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la Nike diled’Arkhermos1 etla
al, tiques, on le retrouve sur
, Ivharès2. Nous connaissons beaucoup moins bien ij'syslèine polychromiquc des siècles suivants 3. Nous re- I ^ llS sur beaucoup de statues des traces de couleur, mais 'Jeune œuvre en ronde bosse ne nous est parvenue avec )0]yChromie complète. C’est ainsi qu’on retrouve des restes de coloris sur les marbres d’Égine S la draperie de l'Apollon du fronton occidental du temple d’Olympie5, l,,ÿ vêtements des statues du Mausolée d’Halicarnasse G, h chevelure et les sandales de l’Hermès de Praxitèle7. Par contre, quelques stèles attiques 8 ont gardé leurs cou- |rmSi et, grâce au sarcophage dit d’Alexandre9, conservé m'usée de Constantinople (fîg. 6106), nous pouvons nous représenter une statue peinte du iv° siècle. Les teintes sont très variées, ce sont : le violet, le pourpre, j(, le jaune, le rouge carminé, le rouge brun,
|i' bistre (?). La couleur, largement étalée sur les vêtements, n'est employée sur le corps que pour la chevelure
brun rouge et les yeux à iris bleu ou brun. Sur les statuettes de terre cuite [figlinum opus], dont la polychromie10 imite probablement celle de la grande sculpture, on retrouve les mêmes couleurs et la même disposition ; le rouge et le bleu'1 sont les teintes de beaucoup les plus fréquentes, et ils sont toujours employés eu tons unis; on a également recours à la dorure12. Un peut donc penser que la statuaire sur marbre réserva, d’ordinaire, la couleur aux vêtements et â quelques rares parties du corps : cheveux, barbe, yeux, lèvres.
Quant aux nus13 l’on étendait probablement sur eux un glacis très léger et transparent, de teinte uniforme, sans tons rompus ni essai de modelage, ayant pour but de réchauffer le ton du marbre, non de donner l’illusion de la réalité11. La nature délicate de ce frottis fait qu’il n'est rarement conservé jusqu’à nous ; on ne le reconnaît guère avec certitude, parmi les œuvres purement grecques, que sur le sarcophage d’Alexandre 1:1 .
Certaines parties, par l’application d’un procédé fréquent pour les statues de bronze, étaient dorées10. La dorure devait être souvent refaite; des âmes pieuses se
1 Bollio Gracf, AU i. A'iltlt 1880, p. 310 ; cf. une slaluc archaïque Cretoise ; Coll ignon, Rev. arc/l. 1008, t. 1, p. 150 ; des stèles alliqucs, par ex. Conze, Attische Grabreliefs, n" I, pl. i ; des ornements architecturaux : Laloux et Monceaux, Heslaur. d'Olijmpie , p. 73. Rapprocher le procédé de l’esquisse dans la peinture «le vases: Petersen, Arch. Zeity. 1870, p. 6; Batel cl Collignon, Hist. de la céra¬
mique </r, p. X ; Poltier, Catal . des rases du Louvre, t. III, p. 602. — 2 Newton, ’dist. of discoveries at fJalicarnassus , Cnidus and Branchidae , t. Il, p. 532; Smith, Calai, of sculpt. of Brit. Mus. n° 14, t. I, p. il. — 3 Bruon, Gesch. der 91 ■ hùnstUr 2, t. |, p, 3oi. __ i Furtwîinglcr, Aegina , p. 300. — 3 Curtius cl. Ailler, Olympia , l. III, p. 60; Trou, Arch. Jahrb. 1805, p. 25. — fi New Ion, O.
1 F I. p. loi, 222. — 1 Collignon, Hist. de la sc. gr. I. Il, p. 204. CI", aussi inter, Arch. Anzeiger , 1802, p. 158; Couve, Dell. corr. hcll. 1805, p. iSl cl 480; Collignon, lier. arch. 1003, I. I, p. 2; Wiegand et Scliradcr,
I l'ii-nc, p. 372. — 8 Par ex. Conze, Attische Grabreliefs , n° 1151, pl. ccxi.v (stèle 'I Arislonautès), — 9 Hamdy-Bey et Th. Kciuach, Une nécropole royale à Sidon , I' pl. xxxiv-xxxmi; cf. Collignon, Hist. de la sc. gr. t, I, p. 404, pl. vin ;
I «rlwangler, Aegina , p. 307. — lo Poltier, Les statuettes de terre cuite dans l antiquité, p. 250 ; J, Martlia, Catal. des figurines en terre cuite du A/ usée de la ■'ocii ’ archéologique d'Athènes , p. XXVI; Poltier et Keinach, La nécropole de •dipiiui. p. 137, 362, pl. xxiu ; lluisli, Gree/c terra-cota statuettes, p. 231.
I l.liciau, Lcxiph. 22: vijv ys 14 tl./jO uauTov toï; bn'i Tiov xo^tmAàlwv el; tï)v ■ ? ‘ ' rj.<i .to|uvoiç Èotxiuç, x££çiii<T|jûvnç jxiv TT; {ju4t,i xoù Ttîî xuav$, S ÉvSoOev xA'XlVOÎ u C'Ifuxx,, Cf. Mari ha, Catal. des figurines, p. XXV, n. 8. — 12 Pot- !■> s slat. de terre cuite , p. 260; Poltier et Keinach. La nécropole de Myrina , I' 1 10. - 13 Trou, Arch. Jahrb. 1880, p. 18 ; 1805, p. 27 ; llamdy-Bcy et Th. 1t. i h. I ne nécropole royale , p. 328; Girard, La peinture antique, p. 282 ; Colli- S"°", Ile eue des Deux-AJondes, 1805, l. I, p. 835, 847 ; llisi. de là sc. gr. t. Il, I' 11 1; llomolle, Bull. corr. hell. 1800, p. 407 et st|.; ci'. Monuments et Mé- 1 1 * / lut, VI, p. 135. p, Cf. pourtant Treu, Arch. Jahrb. 1850, p. 18, pour 1 11 a coloration des nus se propose de reproduire le tou môme de la chair.
oi les statuettes de terre cuite les mis sont recouverts d’un tou brun rouge ou l Poiré, parfois môme rosé, imitant la chair cf. Potlier et Keinach, La
chargeaient, pii échange d'un vœu exaucé, de faire redorer des statues ou des parties de statues1 .
IX. Le patinage. — La statue peinte, restait à lui faire subir l’opération appelée yatvoxnç ou, quelquefois, [ATjniç18. Cette opération, quidevaitse renouveler els’appliquait aussi bien aux statues de bois ou de pierre qu’aux marbres, aussi bien aux parties nues qu’aux parties vêtues, avait pour but de préserver la fraîcheur des couleurs. Pline19 et Vitruve 20 nous ont décrit le procédé: on prenait de la cire punique21, recommandée comme la plus blanche et la plus pure; on la faisait fondre et on la mélangeait avec un peu d’huile, également épurée et décolorée; on faisait chaull'er le mélange sur des charbons, on l’étendait, puis on frottait avec une chandelle, itlin que la dernière opération, le chaudage a sec a 1 aide de linges blancs, n’enlevât pas la cire encore liquide. Des comptes de Délos, datant du 111e siècle, font allusion a ce procédé, et nous le représentent d une façon analogue, mais non exactement semblable. Voici, tels que nous les fournissent les inscriptions, ces comptes pour les années 279, 269, 2o0 et 201 22 :
Eponges . . .
