‹ Dictionnaire des antiquités grecques et romaines d'après les textes et les monumentsChapitre 88 sur 137 · SES · texte numérisé non relu

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contre l'homme libre condamné à la peine de mort1, aux travaux publics ou aux jeux de gladiateur 2 ad fjladii liidurn l'orus publicum, gladiatok, p. 1573]. Immédiatement après le jugement3, jusqu’à l’exécution dans le premier cas, jusqu’à la mort dans les deux autres, le condamné devient la propriété de l’État; il est servus poenae, perd ses droits civils eL politiques, ses droits familiaux; il sort de sa lamille, son mariage est rompu ; ses biens reviennent au lise; il esL incapable de posséder, de disposer entre vifs ou par testament, ne peut recevoir que des legs alimentaires ; son testament antérieur est nul4. La servitude de la peine fut abolie par Justinien; les condamnés aux travaux publics ne subirent plus que la moyenne capitis derninutio 3.

Cli. Léciuvain.

SESTERTHJS. — Monnaie qui fut l’unité de compte des Romains, depuis les origines jusqu’à Constantin, et fut aussi monnaie réelle, d’abord en argent, puis en bronze. Lorsque les Romains, à l’époque primitive, n’avaient encore que la monnaie de bronze, ils estimaient levoupgoç d’argent de Ogr. 87 des villesde la Grande-Grèce

Fig. G388. — Sesterce d’argent.

et de la Sicile à deux as et demi de leur propre monnaie t nummus] 1 . Voilà pourquoi lorsqu’on 2139 av. J.-C., ils se décidèrent à frapper l’argent dans l’atelier du Capitole, ils émirent, outre le denier et le quinaire, une petite pièce d’argent qui fut à peu près l’équivalent du vo3p.p.o; de l’Italie méridionale; cette pièce (fig. 6388) qui valait deux as et demi ou le quart du denier, fut

1° scsterce ( nummus semistertius , par abréviation

mtertius) 2.

bomme monnaie de compte, on a expliqué à l’article I'E.nahius les diverses formes que prenait le sesterce b * énoncés des sommes et les registres financiers, sous la République et sous l’Empire3.

’ """ue monnaie réelle, le sesterce, qui pèse théoriquement un scripule (1 gr. 137), fut frappé en argent, "en qu assez rarement, depuis l’an 269 av. J.-C. JUMluà 2I7> dâte de l’affaiblissement officiel de la Monnaie d argent et de bronze; il porte la marque HS Le sesterce fit une courte réapparition,

• a\. J.-C., grâce à la loi Plaulia Papiria qui mu as oncial ; puis il disparut une seconde fois6.

te49a 43 av. J.-C., César et Pompée décrétèrent noincau 1 émission du sesterce d’argent6. l'Fes 1 an 43 qui précède notre ère, le sesterce d’argent ^remplacé par un sesterce de bronze valant 4 as,

' " ‘ 111 £rec T sxpacrcrâptov et pesant une once (27 gr. 29) IIIa \ p. obi] ’. Sous Auguste, on frappa le sesterce en 1111 ou cuivre jaune ( auriclialcum ), et cette grande

*8, 20, 5 nr • l>t*E™AE- 28, 1, 8, 4; 28, 3, 6, 6 ; Î9, 2; 25, .1; 48, 10, 12, 29 48, I», s, . “ ’ 6en<: *• S- 24 • Vcrlull. Apol. 27 ; Cuti, Theod. 9, 40. - 2 OU, c,J?sion1 l’eirèt ,i(. t >1<J , "S’ 3’ ° ’ 48’ ,9’ *2, Poi,r ,a Ipse-rnajesté el la coi *»: Coi. Ml. 9 a CO"da,'",atio" re",onle «'• joui' Je l'infraction (Dig. 48, 2: -5,3: 34, 8 3 lmL ** ,2* 3; Üi,J' 28’ 8* 4; 28, 3, 6, 6; 21», ;

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«SOU, 0i7 SUCT' Ue ^vitale poenae , 1747 ; Mommsen, Strafrecht , Lcipzi)

l'VV °e. lin,J- 'at IV’ 3C’ di,,,s H,,llscl'. «‘trot, scrip, nbelou, Traité des mono. gr. H rom.. Théorie et doclr.

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(is- Ï3S1 v J ’ '/0l‘: rom- lr«d- aiacas, «■ b p. 238-239. Voir Dknaiuu

/hm- b P. 519 dur a"SS‘, IJal'elon’ °P- P- 733 à 701. - 4 Duruy, H xsl. d \

M°*n.de la fil,,;, *S' ~ ° °P- oit. t. Il, p. 418; E. fiabeloi

‘<'puhl. rom. I. |ntrojÉ ,, 3a.

; p. 290; 1. Il, p. 110. -6EKcn.pl

pièce (lig. 6389) persista au moins jusqu’au temps de Florien (276 ap. J.-C.)8. Mais son poids diminua progressivement presque à chaque émission; après avoir

Fig. G389. — Sesterce de lailon.

pesé originairement une once, le sesterce de cuivre est de 5/6 d’once à l’époque de Sévère Alexandre; d’une demi-once sous Trajan Dèce ; puis d’un tiers d’once sous Trébonien Galle. De plus, le métal s’était aussi altéré graduellement, et le laiton, dès le temps des Antonins, était remplacé par du bronze ordinaire9 E. Babelon.

SEVEREIA. — Des fêles en l'honneur des Sévères, Ss6-/]p£ta, Esouijpeta, p.eyoc).a üsSvj psta, sont mentionnées dans des inscriptions épliébiques d’Athènes *, au nombre de celles que célébraient annuellement les éphèbes2. Une monnaie de Périnthe, avec la légende EeS-ijfEtaTrpwTa, rappelle la fondation d’un temple de Seplime Sevère el des jeux créés par cet empereur3. Ces solennités paraissent n’avoir pas survécu aux Sévères eux-mêmes (mort d'Alexandre Sévère en 233 ap. J.-C). Dans les inscriptions épliébiques postérieures, datant par exemple des Gordiens, elles disparaissent, remplacées par des T opBiâvsta4. Il y avait aussi des ïs^peta dans des villes d’Orient, comme Nicée, Nicomédie3. Ém. Caiien.

SEVIR ALES. SEVIRI. — 1. Pour les chevaliers romains, voir équités [p. 779],

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