‹ Dictionnaire des antiquités grecques et romaines d'après les textes et les monumentsChapitre 79 sur 137 · IM · texte numérisé non relu

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- 8 Springer-Michaelis, fig. 763 ; Reinach, Ibid. p. 167.

Itom. 1. p. on ; IV, p. 759; V, p. 331 ; VI, p. 3-33. - 10 Première étude d ^ par Altmann, Die rôrii. GrabalUoe d. Kaiserz. 190.). . aussi (’orp-

sculpture, p. 62 sq. ; 1*8 sq. - " Cf. Altmann, Grabalt. p. -7. inscr. lut. VI, 8821, 15479 ; VII, 7524. — « Cf. Altmann, passvn.

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monuments on doit ranger ceux où la composition ' ' iicrnentale est dominante, et dans une autre ceux où la composition figurée tient la plus grande place. Ornements ^représentations figurées seréparlissentsur la l'ace

■intérieure et accessoirement sur les deux faces latérales, j (l développement de l’architecture funéraire des cippes remplit les deux premiers siècles de l’Empire; dès le milieu du second siècle de l’ère chrétienne, en effet, les sarcophages [sarcophagus] supplantent les cippes. D’une manière très générale, on peut dire que la décoration ornementale tient la première place surtout à l’époque augustéenne, et la décoration figurée à l’époque flavienne ri automne '. Dans l’une comme dans l’autre, l’art romain s’est montré vraiment original.

Le premier type des cippes ornementaux est l'autel décoré de bucrânes aux angles, reliés par des guirlandes 2. La présence des bucrânes, en marquant fortement pour le regard les coins du cippe et en attirant par | , même l’attention sur les faces latérales, donnent à l'ensemble un caractère architectonique très net; on a souvent relevé ce caractère de l’art romain impérial, à l'opposé de l’art grec classique, de compter effectivement avec les trois dimensions spatiales. Le procédé qui consiste à marquer ainsi par des figures humaines ou animales les angles d’une base ou d'un autel remonte,

d'ailleurs, très haut; on le trouve déjà, en Grèce, sur unmonument comme la base d’iphicartidès à Délos :\ et sur des monuments étrusques; mais il trouve son application la plus développée sur les cippes de l’époque d’Auguste et de Claude. L’inscription est généralement gravée au-dessus de la guirlande, dans le demi cercle qu'elle enserre. Quant aux guirlandes elles-mêmes, aussi bien dans le type d’autel que nous étudions en ce moment que dans ses variations que nous mentionnerons

plus loin, leur représentation va du dessin sévère et de l’aspect presque schématique qu’elles ont sur certains monuments, comme sur le « tombeau des guirlandes » à Pompéi \ jusqu’à l’aspect tout différent, très accentué comme relief, très « naturaliste », très « illusioniste » ", qu’elles ont sur les plus beaux monuments de l'époque augustéenne.

Dans d’autres monuments, fort nombreux, les buci ânes sont remplacés par des têtes de bélier6. Là aussi c'est un type antérieur que l’art romain a développé, l’empruntant à la fois à l’art grec et à l’art étrusque; plusieurs des « pommes de pin » qui surmontaient les tombeaux étrusquès reposaient sur un socle orné de tètes de bélier et de guirlandes 1. Les autels à tètes de bélier, postérieurs dans leur ensemble aux autels à bucrànes, sont souvent d’une grande richesse d’ornementation; l'espace entre la plaque inscrite et la guirlande est rempli par une tête de Gorgone 8, un aigle 9(fig. 6342), en hippocampe 10, etc. ; les angles inférieurs du cippe portent un aigle11, un sphinx l2, un griffon13; enfin la partie inférieure de l’autel, au-dessous de la guirlande, a souvent, elle aussi, sa décoration figurée. Un très bel exemplaire de cette série est le cippe de P. Fundanius

Velinus, au Louvre u; il est de proportions plus élancées que la moyenne des monuments, et il n’y a pas de plaque inscrite; l’ensemble gagne ainsi beaucoup en légèreté, au-dessus de la guirlande de fruits, très riche et d un fort relief, est une Gorgone; à labase, un aigle tenant la foudre et des sphinx ; sur les faces latérales, des oiseaux. Quelquefois, la décoration est plus compliquée encore :

sur un cippe du Vatican, on voit au-dessus de la guirlande une Gorgone entre deux cygnes ; au-dessous, une Néréide sur un hippocampe ; sur les faces latérales, audessus delà guirlande, deux oiseaux dévorant une sauterelle, une coupe, un nid ; au-

dessous, la louve et les jumeaux d’un côté (cl. notre fig. 0342), et de l’autre la légende de Télèphe. Sur un autre monument15 est figurée, entre 1 inscription et la guirlande, lalégende de Lelo ; au-dessous de la guirlande un troupeau paissant. Ces quelques exemples suffiront a donner idée de la richesse presque exubérante de la déco-

Fig. 6342. — Cippe funéraire à guirlandes et ornements sculptés.

ration. Même système d’ornementation sur d autres monuments où les têtes d’animaux sont remplacées par des têtes d’Ammon "h Un autel de ce type, au Louvre 1 sans

inscription, est décoré, au-dessus de la guirlande de fruits

et de (leurs, d’une tête de Gorgone entre deux cygnes, au-dessous, d’une Néréide chevauchant un hippocampe, entourée d’Amours; aux angles sont des aigles reposant par leurs pattes sur des supports ornés de masques. Les cygnes, qui sont dans certains des monuments que nous venons de passer en revue, un fréquent élément de la décoration, en forment l’essentiel dans un très bel autel d’Arles 18, où ils occupent les angles du cippe, les ailes éployées, tenant dans leur bec l’extrémité de la guirlande, et débordant largement sur la face latérale.