2 dr.
1 dr.
4 ob. t/2
Nitre .
4 ob.
bob. 1/2 1/4
Huile épu-
3dr. 3ob.
3 dr. t ob.
4 dr.
rée22 ... .
(1 chousl/2)
(3 chous) linge 1 dr.
Linge eteire
4 ob.
cire 3ob.
Parfum 24 .
3 dr.
G dr.
G dr. 4 ob. 1/2 (1 cotyle)
Total .
1 1 dr. b ob.
11 dr. 1/2 t/4 ob.
13 dr.
1 tir.
1 dr.
t dr. 3 ob.
2 ob.
5 dr.
'J dr. 3 oh.
Les comptes mentionnent des éponges, du nitre, de l’essence de rose ; il est donc probable que l’on commençait par un lavage à l’eau avec des éponges el que, l’huile étant substituée à la cire, il était inutile de luire fondre. On ajoutait de plus un parfum.
La vâvoxjcç ou xd<7j/.Y1<7ti; était confiée a des ouvriers appelés xot>ji.7jT(xt . On peut se luire une idée de leur importances! l’on pense que, pour l’image de Dionysos à Délos, lexosfi/qx-qî est plus payé que le sculpteur ou le peintre20.
nécropole de Myrina, p. 138 et n. 3 ; p. 533, n" 255. — Cf. aussi, Treu, Arch. Jahrb. 1889, p. 22, u. 5; Poltier, Arch. Anzeiyer , 1889, p. 03 ; Sittl, Arch. da Kunst , p. 414, n. 5, Hamdy-Bey el Th. Keinach. Une nécropole royale , p. 328, n. 2. Signalons encore, comme exemple d’un procédé gréco-égyptien à I époque plolémaïque, une lelc en calcaire complètement recouverte d'un enduit do sluc coloré : von Bissing, Arch. Anzeiyer, 1901, p. 205, n® 23, lig. 8 (cf. Amelung, lier, arch. 1903, t. Il, p. 182, n. 2). — 16 Blümner, O. c. t. III, p. 209; Amelung, dans Wiener Jahreslieft. XI, 1908, p 183; cf. Plutarque cité p. 1146 n. 6; et comme ex. les parties en bois de l’Apollon de Daphné, de Brÿaxis (bibl. p. 1114 n. 10). — H Cf. Jahn Pcrs. Il, 57, p. 131. — 18 Blümner, O. c. t. III, p. 200; Colli gnon, Rev. des Deux Mondes , 1895, t. I, p. S4G; Girard, La peinture antique , p. 281 ; cf. pour l’époque archaïque: Léchai, Au musée, p. 255; La sculpt. ait. p. 327, n. 1. On relève des traces du patinage à la cire sur la tète du Brislish Mu scum, Treu, Arch. Jahrb. 1889, p. 20 ; sur deux lô'cs de Dresde : 'l i eu, Arch. Jahrb. 1889, p. 20, n. 2, el Arch. Anzeiyer, 1889, p. 98. — 19 Nat. hist. XXXIII, 122: Remedium ut pariete siccalo cera Du n ica cum oleo liquefacta candens sactis inducalur i ter unique admotis galea carbonibus inurnlurad sudorem usque, poslea candelis subiyatur ac deinde linteis puris , sicut et marmora nitescunt. — 20 De arch. VII, 9, 3 : A sit qui subtilior fuerit etvoluerit expolitionem miniaccam 8iium colorent retinere, cum paries expolitus et (tridus fuerit, ceram Punicam igni liquefactam paulo oleo temperatam saeta inducat , deinde poslea carbonibus in ferreo vase compositis earh ceram a proxime cum pariete calfaciundo sudore cogat, itaque ut peraequetur , deinde tune candela linteisque puris subiyat , uti signa rnarmorea nuda curant ur. I/aec aulem yaviMor; Graece dicitur. — ’-l Plin. Nat. hist. XXI, 83; cf. Treu, Arch. Jahrb. 1889, p. 23. — 22 llomolle, Bull. corr. hell. 1890, p 498. — 29 e/atov /.tuxôv. — 2V j, -, ç, »> v ^nStvov, — 26 llomolle. Bull. corr. hell. I89U, p. 502. Il est vrai que, dans le prix de la *|iv)<riç, on taisait peut-être rentrer la fourniture du costume de la slaluo ; llomolle, l. c. 1890, p. 503, n. 2 Cf. sur les «aiSouvcat, qui remplissaient le mémo office, à Olympia; Pans. V, 14,5; Laloux et Monceaux, Restaur. d'Ülynipie, p. 98 ; à Eleusis : Foucart, Les grands mystères d'Eleusis, Mèm. de l'Acad. des inscr . et b. -lettres, t. XXXVII, i, p. 59, /0, 73, 102; à Athènes: Foucart, Ibid. p. 59, n. 3.
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X. Le relief. — L’art ilu relief a suivi la même évolution que la sculpture en ronde bosse; aussi n’avons-nous pas eu besoin de les distinguer dans la plupart des paragraphes précédents. 11 noussuflit donc de relever quelques particularités techniques. La différence essentielle entre la technique ancienne du bas-relief et la technique moderne1 est que, dans la seconde, le fond forme une surface unie, les saillies variant de hauteur; dans la première, au contraire, par un héritage de l’art oriental et égyptien, les saillies sont au même niveau et la profondeur du fond est inégale. On commençait par reporter sur la pierre, probablement d’après un modèle dessiné 2, le motif à représenter ; on fixait les contours par des trous de foret plus ou moins rapprochés les uns des autres, et on les réunissait à l'aide du ciseau ; Benndorf 3 a retrouvé ces trous de foret sur les métopes de Sélinonte et certaines parties de la frise du Parthénon. On creusait le fond suivant les besoins du modelage. Parfois, dans les œuvres de prix modeste, les contours ne sont qu’incisés l; ailleurs5, et même dans des œuvres architecturales0, une partie de la représentation est sculptée, le reste est peint.
Les artistes grecs ont naturellement commencé par un très bas relief (fig. 3820, 3827), mais assez vite ils se sont risqués à faire saillir les figures et ont appris à faire tourner le modelé (fig. 3828). Le relief du plus ancien fronton altique, celui de l’IIydre, dépasse rarement 3 centimètres ; celui du Fronton Rouge atteint 21 centimètres Au fronton occidental de l’IIécatompédon, le sculpteur sait déjà détacher les figures et unir dans le Triton le haut-relief à la ronde bosse (maximum du relief : 42 centimètres s). Celte association du relief et de la ronde bosse se retrouve fréquemment dans la sculpture en marbre, par exemple au fronton du trésor des Guidions'1, dans des stèles attiques*0, dans la frise du grand autel de Pergame(fig. 3745) ".
Une sorte assez rare de relief est le relief applique, adaptation au marbre d’une technique fréquente pour l’argile. Nous n’en connaissons d’exemple que la frise de l’Erechthéion ; les figures en marbre y étaient fixées sur un fond en calcaire sombre éleusinien12 par des tenons les retenant en arrière et en dessous. En outre, là où s’appliquaient les figures, on retrouve sur la pierre éleusinienne une mince couchede stuc ou de ciment qui devait servir à préserver de l'air la jointure13.
