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sacrifier un taureau on l’honneur du dieu (fig. G,'Î02) (.était lagon par excellence delà fête d’Apollon, celuiqui, à l'origine, avait composé il lui seul le programme du concours oythia, p. 71 H ) ] . C’est évidemment celui qui, dès le début, se lia et se superposa il la fêle locale plus ancienne Mais, comme il commémorait spécialement la légende d’Apollon, on ne manqua pas, quand la fête devint penlaélérique et qu’elle revint tous les quatre ans, de le placer au début de chaque célébration, tandis que le drame primitif et mystérieux du Septerion n’avait lieu que tous les huit ans. On doubla même, au vic siècle, le concours de cithare d’un concours de flûte qui reproduisait, lui aussi, les phases de la lutte entre le dieu et le serpent [pythia, p. 791]. Ainsi, de plus en plus, la légende apollinienne tendait à recouvrir et à cacher les couches plus anciennes de la fête locale, si bien que peu à peu les spectateurs s’habituèrent à chercher dans le mime du Septerion une image du dieu enfant combattant Python.
Le Septerion avait certainement lieu dans les premiers jours de la fête. A. Mommsen le place dans la soirée du vu Boukalios, avant la grande procession et les jeux; mais cette date n’est pas certaine3. E. Pottikr.
SEPTIMOXTIUM. — Fête romaine qui se célébrait le Il décembre, d’après le calendrier Philocalien1. Festus2 semble la confondre avec les Agonia du même mois, et Mommsen, acceptant la correction de Scaligcr à Festus, adopte cette manière de voir3.
CeLte fêle était particulière aux habitants des sept collines et plus exactement des sept régions qui constituaient la ville de borne au temps de Nurna : Palatin, Velia, Fagutal, Subura, Cermalus, Oppius, Cispius4. On croyait que cette fêle avait été instituée pour célébrer la clôture des sept collines dans les murs de la cité5. Très ancienne, comme on le voit, elle était encore célébrée sous l’Empire8 et même au ve siècle \
C’était une fête fixe. A l’origine, elle se rangeait parmi les sacra popularia ou pub! ica, parce que les sept collines énumérées par Festus représentaient toute la ville; plus lard, elle fut considérée comme une des feriae pri-
vatac 3 parce que, borne s’élant étendue, elle «Intéressait pas toute la population, mais seulement les habitants des monts, qui formaient autant de confréries de nu ni tani 9, tandis que les pagani'u occupaient les parties
basses de la ville. C’est
probablement le même
jour que le flamen pa.
latuaiis offrait sur |e Palatin un sacrifice appelé palatuar
AmIRI’. BaL’DIUI.LART.
SEPTUM [saeptum ' SEPTUMVIllI EPC- LONES [epulones], SEPTUiW . Monnaie de compte romaine, valant 7 onces ou 7 P2 de l’as [as] ; sa marque dans les comptes était S—,
F. Lenormant.
SEPULCR1 VIOLATIO. — A Rome, le tombeau qui comprend légalement la tombe, le monument et le terrain carré ou rectangulaire qui l’entoure, est consacré aux dieux Mânes et garanti par la religio. H ne peut être ni vendu, ni donné, ni légué1; la loi des Douze Tables en interdit déjà l’usucapion 2. En laissant de côté les tombeaux fort rares réservés à une seule personne3, et ceux des socii et des collèges [funus, p. 1402-04], on peut distinguer avec les jurisconsultes 4 les sepulcrn f amiliaria el les sepulcra hereditaria ; les premiers réservés d’abord aux membres de la r/ezi.s, pu is ouverts aux personnes émancipées, aux agnals, aux affranchis et à leur descendance du même nom; les seconds, propriétés des héritiers. La violation de sépulture ( sepulcri l'iolatio ) 5 comprend les actes suivants : lu destruction d’un monument; l’enlèvement de tout ou partie des matériaux pour un autre emploi, des inscriptions, des statues, une mise hors d'usage ou une détérioration quelconque, par exemple le dépôt d’ordures 6; la transformation en propriété privée ou en habitation , soit par usurpation, soit par vente, achat ou tout acte analogue 8 ; l’introduction dans le tombeau des corps de personnes qui n’y ont pas droit9 ; puis les atteintes portées aux morts eux-mêmes, à savoir toute exhumation des cadavres sans l’autorisation du grand pontife ou de l’Empereur10, le fait de les enlever, de les dépouiller du leurs vêtements el ornements et même de mettre obstacl aux funérailles 1 1 . Nous ne savons quelle fut la répressi on primitive de ce délit12. De bonne heure, l’édit du préteur
Fi?. 6302. — L'hymne d'Apollon vainqueur de l’yllion.
