SE U
i' ,.sl par la Laconie, où florissaient les industries du
.|aj i q u’elle se répandit dans le resté du monde hellénique ; puis elle passa dans le monde romain où elle eut une brillante fortune.
Les différents appareils servant à fermer les portes et les fenêtres portaient le nom générique de x^eiSpot 2. Voici ceux dont on relève l’emploi à l’époque classique ei à l’époque hellénistique. D’abord des verrous verticaux ,'zaTaxÀEiÔEç) 3, qui pénètrent dans le seuil et assujettissent tantôt le seul dormant \ tantôt les deux vantaux s. Leur gâche est quelquefois formée d’une douille de métal lixée dans la pierre au moyen de chevilles de bois 6. On un munissait aussi les volets de fenêtres 7. Le verrou vertical supérieur pénétrant dans le linteau paraît inusité en Grèce 8. Les barres horizontales (po^Xoi). s’engageant dans les montants, héritage de l’époque mycénienne, y suppléaient dans une certaine mesure 9. Elles servaient aussi à fermer les fenêtres 10. Une forme un peu différente de verrou s’est rencontrée dans une maison du Fayoum. « Une grosse cheville de bois traversait une pièce de bois fixée sur le battant de la porte et venait s’enclaver dans un trou préparé à cet effet dans le montant11 ». Enfin nous avons vu que les Grecs employaient des serrures de différentes espèces en bois ou en inétal. Leur aspect sans douteleur avait fait donner le nom de /eXtôvtov12. Les monuments, peintures de vases, portes de tombeaux, ne nous en montrent guère que l’entrée (fig. 6351) (xXEtépîaj 13. Ces serrures ne s’ouvraient primitivement que d’un seul côté. La clé restait pendue à l’intérieur u. Quand on sortait, on l’enlevait en passant le liras par un judas (oir/j) ménagé dans le vantail t fig. 4126, 4128, 4129, 4 1 3 1 ) 1 3 . Souvent il y avait deux serrures indépendantes, se maneuvrant l’une du dedans, l’autre du dehors. Pour plus de sûreté, on fermait la première soimème et on faisait fermer la seconde par un serviteur qui jetait ensuite la clé par l’ôirq La nuit et dans les circonstances graves, on étayait les battants de la porte d’entrée avec une poutre oblique engagée dans le sol, cl calée, au besoin, par une grosse pierre”.
IL Home. — Les systèmes de fermeture en usage chez les Romains ressemblent beaucoup à ceux de la Grèce hellénistique. Parmi les plus anciens il faut certainement compter la grande barre, sera , qui se fixait dans les deux montants de la porte et n’était pas solidaire des battants 1S. On désignait aussi, semble-t-il, parle mot sera les verrous ordinaires glissant dans des embrasses clouées au vantail et s’insérant dans les montants ou
1 Muller, Dorier, II, 23 ; Blümncr, Gewerb , Thâtigkeit , p. 79 sq. — 2 V. 0,1 particulier. Bull. corr. hell. VI, p. 52, 1. 219 (Délos) xai êicioxeuâiravu tô xXeiOçov T?iî ÛTtoXapi'àSo;. — 3 Arist. Vesp. 155. — 4 Maison de Dionysos (porto d’entrée) à Délos, Bull . corr. hall. 190G, p. 495. Maisons do la rue ^ liéâtrc : Ibid. p. 564. — 6 Thcrsilio» à Mégalopolis, v. Excav. at Al égal. 1890-1891, p. 25, fig. 8; à Priône, Wiegand, Priene, p. 304, fig. 323. Temple '1 Artémis à Termcssos, Lanckoronsky, Famph. et Pisid. II, p. 96, lig. 49. ~~ r’ Maison hellénistique de l’aosos, Ann. of Brit. Bell. VIII, p. 202. — 7 Maison ‘*c I oekistc à Termcssos, Lanckoronsky, O. I. Il, p. 106, fig. 65. — 8 Le linteau d un temple d’Apollon Palroos, trouvé à Assar Tirmissini, porte deux trous pour los gonds; il n’y en a pas pour un verrou; Bcundorf-Pctersen, Beisen in I -Il bien, II, p. 54, fig. 44. — 9 Maison d’isllada (Lycic), Bcnndorf, O. I. 1, p. 30, *'?• -3 ; de Sura, Ibid. II, p. 43, fig. 35. — J0 Lanckoronsky, O. I. I, p. 84, 86, fiK* 6°i 63. -il Ban corr. hell. XXV, 1901, p. 388 et p. 396, fig. Il, n° 1. ~~ *’ ftull.corr, hell. XXVII, p. 69 (Délos, comptes de 250), I. 45,x7eTç ^eî-umov èicc - w>v,h-||| ; Oxyrrliy nchos Pap. 113-4 et Schol. ad Od. XXI 147, vffv xôç
‘ *A:Vai Poûàvou; xàç èv xÇ X{yo|xcvu yeXuvtcu xccc ’àvTtxçù tî5ç x7»et8ôç,al’ ntptàyovxat xai