Les reliefs portentquelquefois, comme les vases peints, des inscriptions désignant les personnages. Dans certains
reliefs archaïques, tels que les métopes en tuf du trOsm des Sicyoniens1* à Delphes, ces inscriptions sont peiniez en lettres noires. A la belle époque on trouve des inscrip lions gravées soit à côté de figures allégoriques, tellcS que la Boulé15 (fig. 872) ou la ville de Kios 16 p0Ur n faciliter l’interprétation, soit à côté de représentations de personnages réels afin de conserver nominalement leur souvenir17.
XI. La sculpture en Étrurie. — Comme spécimens de la plastique étrusque 18 [etrusci] nous possédons surtout des œuvres en terre cuite [figlinum opus] et des bronzes [statuaria ars]. Les statues en pierre ne devaient pas être moins nombreuses, mais presque toutes ont péri • nous sommes plus riches en reliefs.
La matière. — ■ Les Étrusques ont employé toutes sortes de matières : bois19, pierres à petits ou gros grains tufs calcaires jaunes ou gris, marbres, albâtres, pierres volcaniques. Ils semblent pourtant avoir recherché de préférence les pierres les plus tendres.
La taille. — Elle se pratiquait probablement de la même façon qu’en Grèce. La sculpture est, en Étrurie, un art d’importation20, et les artistes grecs y ont sans doute introduit avec eux leurs procédés et leur outillage.
L'ajustage. — Le rapportage des pièces est constant, en particulier pour les pierres très tendres, telles que le cis/io de Cliiusi. Les morceaux rapportés s’emboîtent dans des trous ménagés à dessein où ils sont maintenus par des crochets (fig. 2809) 21 ; l’ouvrier ne prend même pus le soin de dissimuler l’assemblage.
La polychromie. — Les statues dé pierre ne nous sont pas parvenues, comme les œuvres en terre cuite, avec leur polychromie complète. 11 nous est pourtant possible d’en relever sur elles des traces qui permettent d’assurer l’existence d’un enduit coloré déposé tantôt sur la surface de la pierre, tantôt sur une couche de stuc plus ou moins épaisse22.
XII. La sculpture a Rome. — On peut à peine parler de sculpture romaine; dans ce domaine23, les seules œuvres originales ont été les imagines [imagines] de cire moulées par des artistes indigènes 2V et conservées dans l’atrium, maisqui n’avaient pas toujours une valeur artistique [cera, fig. 1291]. La statuaire proprement dite i-st grecque; et si l’art romain sut, dans le portrait ou le basrelief historique, trouver les motifs d’une inspiration originale, la technique romaine rie la sculpture dhlne peu de la technique grecque. Il suffit donc de noter quelques particularités.
* Blümner, O. c. t. III, p. 213; Sclione, Gricch. Reliefs , p. 21 ; Conze, Ueber des lielief bei den Griechen, Sitzungsberichte der'Rcrlin. Akad. der Wisseiisch. 1882, l. I, p. 5G3 ; Benndorf, Metopen von Selinunt, p. 41 ; Sitll, Arch. dur Kunst, p. 400. l’our quelques particularités techniques destinées à faire mieux saillir le relief, cf. Micliaelis, Der Parthénon , p. 204; notons spécialement le procédé qui consiste à donner à la partie supérieure d’une frise un plus haut relief qu’à la partie inférieure ; c'est ainsi que dans la frise du Parthénon (cf. Micliaelis, O. c. p. 203) le relief, dont la hauteur est de 4 1 2 à 5 centimètres dans la partie inférieure, atteint 5 centimètres 1/2 dans la partie supérieure. — - Kekule, Die (îruppe des Künstlers Menelaos , p. 10; Conze, Sitzungsber. der Berlin. Akad. 1882, L I, p. 570 ; Micliaelis, Der Pavthenon, p. 205, — 3 Met. von Selin. p il et n. I. — 4 Conze, Alt, Graùreliefs , n° 22, pl. xm, — Par ex. Conze, O. c. n° 32. pl. xvn, 21, xxix, 708, exxxvm, etc. — 6 Sur la Irise du trésor des Cnidicns, Bull. corr. Itcll. 1800, p. 589, cei tains détails sont simplement indiqués au piuceau. — 7 Léchât, Sculpt. ait. p. 35. — 8 Léchât, Sculpt. atl. p. 4’*. — ‘J Perrot et Chipiez, t. VIII, p. 300 : la partie inférieure des figures est en bas-relief, les torses en ronde bosse. — >0 Conze, Alt. Grahreliefs , n° 1151, pl. ccxi.v. — H Collignon, Hisl. de. la sc. gr. t. Il, fig. 205, p. 518 ; cf. encore Schreiber, U e lien. Reliefbildcr , pl. i.xxx. — 12 CIA i (=l(i i), n° 322, col. 1,1. 41 : ô EXcuacviKxc; xtOo; -pôç wt t<>. Ç«*ia = Choisy, Etudes épigraphiques sur l'architect. gr. p. 90. Cf. Blümmer, O. e. t. III, p. 215 ; Schone, Gr. Reliefs , p. I,
pl. i-i v ; Collignon, Hist. de la sc. gr. I. Il, p. 93. — 13 Schone, Gr. Reliefs, p. I. — 14 Collignon, Rev. des Deux-Mondes , 1895, t. I, p. 828 ; Perrot et Chipiez, t. VIII, p. 458 ; Bull. corr. hell. 1804, p. 187; 1890, p. 05S. Cf. aussi le f'ésor de Cnidc : Bull. corr. hell. 1894, p. 194; 1890, p. 580, n. 2 ; Fouilles de BvlplaSi t. IV, pl. xxi-xxm; Perrot et Chipiez, t. VIII, p. 375. — 13 Schone, Gr. R*'1" h' n° 94, pl. xxn. — 10 Schone, Gr. Reliefs , n° 53, pl. ix. Cf. n° 48, pl. vu, NIIL Dumont, Bull. corr. hall. 1878, p. 5G2 ; cf. les inscriptions à côté de fïgllll’s goriques dans les vases, Pottier, Mon. grecs , t. Il, 1889-90, p. 15. — *7 Cirard, R"llcorr. hell. 1877, p. I01,n°22; 102, n*> 30 ; 1878, p. 73, pl. vin; Von Dulin dh. Mitlh. 1877, p. 221, pl. xvi ; Girard, L' Asclépieion d'Athènes , p. 45. — D <1, J. Martha, L'art étrusque, p. 298 ; Kbrlc, dans Pauly et Wissowa, Real-b"1 padie , t. VI, 1, p. 703. Sur l’antiquité de la statuaire étrusque: Pli»* i"st' XXXIV, 33. — 10 Plin. Nat. hist. XIV, 9 ; XVI, 210. - 20 Cf. la légende de* Corinthiens Ekphanlps, Eukheir cl Eugrammos, venus en Etrurie avec. Déin*11 -*1" vers 055 (ol. \\XI,2): l’Iin. Nat. hist. XXXV, If» et 152. Ci. .L Martha,/- ^ étrusque, p. 308; kôrle, dans Pauly et Wissowa, Real-Encyclop. • VI, C I’
— 21 Cf. par ex. la statue de Cliiusi : Micali, Monum. inediti , pl. xxvu - Art étrusque , fig. 203, p. 301. — 22 Concstabilc, Sepolcro dei Votunni, P
— 23 Cf. Marquardt, La vie privée des Romains, t. Il, p. 202 (Ir. f«’)* "
Nat. hist. XXXV, 0 : Non signa externorum a rtificum.