1 La figure est faite d'après llerrmann, Denlcmâler der Malerei des Altertums, III, pi. xx = lïosclier, Lexikan der Myth. III, p. 3407, fig. 2. La peinture de vase donnée par i.enormant el de Wille comme une allusion au Septerion de Delphes (Elit. Mon. Ciramogr. Il, pi. xxcix) représente simplement la fête des Clioes h Athènes ; cf. chois, p. 1127. — 2 Cet agôu musical ne pouvait pas avoir lieu au théâtre, à l’époque ancienne où le théâlre n'existait pas encore. M. l’omlow a supposé que la tliolo, archaïque des Sicyonicns, élevée dans le rancluaire de Delphes, avait dû servir aux plus anciens concours musicaux et que le Hpa sur lequel moulaient les musiciens était alors la laide des sacrifices, une laide en Lois, origine de la thym, -lé | Berl. philnlog. Wochenschrift, 13 mars 1909). - 3 Delphika,
p. 213; on a vu ci-dessus, p. 1207, note 11, que M. Usener a opté pour une aulre date. Cf. le tableau des fêtes de Delphes, avec leurs mois, donné par II. von Gaertringen, Op. I. p. 2332.
SKPTIMONTIÜM. 1 Le 12, suivant le calendrier de Polemius Silvius, mais e est une erreur, d'après Mommsen, Corp. insc.lat. I, p. 336, 2- éd. Ajoutons que les fêtes romaines tombent pour ainsi dire tonies à des jours impairs. — 2 S. v. Agonium. 3 Festus p. 340 a, mais of. le texte restitué par Scaliger et Lvdus, De mens. p. I IS cd. BeLker. V. Mommsen, Loc. cil. - 4 Festus, p. 348 i; Varr. Un y. Int. V'I, 24 — 5 plut. Quant. rom. 69. — 6 Suet. Domit. 4; Tcrlul. De Idol. 10. — 7 Pol. Silv.
— 8 Ainsi peut s'expliquer la contradiction entre les lextes de Fcslus 245 n ''! 11 Varron, A . I. VI, 24. Cf. Bouclié-I.eclercq, Manuel instit. rom. p. 490. 0 l-a
lieu. Iiist. d. relit/, t. X VI II, 1888, p. 72, commente une inscription tronv- > 1 ltome la même année el qui se rapporte aux muntani du mont Oppius et a
chapelle; cf. Marquardt, Culte chez les liom., I, p. 279, Ir. fr. — lOCicor. De d .
28, 74. — H Pcstus, p. o 48 b. V. les art. feriaf., agonai.ia.
SKPULCIU VIOLATIO. t Sauf pour la partie du lorrain qui constitue manit'*'1 ment une extension excessive (I)i//. 18, 1, 22, 73, § 1 ; 1 1, 7. G, § I ; 6’. Just- 9). — 2 |o, 1 1 ; Cic. De leg. 2, 24, 01. — 3 C. ins. Int. G, 21067. — ’*Diij- tl>
47, 12, o, 3 ; Cod. Just. 3,44, 13. Voir Mommsen, Zum rom. Grabrecht (Zeih1 d. Savif/ny-Stiftung , rom. Abth. 1895, p. 203-220). — t» Voir Wamser, D( sc.pubrali Roman or um , p. 3, 21. — G Paul. Sent. 1, 21, 5, 8, 12, D‘!J- 12, 4 17 ; 43, 24, 15, § 2, 22, § 4 ; C. Just. 9, 19, 1-5; C. Theod. 9 l. 6. 24799; 10, 3334. — 7 Di g. 47, 12, 3 pr., § G, Il ; 11, 7, 12, § I Sent. 1, 21, 12. — 8 Cas prévu surtout par les amendes funéraires.
Sent. I, 21, 6, 9; Dig. 47, 12, 3, 3; C. Just. 9, 19 8, 13. - 10 Dig 47, I ’.