i^o yovxai. — 13 Pour le terme, cf. Lucian, Necyom. X, 22. — 14 Schol. ad Arat. c/won. V. 192. — IB Lysias, De caede. Erath. 13. — lu Acliill. Tat. Il, 19. — n Aris è' ^CSp. 201-202 ol Schol. : I|ESa/.EÏv xeIeûei tïjv Soxov tout' ïetie T&v àvTlfl'XXT,. ** 1 tilv «ùtS Sè tîj Soxçi itfHç tôv o/.|iov. — 18 Pair on. Sat. 1(1, 2 : sera sua
SEIt
dans le seuil •*. On appelait encore ces verrous pessuli20. Le mol parait s’appliquer surtout aux verrous verticaux fixés au bas des portes. Quelquefois, le dormant seul en était pourvu ; le plus souvent chaque battant en possédait un 21 ou même plusieurs22. 11 arrive qu’un seul pessulus suffise à fermer entièrement la porte23 ; c’est peut-être alors un verrou horizontal, mais plus petit que la sera. Enfin on voit dans Apulée des pessu/i manœuvrés avec une clé u. Fink pense qu’il s’agit ici des pàÀavoc qui arrêtent le verrou 2 •. On pourrait appuyer celteconjccture d’un autre passage : a ad claustra pessu/i recurrunt 26 » : claustrum a quelquefois le sens de verrou21. Il n’est pas impossible, toutefois, qu’on ait manœuvré deux verrous, l’un horizontal, l’autre vertical, avec la même clé. C’est le système qui s’est conservé aux portes de l’église des Saints Cosme et Damien à Rome. Une roue dentée, qu’on faisait tourner avec line clé (fig. 6356) mettait du même coup en mouvement un pêne et une crémone 28.
On a parfois confondu avec la sera et les pessu/i.
le repagu/um. Le sens de Fig. G356. — Verrou à crémaillère, ce mol a été l’objet de
longues discussions 29. Les uns y voient un long crochet fixé au chambranle et pouvant mordre dans un anneau attaché à la partie intérieure de chaque battant30; les autres, un simple verrou 31 ; d’autres enfin, une traverse de bois unie par un crampon à l’un des montants et venant se fixer sur l'autre par un crochet 32. Malgré la glose citée plus haut, les repagula n’avaient certainement rien de commun avec les crochets dont parle Apulée 33, et dont on voit la disposition exacte à Pompéi n. C’étaient, comme le dit Fink :l5, des barres de bois obliques engagées d’une part dans le vantail et de l’autre dans le sol. Déjà Aristophane fait allusion à une poutre ainsi employée36. On voit encore dans beaucoup de maisons de Pompéi le dé de pierre un peu évidé, enfoncé dans le sol à 1 m. 50 environ en arrière de la porte, sur lequel elle reposait31. Le texte de Feslus38 devient parfaitement intelligible quand on songe aux pieux plantés en terre obliquement, qui maintiennent alternativement ouvertes ou fermées les portes à claire voie des cours de fermes. A Rome aussi, ces poutres obliques paraissent avoir été un mode de fermeture très ancien, d’origine rustique, conservé par tradition dans les édifices reli-
sponte delapsa cccidit ; Ovid. East. I, 266: Jam contigcrat porlam Saturnin cujusdetnpseral oppositas insidiosa seras ; cf. V , 6; Varr. L. L. VII, 108, rescrare , aperire , a sera dictum, gua remota valvae patefiunt. Cf. Fiorelli, Giornale , 1861, I, p. 13; Avcllino, Descrisione (Nap. 1840), p. 8. — m Ovid. Amor. 1, 27, c«*’minibus cesstre fores : insertaque posti qnamvis rohur erat carminé vicia sera est ; Feslus, Ep. s. v. assercrc, p 25 M.: unde etinni serae nppcllantur , quia fortbus admotae opponuntur de fixât' postibus , quemadmodum ea quac terrae inseruntur. — 20 Marc. Emp. 27. In eo locovel for amine in quo januae pessuli descendant... — 21 Plant. Aulul. I, 2, 25, obeludesis fores ambubns pessulis. — 22 Mar. Emp. 17; l’iaul. III, 13 obeludite aedes pessulis, rcpagulis. — 23Tcr. Hcaut. Il, 3, 37 (278); lMaut. Eun. III, 5, 5 (€03 » . — 24 Apul. A/c’/., I, 11 : Su/nlita clavi pessulos rcduco ; IX, 190 : Clare pessulis subjeetn. — 2;» Fink, p. 49. — 26 Met. 1, 10.
— 27 Met. IV, 10. Qaa clavi immitendae foramen patebat sensim immissa manu
claustrum evellere gestiebat. — 28 Annali , 1859, p. 105 sq. tav. F.; Durm, Baulc. d. Etr. u. Borner, p. 228, fig. 206 ; Marquardt, Vie privée , I, p. 277. — 29 Ibid. p. 271. — 30 Ibid. u. 2; of. la c:lose : Bepagulum «iSr.o'iJ; Oi-^aç, uncinus ,
repagulum. — 3* Beckcr-Goll, Galltts , p. 324. — 32 Marquardt, p. 271, u. 2 fig.
