‹ Dictionnaire des antiquités grecques et romaines d'après les textes et les monumentsChapitre 61 sur 137 · V. La confection de la statue. — - La maquette. |Il · texte numérisé non relu

V. La confection de la statue. — - La maquette. |Il

£5 TfdTtîÇii «u,asîoivov /i£». — " Homollc, Pull. corr. huit. 1890, I>. olO. - Girard, LAsclepieion d’ Athènes, p. U ; Lcclial, musée de I Acrop. I'

— 13 Cf. Perrot et Chipiez, t. VIII, p. 159- - 11 H parait, .railleurs, que

les archéologues appellent calcaire est en réalité du grés. — «* Cf. U"alrC"[[[1]||l Oïlillcv, Jupiter Olympien, p. -S ; Clarac, Musee de sculpt., t. I, p. 11 Blümner, O. c. t. Il, p, 245-21)6, où sont réunis les textes anciens cou" " ^ chaque espèce. — ,c Cf. les statues de Üainia et Auxcsia à Epidaurc, lh.

82 ; la statue d'Athéna Polias dans l'Ercchthéion, Schol. ad Demoslh. ‘ ( j

p. 597; Athenagoras, Supplicntio pru christiania. 17; cf. Schumann, grecques prad. Ga'uski, t. Il, p. 234; S. Rcinach. Ver. des Et gr ' p 352, n. I. — 17 Cf. Léchai, Au musée, p. 5; Perrot et Chipiez, I. ^ ||(

— 18 Collignon, Uist. de la sculpt. gr. t. I, p. 215; l'crrol el Cl" pic7' ^

p. 135; Winter, Ath. Mitth. 1888, p. 1 IG. — '“Collignon, O. c. I. L P- ' |;

et Chipiez, t. VIII, p. 438. - 2" Cf. Clarac, Musée de sculpt. t. L !’• y1 c Blümner, O. c. I. Il, p. 194, t. III, p. 192; E. Gardner, Journ. of.i <>ell.~ (

p. 137, (ig. 3. Cf. les oulils «lu menuisier, Anth. palat. VI, 204,

Léchai, Au musée, p. 20.

Fig. 6224.

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. „„ci Vnrsau’im artiste veut fabriquer une statue, nos jourb , ‘1

I commence par façonner un modèle en argile que 1 on inoalê ensuite en plâtre pour en assurer la conservation ; 'dis il est procédé à la mise aux points : un certain nombre jc'points essentiels ( puntelli ) destinés à délimiter exac- [.cnn-nt le contour de la statue sont reportés du plâlresur 1,, bioc de marbre ; des tarières creusent la matière à la profondeur. voulue, et le praticien n'a plus qu’à abattre le marbre compris entre les trous. L’artiste n’intervient pour donner un dernier coup de ciseau. 11 est difficile de déterminer à quelle époque les sculpteurs grecs ont commencé à faire usage de la maquette2. Pline loue, d’après Varron, Pasitélès, sculpteur du i"r siècle avant l’ère chrétienne, de n’avoir sculpté aucune œuvre sans façonner auparavant un modèle 3 et, toujours d'après Varron, parle des prix élevés atteints par les modèles ni plâtre d’Arcésilas *. Il est pourtant probable qu’avant Arcésilaset Pasitélès, on avait employé des modèles3; on ne conçoit guère, en etfet, comment des groupes d’artistes

tels que ceux de l’ErechLliéion auraient pu travailler sans un modèle œuvre du directeur et inspirateur des travaux, mais ce ne devait guère être, aux vie et ve siècles6, qu’une ébauche assez grossière ne donnant que la forme générale

de l’œuvre, peut-être même un simple dessin1. Au iv siècle les progrès d’une part du raffinement, de l’autre du réalisme, ont dû faire aux sculpteurs une nécessité de chercher et de fixer dans une matière sans valeur et facilement malléable le type qu’ils voulaient figurer; l'inscription d’Epidaure8 (commencement du iv siècle) parle de xmroi payés 900 drachmes àTimothéos; on entend généralement par là des maquettes de cire6. L'invention de Lysistratos de Sicvone, frère de Lysippe, qui trouvale moulage sur nature10, dut aussi contribuer à répandre l’habitude de modeler avant de sculpter. Mais suivre avec certitude cette évolution dans l’usage de la maqiette nous est impossible. — Quant à la pratique de la mise aux points, on n’en rencontre de traces qu’à l’époque hellénistique11. 11 se pourrait, comme le conjecturent Kekule12 et Eurtwangler13, que les éloges de Varron à Pasitélès signifient qu’il fit le premier un modèle pouvant être reporté tel quel sur le marbre.

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