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I a matière. — Les Romains n'ont pas usé des mêmes matières (j„c |cs Grecs *. Aux marbres grecs ils ont substitué le marbre de Lima (Carrare), cl ont également recouru aux marbres de .couleur [lapides, marmor] 2
L ;i palbâtre. Comme les anciens Égyptiens 3, ils ont travaillé les pierres dures : porphyre, basalte, granit, rouge antique1.
la taille. — Le foret 3 continue à jouer un rôle toujours plus grand ; dans les derniers siècles de la sculpture romaine il remplace presque complètement I ciseau, en particulier dans ces bas-reliefs à bon marché que l’on sculptait à la hâte sur les faces des sarcophages. La part du ciseau se trouve aussi resirinte dans le traitement des surfaces planes; le polissam’ acquiert de plus en plus d’importance et tend à donner au marbre un lustre qui lui enlève tout caractère, mais le fait briller comme de la belle porcelaine *. Des traces de mise aux points se rencontrant sur diverses statues \ on peut penser que l’usage de la maquette devient général et que l’on emploie sensiblement les mêmes procédés qu’aujourd’hui. Dans le détail une façon nouvelle de représenter l’œil en creusant )a pupille apparaît sur les bas-reliefs dès l’époque d’Auguste, et dans la sculpture en ronde bosse au temps d'Hadrien (fig. 1819) s.
L'ajuslage. — Les Romains ont beaucoup pratiqué une technique analogue à l’ancienne technique des acrolithes, etonl aimé associer des matières de couleurs différentes [acrolituus, fig. 08, G9] ,J : ainsi l’Apollon assis du Musée National de Naples, en porphyre rouge, a la tête et les extrémités en marbre blanc l0.
La polychromie. — L’usage de la polychromie s’est conservé durant toute l’époque romaine “. On peut même conclure d’une tête du Rristish Muséum que la coloration des nus devient de plus en plus réaliste 12. La statue de Fausline, femme d’Antonin le Pieux, morte en I il IJ, laisse encore voir des traces de dorure 11 sur la chevelure, et des rehauts de couleur sur la draperie. P ourlant la technique des yeux notée plus haut semble indiquer dans le courant du 11e siècle un recul de la polychromie
Le relief. — La technique du relief ne diffère pas de
1 Bliimnor, O. c. I. III, p. 189; Court. and, Le bas-relief romain à représentations historiques , p. 43. — 2 Cf. par ex. Musée du Louvre. Catalogue sommaire des marbres antiques, [t. 79,-n«* 1334, 1338, 1361, 1304, etc. — 3 Perrot et Chipiez, t. I,p. 672. — W*ar ex. Musée du Louvre. Calai, sommaire, p. 79, n"' 1354, 1355; p. 80, n°* 1372, 1381, 1383, etc.). — & Blümucr, O. c. t. III, p. 190. — 6 Ibid. t. III, p. 199; cf. pat* ex. le busle de Commode au Palais des conservateurs : Bruiin-Bruckinann, Loi km. rjriech, und rom. Skulptur, n° 270; Helbig, Guide , n° 558, t. I, p. 417 ; Strong, Roman Sculpture, p. 315, 374, pl. cx.xi. — i Clarac, Musée de sculpt. I. I, P 114; Blümner, O. c. I. III, p. 192 ; Braun, Bull, dell' Inst. 1841, p. 128 ; benndorf etSchœne, Bildwerke des Lateran. Muséums , n° 492, p 350; Scbreibcr, •C'/. Bildw. der Villa Ludovisi , u° I, p. 42 ; il» 71, p. 93 ; surtout n° 209, p. 206; Mitchell, Hist. of anc. sculpture ", p. G82. Pour des ateliers avec outils et œuvres inachevées, cf. Pellegrini, Bull, dell ' Inst. 1859, p. 68 — 3 Conzc, Sitzungsber der Berlin. Mead. 1892, t. |, p. |49; Collignon, lier, des Deux-Mondes , 1895, l. I, I» s45; Strong, Bom. sculpt. p. 57-58, 165, 374-375. — 9 Blümner, O. c. t. III, p - 1 il. lo Guida del Afuseo Nazionale di Napoli , n° 707, p. 188 ; Reinacli.
Bepert. de la statuaire , t. I, p. 254,1 ; cf. encore les prêtresses d’Isis (marbre noir cl extrémités en marbre blanc), Guida del Museo Nazionale di Napoli, nos 708 et l°- p. ISO ; Kcinach, t. I, p. 012,2 Déport. ; Antinous Brasclii (partie nue du corps n,iU'nv’ vêlement eu bronze), Reinacli, Bépert. t. 1, p. 584, 1, et A polio, ''s 1 ; Helbig, Guide, n° 295, t. I, p. 211 ; Strong. Rom. sculpt. p. 250; la lêle :
"mti-hi uckmann, Denkm. gr. und rom. Skulptur, n° 501 (Icxlc de Bulle) ; les S'al " ’ s ’ du Louvre. Calai, sommaire des marbres ant ., p. 78, n° 1345 ; p. 79, 1361 ; P- 80, n»* 1 3S 1 , 1383, etc. — H Collignon, Rev. des Deux-Mondes, i 1 *’ P- 8*0. Cf. sur la peinture au minium de la statue de Jupiter Capitolin ^ "opoi lance religieuse donnée à c ttc opération : Plin. Nat. hist. XXXIII, III ^ • I-ccliat, Sculpt. ait. p. 90, n. 2); sur la yàvw<nç de la même statue : Plut.
Qwest. Itom. 9s,
p. 287 B. — 12 Trou, Arch. Jahrb. 1889, pl. i. — 13 Annali ,
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la technique grecque13, mais l’usage particulier qu’en ont fait les Romains mérite d’être signalé : ils 1 ont surtout appliqué à la décoration des arcs de triomphe et des colonnes triomphales (fig. 17!), 188, 4418, 4092); or, si tous les éléments de l’arc et de la colonne se retrouvent dans l’art grec, les Romains ont les premiers'6 imaginé de les faire servir à la glorification d’empereurs en les couvrant de bas reliefs commémorant et représentant leurs exploits.
Ces modifications sont, on le voit, peu iinportanles. Lllcs suffisent cependant pour marquer, en même temps qu’une décadence du goi’it dans le choix des matières, une tendance à diminuer, de plus en plus, l’importance artistique de l’exécution technique. C’est qu'indifférents à tout ce que les maîtres helléniques surent y mettre de personnalité, plus soucieux du sens historique ou moral que de la beauté plastique des œuvres, les Romains ne trouvaient plus que la part du métier là où les Grecs avaient vu une partie intégrante de l’art.