— 33 Met. III, 59, Uncino firmiter immisso. — 34 Moulages de porte au M liste local, n# 1. — 36 O, l. p. il. — 36 Vesp. 201. — 37 Overbeck, Pompeji , 4, p. 253 ; Annali , 1859, p. 100. — 38 Bepagula sunt , ut VmTius ait , quae patefaciunt gratin ita figuntur , ut ea contrario quae oppanguntur , p. 281.
SER
gienx Il yen avait au moins deux, une pour chaque battant s. On ne pouvait les arracher sans effort et sans bruit 3. bes chevaux impatients de franchir la barrière les rencontraient d’abord sous leur sabot4.
Mais dans les villes, à Pompéi, les repagula ne sont plus qu’une garantie complémentaire contre toute tentative d’effraction. La fermeture des portes y est assurée par des moyens d’une complication et d’une ingéniosité que laissent mal entrevoir les textes. L’examen des seuils, des montants, est déjà fort instructif. On voit, souvent dans les montants des entrées principales des cavités rectangulaires, quelquefois garnies de plaques de terre cuite 5, destinées à recevoir les extrémités de la sera 6. Sur les seuils, les gâches à verrous, quelquefois absentes ", se présentent le plus souvent soit par paires8, une gâche pour chaque battant, et même en plus grand nombre.
Dans une maison de la IIIe ré- eig. 6357 . — Verrou de
gion s, le vantail de droite de la rorlc-
porte d’entrée, beaucoup plus
large que l’autre, était fixé par un verrou dont la gâche a 0 m. 06 de côté. Sous l’autre vantail il s’en trouve trois, plus petites, creusées l une au ras de la feuillure, les deux autres à 0 m. 02 en arrière. Un autre seuil laisse voir d’un côté une gâche de 0 m. 09 x 0 m. 03 près d’une de 0 m. 03 X 0 m. 02, de l’autre une petite gâche entre deux grandes. Il est évident que les petites gâches recevaient des verrous de métal ; les grandes, des verrous de bois. Ceux-ci étaient garnis de lames de fer ou de bronze et ressemblaient plutôt à des crémones ,0. Ils glissaient à l’intérieur du vantail. Ils étaient munis, à leur partie supérieure, d’une poignée en forme d’étrier11. L’une d’elles, provenant de Boscoreale, a été étudiée par M. Pernice12 (lig. 6357). Elle est fixée sur une première plaque de bronze par deux tiges plates de même métal. Cellesci glissent dans des coulisses, pratiquées dans une seconde plaque plus longue placée sous la première; puis elles traversent un verrou en forme d’U, dont les deux branches horizontales, qu’on levait ou baissait au moyen de la poignée, venaient sans doute s’engager dans des mentonnets fixés sur le dormant ou sur le chambranle (fig. 6358). Les deux liges ne sont pas rivées sur le verrou. M. Pernice pense qu’elles traversaient le vantail et s'attachaient par îles tètes
Fig. 635Ô. — Verrou.
larges
à une seconde
1 Cicer. Biv. I, 34: in templo /lerculis valvae clausae repagulis subiln seipsae aperuerunt. — 2 Ov. Met. V, 120 — 3 Cic. Verr. IV, 43, 04; Sil. liai. XVI, 317. 4 ov. Met. Il, 153; I.ucian. 1,203. — 5 Overbeck, L. c. — Avcllino, Descrizione , 1837 P 8 elO; 1840, p. 13. — 7 Ram. Mitt. I (1880), p. 149. — « Mon. Ant. VIII, p. 404 (villa de Prisco). - 9 R/im. Mitt. III (1888), p. 195. - i0 Mon. Ant. VU, 500 fig. 71 sfp: poignées de verrous, etc., provenant delà villa delta Tisanella, près Bosoreale. — ' ' Mazois, Pompéi, I, 2' partie, p. 42, pl. vu, fig. 2 et 3 ; Liger, La ferr. anc., I, fig. 145, 145; Ceci, Piccoli flronzi, pl. ix. fig. 29. — *2 Jahrbuch, XIX (1904), p. 13-21. — 13 Musée de Pompéi. moulage n" 1. — O V. aussi le
coulisse placée sur la face externe de celui-ci. Il av0||( que, môme dans ces conditions, l'ensemble ne iIpv^i pas très solidement tenir à la porte. Nous admettrons donc que la poignée était reliée par les deux liges non seulement au verrou à deux branches, mais encore à une crémone de bois glissant dans l’épaisseur du vantail et s’enfonçant dans le seuil. On obtient ainsi un système complet de fermeture, absolument solidaire du battant et dépendant d’une seule poignée, qui n’esi passons analogie avec celui de l'église Saint-Cosme et Saint-Damien (fig. 6356). 11 a dû être fréquemment employé à l’intérieur des maisons.
Quant à l’appareil en usage pour les portes d’entrée nn peut encore le voir en place et dans toute sa complexité sur un moulage du musée de Pompéi. C’est d’abord à 0m.50 du sol environ une barre de bois fixée par un pivot sur le vantail de droite et qui devait jouer le rôle de loquet. Un peu au-dessus, un crochet court relie les deux battants. A \ mètre du sol, à droite, une grosse
serrure de métal s’ouvrait de l’intérieur. Un peu audessus, à gauche, une autre serrure qui ne s’ouvrait que de l’extérieur commande un long verrou transversal. Plus haut, un second loquet de bois ; enfin, un crochet de métal semblable au premier, mais dirigé en sens contraire, domine le tout13. Sur un autre moulage on voit en place une serrure intérieure bien conservée. Le pêne n’y remplit point comme d’habitude l’office de verrou. C’est une tige de métal fixée sur le vantail de gauche par une sorte de manivelle et s'insérant à volonté dans la serrure, qui unit les deux battants14.