Dans un dernier type d’autel à guirlandes, les arêtes du monument sont marquées non plus par des bucrânes ou des têtes d’animaux, mais par des éléments décoratifs en hauteur18, torches, candélabres, tiges de palmier, balustres, etc., peut-être empruntés à l’architecture temporaire du bûcher funèbre. Le cippe de 1 affranchi Amemptus, au Louvre, est un bel exemple de ce type 20, et en même temps une élégante création de l’art augustéen. Des torches enflammées marquent les arêtes du monument: entre la guirlande et l'inscription, un aigle aux ailes éployées ; au-dessous de la guirlande, une scène idyllique, centaure et centauresse jouant delà cithare et de la double llùle, et portant sur leur dos

1 11 Allmaun, p. 27; Slrong, Op. cit. p. 62; p. 128 sq. — 2 Cf. Allmann, I1 st|.; Slrong, p. 66. — 3 Cf. Hall, de coït. hell. 18S8, pl. xiu ; cf. NrooSt Rom. Sculpl. p, 68. — 4 Cf. Allmann, p. 60, (ig. 52; Mau, Pompei-, lK ** Sur cc caractère de l’art auguslêen, cf. WickolT, Roman Art ,

Pa88im ; Slrong, Op. cit. p. 69. — G Cf. Allmann, p. 68 sq. Nous suivons l’ou- 'i âge d Allmann pour l'énumération des principaux types de cippes funéraires.

Aiusi Marlha, Art étrusque , p. 213, lig. 163. — 8 Allmann, n. 21. — 9 Al¬

lmann, n° 26, p. 51, lig 40, d’où esl tirée noire ligure. — *0 Allmann, n. 35 (Louvre.)

Il Allmann, n. 40. — 12 Allmann, n. 35. — 13 Allmann, u. 38. — 14 Allmann,

il. 42 ; Clarac, n. 339, pl. coût ; Corp. inscr. tat. VI, 18726. — l.uccia Telesina ; Allmann, n. 46; Corp. inscr. lat. VI, 21563. — 16 Altmann, p. 68 sq. — H Allmann, n. 77 ; Clarac, n. 303, pl. ccutt. — i* Cf. Conso, Chefs-d’œuvre des Musées , p. 68 ; Allmann, p. 22 ; Slrong, Op.cit. p. 62 ; Ëspérandicu, Bas rel. de la Gaule romaine , I Um ivo. — 19 Altmann, p. ilîsq. — 20 Allmann, n 1 11, Clarac, pl. ci.xvxv-ci.xxxvi.

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I Amour et Psyché, a leurs pieds une corne d’abondance el un canthare ; sur la face postérieure est figurée une table à offrande, avec le vase et la patère; sur les petits côtés la guirlande est supportée par des têtes de cerf; au-dessus d elle est un canthare où becquètenL des oiseaux.

L autel à guirlandes est le type le plus important, par li nombre des monuments comme parleur beauté, parmi les autels de style décoratif. Mais il y en a d’autres : d’abord I autel a décoration par la frise encadrante *, inspirée des modèles de la grande décoration augustécnne, telle qu'on la trouve sur les reliefs de VAra Pacis2. L’ornementation de ces cippes ou de ces pierres tombales consiste simplementen une frise qui courtsur les quatre côtés de la face antérieure du monument, encadrant 1 inscription, en grands caractères, qui remplit tout le champ; l’ornement qui apparaît le plus souvent est 1 oi nement végétal en vrille ondulée 3 ; plus rarement, on rencontre la palmette ‘ ou le méandre s. Très fine sur les pierres tombales des premiers temps de l’Empire, sur celle, par exemple, d’Atimetus Pamphilus, affranchi de libère b, la décoration s'alourdit par la suite et devient lâche, moins sobre en même temps ; ainsi sur un monument anonyme du Latran ', la décoration en frise de tous les éléments delà base et de la corniche est d’une complication et d un luxe excessifs, qui ne subordonne pas les paities les unes aux autres, mais les juxtapose sans marquer leur importance réciproque.

Une autre série de cippes comprend les autels à colonnes 8. Les colonnes sont cannelées, les cannelures

étant souvent disposées en spirale ; les chapiteaux sont corinthiens ou composites. L’espace entre les colonnes est rempli, quelquefois complètement, par l’inscription funéraire ; quand il en estautrement, une scène figurée est sculptée au-dessous de l’inscription ; c’est, entre autres représentations, celle du mort sur lelit de banquet9, la dextrcirum junct i o, etc.10. Une représentation curieuse, qui se retrouve, d’ailleurs, sur des autels d’autre type; est celle d’une porte figurant la porte de 1 Hadès ou celle du caveau lui-même; il y en a des exemples sur des reliefs grecs, où la porte est tout à fait analogue aux portes réelles des caveaux macédoniens11 ; il y en a aussi sur beaucoup de monuments étrusques12, cinéraires, cippes, etc. [janua, fig. 4134]. La porte est fermée ou entrouverte (fig. 4137), ou même ouverte;

I Allnianu, 123 SI, -2 Cf. Pclcrson, .1™ Pacis A ugustae ; Strong, Op. rit p 59 : K Rc,"“l1* nép,rt-de Reliefs, p. 232. - 3 C’est lejlype ,1e VAra Paris; et.

Mi oi.g, iW. — S-I.r. AHmann.n. HO. ° Altn.anu, n. 1*5. — 6 Allmanu, n. 131 ; Corn, mscr.tal. VI, 1 .652. — 7 Allmaim, n. 150 ; Slrong, ibid. p. 131. — 8 Altmaun, p. 130 sq. — 9 Altmaun, h. 182. - 10 Allmaun, n. 158. — 11 Cf. Altmann, p. 15. - 12 Urnes

I‘ig. 6343. — Cippe funéraire à colonnes et à représentation figurée.