B. La condition du sculpteur. — L La Grèce préhistorique. — Par une rencontre assez curieuse, nous ne sommes pas complètement dépourvus de renseignements sur la condition des sculpteurs dans la Grèce égéenne. On a retrouvé à Cnossos un atelier de lapidaire11 et un atelier de sculpteur18; dans ce dernier était une amphore en pierre simplement dégrossie. Nous avons là la preuve que des groupes de praticiens et d’artistes vivaient el travaillaient dans l’enceinte même du palais 19
II. La Grèce classique. — Les sources. — Nos sources sur l’histoire des sculpteurs et des artistes grecs, en général, sont fort pauvres, non que l’antiquité se fût désintéressée d’eux, mais les ouvrages que Xénocralès de Sicyone, Autigonos de Karystos, Douris de Samos, Héliodore d’Athènes, Pasi télés de Naples20, avaient composés soit sur l’histoire de l’art sculptural, soit sur les vies des artistes, ne nous sont accessibles qu’à travers les compilateurs tels que Pline31 chez qui il est souvent difficile de distinguer avec certitude la légende du fait historique. Pourtant, en réunissant ces indications, les renseignements épars dans les divers écrivains 22 et le témoignage plus sûr des inscriptions, on arrive à se faire
1863, p. 450 ; Mon. ined . VI- VII, pl. i.xxmv, 2; cf. aussi une statuette d'Aphrodite trouvée à Pompéi: Dillhey, Arch. Zeitg. 1881, p. 131, pl . vu ; une statue d’Auguste au Vatican: Helbig, Guide, n° 5, l. I, p. 5. Cf. la peinture de l'ompéi représentai} t une femme probablement en train dépeindre un Hermès: Helbig, Campan. Wandgemdtde , p. 341, u° 1443 ; Jalm, Abhandl. der Sachs. Gesellsch. [pictuha, fig. 5653 , Phitol.-histor. Klasse, t. V, 1870, p. 298, pl. v, 5; Blümner, O. c. t. III, p. 225 et 226, lig. 37. — 14 La chevelure de la Vénus de Médicis portait des traces de dorure lors de sa découverte : Blümnei, O. c. t. III, p. 209, u. 2. Cf. l’Eros deTliespies dont Néron fit dorer les ailes de marbre: Collignon, Hist. de la sc. gr. t. II. p. 266 ; une statue de l'époque d Hadrien : Helbig, Guide, n° 700, t. I, p. 522. — *3 Signalons seulement sur les bas-reliefs d’Orange et «le Saint-Rémy l'habitude, probablement spéciale aux sculpteurs gaulois, de faire ressortir les figures eu les cernant d’un profond sillon: S. Heiuacb, Bronzes figurés de la Gaule romaine, p. 20; Courbaud, Le bas-relief romain , p. 343. — *6 Courbaud, p. O. c. 734. — 47 Evans,
A nn ual of the British School in Athens, 1900-1, p. 20.— 18 Evans, Ibid. 1900-1, p. 92; cf. Burrows, Discover. in Crete , p. 90. — 1-* Cf. aussi Guiraud, La main d'œuvre industrielle dans l'anc. Grèce, p. 3. — 20 Cf. Jcx-Blake et Sellers, The e er Pliny's chaptcrs on the history of art, p. XVI; Perrot et Chipiez, t. VIII. p. 246. Douris de Samos, né vers 340, avait écrit un ouvrage sur les peintres* «tç-. ÇwfÿàsM/, et très probable meut aussi un sur les sculpteurs. Il semble s'être intéressé surtout à la biographie des artistes el aux anecdotes personnelles. Cicéron (Ad AU. VI, I, 18) le juge assez favorablement, Plutarque {Péricl. 28,1) avec sévérité. — 21 Pline lui-même n’a souvent connu ces historiens qu’à travers Vai ron. Pour les sources de Pline ajouter aux nombreux ouvrages et dissertations cités dans l'introduction «le Sellers: Kulkmaun, Die Quellcn der Kunstgeschichte des Plinius. — 22 Brunis eu 1868 par Overbeck dans ses Antike SchriftqucUen zur Geschichte der bildenden Kunst bei den Griechen. Cf. encore Stuart Jones, Sc/eet passages front ancient writers illustrative of tlie history of greek sculpture.
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une idée approximative de la condition d'un sculpteur dans la société grecque*.
111. L’apprentissage. — Un Grec pouvait débuter de différentes façons dans la carrière artistique; le plus souvent il était lui-même fils d’un artiste, et c’était en regardant son père travailler dans son atelier qu’il prenait le go lit des choses de l’art. Les familles où l’art se transmet de père en fils par tradition sont très nombreuses dans l’antiquité grecque depuis les temps les plus anciens jusqu’à l’époque gréco-romaine3. Ainsi, à Chios, à la fin du vu" et au début du vi° siècle, nous connaissons quatre général ions successives de sculpteurs : Mêlas, père de Mikkiadès, grand-père d’Arkhermos, arrière-grand-père de Boupalos et Athènis3; à Samos, un peu plus tard, Rhoekos et Théodoros sont les fils de deux artistes, Philéas et Téléklès1. Aristoklès de Kydonia est père de lüéœtas, lui-même père d’Aristoklèsdc Sicyone et du célèbre Kanakhos5. Au ive siècle, Praxitèle est le père6, probablement le fils 7 et peut-être le petit-fils8 de sculpteurs renommés. Plus tard encore, au n" siècle, Polyklès d’Athènes est père, grand-père, arrière-grandpère de sculpteurs3.
Lorsqu’un jeune homme, sans appartenir lui-même à une famille d'artistes, avait le goût de la sculpture, il entrait dans un atelier. Les grands artistes avaient toujours autour d’eux un certain nombre d’élèves qu’ils initiaient aux difficultés du métier et sur lesquels ils se déchargeaient sans doute des travaux les moins délicats. Pour devenir l’élève d’un grand artiste il devait falloir une certaine fortune; nous n’avons aucun renseignement sur ce que pouvait coûter un apprentissage de sculpteur, niais Pline nous dit10 que le peintre Pamphilos de Sicyone exigeait un talcntpour l’éducation complète, soit 500 deniers par an (ce qui fait durer l’apprentissage environ dix ans). C’était là une grosse somme" ; aussi les jeunes gens pauvres étaient-ils forcés de débuter comme simples ouvriers; ainsi lit, dit-on, Lysippe 12.
Quelle était l’éducation du jeune homme admis dans un atelier de sculpture? Dans l’atelier même il est probable que le maître lui donnait surtout une éducation de praticien, lui apprenant à choisir les marbres, à manier le ciseau, à ajuster délicatement les diverses parties13.
1 Cf. Bazin, De la condition des artistes dans l'antiquité grecque ; Bliimner, Lebens-und Dildungsgang eûtes gricch. Kiïnstlers , Oeffentliche V or t rage gchallen tu der Schioeiz t t. IX, rallier 8. — 2 Cf. Guiraud, La main-d'œuvre industr. p. 05; Francolte, L' industrie dans la Grèce ancienne., I. I, p. 208.
— 3 Cf. PI in. Nat. hist. XXXVI, II ; Brunn, Gesch. der gr. KunstlerV, t. I, p. 20; Jex-Blake and Sellcrs, O. c. p. ISO,, note au § 11, 3; Robert, Arç/i. Mürchen , p. 115; Ldwv, Inschr. gricclt. Dildhauer , n° 1 ; Collignon, //. de la sc. gr. L I, p. 134; Perrot cl Chipiez, t. VIII, p. 290; Léchai, Sculpt. ait. p. 169, n. 4, p. 171, n. 0. — 4 Cf. Brunn, O. c. t. I, p. 24; Collignon, H. de la sc. gr. I. I, p. 155. — ‘6 Collignon, O. c. I I, p. 300; cf. pour une généalogie différente; Brunn, O. c. t. 1, p. 58. — 6 Sur Képliisodote le Jeune et Timarkhos, cf. Brunn, O. c . t. \, p. 274; Collignon, H. de la sc. gr. t. Il, p. 418. — 7 Sur Képhisodolc l'Ancien, cf. IM in . Nat. hist. XXXIV, 87 ; Brunn, O. c. t. 1, p. 189; l’urtwangler, Meisterwerke , p. 513 ; Collignon, O. c. t. Il, p. 178, 254, et Scopas et Praxitèle , p. 12.