Ces serrures sont du type laconien en métal. C’est celui qu’on rencontre le plus souvent à Pompéi et dans les autres établissements romains. Pourtant, à Pompéi même il y eut des serrures de bois, comme le prouve une clé de grande taille, en forme de gril, conservée au musée de Naples13 Des serrures de métal il resle des boiles dont la plaque de front est percée d’une entrée 16 ;
des pênes traversés dans leur partie moyenne par <le$ trous ordonnés en un dessin géométrique plus ou moi a compliqué 17 ; des clés présentant en relief des des.-a correspondants 18 (fig. 6359) ; quelques chevilles encore ri place dans les cavités du pêne. L’intérieur était garni " planchettes entre lesquelles glissait le pêne, et qui maintenaient en place les chevilles mobiles. Celles-ci des"1 daienl dans les cavités du pêne par leur propre pouls, fallait qu’elles fussent indépendantes, sans quoi 1,11
ms.r.
Fig. 0359. — Clé à révolution.
moulage «le porte: Overberck, Pompeji, p. 254, fig. 137. — 10 Cf. U. ; ” hronzi, il" 14, pl. ix ; Clé do même forme sur une médaille do la ra,m '' 11
Ljgcr O. I. I, p. 201, fig. 208. — 16 Ceci, «AM., fig. I à 5 ; Fink, O. I, P- ,1-’ Le dis(|uc saillant avec entrée de serrure esl parfois figuré sur des l»^' funéraires d'Asie Mineure, figurant la porle du tombeau ou colle de I Hadesj ' Stèles phrygiennes , dans Mém. des Antiquaires de France. I. I-XVI, v~
— O Fink, p. 3fi, fig. 9 à 12. — ,8 Fink, fig. 13, I 4, 19; la fig. d apres .
Case emonvm. d. Pompéi , pl. i.vi de la Descrip. generale ; cf. Aies XVI, pl. xxiu.
S ER
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simple crochet aurait eu raison des serrures les plus compliquées. Dans quelques-unes pourtant on a cru retrouver les traces d’un ressort *. Celles des objets mobiles, des coffres, devaient en être munies. Autrement j] eût suffit de les retourner pour faire tomber les chevilles hors de leurs gâches. C’est ce qui devait arriver auX serrures mobiles ou cadenas suspendus par une tige
ou par une chaîne. 11 existe un assez grand nombre de ces objets; les serrures ressemblent tout à fait aux serrures de porles, sinon qu’elles sont du type dit à moraillon 2. La plaque de l’entrée, quelquefois rectangulaire, le plus souvent ronde, est percée d’une ou deux ouvertures longitudinales, pour le ou les moraillons. Le musée de Naples en possède une de grande dimension (fig. 6300) 3. Les deux moraillons sont encore Lu place et l’on peut voir â côté le pêne à double crochet qui les fixait du même coup; d’autres, au lieu d’être aplatis, sont allongés plus ou moins, souvent en forme de barillets (fig. 6361).
A On a trouvé à Pompéi, à côLé des clés laco-
-j niennes, des clés à l'évolution , composées comme les clés modernes d’une lige avec anneau et d'un panneton (fig. 6337). Quelquesunes sont d’un joli travail1 (fig. 6362). Cohau-
— ifflLsS
i r <>360. — Cadenas à moraillon.
Fig. 0361. — Cadenas,
Fig. 6362. — Clé à panneton.
sen donne le dessin d’une serrure dans laquelle la cheville qui maintient en place le pêne est fixée sur un ressort5. C est le principe du système à révolution. Le panneton de la dedans son mouvement circulaire soulève le ressort, pais rencontrant les barbes du pêne ainsi libéré, l’entraiue., Quelquefois, la lige de la clé se termine par une P"i uLe qui pénétrait dans un trou de la palastre (bôîtier th la serrure) . Le plus souvent elle est forée de manière a recevoir une broche fixée sur celle-ci. Le panneton est ajouré suivant la forme des gardes disposées à l’intérieur Je la serrure “.