, tVRPIUMUf CACVTIO TERME c F

MATM PAIRî

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dans ce dernier cas, les époux son t quelquefois représenté, sur le seuil, se donnant la main (lie;. 63431 n i de L. Julius Hernies, trouvé dans le columbarium de h Vigna Codini, est un élégant exemple de ce type11 • '

pilastres ioniens, revêtus d’ornements en écailles, ei j(IM[ les chapiteaux sont reliés par une guirlande, encadrent la face antérieure du monument, divisée en deux r(..,js très : en haut, l’inscription, en bas, la façade du tombeau' à colonnes cannelées, surmontée d’un fronton ; SUI! j’ seuil les deux époux, les mains unies. Les faces latérales sont ornées de rameaux de laurier.

Dans l’autre grande classe des cippes funéraires et pierres tombales, la représentation figurée domine la composition ornementale. L’originalité de l’esprit et de l’art romains s’y marque nettement. On a vu plus haut qu’à côté de quelques sujets empruntés à la vie réelle, ce qui apparaît avant tout sur les stèles grecques, ce sont des représentations tout idéales du défunt, ou des scènes où se marient le réel de la terre et l’irréel de l’au-delà.

Les pierres romaines mettent avant tout sous nos yeux la figuration du défunt et des scènes précises de la vie terrestre. Les sujets symboliques eux-mêmes, que les marbriers romains ont empruntés aux Grecs, ont pris sous leur

main un sens plus réaliste. Au premier rang des monuments de celte série sont les cippes ou les pierres tombales montrant le buste ou l’image complète du ou des défunts. La pratique des imagines, quejes grandes familles exposaient dans Y atrium de leur demeure, a donné un grand développement à ce genre de représentations ’5. Le plus souvent, comme dans les niches du columbarium, les bustes se détachent dans une niche creusée à la partie supérieure de la face de l’autel ou de la pierre tombale (fig. 6344) 16 ; d’autres fois, c’est le registre supérieur tout entier, au-dessus de celui où est gravée l’inscription, qui est disposé pour recevoir les figures 11 ; quelquefois aussi, elles émergent d’une espèce de coquille [fig. 6344; cf. coma, fig. 1273, imago, fig. 3!)77] 18 . Tels sont les types généraux, très variés dans le détail suivant les régions. Dans quelle mesure ces portraits sont-ils vraiment réalistes, et faits, au moins dans 1 intention de l'ouvrier, à la ressemblance des défunts h ne peut y avoir à ce sujet de règle tout à fait précise Les

de Cliiusi, Inghirami, Mon. Etr. f, pl. xm ; autres ap. Arch.Zcit. IS45, 1»1- XVN Berlin, JJcscfir. d. Skulpt. 1307; Marlha. Op. cil. p. 211. — *3 ba figure dap1'**» Allmanu, p. 154, lig. 215. —14 Allmaun, n. 184; C. i. I. VI, 5326. — 15 Cf. AH’» ""1’ p 196 sq. — 16 Allmanu, n. 270, 271, 274, etc. Notre figure est celle de la |> fig. 103 — 17 Allmanu, u. 276, 277, 279, etc. — 18 Allmanu, n. 272, 284. - l.

l ig. 6344* — Pierre tombale avec porlrai's en bustes.

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cippesou pierres tombales étant, le plus souvent, comme les stèles grecques, des monuments de fabrication courante, qu’on devait trouver tout achevés chez les marbriers, il ne pouvait y avoir, dans la plupart des cas, de ressemblance véritable; aussi bien y a-t-il souvent incohérence évidente entre l’apparence de ces portraits sculptés et l’àge de ceux dont ils rappelaient le souvenir ', tel que l’indique l’inscription funéraire. Mais dans d’autres cas la présence des imagines de cire [géra, fig. moulées sur le visage des défunts, pouvait permettre d’atteindre à la ressemblance réelle. En loutcas, au moins par ses plus beaux exemplaires, 1 art des bustes funéraires est un chapitre important de l’histoire de l’art romain, et le témoignage le plus net de son caractère réaliste 2.

11 faut mentionner à présent tous les cippes ou pierres funéraires où, à la représentation du défunt, s’ajoute celle des accessoires ou des scènes de sa vie terrestre. Tout d’abord, a la ressemblance des stèles grecques, les animaux familiers sont souvent figurés avec lui. L’enfant ou l’homme fait jouant avec son chien estreprésenté plusieurs fois sur des pierres tombales [bestiae, fig. 843] 3; d’autres fois, le chien apparait comme le gardien du tombeau \ Le singe, animal de luxe des riches Romains, est aussi figuré 8 ; de même, le lièvre accompagne des figures d’enfants 6, sans qu’il y ait lieu de faire intervenir làaucun symbolisme funéraire; d’au très fois l’enfant tient à la main son oiseau favori [bestiae, fig. 849; delicîae, •'g- 2702] 7 . Une représentation exceptionnelle est celle de l’éléphant, qui décore les faces latérales d’une pierre tombale du Lalran. La figure animale est parfois la traduction plastique d’un jeu de mots: sur la pierre de l’architecte Aper8 on voit un sanglier mort.

Les reliefs les plus intéressants montrent le défunt d ns sa vie sociale et familiale, dans sa profession, dans sa dignité, dans sa place de chef de famille. On rencontre sur quelques stèles grecques la représentation du métier !'• P- l--o); mais elle est en somme exceptionnelle; sur i monuments romains, par voie plus ou moins nette d allusion plastique, elle est beaucoup plus fréquente.