— 8 Sur Praxitèle l’Ancien, cf. Furlwangler, Meisterwerlce , p. 137; Collignon, //. de la sc. gr. t. Il, p. 178 et n. 2 ; et Scopas et Praxitèle, p. 13.
— 0 Brunn, O. c. t. I, p. 377; Gurlill (Jeber Pausan. p. 363; Collignon, O. c. t. Il, p. 622 et n. 4. ; Jex-Blakc et Sellcrs, O. c. pl. à p. 208 A. Cf. les auteurs du Laocoon : H. von Gartringen, Arch. Jahrb. 1804, p. 37; Collignon, O. c. t. Il, p. 555 et n. 5 ; Jex-Blakecl Sellcrs, O. c. pl. à p. 208 B; l Alhémen Eukheir, fils et père d’un Euboulidès ; Brunn, O. c. I. I, p. 385; Collignon. O. c. I. Il, p. 010.
— io Nat. hist. XXXV, 7G : docuit [Pamphilus) neminemtalento minoris — annuis -)£ D — quam mercedem et Apelles et Afelanlhius dedere ci. Cf. Plut, Aral. 13,1.
— 1* L’argent avait alors sept ou huit fois plus de valeur (ju’aujourd’hui : Foucnrt, Dali. corr. lie II. 1800, p. 503, n. 1 (cf. Schumann, Antiquités grecques (trad. Caluski), l. I, p. 404) ; au ve siècle le salaire normal d’un ouvrier est de 1 drachme, il est sensiblement plus élevé au ive. Cf. Guiraud, La main-d'œuvre industr. p. 183;
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Quant à la connaissance de la nature, ce n’était jn . dans l’atelier qu’il l’acquérait, mais au dehors. L’élu, |,, de l’être vivant et l’application à le reproduire a„ssj exactement que possible ne se développèrent quepeu , peu dans l’art grec ; les naïvetés et les erreurs des œuvres primitives et archaïques montrent assez quelle part tenaient, dans la conception du corps humain, d’an ciennes traditions transmises et acceptées au même m,.,. que les procédés techniques. Ce fut, on l’a bien souvent remarqué u, grâce au développement des grands jeux et des exercices gymniques que les sculpteurs grecs, ayant souvent l’occasion de voir des corps nus, prirent l’habitude d’en observer le détail et acquirent une certaine science de l’anatomie humaine. 11 faut donc se représenter l’apprenti sculpteur allant souvent à la palestre contempler les exercices des jeunes gens, se rendant môme parfois à Olympie ou à Delphes pour étudier en leur plein déploiement le jeu desforcesathlétiques. Quant à l’usage d’uu modèle vivant posant devant l'artiste16, il ne semble pas avoir existé pour les corps d’hommes'6on a seulement relevé dans les textes littéraires quelques allusions à des hétaïres posant comme modèles11. Mais, à mesure que les chefs-d’œuvre s’accumulèrent et que, d’autre part, le goût de l’observation minutieuse el précise se développa, une pareille méthode devint impossible. Les artistes archaïques avaient sans doute une sorte de canon, puisqu'à distance Théodoros et Téléklès purent fondre les deux moitiés d’une statue et les rapporter ensuite exactement18, mais ce canon n’avait pas de rigueur absolue. Lorsqu’il exista des chefsd’œuvre classiques, l’élude s’en imposa sans doute dans les ateliers, et les jeunes sculpteurs durent étudier théoriquement les œuvres des grands maîtres el, à l’occasion, leurs écrits pour acquérir une connaissance exacte du canon de Polyclète19 ou, plus tard, du canon de Lysippe20. Celte étude des chefs-d’œuvre fui, an iv" siècle, rendue plus aisée dans toutes les parties du monde grec, lorsque Lysistralos de Sicyone, frère de Lysippe, inventa le moulage des statues21. L’art grec, d’ailleurs, n'en poursuivit pas moins l’élude précise de la nature ; une autre découverte de Lysistralos, celle du moulage sur le vif, dut même introduire dans Téduca-
Francolle, L'industrie dans la Grèce anc. t. I, p. 326; llomolie, Unit, (' h'H. 1800, p. 477-, Foucart, Bull. corr. hell. 1800, p. 500, n. 2, 501, n. t. — *- Nat. hist. XXXIV, 61. Cf. parmi 1rs peintres les débuts de Prologène (t'Iin. hist. XXXV, 101) et d'Erigonos (Plin. Nat. hist. XXXV, 145).- 13 Cf. l'éducatin» donnée par son oncle au jeune Lucien. Sornn ., 3: il commence par lui inellrc uu marteau entre les mains. — H Cf. en dernier lien Dconna, Apollons archniip’i'.i, p. -0 et n. 7. — *5 Perrot. De l’étude et de l'usage du modèle virant, II.'1'- Arch. 1800, t. 1, p. 55 el Mémoires d’archéologie , d’épigraph. et d’histoiri , |i.
— 16 Pas plus pour les peintres que pour les sculpteurs: Pliisloire de l'arrlmsios (Sen. Çonlrov. X, 5) torturant un vieillard d’Olyntlie, modèle de Proméllirr sup|dicie, parait bien invraisemblable. — O Xen. Mèmor. III, II, I et 2; Atlien. MH ’ K p. 588 e; Lie. De invent. Il, 2. Les passades en question font, il esl vrai, allusion à des peintres, mais on peut supposer qu'il en était de même pour les sculplei11 s-
— m Diod. 1,08,5-6; Brunn, Gesch. dergr. KunstlerU, I. I, p. 27; Collin1"11’ !'
de la sc. gr. t. I, p. 100 ; Perrot et Chipiez, t. VIII, p. 71 1. Sur le canon ",I"IIK avant Phidias, cf. Wjnlcr, Arch. Jahrb. 1887, p. 223. — 13 Galen. ‘ '
Uippocr. et Dlat. V. 440; Brunn, O. c. I. I, p. 154; Guillaume, art. dans le Dict. de l' Acad, des beaux-arts , et Mon. de l’art uni. 1 M Collignon, O. c. t. 1, p. 402. — 20 Blin. Nat. hist. XXXIV, 65; Bruni1’ " t. I, p. 262; Winter, Arch. Jahrb. 1892, p. 170 : Collignon, Hist. d,L 11 1. Il, p.417. — 21 Bliiimier, Technologie und Terminologie, I. Il, p. 1 4*2 ; P m 1 " ' Ueher Slatuenkopieen im Alterlhum, Abhandl. der li. bayer. Alad sensch. I Cl. I. XX, 3° partie (1800), p. 527 ; surtout S. Rcinach, Lemouhv/1 1
statues et le Sérapis de Bryaxis , Der. arch. 1002, t. Il, p. 5. I.es textes . . ^
faisant allusion au moulage des statues sont: Plin. Nat. hist. XXXV, " !