bette serrure à révolution est-elle une invention romaine ? On ne sait. M. Diels a essayé de montrer qu’elle dait connue en Grèce dès la fin du vc siècle7. 11 signale quelques clés figurées sur des vases peints de cette
Avellino, Descriz. 1837, p. 70, pl. x, fig. 17 ; Cohausen, O . i. p. 144-, fig. cf. Fink, p. 38 et Figer, I, p. 281. Dans une serrure de colTre qui provient lll: tioscorealc on constate la présence d’ur. ressort; mais il serrait à ramener VC|,rou à sa position initiale; Areh. Jahrb. .1 nz. XV, p. f OC, n° 41. — 2 loger, b l1, -13, pt. xxxv, xxxvi, fig. 442, 443; Avellino, Descriz. 1837, p. 70, 75, F fig- 16 et 17. — 3 Notre figure d'après une photographie. — 4 Musée fi'iUnnique, ( luid . to the exhibition 1908, p. 164, fig. 173. — 6 Ligcr, I, I1, * 1 Matois, I 2, pt. vu, tig. 4; Durin, Bau!iunnt d. Ktv. u. Düm. p.229, lig. 207;
1 “fi.inscn, p. 140. Clé do Tarare, tige terminée par un Silène, Liger, il, ( --'i-225, pl. xli . — 6 O. I. p. 144, fig. 23, d’aprcs Uorovv, Denktnâlt r, pl. xxi, '2; et. Fink, O. I. p. 44. — 7 Fink, O . I. p. 45 sq. — 8 O, l. p. 145 sq. l'ink, p. 5i, p,g. i, 05, — io clés à platine, Bahelon-Blauchel, Cal. Iunz es Bibl. nat., p. 642, n° 1898. La ligure d'après un modèle du Brilish Muséum 11 Mazois, L. I. fig. 32; Fink, fig. 13 et 19; Ib. et nu 1905. — 13 Cf. Schwarz,
époque et qui ressemblent assez à la cléà panneton, mais elles n’ont pas d’anneau. Quant aux entrées de serrures représentées sur les vases et les tombeaux, elles n’apportent qu’un témoignage bien incertain.
Signalons encore certains cadenas en usage dans l’empire romain 5 (fig. 6363 à 6365). La tige mobile (<?) terminée par une tête large, est maintenue par trois ressorts recourbés (a). On l’affranchit au moyen d’une clé qu’on enfonce suivant la fente tranversale de l’entrée. En glissant le long de la fente longitudinale, elle écarte les
Fig. 6363.
Fig. 6364. — intérieur de cadenas.
Fig. 6365.
Fig. 6366. — Clé à platine.
ressorts. Des gardes disposées à l’intérieur du cadenas correspondent à l’ajour de la clé. On trouve aussi des combinaisons de clé laconienne avec platine (fig. 6366) 9 . Ces clés à platine sont souvent montées sur une bague [anulus, fig. 349] ; il en est de même des petites clés à dents ou à panneton l0. Ces clés, pourvues d’un anneau et pouvant se porter comme une bague, étaient quelquefois réunies en trousseau 11 .
III. Le symbole de la clé. — La clé avait chez les Grecs et les Romains une signification symbolique l2. Comme telle on ht trouve tantôt dans les mains des simples mortels, tantôt dans celles de dieux. Dans le premier cas elle est portée par des femmes (exclusivement), le plus souvent sur l’épaule, quand c’estla grande cléde temple (tig. 6348) l5. C’est l’insigne des prétresses A ce titre Io est appelée xV/joouyo; ''Usa? par Eschyle1’; Iphigénie est xÀ7)àou/oç d’Artémis ,6. Cassandre porte les clés divines 17 ; la prêtresse est, en effet, gardienne du sanctuaire *8. C’est comme gardienne du thalamos divin qu’Athéna en porte la clé 1J. A Athènes elle est xXr,3o0/&ç de la ville’20. Eros est xX/|5ouyo; d’Aphrodite21.
La clé peut exprimer la puissance des dieux, et d’abord d’une manière tout à fait définie. Les puissances souterraines, Pluton 22, Éaque 23, Perséphone 2V, Anubis 2% Hécate88, ont les clés de l’iladès. A Lagina, en Carie, avait lieu, tous les quatre ans, en l’honneur d’IIécate, une procession de la clé (xXsiodç 7rop.Tr/j ou aytuY'/j). Celle cérémonie, célébrée d’abord dans l’enceinte sacrée, puis
De diis claviyeris (Altdorf 1728) ; Roschcr, Lex. Il, 1, 1214 sq. (xx^SoiXyo;) ; W. Kôhlcr, Die Schliissel des Petrus ( Arch . f. Reliyions- Wis&ensckaft, VI I T (1905), p. 215-243). — 13 Calliiu. Hymn. in Cer. 55, xaxwjAaSt'oiv S’tyt x\ar$a. La clé se porte aussi sur l’épaule clicî les Juifs; cf. 1s. 22, 22 — 1'» Aux monuments réuuis par Diels, O . I. p. 123 sq. p. 146, ajouter Rôm. Mitt. VIII, 1893, p. 338; Harvard Stud. in class. phil. XII, p. 335 ; Foueart, Bull. corr. hcll. IX (1885)r p. 406. — 13 Suppl. 299. — 16 Eur. lph. in Taur. 131. — tt Spanlieim ad Callim. L. I. vol. 11, p. 782 (Erucsli). — 16 Eur. Troad. : 256-257. — 13 Acscliyl. Eum. 791. — 20 Arisloph. Thesm. 1 139 sq. — 21 Eurip. Hippol. v. 538-541. V. Erosporteur d'un trousseau de clés ap. Wiuekclmaun. Mon. Ined. I, pl. xxxu, p. 39-40. — 2 s l’aus. V, 20, I . TCu Aioyoç ; Plut. De ls. et Os. c. 35. — *3 Wcssely, Griech. Zauberpap. u. Paris u. London, p. 57, 1464 sq. — *4 YVessely, L. I. .56, 1403; ApuL Metam. XI, 2; Orph. Hymn. 29, 4. — 25 Wesscly, O. I. 29, 340. — 26 WiiuscliT Defixion. tab. XV 111 b. 53; cf. XX b.