'' °‘c' quelques exemples : sur la pierre déjà mentionnée de I architecte Aper, figure un coffret à instruments; sur les laces latérales quelques-uns de ces instruments mêmes sont représentés ; on trouve des détails analogues sur les monuments deC. Veden ni us Moderatus, ingénieur militaire1, de M. Gosseius Cladius, charpentier 10, de C. Clomus Antiochus, marbrier ", de A. Antestius’2, fabricant lin|qets de ménage, de l’orfèvre Hilarus(fig. 660), etc. :3.

La pierre tombale du cordonnier C. Julius Ilelius14 porte sur sa face principale le buste, d’expression "ieusement réaliste, du défunt ; dans le fronton sont "' "Iptés deux pieds humains, l’un chaussé d’une san- 1 ale (fig. 3198). Quelquefois, c’est tout un trafic commerçai qui est pittoresquement représenté sur la pierre: [UI*SI llu monument du boucher Tiberius Julius Vita- (' L fig. 4333), de celui de l’apiculteur T. Paco-

C. 'Il ° nT'e Ba,eria SuPerbia, Allmano, n. 109. - 2 Cf par exemple, le buste ,1e Dr„r, ] 6 '"b ’ jjU'0I,g’ l- |>. 303. Voy. la collection rassemblée par Arudtc ■ , ans Griech- undjlôm. Portraits. - 3 Exemples : C. Julius Rbilctus

IV 58s’ ’.,*89 : AnÜ,us' C- ’■ '■ VI, H 804, oie. -4 Dülsckhe, Ant. Itildv.

V .... „A lmann> "• ~ 6 C. i. I. 111, 2030. - i Dülsckhe, 470 ; i. I.

seVlalion a 7?“’ GrMenkm. d. rôm. Kaiser:, p. 14. Signalons ici la repré- »Ml , 'Se‘ ,req»enle du combat de coqs (fig. 214 ; Altmann, u. 112 et i> 304

VI "7“f" , ',afUole. Voggini, IV, 9 ; Righelli, I, 123 ; C. i. I. VI, 1075. - 9 C. i. I.

- ; v.C- *' L V1, '6 M4’ ~ “ C- ’■ L Xl> 98 '• — 12 <-'• >■ ‘“t. VI, Il 890.

• >• «• vi. 9149. - 14 C. i. I. VI, 33 014 ; cf. Ballet, comm. 1887, p[. ;

ni us Caledus"' ; de celui surtout du coutelier L. Cornélius Alimetus 1 7 : la face principale, encadrée de piliers corinthiens, est occupée tout entière par l’inscription : les laces latérales représentent l’une l’atelier même du coutelier, 1 autre sa boutique de vente; personnages et instruments sont représentés avec un détail très vivant [culteii, fig. 2112, 2113; cf. fig. 2117]. Quelquefois, la i eprésentation du métier est plus écourtée ou faite par voie de symbole : ainsi un vaisseau voguant (fig. 3293), avec ou sans ses rameurs18, marque la sépulture d’un commerçant ou d un armateur 15 ; sur le fronton de la pierre tombale du marchand de vin C. Clodius Euphemus 20 on voit Dionysos versant du vin d’un canthare. La profession de la femme, maîtresse ou servante, consiste dans son rôle ménager . aussi la corbeille, le miroir, le peigne, l’aiguille figurent communément (fig. 992, 5428) sur ses monuments funéraires 21 ; sur celui d’une poélesse sont sculptées la lyre et la cithare22.

Les reliefs funéraires font allusion, comme au métier du défunt, à sa situation sociale et aux dignités et charges dont il a été revêtu. Sur l’autel funéraire d’un adjoint à 1 annone est figurée la déesse Annona23; un masque d où sort une eau courante parait sur la pierre tombale d'un ingénieur des eaux de l’Aqua Claudia21; sur celle d un orateur, L. Precilius, on voit une proue de vaisseau rappelant les rostres 25 ; le bisellium, insigne de leur dignité, est sculpté sur les cippes des seviri augustales ou des décurions [bisellium I.

La représentation de la dextrarum junctio (fig. 0344) rappelle l’union qu’a contractée le défunt. On y voit bien comment un sujet grec est transformé par l’esprit romain. La scène est analogue a celle de la poignée de main des stèles grecques. Mais ce n’est plus l’idée sentimentale de la séparation ou de la réunion qui trouve là son expression; les deux personnages sont représentés en Lanlqu unis par un lien solennel et légal, l’homme tenant a la main le rouleau des tabulae nuptiales [coma, fig. 1847, 1873] 26 ; les époux sont souvent debout devant un autel; même quand ces détails manquent27, leur attitude n’est pas simple et familière comme celle des personnages des stèles grecques [matrimonium, fig. 4871, 4872], Le citoyen romain, surtout celui qui a rempli de son vivant des fonctions sacrées, est enfin figuré souvent dans l’altitude du sacrifiant [sacrificium, fig. (3009] ou dans celle du prêtre d’une divinité ; la représentation des prêtres*8 ou prêtresses 23 [flamen, fig. 3106], des servants d’Isis [isis, fig. 4104, 4105] avec les accessoires du culte, est fréquente.

ixotons en Un une dermere classe de représentations funéraires : celles qui sont empruntées au mythe et au symbolisme religieux. Le sujet du banquet funèbre3' est directement emprunté aux monuments grecs et conçu de manière analogue. Le défunt est assis sur un lit, devant lequel se trouve une table à trois pieds; un autre personnage est souvent debout à côté de lui32 •

Helbig, Kü tirer 2, |, 605. — IS Cf. Ilelbig, O.c. Il, 773. 16 c. i. I. VI, »3 687

— 17 C. i. t. VI, 10 100; Aiuelung, Die Slulpt. d. Yatik. Mus. p. 275’ 147!