11 ; Paul. Sent. 1, 21, 1 ; Plin. Ep. 10, 73, 74. — 11 Paul. Sent. 1, 21, ^
47, 12, 3, §7: 11,8, Amniian. 16, 8; Cassiod. Var. 4, 18. — 12 Erreur d<
Paul.
__ 9 Paul.
donna une action privée, quasi ex deliclo , tendant à obtenir des dommages intérêts et qui devint publique au Bas Empire 1 ; plus Lard, le préteur donna au premier venu une action populaire infamante comportant une amende de 10000, quelquefois de 20 000 sesterces ; dans certains cas il y avait lieu à l’interdit quod vi aut clam , dans d’autres à une action d’injure 2. Sous l’Empire apparaissenllesamendes funéraires [multa, p. 2019-2020] ; dès le u siècle on lit tomber le délit sous le coup de la vis , et la jurisprudence impériale le classa parmi les crimes extraordinaires, punis, selon les cas, de la déportation pour les honesliores , des travaux publics poulies humiliores, quelquefois même de la mort \ Dans la (irèce et I Oiient la sepulcvi violatio s appelle Tngjiwpuy.ét \ lu délinquant xuppuJpu yoq °. Ce crime, de plus en plus fréquent au Bas-Empire, est de ceux qui autorisent le divorce de la femme. Sous Constantin reparutl’amende fixe, allant de une à vingt livres d’or. Valentinien III frappa d’une, amende de 50 livres d’or 7 le trouble apporté pai les créanciers aux funérailles des débiteurs 3
Cil . LtCRIVAIN.
SEPTEMVIRI EPULONES [epulones],
SEPllLCRUM. laîpoç, ptvîjjAa1. — Tout ce qui
regarde les rites des funérailles, l’inhumation et l’incinéi ''1 ion , la situation des sépultures, le mobilier funéraire 1 entietien des tombes a été exposé à l’article funus.
I mu ce qui concerne les réceptacles où étaientdéposés les corps ou réunis les ossements et les cendres, cercueils, sarcophages, urnes ou simples vases, on se reportera aux articles columbarium, sarcopuagus, olla et urna. Dans h- présent article on traitera exclusivement de la forme intérieure des tombeaux, de leur apparence extérieure fil de leur ornementation en Grèce, en Asie Mineure et dans les lies, en Étrurie et à Rome. Les textes sur ce Mijet sont très peu nombreux : les anciens n’ont guère (| 1 1 it leurs sépultures ; tous les renseignements doivent dre tirés du témoignage des monuments révélés en grande quantité par les explorations et les fouilles. Les constructions funéraires de l’antiquité varient, d’ailcurs, à l’infini dans leurs détails de construction et d'ornementation ; il ne peut s’agir ici que de marquer les ypes généraux et leur évolution, et de mentionner les monuments les plus caractéristiques.
M 1 1-- I e'riode préhellénique. — La fosse creusée ! ,.S la lerre d une Part, et d’autre part la chambre lée dans leroc comme la grotte naturelle, ou bâtie en I1" mes à 1 imitation de la maison des vivants, tels sont ,US ,,0UX tyPes essentiels qu’on peut saisir dans l’histoire architecture funéraire des anciens. On les trouve res développés dès l’époque mycénienne ou égéenne, rete et sur le côntinent grec. Mais on les saisit déjà,
U? Unc *oime simple, dans les tombeaux récemment °Iei’ des Cyclades, qui forment tête de série •Ur. eh monuments que nous étudions. Le type [, 1 dc la tombe-fosse est représenté à Amorgos, u'”®’ Antiparos (explorations et fouilles deDiimmler2,
t'm'lni’ ,S0UntaS tj ’ Cü 80nt des tombeaux tantôt isolés, s'oupés par nécropoles comprenant jusqu’à
47, 10, !l' l!'- — 2 DiO- t7’ la- 13Pr- 0, 8, 10; 43, 24, 15, § i ;
< ,, ! -r Tl ?',87"9' ~ 4 ,a“'' Sen‘- b 21 ■ 4- «J ûiÿ. 47,12,7-11;
3266, 3S92 //„/> j ' ' 7’ “'i' ; Nor- Valontin- Ml, », 3. - Il C. i. ,jr. 2824, Si-ne). V. Mincis n T’’ ^ 3U (d6lit fraPPé Par la loi romaine el la loi indi-
(C ÏÏ' rZt "• ,00-'01- - 11 Sr-o-ym»
,W9’ mi’ - 7 C. n. 3, 10, 1 ; 9, 17, 2. - 8 C.JusI. 9,