SEIï
SEI5
dans la ville voisine de Slratonicéc, durait plusieurs jours [uecate, p. 49]
Pour d autres divinités le symbole s’épure et se généralise s. Diké porte les clés des portes du jour et de la nuit J. Janus, gardien des portes célestes, devient « omnium et porlarum cuslus et reclor viarum l. » Le lvronos de la religion mitliriaque lient régulièrement une clc dans sa main droite, ou deux clés, une dans chaque main; c’est aussi un portier céleste, un dieu de la lumière llécale est appelée Ttavrô; xdajji&u xXY|Ooüy&v avaiaav 6. Pluton, dispensateur des biens de la terre, en possède les clés 7. La même interprétation mystique s’applique à la toute puissante Cybèle 8. Dans une autre religion, Sérapis est xai OaXactr/g xÀvjôa; ’éyojv9. Ce syncrétisme aboutit et s’achève en saint Pierre: les clés sont symboliques : 1° de son rôle de port ier de l’au-delà ; 2° de sa puissance comme vicaire du Christ ’°. René Vallois.
SERAPIS (ÜÉponttç) l, — Dieu égypto-grec, dont le culte, institué peu de temps après la fondation d’Alexandrie (332 av. J.-C.), se répandit dans tout le monde grécoromain avec Ceux d’iSIS, d’UARPOCRATES et lÉANUBIS.
11 n’y a aucun fond à faire sur une tradition d’après laquelle Sésoslris aurait élevé en Égypte une statue à Sérapis ; comme on l’a observé dans l’antiquité même, cette tradition avait été inspirée uniquement par le désir de <> vieillir » le nouveau dieu 2. On ne peut douter que sa première apparition coïncide avec la conquête macédonienne. Mais d’où venait-il ? Que signifie son nom ? Dans quel intérêt, sous l’influence de quels événements son culle fut-il introduit à Alexandrie? Autant de problèmes sur lesquels la critique, après de longues et multiples recherches, n’est point parvenue à faire la lumière; déjà, au temps d’Auguste, on ne s’entendait plus sur ce sujet, et les témoignages qui s’y rapportent dans les écrits des anciens ne suffisent pas à nous tirer d’embarras. Au premier plan de la discussion il faut mettre un récit de Tacite3, qui concorde assez bien avec deux textes de Plutarque. « Pendant que Ptolémée, le premier des Macédoniens qui affermit la puissance égyptienne (Ptolémée I'1’ Soter, 323-283 av. J.-C.), donnait à la ville d’Alexandrie, récemment fondée, des murailles, des temples et un culte, il vil pendant son sommeil un jeune homme 1 d’une rare beauté et d’une taille surhumaine, qui l’avertit d’envoyer dans le Pont ses amis les plus fidèles pour y chercher sa statue : elle apporterait la prospérité à son royaumeet lademeurequi la recevraiten deviendrait grandeetglorieuse. Au même instant, lejeune homme s’éleva vers le ciel dans une auréole de feu. Pto¬
lémée, troublé par ce présage miraculeux, s’adresse aux prêtres égyptiens, interprètes ordinaires de ces prodiges et leur raconte sa vision nocturne. Comme ceux-ci eon naissent peu le Pont et les pays étrangers, le roi faj| venir l’Athénien Timothée, de la famille des Eumolpides qu’il avait appelé d’Eleusis pour présider aux cérémonies sacrées ;, et lui demande quel esl ce culte, quelle est cette divinité. Timothée s’enquil auprès de voyageurs qui avaient visité le Pont3 et apprit qu’il y avait là une ville nommée Sinope et, à peu de distance, un temple, depuis longtemps fameux parmi les habitants, où l’on adorait Jupiter-Pluton ; à côté de l’image du dieu était aussi une figure de femme assise, que l’on appelait communément Proserpine. » Ptolémée oublia peu à peu l’oracle, « jusqu’à ce que celle même apparition, plus terrible cette fois et plus pressante, vint lui annoncer qu’il périrait lui et son royaume, si ses ordres n’étaient pas exécutés. Alors il envoie au roi Scydrothémis, qui gouvernait en ce temps-là Sinope1, des ambassadeurs8 et des présents et leur prescrit, avant qu’ils s'embarquent, de consulter Apollon Pylhien. Ils eurent une mer favorable0 et la réponse de l'oracle ne fut pas équivoque; le dieu leur ilit d’aller, de rapporter la statue de son père l0, de laisser celle de sa sœur. Arrivés à Sinope, ils portent à Scydrothémis les présents, les prières et les instructions de leur roi. » Trois ans cependant se