( Lysistralus ) et de signis effigies exprimere ineenil , Lucian. Jup. trug- 1" lage en poix); Plut. De solert. anim 30, p. 084 B.
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Artistique l’habitude de recourir souvent aux em- .|>jnl0S réalistes obtenues par ce procédé. Enfin au
i: . . des premiers Ptolémées, les médecins Méropliilos
rl Krasislratos pratiquent la dissection 1 ; ou peut supios(,r ,jUe l’anatomie prit alors place dans l’emploi du i, mps des apprentis sculpteurs. Le goût pour l’observation minutieuse de la réalité devint même si vif que Pasitelès risqua sa vie, si l’on en croit une anecdote 2, à examiner de trop près un lion.
Mais au futur artiste ne suffisait souvent pas l'enseignement donné par un seul maître: parfois il voulait, en même temps que sculpteur, devenir peintre3 ou architecte et avait à mener de front, dans des ateliers dill'érents ces diverses études. C’est ainsi que Callimaque 4 et Euphranor5 furent peintres et sculpteurs; Polyclète6 le Jeune et Scopas1, sculpteurs et architectes; Eutykhidèsde Sicvone, à la fois peintre, statuaire (c’est-à-dire bronzier) et sculpteur8; d’autres, comme Pythagoras de Rhégion9 et Phidias10, s’adonnèrent successivement à la peinture et à la sculpture. D’autre part, les études générales ne devaient pas être négligées, aussi bien le dessin ", l’arithmétique et la géométrie dont le rapport à l’art sculptural s’aperçoit immédiatement, que les lettres; les poètes, Homère surtout, chez qui les artistes allaient si souvent chercher les motifs de leurs créations, devaient être l’objet d’une affection particulière. Il faut ajouter comme complément de l’éducation les voyages12; lorsqu'un sculpteur était appelé à l’étranger, il partait avec tout son atelier, et c'était là pour les élèves non seulement une occasion de faire connaissance avec les œuvres elles procédés des autres écoles, mais encore de se familiariser avec toutes les formes de la vie grecque et d’acquérir ainsi la notion et le sentiment du panhellénisme.
IV. La condition politique. — L’apprentissage du sculpteur est fini; lui-même est devenu le collaborateur attitré de son père dans l’atelier familial, ou en a fondé un nouveau, parfois avec l'aide d’un associé13. Quelle place tient-il dans la cité et la société grecques?
Pour se représenter exactement la condition politique du sculpteur, il faut : 1° se rappeler que les anciens n’ont pas nettement distingué, à la façon moderne, entre l’art et le métier; pour eux tout sculpteur fait partie de la
1 1 I. sur Iléropliilus: Pauly, Real-Encgct. t. 111, p. I25G ; sur Er&sistc&los : Wclln,aim lia'is l'auly et Wissowa, Real-Encyclop. I. VI, i, p. m. — i Nat. hist. XXXVI, T'1- -1 CI . Ouiraud, La main-d'œuvre industr. p. 61 ; sur la place de la peinture
d""s ' éducation liberale, cl. Stob. Florileg. IIS, 72 (éd. Meineke, t. III, p. 235). - ’ "in. Eut. hist. XXXIV, 92. -5/4. XXXV, 128. — 0 l'aus. Il, 27, 5; cl. bd. Ililiig
'd.1'1" . . •*. p. 162. - 7 Pans. VIII, 45,4 — » Plin. Nat. hist. XXXIV, 51, 78,
''1 ’ ' m , XXXVI, 34 ; cl. Brunu, Gcsch. dur gr. Kanstler 3, t. I, p. 288 ; Collignon, d, lasc.gr. t. Il, p. 485. Cl. eucorc A Icamène statuaire et sculpteur : Plin. Nat. hist . j niV, 9 Plin. Nat. hist. XXXIV, 60 : Pythagoras Samius , initia pi et or . Cf. •rdiat, Pythagoras de Rhégion, p. 2. — 10 Plin. Nat. hist. XXXV, 5i : cum et Phi - ' 1,111 'llSmn initio pictorem fuisse tradatur clipeumquc Athenis ub eo pictum\ cf. x Blako elSollers, The elder Plini/s chapters , p. 1.1 , Collignon, Hist. tir ht s,-.
I * |». 519. il Sur renseignement du dessin, introduit dans l'éducation libérale Pd‘ I ampliilos de Sicyone au iv° siècle: 1*1 ni. Nat. Hist. XXXV, 77; cf. Girard, i ,,,atlon nthrnieine, p. 221 ; Kenneth J. Freeman, Schools of Relias , p. 411.
[’ P0,il Inu t ce que dit la Sculpture au jeune Lucien, Somn. 7 : OUTCOTE tt-TEl Èftl Ota '"m' rr‘'J *«) toù; ohtÊtouç xixsatun.iiv. Cette promesse parait
I M ' 011 t'dilécbü que tous les sculpteurs grecs, depuis Dédale, ont été de un, '"-vaoem’s; il est vrai que l'oncle «le Lucien est un Immble praticien et «pie sj.,„ * ""(es au 11e siècle ap. J.-C. ; cf. aussi dans l’épitaphe de Zenon d’Aplirodi-
’ tt<mw irtoftà; 0/ ] t |A«TtTL zi/vaitn SteXOûiv, Liivvy, Inschr. yr. Ritdll. l'Tnir i ' UIm’ ^ c* l' P- dut. — (3 Sur les collaborations, cf. Lowy, O. c. p. XV ; a,S(|rt ' ’ ^ *,lthistr. dans ta Gr. anc. t. I, p, 299 ; sur la nature artistique de ces u 30 l;"V tl' Monuments Piol , t. IV, p. 104; Joubin, La sculpt. gr.
cotle / ^erod. H, 167 ; cf. Guiraud, La main-d'œuvre industr. p. 40; l'ran- 23. J. vin- "S‘r' Ja"s 0r- anc- l- h P- -34. — 15 llerod. Il, 167 ; Strab. VIII, fi, il re|no ’ ' 1 le >oi*oç établi par Solon d’après llerod. Il, 177, et Diod. 1, 77,5 ; un ad peut-être à Dracon : Diog. L. I, 55 ; (cf. VII, 168) ; Plut. Sol. 17,1; Pol-
dassc des artisans, tz/yXtat, yeipoTÉ/vai, pâvxixro t, i|ui gagnent leur vieavec le travail de leurs mains; 2 " ne pas confondre les époques et les régions. Drimiliveinent, l’ouvrier manuel semble avoir *‘l <• très méprisé dans tonie la (irôce11, excepté pourtant à Corinthe et à Sicyone 1 ■; mais de bonne heure la plupart des cilés s’affranchirent de ce préjugé : de ce nombre fut Athènes, témoin la loi contre l’oisiveté, attribuée à Solon 10, qui forçait tout Athénien a indiquer ses moyens de subsistance; il n'y avait donc là aucun empêchement légal à ce qu’un sculpteur fût citoyen et occupât des fonctions politiques. Dans quelques cités17, au contraire, en particulier à Sparte10, il resta sévèrement interdit à tout citoyen de gagner de l’argent par un métier manuel; la pratique de la sculpture y fut donc nécessairement réservée aux périèques et aux étrangers.