cinquante ou soixante tombeaux, simples ou doubles. Ils sont creusés dans la terre6, à peu de distance de la surface du sol, de forme quelquefois rectangulaire, plus souvent trapézoïdale, avec un ou deux angles droits ; quatre plaques de pierre enserrent l’espace de la fosse, une autre plaque servant ordinairement de couverture ; une autre encore recouvre généralement le sol de la fosse, quelquefois sur sa moitié seulement, le long du plus grand côté. Ces tombes sont de petites dimensions, la plus grande de celles explorées par M. Tsountas n’ayant pas, en longueur, plus de 1 m. 73 pour les grands côtés, 1 m. 20 pour les petits ; la largeur ne dépasse guère 1 mètre, la profondeur variant autour d’une moyenne de Dm. 50 : il faut donc admettre que les corps étaient déposés dans ces fosses les membres replies et tassés, le long du grand côté du trapèze qu’elles dessinentsouvent, sur la partie du sol recouverte par la plaque inférieure. Les lombes doubles ( fi g. 6303j6 ont une disposition analogue; mais, plus profondes, elles sont divisées en deux (A et B) par une plaque qui fait à la fois plancher et plafo.nd, et repose de part et d’autre sur d’autres petites plaques disposées en piles, qui diminuent d’autant la largeur de la fosse inférieure (B) ; quelquefois, sous celleci, s’ouvre encore une fosse de dimension plus restreinte. Nous ne nous occupons pas, nous l’avons dit, du mobilier funéraire que renferment ces tombes, ni des rites funéraires qu’elles supposent. Il ne semble pas qu’aucun signe extérieur en ait marqué l’emplacement.
A Chalandriani, dans l’ile de Syros, ont été dégagés par M. Tsountas des tombeaux de l’autre type 7. Ils sont disposés à une faible profondeur et faits de petites pierres non cimentées. Ils se composent d’une chambre tantôt rectangulaire ou trapézoïdale, tantôt arrondie
Fig. 0303. — Tombe primitive d'Amorgos.
Fig. 0304. — Tombe primitive de Syros; plan et élévation.
(cercle, demi-cercle, ellipse) (fig. 0304), ces deux formes étant, à ce qu’il semble, réparties en groupes répondant peut-être à des divisions en xÆgott. Les deux particularités essentielles dc ces lombes sont : 1° la disposition en encorbellement des assises formant les murs, qui vont ainsi diminuant de diamètre jusqu’à l’assise supérieure,
19, (i; Mon. 69, I ; 165, 5. — Biumociiaphik. Reiu, Dus Criminalreclit der llômer, Leipzig, 1844, p. 897-901 ; Mommsen, Slrafrtcht, Leipz., 1899, p. 812-821.
SEPULCUUM.I Lucien, Char.ii, se sert, pour désigner les tombeaux, des trois mois TÙpSouî Kotîzà.ou;. — 2 Cf. Mh. àlitth. 1881, p. lôsq. — 3 Cf. Joum. o/'hell. stud. 188V,p. 48 sq. — 4 Cf. *E?. ’Ao4 1898, p. 137 sq. — I» Loc. cit. p. 142. — 6|d. p. 1 41, d’où est li-éc notre figure. -lU.'E,.'*,,. 1899, p. 77 sq. ; notre figure = p. 80, fig. 10.
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formée d'une seule plaque ; l’ensemble réalise un type primitif de tholos ;2U l’existence d’une porte, pourvuede deux antes etd’un linteau (hauteur 0m. 50 àOm. 60), quelquefois, avec un rudiment de dronios d’accès. Ces entrées sont généralement barrées par un mur de pierres brutes. De la disposition de ces entrées et de leur petitesse on peut conclure qu’elles ne servaient pas à un usage pratique, le corps étant introduit dans la tombe par en haut. Il faudrait donc voir là l’imitation de la maison primitive ; et le plan tétragonal ou circulaire répondrait à deux types d’habitation, le type arrondi étantleplus ancien, elle type rectangulaire s’étant introduit plus tard, peut-être sous une influence égéo-orientàle1. Ce qui est sûr, c’est que ces tombeaux de Syros annoncent déjà le type de la grande tombe à chambre et à tholos de l’époque mycénienne, avec son dromos et sa couverture en encorbellement 2.