passèrent en pourparlers. « Enfin une figure menaçante apparut h Scydrolliémis et lui ordonne de ne pas s’opposer plus longtemps aux volontés du dieu. Comme il tardait encore, différents lléaux, des maladies, des signes manifestes de la colère céleste lui causèrent des tourments chaque jour plus cruels 11 convoque une assemblée, expose les ordres du dieu, sa vision, celles de Ptolémée et les maux qui s’abattent sur la ville. » Le peuple ne veut rien entendre et une émeute se déchaîne. Mais « le dieu monta de luimême11 sur un des navire ancrés le long du rivage. Par une autre merveille, le troisième jour, malgré la longueur du trajet, la flotte aborde à Alexandrie. Un temple proportionné à la grandeur de la ville fut construit au lieu nommé Rhacolis; il y avait eu là un petit sanctuaire consacré anciennement à Sérapis et à Isis. Voilà sur l’origine et l’introduction de ce dieu la tradition la plus répandue 12. Je n’ignore pas que quelques-uns le font venir de Séleucie, ville de Syrie, sous le règne de Ptolémée, troisième du nom (Ptolémée Évergèle, 2L- 222 av. J.-C.)13. » Même si l’on dégage ce récit de si éléments merveilleux, il contient encore tant d’invraisemblances qu’il a paru suspect à la plupart des cri-
i Newton, Halicarnassu*, Cnidos and Branchidae , ch. XXIV, App. II, 96-07 ; Bull. corr. hell. XI (1887), p. 37 ; XII, p. 102-103 ; XV, p. 196. — 2 Cf. Kohlcr, O. I. p. 225 sq. — 3 Parmenidcs, Lehrged. 1, 14. Cf. Diels, p. 453. — 4 Macrob. I, 9, 7, cum clavi ac virga fungitur ; Ovid. Fast. I, 228, I, 117 sq. — 5 Cumonl, Textes et Mon. I, p. 83-84. — 6 Orph. Hymn.
I, 7. — 7 Orph. Hymn. 18, 4 sq. — 3 Serv. Ad Aen. X, 252 : terram autem constat esse matrem deum. Onde et simulacrum ejus cum clavi pingitur. Nam terra aperitur verno, hiemali ctauditur tempore. Cf. une statuette col I . Gréau, Frôhner, Cat. Gréau , n° 707; Terres cuites d’Asie, pl. îv, maintenant à l’aut. de Berlin, Arch. Jahrb. Ans. 1892, p. 106, n° 1 4. — 9 Kübler, O. I. p. 229 ; Schwarz, 18 sq. — 10 Kübler, O. I. p. 214, 295, p. 234 sq. — Bibliographie. Fink, Der Verschluss bei den Griechen und Rômem, 2 pi. (Rcgensburg, 1890), donne la bibliographie antérieure, p. 4 sq. Ajouter Diels, Parmenides Lehrgedicht1 Berlin, 1897, p. 117-151 ( Ueber altgriech. Thüren und Schlôsser) ; Pcrnicc, Tiïrgri/f mit Verschlussvorrichtung ans Boscoreale [Jahrb. d. Arch. Fnst. XIX (1904), p. 15-21. V. aussi Figer. La ferronnerie une. et moderne , Paris, 1885; i’itt Hivers, On the development of locks and keys. Cf. Baumeisler, Denkmüler , p. 1806 sq. ; Marquardt, Vie privée des Romains (trad. fr.), p. 270 sq. ; Becker -d'oïl, Charikles ,
II, p. 147 ; Gallus , II, p. 520 sq.
SERAPIS. 1 Sarapis est plus commun dans les textes grecs. Sérapis Jaii textes latins. Pour déterminer la véritable orthographe il faudrait connaître I origine et le sens du mot. — 2 Alhenodor. ap. Glcm. Alex. Protrept. p. 1* Sylb. Fragm. histor. gr. III p. 488; Euslalh. ad Dion. Perieget. 255 = Steph. By/. p. 571 Meneke. Cf. Tac. Hist. IV, 84; Ps. Callisth. I, 31-33 {Script. Alex. Alatjr p. 36, Didot) ; Michaclis ap. Journ. hell. stud. VI, p. 290. — 3 Tac. Hist. IV. 84; Plut /s. et Osir. 28; Sulert. anim. 36. Cf. Parthey ad h. I. — * Sérapis jamais été représenté comme un jeune homme ( juvenis ), mais comme un h01""1 d âge mûr. — 6 Cf. Plut. Is. et Osir. ch. 28 p. 362 A ; Lafaye, Divinités d’Alexun
drie, p. 21. — 6 Un nommé Sosibios chez Plut. L. c. — 7 Personnage inconnu, uw* peut-être authentique ; son nom, sous une forme hellénisée, semble cacher un »« persan; Krall, p. 28, 92. — 8 Sotélcs et Dionysios ; Plularch. L. c. — 9 '
dit une tempête, à laquelle ils échappèrent par miracle. — 10 Apollon (Horus) lils de Sérapis (Osiris), qui est lui-même Jupiter aussi bien qu’il est Pluton. G» 1 (que les commentateurs de Tacite n’ont pas compris, quand P s ont proposé lli(: pour corriger patris. — Il « Enlevé par les ambassadeurs » I I"1 ^
— 12 Reproduite aussi par Eustath. ad Dion. Perieget. 255, d'après Steph. p. 571 Meiuckc. — 13 De meme Cletu. Alex. L. c d’après Isidore do 1 ■ I*
contemporain de Slrabou.