— 18 C. i. I. XII, 3797, 5327, 8399 (/iir multos annos velificavit). — 1» Il pcul y

avoir lieu aussi de voir daus le vaisseau le symbole du voyage vers le pays d au d. là

la tombe ; eL Scbrüdcr, Op. cil. p. 21. - 20 C. f. I VI, 9071. - 2. p,, exemple

C. i. I. IX, 3952, 3971, 4020. - 2* C. f. /. \ l. 24 042 ; Altmann, n. 273. - 2:1 C ' i

VI, 8470. — 24 C. 1. I. VI, 8495. — 2ô (' , / yi ipi .>6 rr ...

’ * *• '*» U. Altmann, ». 158.

— 27 Altmann, p. 205, tig. 162. — 28 c. i. I. VI, 2204, 2230 —29 C i l VI 497 • Altmann, p. 238, Gg. 191. - 30 f. i. 1. 34 776. -SI Cf. Altmann, p. 188 sq.’ ; Schrbder’ üp. cit. p. 2 sq. — 32 Allmann, n. 2G0, 20 1 , etc.

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quelquefois, la présence de figures accessoires transforme la scène de banquet en une scène de famille. Quant aux représentations symboliques qu’on trouve sur les reliefs grecs du même type, consacrés, on l’a vu, au culte des héros plutôt que des morts, une seule, celle du cheval, apparaît sur les reliefs romains; mais elle y perd son caractère religieux ' ; le cheval sert de monture à un cavalier, le mort étant effectivement figuré comme tel, dans une scène de chasse 2 ou de guerre [équités, lig. 2737, 2738, 2739, 2741, 27 43] Souvent, le champ du relief est partagé en deux parties: l'une représentant le repas funèbre, l’autre le cavalier. Ainsi scènes de famille, scènes de guerre, banquet funèbre, tous ces sujets nettement distingués dans la sculpture funéraire grecque sont confondus et rapprochés par le marbrier romain. Il en est ainsi, par exemple, surlescippes ou pierres funéraires des équités singulares , corps de cavalerie créé au début du ne siècle par Trajan 4 ; ces cippes sont le plus souvent partagés, sur leur face principale, en trois registres : celui du milieu occupé par l’inscription, le registre supérieur par le banquet funèbre, l’inférieur par la scène du cheval mené à la bride, ou du cavalier chasseur [équités, fig. 2740 ; équités singulares, lig. 27 40] 5.

Les mythes religieux dont on retrouve la trace sur les monuments funéraires sont ceux naturellement qui se rapportent de plus près aux croyances populaires sur l’au-delà, par exemple les mythes dionysiaques 6 : personnages portant le thyrse, la grappe, le vase à boire, génies du thiase de Dionysos, satyres et ménades sont des représentations très communes. Un mythe particulier, celui de l’union de Dionysos et d’Ariane, est figuré sur plusieurs cippes, par exemple sur celui de T. Claudius Philetus1, au Vatican, où le couple apparaît en un encadrement de plant de vigne, dans l’attitude de la dextrarum junctio. Un autre culte, celui d’Apollon, marque sa trace sur les pierres tombales non par des scènes figurées, mais par l’emploi de symboles comme le laurier ou le trépied. Quant aux histoires mythiques proprement dites, répertoire habituel des fabricants de sarcophages [sarcopuagus], elles sont beaucoup moins communes sur les édicules funéraires, qui ne donnaient pas assez d’espace pour les développer librement. Le rapt de Proserpine est le sujet le plus souvent représenté 8 : on trouve aussi l’histoire d’Archémoros 9, celle de Ganymède ,0, le groupe d’ Amour et Psyché11; toutes figures, on le voit, en relation avec les idées philosophiques et religieuses sur la vie etla mort. On sait enfin l’importance prise, à l’époque impériale, par l’idée de l’héroïsation, empruntée à la Grèce alexandrine et développée par le culte des empereurs [ apotiiéosis] l2. De nombreuses inscriptions funéraires, où le défunt ou la défunte sont assimilés à la divinité en général ou à des personnes divines particulières, montrent que cette conception, jusqu’à ses dernières limites, avait pénétré dans les masses populaires. Il est naturel qu’elle ait trouvé aussi son expression plastique. Une inscription d’un columbarium de la voie

1 Cependant, il apparaît comme dans les stèles grecques sur le monument de p. Vilellius Successus ; Altinanii, n. 159. — 2 Corp. inscr. lat. V, 3403; IX, 3 1 00. — Corp. inscr. lat. VII, 66 sq. — 4 Corp. inscr. lat. VI, 3173 sq.

5 par ex.. Corp. inscr. lat. VI, 3177 ; cf. Allmaun, n. 267. — 6 Cf. Sclmider,

üp. cit. p. 10 sq. — 7 Corp. inscr. lat. VI, 15 314. — 8 Cf. Fôrster, liaub d. Perseph. p. 125 sq. — 5 Cf. Allmaun, n. 84. 10 Corp. inscr. lat. VI, 26802.

il Corp. inscr. lat. VI, Il 440, 23 621, Cf. Collignon, Mythe de Psyché ,

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Appienne mentionne des effigies d’une certaine ciauili- Seinne in formam deorum 13. Et de fait, des reliefs J,, cippes représentent la divinisation même ou des person nages divinisés; sur les faces latérales d’un autel fUn(;, raire du Vatican on voit les bustes de Q. l’omponins Eudaemon et de safemme Pomponia Ilelpis14 enlevés ver' les hauteurs, ici par un paon, là par un aigle. Sur d’autres monuments, les défunts et défuntes sont représentés en la forme de Vénus15, de Diane11’, de l’Espérance1’, de ]a Fortune18, de Mercure19, etc.