Les deux types de la tombe à fosse et de la tombe à chambre se retrouventen Crète, dès le deuxième millénaire avant J. -C., à Cnossos3 (nécropole de Zafer Papoura) et
sur beaucoup d’autres points. A Zafer Papoura, trente-trois tombes sur cent sont du premier type 4 ; la fosse, après 2 mètres ou 3 mètres de profondeur, se rétrécit en une cellule sépulcrale, contenant le corps et le mobilier funéraire 3 ; la cellule est séparée de l’espace principal par des blocs de pierre reposant sur les degrés que forme le rétrécissement de la fosse ; souvent aussi un autre degré facilite la descente (fig. 6305). 11 y a à Cnossos une forme intermédiaire entre la tombe à fosse et la tombe à chambre : c’estla tombe à puits, étroite et assez profonde — 2 m. 50 à i m.50 — pourvue de degrés 6 ; au fond et sur le côté s’ouvre une petite cavité sépulcrale, un loculus protégé par une double rangée de pierres Le puits joue ici en quelque sorte le rôle d’un dromos d'accès à la chambre. Le type se retrouve à Chypre 1 et en Sicile.
Les tombes à chambre, sous leur forme la plus simple, sont creusées à même dans la roche, à Limitation de la grotte naturelle, et se composent d'une chambre et d'un couloir d’accès ou dromos. À Cnossos 8, les chambres sont sur plan carré, quelquefois légèrement arrondies aux angles (fig. 6306) ; peut-être y a-t-il là un souvenir de la forme ronde plus ancienne ; même forme à Phaestos 9, à Milatos l0, à Arlsa “. xàilleurs, la forme ronde, ovale ou en fer-à-cheval est dominante ; à Phaestos ’2, une chambre est en ellipse tronquée du côté de l’entrée. Le haut de la chambre forme une coupole
1 Cf. sur ce point, entre autres, bulle, Orchomenos ; Pfuhl, Ath. Mitth. 1905 p. 331 sq.; DragendorIF, Therüïsche Grâber , p. 98. Pourtant M. Noack dans un travail récent, Ovalhaus und Palast in Krela , 1908, s'efforce de montrer le plan rectangulaire se développant de lui-même et spontanément dans riialutation ronde. — 2 Cf. bragendorff, ibid. — 3 Cf. Evans, The prehist. tornbs of Knossos (Archeolof/in , t. CIX). — 4 Evans, ibid. p. 401. — & On voit atissi le mobilier funéraire placé sur le bloc même qui surmonte la cellule funéraire (Evans, p. 404, lig. 10), d*où est prise notre figure. — G Ibid. p. 405. — 1 Perrot et Chipiez, Uist. de L'Art , VI, p. 649. — 8 Evans, ibid. p. 393. Cf. Pfuhl, Ath. Mitth.
basse 13 ; à Phaestos la paroi du côté de l’entrée est droii tandis que les autres forment voûte11. La porte de |? chambre était, quand le tombeau avait rempli son oflin' bloquée par une double ou triple assise de pierres br ' tes15 (fig. 6306). rr Le dromos est >:
souvent construit en pente plus ou moins i?
forte, avec des 1 degrés, elvas’é- ■; largissant jusqu’à l'entrée du caveau ir’, plus étroite e 1 1 e même que le dromos ; quelquefois, la partie voisine de l’entrée de la tombe forme tunnel. A Cnossos, les corps Fig. 630G. — Tomt.e créloise à chambre,
sont déposés
sur le sol de la chambre funéraire dans des larnakes [sarcophagus] ; dans la principale des lombes de Phaestos ils sont placés sur des banquettes surélevées, de chaque côté de la chambre, ou dans des fosses creusées dans le sol même de la tombe n.