(j ,es î el qu’on no l’accepte guère qu’en l'interprétant, surtout à l’aide de la linguistique. Deux systèmes sont aujourd’hui en présence: 1° D’après une version que Ta- , Ile n’a pas connue, tandis qu’Alexandre était sur le point do mourir à Babylone(323 av. J .-G.), sesamisconsullèrent pour 1 ui Sérapisen son temple, dans la ville môme. Cette Iraditionse recommande surtout parsop ancienneté; elle vient des Éphémërides royales, journal ofliciel du règne d’Alexandre2; aussi a-t-elle réuni un assez grand nombre de suffrages, notamment parmi les orientalistes. Si elle vlait fondée, l’origine de Sérapis3 devrait être cherchée, nün point à Sinope, mais à Babylone et il aurait été connu, même des Grecs, avant sa prétendue révélation à Plolémée. Ce serait un Baal chaldéen, dont le nom aurait dé plus ou moins déformé en passant dans la langue grecque. Les partisans de cette opinion, du reste, ne la jugent point inconciliable avec le témoignage de Tacite: ils admettent que le dieu de Babylone avait été transporté très anciennement à Sinope, où des documents, en effet dignes de foi, attestent l’existence d’un établissement assyro-chaldéen, antérieur à la colonisation du pays par les Grecs 1 ; Sérapis serait donc venu de Babylone à Alexandrie en passant par Sinope. Cette combinaison est ingénieuse; mais ce que l’on ne voit pas du tout c’est l'intérêt qu’aurait eu Dtolémée, fondateur d’un nouveau culte, à introduire dans ses États, pour rapprocher les Grecs el les Égyptiens, un dieu assyrien, auquel ils n riaient attachés ni les uns ni les autres 3; 2° Certains savants, plus radicaux et plus logiques, ne retiennent do l’historiette de Tacite que le nom de Sinope, qu’ils croient y avoir été mêlé avant lui par suite d’une confusion. Il y avait à Memphis une colline sur laquelle on entretenait le bœuf Apis ; on l’appelait la demeure d’Apis, en égyptien Son H api , nom qui avait pris dans la bouche des Grecs la forme StviÛ7t[ov 6 ; on y adorait Sérapis sous le vocable particulier de Zeù; üivcôtug; \ 11 est bien tentant de supposer que nous avons là la clef de l’énigme Lu ce cas, la Sinope du Pont n’aurait été introduite dans l’aventure, soit par des lettrés ingénieux, soit par Plolémée lui-même, que pour attribuer plus facilement au grand dieu d’Alexandrie une origine miraculeuse. En réalité, son culte, destiné à favoriser la fusion du peuple conquérant avec le peuple conquis, aurait été emprunté à Memphis. Dès l'antiquité cette version avait cours; Tacite lui-même l’a enregistrée brièvement à la suite de la première 8. On est ainsi conduit à penser •pie Sérapis est Osiris infernal, identifié avec Apis mort et appelé pour cette raison ’Ompown;, o SopaTuç, Sapant; 9.
Il élait nouveau pour les Romains au temps de Tacite : Origo dei nondum nostris uuctoribus celebrata \L. c. 811). D'après bouctié-Lcclerc:], p. 22, il viendrait des ■UpnTmxà du grammairien A pion, dont le charlatanisme fut célèbre sous Tibère.
2 * Tut. Alex. 70; Aman. Anab. VU, 20. — 3 Zirpou : Rawlinson, Hcrodotm , *• !’■ 5a6i Sharrapou : Wilckeu, Philologus, LUI (18111), p. 119, 1 ; Sar-apsi, Luhmann, Zeitschr. f. Assyriol. XI 1 (1897), p. 112, et autres articles résumés par ce saranl dans les Beitrü ge.... de 1901, p. 390. Cf. l’low, Krall. — 1 Soutenu en
11 1 i °- 1 lieu par Luhmann Beitray e, L. c., à l'aide rie documents nouveaux.
Ajoutez rpie le Sar-ajisi de Lehman», « roi do l'Océan », a un caractère . . • qui n’est pas ce «pii frappe «huis le Sérapis hetlniiipie. — t; l’s.
I, .1 ( Script . Alex. Magni. p. 3, Uidold ; liionys. Perieg. 2à5 — Steph. Ryz. !’• 571 Meineke. — ,7 Steph. Byz. L. c. - » Tac. Hist. IV, 81. — 9 formes iudij "ii,s Pal’ Alhenod. ap. Clcnr. Alex. Protrept. p. il- Sylb. ; Plut. Is. et Osir. 29. ••"h es étymologies résumées dans Bouché-Loclcrcq, Jler. de t'hist. des relig., A. c.
I unie 1. — to Us objectent surtout «pic Sen-Hapi n'a pas pu donner
- " ’e.v et que le Sinopium de Memphis est une invention chimérique des gram- 'auiens anciens. V. Luhmann, p. 398. — 11 11 est approuvé par Jablouski, Guii-
- jaul, Brugsch ( Oeogr . lnschriften , I, Pas allé Aegypten, p. 2U1), Letronue
berches sur les fragments d' Héron d’Alex, p. 2)0, 3), Luuibroso, Bouché-