Les monuments funéraires qui nous restent à signaler sont ceux qui, plus considérables par leurs dimensions que ceux qu’on vient d’étudier, et destinés à l’exposition en plein air, occupaient le bord des routes, au sortir des villes, constituant ainsi par leur rassemblement autant de « voies des tombeaux »; nous avons cité plus haut celle de la voie Appienne à Rome; l’une de celles de Pompéi est encore presque intacte20. Mises à part toutes différences de dimensions, il n’y a pas entre les uns et les autres de distinction essentielle. Ils répondent, ceuxci comme ceux-là, au même principe : union en une seule construction, surélevée au-dessus du sol, de remplacement du dépôt funéraire et du « monument »; l'ensemble est aménagé de manière que la piété des survivants puisse effectivem e n t s’exercer à portée des urnes même qui contiennent les cendres des défunts.

Il arrive aussi que l’urne soit déposée en pleine terreau pied du monument ou derrière lui, dans l’enceinte funéraire ; il n’y a pas, dans ce cas, de chauihie funéraire à l’intérieur du tombeau, dont 1 apparence c U construction extérieures restent pourtant les mêmes h y a sépulture réelle en terre, et sépulture apparente, cénotaphe, au-dessus du sol. L'urne elle-même, .rem i-

mantles cendres, prend quelquefois l’aspect etla strm .

d’un véritable édifice; elle est le temple réduit, le sein tuaire où le mort réside (fig. 6345) 21 .

Les deux formes les plus fréquentes, pour les gran i ^

constructions funéraires, sont celles du tombeau-ai . 1

du tombeau-édifice ou temple; il y en a d’autres, caprice individuel se donnait là carrière. Dans les u pôles romaines comme dans nos cimetières, a coe formes classiques, il y en avait de fantaisistes, e\p sions d’un goût arbitraire et mauvais. Nous a d'un tel genre de construction au moins un exi n.] curieux : c’est le tombeau du boulanger Vergilius I 111

p. 400, 1 19 ; 400. 131.— '2 Cf. Schr'der, Op. cil. p. <6 sq. — 13 Carp‘J**f VI, 15592 sq. — 1* Corp. inscr. lat. VI, 24013; cf. Altmanii, p 27S. — ^

inscr. lut. VI, 1 1 440. — 16 Corp. inscr. lat. VI, 10958, 1289-2. — 11 lut. VI, 15892 sq. — a* Ibid. — 1» Représentation assez fréquente, 1 01 ^ ^ lat. VI, 15893, 21502, 23032, etc.; peu l-élre Hcrmcs Psychopompc. —• lieck, Pompcji, 4» édit., p 396 ; Gusman, Pompéi, p. 54, 36, 3S,

— 21 Allmann, p. 20, fig. 13.

Fig, 6345. — Urne funéraire en forme de temple

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..ir(-,s< à Rome, haut cube de maçonnerie, de l’aspect , .,ct d’un four de boulanger, où sont encastrées trois \„APe de bas-reliefs montrant la fabrication et la vente lu pain [pistor, fig. §697] . A coté d un monument aussi exceptionnel, le tombeau de C. Publicius Bibulus, au pied du Capitole2 est un exemple régulier du tombeaucdilice avec ses pilastres et sa corniche, la chambre funéraire à l’intérieur. Mais c’est à Pompéi qu’on trouve le mieux conservés tous les types de tombes de la fin de la République et du début de l’Empire. Il y avait à Pompéi plusieurs voies des tombeaux; celle qui se trouve devant la porte d’Herculanum a été complètement dégagée 3. Les tombes sont disposées de part et d’autre de la roule ; la bande du terrain sur laquelle ils sont construits était cédée par la ville à ceux qui édifiaient le monument, ou quelquefois donnée par elle en considération de services rendus1. Nous n’avons pas à décrire ici tous ces monuments funéraires; nous en signalerons quelques-uns seulement, comme exemple des types qu’on peut distinguer : tombeaux en forme d’autel, d’édifice- temple, de niche, de siège circulaire.

Le monument de Vaugustalis Calvenlius Quietus 5 reproduit fidèlement le type de l’autel funéraire étudié, plus haut. Sur la face antérieure, encadrée d’une frise, est gravée l’inscription ; au-dessous d’elle est sculpté un bisellium, insigne de dignité décerné au défunt par le conseil des décurions. Les faces latérales sont décorées de la corona civica, qui se retrouve sur d'autres monuments6, et n’est là que comme un pur motif ornemental. L’autel est un cénotaphe ; il n’y a pas de chambre funéraire, l’urne étant sans doute enterrée au pied du monument. Le monument de Naevoleia Tyché7 est du même type, plus orné et d’un goût moins sévère. Sur la face principale, qui porte l’inscription et le buste de la défunte, est représenté le sacrifice aux morts; les faces latérales sont décorées, d'un côté, du bisellium de Munatius Faustus, époux de Tyché, de l’autre d’un navire (fig. 5993) monté par son équipage et rentrant au port. La chambre funéraire, ouverte dans le soubassement de l’autel, est étroite et sombre ; une banquette court le long des parois ; une grande niche en face de l’entrée contient l’urne de Faustus et de Tyché; d’autres urnes sont dans des niches sur les côtés et sur la banquette. Des lampes d’argile servaient à éclairer la chambre pour les jours de fête des morts.