Il n’y a pas de différence essentielle entre ces tombes à chambre et le type plus complet qu’on désigne sous le nom de tombes à tholos ou à coupole ; seulement ces dernières sont bâties dans le sol au lieu d’être taillées à même la roche’8. On les trouve partout en Crète, depuis la forme rudimentaire jusqu’à la plus achevée. Les tombes découvertes à Kumasa semblent remonter à l’époque minoenne primitive 13 ; c’étaient, comme les monuments contemporains d’Orchomène dans la Grèce continentale 203 des ronds de pierre surmontés de coupoles basses en terre glaise. Une tombe de Muliana, près de Si l ia 2 1 , présente le même type avec une forme plus avancée ; le plan est tétragonal, et les assises inférieures de la chambre sont verticales; plus haut les assises de pierre sont en encorbellement, une seule grande plaque formant le sommet. La porte d’entrée est très étroite, et le dromos manque. A llagia Triada apparaît le type complet de la tombe à coupole parabolique22; mais les assises inférieures sont simplement posées sur la roclie, sans fondation : le sol de la chambre est irrégulier. Deux tombes de Praesos offrent le type achevé de ce genre de construction : l’une est circulaire23; elle présente, avant l’étranglement de la porte, une sorte de vestibule , I1' diamètre de la chambre est de 4 mètres environ ; 1 autre est de forme carrée à la base21, les assises supérieun's dont quelques-unes sont encore en place, étant très neth -
1905, p. 344. — 9 Cf. Savignoni, Mon. dei Lincei , XIV, p- ' ,l;-‘ ^
— 10 Evans, ibid. p. 153. — n Cf. ’E». ’Apy.. 1904, pp. 1 sq.
Ibid. pp. 501 sq. et fig. 4. - 13 Evans, p. 419, fig. 250. - «Savignoni, ibid.
— 15 Evans, p. 394, fig. 1, d'où est tirfe notre ligure ; Savignoni, dm I1 fig. 3. — m Par ex. Evans, p. 418, fig. 24. — O Savignoni, ibid. p. .)15sq. Og- ^ ^
— « Cf. Savignoni, ibid. p. 663, n. 2. — » Cf. Jahrbucli , Arch. An:. p. 107; 1908, p. 122. — 20 Cf. Bulle, Orchomenos. — 21 Cf. ’E».
p. 21 sq. — 22 Cf. Mon. Lincei, XIV, p. 678 sq. — 23 Cf. Bosanquct, Am Br. School, VIII. p. 240. — 24 Ibid. p. 245.
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ment disposées en encorbellement. Enfin, la grande tombe „ royale » découverte à Isopata peut rivaliser avec les grands tombeaux à coupole de Mycènes 1 : un dromos Je il mètres de long sur 2 mètres de large se termine en mie antichambre de 0 m. 75 sur 5 m. 58 avec, sur les deux côtés, une niche funéraire voûtée ; les parois de la chambre funéraire (7 m. 85 sur 4 m. 07) convergent pour former une coupole haute de 8 mètres. Cette tombe, prototype des monuments de Mycènes et d’Orchomène, remonterait, d’après M. Evans, jusqu’à 2OU0 av. J.-C.
Les découvertes récentes tendent à faire considérer l’architecture et l’art « mycénien » de la Grèce continentale comme un dérivé provincial de l'art crétoégéen 2 ; mais pour les constructions funéraires, c’est sous une forme plus parfaite que nous retrouvons, à Mycènes et sur d'autres points du monde grec, les types que nous venons de décrire. Les fouilles de Schliemann
ont dégagé à Mycènes des tombes à fosse et des tombes à chambre. Les six tombes de l’Acropole3, toutes pareilles, sont des cuvettes de 3 mètres à 5 mètres de profondeur, formées par l’évidement du roc; les dimensions en longueur sont de 3 mètres à 7 mètres sur 3 mètres à 5 mètres de largeur. Des murs en petits moellons étaient appliqués contre les parois et rétrécissaient le vide ; sur ces murs reposait, par ses extrémités, une poutre supportant elle-même des dalles de schiste ; par-dessus la fosse la terre était rabattue et foulée. Nous n’avons pas à nous occuper ici du mobilier funéraire qui remplissait ces tombes, pas plus que de l’histoire de l’enclos funéraire quelles formaient par leur réunion ; mentionnons seulement le double cercle de dalles posées de champ, réunies par •d’autres dalles posées à plat, qui le limite, d o ii il faut sans doute voir la clôture de cette espèce de léménos 4 (fi g. 6307). La théorie de M. Tsountas, pour qui ce cercle de dalles serait la base du mur de soutènement, de la xp/juiç cl un tumulus élevé au-dessus des tombes de I Acropole6, semble avoir été victorieusement réfutée par M. Chr. Relger c ; c’est simplement un Spiyxoç Xtôiov,
pareil à celui que signale Pausanias au tombeau du héros Ophellès7. Aussi bien, il semble que le tumulus ne se rencontre pas à l’époque mycénienne*. Le <7T||ax des tombes de Mycènes, c’est la stèle ; on a retrouvé en fragments cinq de ces monuments, décorés de sculptures ou de moulures8; le sujet le plus fréquent est la représentation du chef sur son char de guerre ou de chasse. Tout récemment, ont été découvertes, près d’un petit village de l’ile de Céphallénie, plusieurs centaines de tombes à fosse de l’époque préhellénique ,#. La nécropole se divise en plusieurs groupes de fosses qu’abritent des
cavernes. Les fosses.de profondeur inégale, recevaient pour la plupart plusieurs corps.