Si, en fait, on recherche à quelle classe sociale ont appartenu les sculpteurs sur la personne de qui nous avons des renseignements, on constate que les sculpteurs illustres semblent presque toujours avoir été citoyens, soit que leur famille fût originaire de la ville o ii ils exerçaient leur art, soit qu’étrangers ils fussent venus s’y établir et que le droit de cité leur eût été accordé en récompense de leurs travaux19. Quant aux artistes plus obscurs, ils paraissent s’être répartis presque également entre les métèques et les citoyens; si l’on admet qu’à Athènes l’inscription de l’Ërechtheion indique une proportion exacte pour l’ensemble de la cité, on constate que, sur huit sculpteurs, cinq sont métèques et trois citoyens21. On peut en conclure que, sauf à Sparte et dans quelques autres villes, l’état de sculpteur fut un des plus considérés eL de ceux que les citoyens abandonnaient le moins volontiers aux étrangers22. — Au ine et au 11e siècle des inscriptions de Rhodes23 nous montrent rÈ7rtôau.ia [epidamia] accordée à un grand nombre de sculpteurs pour la plupart peu connus; cette faveur les mettait probablement au-dessus des simples métèques et facilitait à leurs descendants l’assimilation complète aux citoyens 2*.
V. La fortune du sculpteur. — Les sculpteurs étaient généralement assez riches; c’est, du moins, ce qu’on peut conclure d’un passage d’Aristote: les artisans ne pour-
lu\, VIII, 42; Théophraste (Plut. Sol. 31,2) l’attribue à Pisistrate. Cf. Demoslh. LYII, 30 ; Plut. Sol. 22,1. — *7 Xeu. Oecon. IV, 3; Arisl. Pol. III, 5, 7, p. 1278 A Fraym. (Rose), p. 386. - l» Xon. Lac. resp. VII, 1-2 ; Aelian. Yar. hist. VI, 0. Cf. Guiraud, La main-d'œuvre industr. p. 38, 164. — Ce fut sans doute le cas pour Alcamènc né à Lcmmos, établi à Athènes: Plin. Nat. hist. XXXVI, 10 Suidas, Leæi/con , s. v° ; Roberl, Arch. AJ arche h, p. 40, n. 1 ; Kroker, Gleichnamiye yr. Kilnsller. p. 0 ; Collignon, //. de la sc. yr. I. Il, p. lli; Pythagoras né à Samos, établi à Rhégion : Plin. Nat. hist. XXXIV, 59 00; Ldwy, Inschr. yr Jlilidh. nos 23-24; Collignon, //. de la sc. yr. I. I, p. 409 el n. 1 ; Léchai, l'y- Lhayoras de Rhégion , p. 2; Polyclète né à Sicyone, établi ù Argos: Plat. Protag. 3, J p. 311 C; Plin. N. /ds/. XXXIV, or»; Lowy, Inschr. yr. liildh. n° 91; Loschkc, Arch. Zeity. 1878, p. 11. n. Il; Robert. A reh. Marchen, p 101 ; Collignon, II. de la sc. gr. t. I, p. 485 (pour une interprétation différente des léniot gnages, cf. Furtwangler, Aleisterwerke , p. 415; Jex Ulakc et Sellers, The vider Ptiny’s chapters , p. 43, note à § 55, 9). Cf. Polygnotc né à Tliasos, établi à Athènes, Harpocrat 5. v. Kn 403, Je Litre de citoyen fut accordé à un statuaire pour avoir aidé au rétablissement de la démocratie : Ath. AJith. 1898. p. 28-29; Guiraud, La main-d'œuvre industr. p. 1G3. — 20 Cl Ai (=ICi), n° 324, 2« et 3e l’ragm. ir# col. Choisy, Et. èpigraph. sur iarchitect. yr. p. 121; Brunu, Gcsch. der yr. Künstler 2, t. I, p. 174; Clerc, Les métèques athéniens , p. 391 ; Collignon, II. de la sc. gr. I. Il, p. 95. — 2i On reconnaît les métèques à la formule oîxùîv îv précédant le nom du dème qu'ils habitent. Cf. S. Keinach, Traité d'épigr. yr. p. 512. — 22 Sur la liste de 107 citoyens dressée par Scherling, Quibus rebus singulot'um A tticue pagorum incolae operam dedermt , Leips. Studien sur klass. Philologie. t. XVIII, 1898, figurent 32 sculpteurs. Cf. une liste de métèques sculpteurs hors d'Athènes : Guiraud, La main-d'œuvre industr. p. 102. — 23 Lowy. Inschr. gr. Hildh. nos 185-189, 191-192. — 24 La formule est ; un Ici $ à LciSapua SêSoiai. Cf. Clerc, Revue des Universités du Midi, 1898. p. 107.
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raient être citoyens, dit le philosophe, que dans une démocratie ou une oligarchie qui prend pour hase la forlune, car beaucoup d'entre eux sont riches1. Un décret de dit; h2 nous montre le sculpteur Képhisodolos, (ils de Praxitèle, remplissant les fonctions de Iriérarque, ce qui supposait, une certaine fortune. Quelques documents qui nous renseignent exactement sur le prix des œuvres plastiques, nous le montrent, en effet, assez élevé 3. L’inscription de l’Érechtheion indiquecomme valeur moyenne d'une figure d'homme ou de cheval GO drachmes; mais il s'agit ici de reliefs et les auteurs sont probablement de simples praticiens. L'inscription d’Épidaure, au début du ivc siècle, donne des chiffres plus considérables4 : acrotères de l’un des frontons, c’est-à-dire trois ligures: 2240 drachmes; acrotères de l’autre fronton : également 2240 drachmes; statues de l’un 6 des frontons : 3010 drachmes. On obtient ainsi pour un acrotère environ 720 drachmes, et pour chaque figure de fronton, si l’on en admet neuf suivant la restauration de MM. Defrasse et Léchât6, environ 334 drachmes. Cette différence n’étonnera pas si l'on songe que les acrotères étaient souvent des figures ailées montées sur un cheval ou un char et que le prix indiqué pour eux comprend probablement aussi celui des tùtuoi (dessins ou maquettes) 7 ; car il s’agit, pour les figures de frontons, de praticiens, et, au prix de ces dernières, il faut ajouter les 900 drachmes données à Timothéos, un véritable artiste 8, pour les tütuoi. A une époque un peu postérieure, un mot de Diogène le Cynique, rapporté par Diogène Laerce9, nous apprend qu’une statue se payait 3 000 drachmes.
Des inscriptions de Délos (nic siècle) nous renseignent sur la somme que touchaient des artistes infiniment plus humbles, de modestes sculpteurs sur bois. Une statue de Dionysos est payée 25 drachmes à l’artiste Sarpédon10; ailleurs, le prix est encore moins élevé; la matière première est évaluée bien plus cher que le travail du sculpteur, lui-même moins rétribué que le peintre ou le xo<r[X7jTijç. Voici, par exemple, les chiffres recueillis dans diverses inscriptions du me siècle11 :
Bois .
Sculpteur .
Peintre . . . .
Kô<riJ.vi<rt; .
Transport de la statue..
24 dr. 35 dr.
5 dr. 6 dr. 1/2
5 dr. 7 dr.
fi dr. 4 12 dr.
1 dr. 3 1 i 2 i
20 dr.
} 50 dr.
7 dr. i 10 dr. 3 )
!) dr. 1 20 dr.
Mais il s’agit là d’œuvres, sans aucune prétention artistique, destinées à figurer un jour dans une procession.