Le tombeau d’Arria 8 avait la forme d’un édilice à pilastres, sur un soubassement élevé; une ouverture conduisait dans la chambre funéraire voûtée. Le « tombeau des guirlandes » ,J est en forme de temple, avec quatre pilastres de face, et trois de côté, réunis par des guirlandes. L’édifice est massif et sans chambre funéraire. Le monument des Istacidii10 était également en forme de temple, avec quatre demi-colonnes de chaque coté; une porte au milieu d’un des côtés donne accès à 'a chambre funéraire, dont la voûte est soutenue par un pilier : des niches sont creusées dans la muraille; en lace de l’entrée, la plus grande contient l’urne du chef de la famille et de sa femme. Au-dessus de l’édifice s’élevait

^ 0 1 p . iriser, lat. VI, 1958; Mon. d Inst. Il, pl. ux; Gulil u. Koner, Lcben l‘ l,llecb. u. Rôm.ü, p. 77G; Springer- Michaelis, Handbuch der Kun&tgesch. ’ ('o- "02. 2 Corp. inscr. lat. I, 635 ; cl’. Richler, Toporjr. v. Rom., p. 200 ;

Samneisler, Denkmâler , fig. 604. — 3 Cf. Mau, Pompé i‘2, p. 425 sq. et, ci-d. I '-fs, note 20. — 4 par exemple, le tombeau de M. Porcjus (Mau, Ibid. p. 429), ului de |a prê(a,eal3e Mamia, ibid. p. 430. — E> Cf. Mau, Ibid. p. 441.

une construction ronde, ornée des statues des défunts Rappelons encore un des plus célèbres tombeaux de Pompéi, le monument de Scaurus avec sa vaste chambre, son entrée ornée de pilastres et ses bas-reliefs

représentant les jeux des gladiateurs dans l’amphithéâtre (fig. 0346)".

Le type du tombeau-niche est le suivant : une niche arrondie et voûtée, avec une banqueLte maçonnée courant tout autour du demi-cercle; les murs sont décorés de reliefs stuqués ou de peintures ; l’urne est en terre, reliée à la surface du sol par un conduit d’argile12. Dans les constructions de ce genre se montre l’idée de faire de la sépulture un lieu de repos agréable pour les passants, et de mettre ainsi le mort en relation avec les survivants, idée qui s’exprime très souvent dans les inscriptions funéraires. Il en est de même du monument en forme de simple banc demi-circulaire, ouvert du côté de la route 13 ; contre le dossier, au fond du demi-cercle, est gravée l’inscription ou appuyée une statue du défunt ; l’urne est enterrée dans le sol derrière le monument.

Il faut enfin signaler à Pompéi deux monuments de forme particulière : l’un est une tour ronde sur soubassement quadrangulaire, à l’intérieur d’une enceinte de quatre petites tours11. Un tel type est la reproduction en miniature de celui des grands mausolées de Rome. L’autre est un enclos ceint de murs décorés àl’intérieur de peintures dans le style pompéien ’5; trois lits de banquet encadrent la table et l’autel à libations [fig. 1700, coenaJ : c’est le tombeau lieu de réunion pour ceux qui fêlent h' mort dans les banquets d’anniversaire. L’idée enfin qu’il convient de se faire d’une voie des tombeaux comme celle de Pompéi doit être complétée en restituant la végétation qui entourait ces monuments si variés de forme et d’aspect. Les guirlandes, plants de lauriers ou d’oli-

— <i Nombreux exemples: Allmanu, n. 247, 248, etc. — 7 Mau, p. 442; Gusman, Pompéi, p. 58. — 8 Mau, p. 445. — 9 Ibid. p. 434. — 10 Ibid. p. 430. — 11 Overbeck, Pompeji , 4e édit. p. 420, fig. 222. — 12 Exemples : grand monument auonyme ap. au, p. 434 tombeaux de Velasius Gratus et de Salvius, ibid. p. 4V5.

— 13 Exemples : tombeaux de Vejus, Ibid. p. 478, et de Mamia, ibid. p. 430.

— H Ibid. p. 440. — 1» Ibid. p. 444; Gusman, p. 58.

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viers, qui ornent les cippes funéraires, ne sont pas purs mol i fs de décoration, sans rapport à la réalité : les arbres de toute espèce croissaient autour des tombeaux 1 , sans parler des fleurs qu’à certaines époques de l’année des mains pieuses y déposaient [funus, hosalia].

Toutes ces formes, pour la plupart empruntées à la (irèce ou à l’Orient, mais reprises et transformées par le génie latin, ont été répandues par la domination impériale dans toutes les parties du monde antique. Il n’est guère de pays soumis à l’administration romaine où l’on ne trouve des spécimens de cette architecture funéraire.

On peut prendre la province d’Afrique, sur laquelle nous possédons des renseignements assez détaillés2, comme exemple de la diffusion des types venus d Italie et comme document sur la façon dont les formes imposées par l’influence romaine se combinaient avec les habitudes locales. Les fosses creusées dans le roc, à l’ancienne

Fig. 6347. — Mausolée ‘de l’Afrique romaine.

manière punique, se trouvent par centaines dans l’Afrique romaine, de même que les fosses construites en terre avec des dalles ou avec de grandes tuiles3. Un mode de sépulture bien local, peut-être d’origine phénicienne, est l’emboutissement du corps non incinéré dans une jarre, ou, quand le corps est trop grand, dans deux jarres dont on brisait la pointe et qu’on réunissait en les emboîtant l'une dans 1 autre 4. Les sarcophages, les auges, les cercueils en baignoire servent aussi de récipients. Les ossements incinérés sont placés dans des trous en terre, ou dans des vases, des coffrets de pierre.

