REC
qui se manœuvrait à la rame (fig. 5921). Sur les grands lleuves, comme le Rhône’ ou le Danube2, sur les lacs3, sur les canaux du delta d’Égypte 4 et de la Liç/ula de Carthage 6, fonctionnaient des services de bacs réguliers, qui donnèrent parfois leur nom aux bourgades voisines :
Fig. 5921. — Bac de rivière.
S/£otœ sur le canal de Canope6, Ratiaria sur le Danube, dans la Mésie supérieure1; en Gaule, Ratiatum 8 dans le pays des Piclones, et peut-être aussi I’île de Ratis-, en Afrique, Maxula-Rates 9 (aujourd’hui Rades), séparée de Carthage par le goulet qui faisait communiquer la mer avec le lac de Tunis.
Les rates ou a/eôt'ai jouaient aussi, à l’occasion, le rôle de pontons. Juxtaposés côte à côte, et maintenus par un plancher transversal, ils servaient à réunir, par’un pont volant, les rives opposées d’un fleuve, ou d’un détroit : c’est sur des u/soiat que les Perses de Xerxès franchirent l’Hellespont ’°.
Enfin, les poètes latins donnent au mot ratis une extension abusive et l’emploient à tort pour désigner toute espèce de navire” ; de là, le nom de ratites donné sous la République à la monnaie de bronze [as] qui porte au revers l’image d’un ratis, ce terme devant être pris dans son acception la plus étendue, navire et non radeau ou bac12. P. Gauckler.
RECEPTA. — Les objets déposés par les voyageurs dans un navire, dans une hôtellerie, se nommaient en droit prétorien recepta ; le maître du navire ou de 1 hôtellerie en avait la responsabilité et pouvait être atteint, s il ne les représentait pas, et alors même qu’il n y avait pas eu faute de sa part, par une action in factum en dommages-intérêts, de recepto. Mais il pouvait prouver à sa décharge un cas fortuit, comme un naufrage une attaque de pirates, de brigands ’. Cette action diffère d une autre action in factum , donnée au double contre le maître du navire ou l’hôtelier à raison du vol ou du dommage causé par un de ses employés; il était tenu quasi ex delicto. La partie lésée pouvait en outre intenter contre l’auteur du vol ou du dommage l’action pénale de vol ou de la loi A quilia 2. [On ne sait si l’action
I C. i. I. XII, 2597 el 2331 (Isère). - 2 Nolit. dignit. Or. 42, 42 scj. ; Marquardt, le lorgun. milit. chez les Romains , Ir. fr. p. 239, noie C. — 3 C. i. I. XII ‘>597 ■ Mommsen, Jnscr. Helv. 75 = OreUi, 276. - 4 Stral,. XVII, 16, I 5 C 'rend
d un oonTl K?' P- 118 Sq’ “ * St,'ab’ XVI1’ 1 ; « «’Hil i” a- lacet non dun pont de baleau, contrairement à l’opinion courante. -7 Itin. Anton, p. -19 ■
Jti.Pealmp •paxtaf;a;pl°ien1 111,9, 4 et VIII, 11,5 -, Nolit. dignit. or. 42, 4-!
mi,10' v‘cus Ralmtensis, Grcg. Turon. Glor. confess. c. 54.
MannertT”0 * * °™?’ C:rend- Acad. 1906. p. 120, confirmant l'hypothèse de Manne. I, Geogr. anc. des Etats Mtr. trad. Marcus, p. 312 qu’avait combattue c Corpus tnscr. lat VIII, p. 13,. ,0 Aeschyl. ftra. 69 ; Herodot. IV, 88, 89 VU,
36; cf. anss, Herodot. IV, 97; VIII, 97; Liv XXI, 47. - U Ceci! Torr Ancien t
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RECEPTA . J Dio . 4, 9 1 T 2 îhi 1 a « n - o c- *
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