. Nat. deor. Il, 60, 180; Plin. Ep. I, 10, 4; etc. — G Euseb. l'rarp. ev. 1, 9, 13, p. 29 D. —7 Anth. pal. IX, 774, I. — 8 Xén. Mem. 1, 4, 3 ; |,|al- ,,or9 ■ 5, p. 450 C ; etc. — » Pind. Non. V, I ; Xcn. Mem. Il, 6, 6, etc. ; Plat. Ijep.XTI.p. 540 C ; cic. — 10 Xcn. Mem. III, 1 , 2 ; ou trouve aussi, surtout chez Lu- 1 ■en, parex.Somn. 2,7, cl Plulurrjue, par ex. De gen. Socr. 10, p. 580 Ë, les expressions -ÎS-O'.ustu;, îppoY).uoix7|, ÊpiAn-r'*'i®oç ; cf. aussi tpporXuçiTov, atelier de sculpture, Plat.
i-, P- -15 11. — 11 Cf. Perrot et Chipiez, t. VI, p. 762 ; Collignon, Iiist.
‘ 11 scutpt. gr. 1. I, p. 32. — 12 Cf. Perrot et Ctii| iez, t. VI. p. 735; Perdrizel, ">l' s île Del plies. I. V, p. 3 ; Bliukcuberg, A ntiquités prémycéniennes , Mem. de )" ' antiquaires du Nord. 1 896 ; Tsountas cl Menait, Mycenaean âge. p. 256.
^ 1 h -iirloui les rapports d’Evans dans A nnual of tlie (Iritish School in A thaïs ,
1 |,ll,s ,yl!l - aussi S. Reinach, L'anthropologie , 1902, p. 32 ; 1904, p. 279; Angelo ( ' ' ' M ■ I lie palaces of Crète and their buitders , p. 247. — n Perrot et Chipiez, ^ I, p. 7.13. l-1 Evans, Anmtni of the /Iritish School in Atliens , 1899-1900,
| ' ■ cirot et Chipiez, t. VIII, p, 161, fig. 87 ; Jean de Mot, /ter. archèol. 1904,
- I1 -d; cf. te fragment d’une tôle semblable en calcaire dur trouvé à Del- I I trdrizet, houilles de Delphes , t. V. p. 3, fig. 13 cl 13 a; Evans, Journal
vin.
(fig. 6223) 15 en marbre16. Il faut noter l’emploi fréquent en Crète, pour les reliefs, d’une sorte de plâtre, exception¬
nellement dur, dénommé en italien gesso-duro'1 . C’est en cette matière que sont faites deux des plus belles œuvres de la plastique Cretoise, la têLe de taureau 18 et le torse d’un personnage portant un collier de fleurs de lis19.
La taille. — Sur les procédés de taille nous n’avons aucun renseignement positif. On peut penser que, pour les œuvres assez grossières telles que les idoles des îles ou même les slôles en calcaire de Mycènes, un outillage très simple, par exemple un ciseau et un maillet, suffisait. Peut-être les artistes mycéniens employaient-ils le foret, si c’est ajuste titre que Benndorf20 a cru en retrouver les traces sur la porte des Lions. Quant aux produits achevés que nous a livrés la Crète, ils ont dû être travaillés suivant les procédés des sculpteurs égyptiens’21, qui avaient acquis dans le traitement des pierres dures une grande virtuosité. L’existence certaine de relations suivies entre la Crète et l’Égypte22 donne toute vraisemblance à ccLte hypothèse.
L’ajustage. — Le procédé du rapiéçage que nous étudierons plus loin en détail est déjà en usage aux temps mycéniens. Les tètes des lions de Mycènes, probablement en ronde-bosse, étaient rapportées et fixées par des tenons23. On a retrouvé en Crète les pièces d’un grand taureau24 taillées dans une pierre schisteuse de couleur sombre, peut-être une sorte de stéatite: cette matière ne s’obtenant qu’en petits morceaux, les divers fragments devaient être rajustés les uns aux autres pour construire le corps du taureau.
La polychromie. — De même qu’en Égypte25, les œuvres de cette époque semblent avoir été entièrement peintes’, sauf celles où l’aspect de la matière constituait déjà une polychromie naturelle. On relève des traces de
of the II. Institute of brit. archüects, I1I« scric, XI, no 2, p. 41. — 16 Cf. une main en marbre de style développé trouvée à Cnossos: Evans, O. c. 1899-1900, p. 3|. 17 Evans. O. c. 1899-1900, p. 51 ; 1900-1, p. 15; 1901-2, p. 51 et fig. 26, p. 52, p. 60; 1903-4, p. 2; cf. Perrot et Chipiez, t. VIII, p. 741 ; Th. Eyfc, Puinted plaster décoration at Cnossos, Journal of the H. Institute of brit. arebilects III0 série, X, n° 4, p. 107; Burrows, Discooer. in Crete, p. 19. Sur I emploi du gvpsc dans la sculpture de la Grèce classique, cf. Blümncr, O. c. t. Il, p. 114, 14.fi. i» Evans, Ann. of tlie British School , 1899-1900, p. 51 ; Reinach, L’an¬
thropologie, 1902, p. 33, fig. 24. — 19 Evans, Ann. of the /Iritish School , 1900-1, p. 16 et fig. 6, p. 17; 1903-4, p. 2 ; Reinach, L' anthropologie, 1901, p. 277, fig. 92 (cf. aussi p. 279, fig. 30). — 20 l)[e Metopen von Selinunt , p. 41 , n. I ; cf. Tsountas et Manatl, AJycenacan âge, p. 218. — 21 Cf. Perrot et Chipiez, I. I, p. 753 ; Maspero, L’arcliéol. égyptienne, p. 188 ; Soldi, La sculpl. égyptienne, p. 23. Cf. Burrows, O. c. p. 90. — -2 Cf. Evans, The palace of Knossos in ils egyptian relations ; les principaux fnils sont rappelés daus Koucart, Le culte de Dionysos en Attique, Mém. de l' Acad. des inscr.et b. -lettres, t. XXXVII, 1, p. 1 1. — 23 Perrot et Chipiez, t. VI, p. 805 ; cf. aussi les naseaux de la lionne de Delphes, Perdrizel, O. c.t. V,p. 3, chez laquelle la pièce rapportée était peut-être en or ; il semble qu’il y ait ici un emprunt à la technique du métal, la vache d’argent de Mycènes, Perrot et Chipiez, t. VI. p. 820, ayant de même la pulpe du naseau figurée par une feuille d'or. — 24 Evans, Animal of the i Iritish Schoo in*Ath., 1900-1, p. IIS. — 2b Cf. Perrot cl Chipiez, l. I, p. 775.
SCU
scu
rouge sur la tète de lionne de Cnossos1. Les sculptures en gesso-duro ont conservé leurs couleurs; comme sur les peintures égyptiennes, la peau des figures viriles y est toujours brun-rougeâtre Les yeux sont peints de teintes vives 3.