i Cf. Trimalcion dans le Salyr. de Pclron. 71. — 2 Gsell, Monuments antiques de l'Algérie, 2 vol. 1901. — 3 Ibid. Il, p. 40. — 4 Ibid. p. 43. — 5 Ibid. p. 44 sq. — 6 Ibid. p. 48. — 7 Ibid. p. 49. — 8 Ibid. p. 54 à 59, où Gsell énumère et décrit plus de soixante de ces mausolées en Algérie. La figure esl prise de la p. 94, fig. 100. — Bibliographie. Tou le la bibliographie de l’article funus est à reprendre ici. On y ajoutera en dehors des nombreux articles de revues ou de grandi s publications comme les Mon. dei Lincei , cités dans les notes : pour la Grèce : Bulle, Orchomenos. 1907 ; Lagrange, La Crète ancienne , 1907 ; Evans, The prehistoric tombsof Cnossos, Londres. 19 <7 ; Tsounlasand Manalt, The Mycenaean âge , 1898 ; Buchholz, Die Homer. Realien , 2e éd. 1881 ; Poulscn, Die Di/iylongrüber , 1905; DragendorlT, Ther. Grûher, 1907; Judcich, Topogr. v. Alhen , 1905 (collect. des manuels d'Ivan Muller); Gardne**, Scn/ptured louib* of ffellas, 1894 : Brueckner, Ornement u. Form. d. attischcn Grabslelen, 1880; Walzin-er, Slud. z. unterital. Yasenmal ; Schreiber,

Au dehors, le <rîj[/.a se compose de cippes, en gén('.ni sommet pointu ou arrondi, quelquefois atteignant une hauteur de 3 mètres, avec une inscription accompagnée de l’image du défunt, parfois d’un croissant ou d’Ull(. étoile; de cippes en pyramide tronquée, de colonnes d’autels à guirlandes de forme quadrangulaire ; do labhs placées en avant de la stèle ou au-dessus de la tombe5 Dans quelques tombes à incinération, un tuyau en arsile permet de faire parvenir la libation jusqu’au mort6. | ,.s caveaux funéraires, à une ou plusieurs chambres rappellent ceux de la Phénicie et de l’Elrurie7. |j(,s grands mausolées en pierre détaillé, élevés par de riches propriétaires, ne sont pas rares, les uns en forme de pyramide élevée sur un soubassement, d’autres en tour carrée ou en lanterne de forme hexagonale (fig, 6347) plusieurs avec un étage couvert en berceau ou en fronton, d’autres ronds à la façon du tombeau de Caecilia Metella de Rome 8.

On trouvera à l’article sakcopiiagus la description des monuments funéraires qui, à partir du 11e siècle de 1ère chrétienne, supplantent, dans les nécropoles romaines, les types qu’on vient d’étudier au cours de celte revue sommaire. Il faut les ajouter pour parfaire l’histoire des types de l’architecture et de la sculpture funéraires à Rome. Celte histoire est de celles qui sont le mieux faites pour écarter certains préjugés et montrer, à travers toutes les influences et tous les emprunts, la force de création, l’originalité de l’esprit et de l’art romains.

Emile Cauen.

SEQUIÎSTER. — Droit rjrcc. — Le séquestre, dans le droit grec, a le même caractère que dans le droit romain (v. infra). Il est désigné, dans le droit attique, sous le nom de [as<tsyyÛ7)[aoc, et le mot [ae<7Éyy désigne le depositaire, le sequester des Romains.

Le séquestre a généralement son origine dans une contestation relative à la chose déposée, et c’est à ce point de vue que se placent les lexicographes dans leur définition1. 11 y a ainsi séquestre conventionnel lorsque les deux adversaires remettent la chose litigieuse à un tiers avec mission de la garder et de la rendre, une fois la contestation vidée, à la partie qui aura triomphé. Il est probable aussi, comme on peut l’induire du Traite > de* Lois de Platon2, que la législation attique admettait séquestre judiciaire, ordonné par le juge, à côté du séquestre conventionnel3.

Abstraction faite de tout litige, le contrat de séquestre peut encore avoir lieu à Athènes lorsqu’une certaine somme d’argent, affectée à la rémunération d’un service non encore rendu, est déposée entre les mains u un tiers4. On peut conjecturer que cette espèce de séqueU présentait sa principale utilité dans le cas où le service a rendre était contraire à l’ordre public et où une action en justice aurait été impossible pour en obtenir le prix

Exped. Ernst Sieylin, t. I, 1908 ; Kicscrilzkyet Walzinger, Griech. Gratirclu Süd Iiussland , 1909. — Pour V Italie primitive-. B. Modeslov, lntr. à l hist. toi". I fr. 1907 ; Abekrn, Mittelitalien 1843; Canina, Descriz. di Cerc anlica, ls ' Etruriamarit . 1848-49. — Pour Home ci Pompéi , Barloli, Ant. sepolcr. I - (,s 1 Via Appia ; (extr. de Roma anticu) \ Bichter, Topogr. v. Rom. 1890 (des d’Iv. Millier) ;Schroder, Slud. z. den Grabdenhn.d. ram. Kaisers. 1902, L- Rom. sculpt. 1907 ; Allmann, Die rôm. Grahaltüre , 1905 ; Mau, Ponipci in T Kunstj 2e éd. 1902. — Pour Y Afrique et la Gaule , Gsell, Mon. antiq. de I A 'J ^ 1901 ; Espérandieu, Hcc. gén. des Ras-reliefs de la Gaule romaine , * 1 » ^

SKQUKSTER. l Bckkcr, Anecd. I, p. 191, 14. — 2 Plat- (|.ir|l0.

— 3 Bcauchet, Hist. du droit privé delà Républ. athén. t. IV, p. 338.-- ^ c ration, v° |Ae<T£YT^ïHlia* Suidas, eod. v° Bekker, Anecd. I, 279, 3, Ljsias, locr. § 6. — *5 Brauchel, Loc. cit.

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