Vraisemblablement les tombes d’un même groupe appartenaien t à la même tribu, les corps déposés dans une même fosse à la même famille.
Parmi les tombes à chambre, les lombes rupestres creusées dans le flanc d une colline se retrouvent sur plusieurs points du monde grec, par exemple en Argolide à Mycènes “, Nauplie 12 et Argos 13, en Attique à Spata La chambre est tantôt rectangulaire, tantôt en quadrilatère irrégulier, tantôt circulaire ; il semble qu’on retrouve encore là l’opposition de deux types primitifs d’habitation 1 La surface sépulcrale disponible est souvent agrandie par divers procédés ; par exemple des niches sont creusées dans la paroi de la chambre à Argos ; à Nauplie dans celle du dromos ; à Spata, de petites chambres sont creusées à la suite de la grande. On trouve enfin a Argos, à Nauplie, à Mycènes, des fosses creusées dans le sol de la chambre funéraire et recouvertes de dalles : il y a là comme une contamination des deux types primordiaux : tombe à fosse et tombe à chambre. Les portes sont généralement creusées à même le roc, l’embrasure se rétrécissant vers le liant, et se terminant tantôt en un triangle, tantôt en un linteau droit. Le mur de fermeture barre la porte jusqu’à peu de distance du sommet, laissant ainsi une ouverture bouchée par un amas de pierres16. Le dromos est souvent de
.s ^oc' c*0 P- 520 sq. — 2 C1‘. par ex. Cotliguon, L'arc/i. grecque , p. 23.
-O.f. Perrot et Chipiez, Hist.de l'Art, t. VI, p. 325 sq.; Tsountas et Manatt, Tlie / »> nu age, p. 84 sq. Nous renvoyons une fois pour toutes à ccs deux ouvrages pour 1 ' 1 'ln‘ concerne les monuments funéraires de Mvcônes. — 4 Cf. l'errot, Op. cit. * ' *'!• ’ nolre fig. — Jbid. lig. 254. — S Cf. Tsountas, Op.cit. p. 106. — ‘•Cf. Belger,
i‘h\vi \afl,'t)' ’ ctTsountas’ M/rf. p. 148. — 1 Faus. Il, 15, 4. Ladistinclion
' Xt6u,v, clôture d’un léménos, et le /.Ljaci rfa, amas de terre, tumulus, se
marque nettement dans ce passage. — 8 Cf. ÜragendorfT, Ther. Grâb. p. 102. — 9 Cf. Perrot, ibid. p. 762 sq. ; Tsountas, ibid. p. 91 ; etReichel, Diemyken. Grabstel dans Era“os Vindobonensù. - 10 Cf. Huit, de l'Art ancien et moderne, 1908, p. 271
— 11 Cf. Perrot, ibid. p. 370 sq. ; Tsountas, ibid. p. 131 sq. ; ’E,. A>7. 1888, p. 119; 1891. p. t-44. —12 Perrot, ibid p. 398 ; Ath. Alitth. V, p. 143-163!
— 13 Cf. Bull, de Corr. hell. (VollgratT) 1904, p 363 sq. - li Perrot, ibid. p. 412.
— 16 Cf. Bull, de corr. hell, loc. cit. p. 372. — 16 Jbid. p 370.