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II. Pour les Auguslales, voir augustales

SEXTAAS. — Sixième de l’as ou d’une unité quel¬

conque [as, pes, libra, sextarius]. Dans les comptes il se marque par deux traits = .

dans E. Babelon, Op. cit. t. I, p. 156, 315, 316, 385 ; t. II. p. 21, 149, 284, 441 521, 547. — 7 Pli„. Nat. hist. XXXIV, 2, 4 ; Coi. Justin. VIII, 54,’ 37 ; Heio Aies. p. 51 (éd. Lelronne) ; Arrian. Epictet. diss. IV. 5; cf. M. Balufeldl, Die Mïtnzen der Flotten-prüfectcn des AJ. Antonins (Vienne, 1905); Michel Soulzo, Rev. numism., 1906, p. 457-471. — 8 Voy. Auheus, fig. 642; Borgbesi, Œuvres compl., t. Il, p. 418; Fr. Kenner, N’uni. Zeit. t. X, 1878, p. 234 ; E. Gabriel, Contributo alla storia délia moneta romana, p. 2 ; Soulzo, Rev. num. 1898, p. 662 ; Babelon, Traité, Théorie doctr. et l. I, p. 599. —9 Mommsen Op. cit . t. III, p. 93.

SEVEKEIA. 1 Corp. insc. ait. III, 121, 1169, 1171, 1174, 1 175, 1193, elc. - 2 Dumont, Essai sur Véphébie ait. t. I, p. 300. — 3 l'.ek, dans Jaliresliefte de Vienne, 1904, p. 32. — * Corp. inscr. ait. III, 1197, 1 198. — 5 Corp. inscr ait III, 129.

SEX.TA.iXS. 1 Babelon, Monnaies de ta Républ. rom. I, p. 36.

S EX

S EX

La monnaie de cuivre sextans, du poids de deux onces, porte au droit la tête de Mercure et au revers une proue de navire avec deux points, comme on le voit (lig. 6390)' sur une pièce coulée du système de l’as libral. Il est presque toujours frappé après la réduction de l’as triental [denahius, p. 96] et disparut sous l’Empire. fi. S.

SEXTARIUS (Eé<7TT|î). Setier. — La plus commune des mesures employées par les Romains pour les liquides et les matières sèches: le vin l’huile2, l’eau3, le millet4, la graine de navet5, les drogues végétales®, etc. Elle était d un si fréquent usage que, parfois, on en sous-entendait le nom : dolium quadragenarium1 désigne un récipient de 40 setiers; dolium quinquagenarium 8, un de 50 setiers. D’ordinaire, cependant, le mot sextarius est exprimé, soit en abrégé comme dans l’inscription de Die’, où Lancelot interpréta le groupe XV. V. SE. par « 15 septiers de vin » 10, soit par le sigle" ) suivi d’un nombre12.

Le setier est une mesure effective13: un rescrit de l'an 386 ordonne que des sextarii en bronze ou en pierre seront placés dans chaque ville et même dans chaque station 14 pour l’impôt en nature du ni ni vicesima.

1 ü Sextarius Urbis , urbicus 15. Quand les Romains, abandonnant leur ancienne numération décimale16, ou mieux quinaire n, adoptèrent la métrologie duodécimale grecque, ils prirent également le système des mesures de capacité. De même que la drachme était divisée en quatre douzaines de chalques, le pied cube fut divisé en quatre douzaines de sextarii ; d’où l’habitude de représenter graphiquement le setier par le sigle ), indice du sicilicus 18, c’est-à-dire de la fraction un quarante-huitième. Quant au nom même du sextarius , analogue au grec éxtsü; 19, il vient de ce que la mesure romaine était la sixième partie du conge [CONGIUS] 20 .

Théoriquement, ou comme mesure de volume, le setier romain vaut 538892 millimètres cubes21, si l’on admet avecBockh22que le pied romain doit de 0m,295743. Mais si en pratique, à Rome, on avait bien officiellement adopté le système grec des mesures de capacité, on

continua toujours l’ancienne coutume de vendre au n

pondo, les liquides, le vin23, l’huile24, et les mesuivdites de capacité n’expriment que le volume spécial d’ <S marchandise vendue légalement au poids23. Le setier d(

vin nereprésentedoncpasexactement539inillilitres uni,

désigne, en vertu de la loi Silia, 20 onces20 ou 545

mes devin. Ici, ladifférencen’estquedequelques dixièmes

de centilitres ; mais elle est plus sensible pour l’huile d’olive, corps de composition fixe et invariable dont la densité est de 0,915, voire même de 0,914 à 26°, lempé rature normale des pays où mûrit l’olivier. Un setier d'huile, pesant 20 onces 27 ou 543 grammes, représente 597 millilitres au lieu de 539, soit un écaut de cinq centilitres et demi.

Quoi qu’il en soit, on divisait le setier en 12 parties égales ou cyathes28 [cyatuus], d’après le système suivant qui s’est conservé dans la comissatio :

douzième .

. . i incia = 1 cj allie.

— ou sixième .

.. sextans io — i cyallics.

— — quart .

.. quadretns 31 = 3 cyallics.

— — tiers .

. . triens 32 — 4 cyallies.

. . quincunxM = 5 cyallics

— ou demi-setier. .

. . hemina 34 — 1 colyle.

. . sepliinx 35 7 cyallics

— ou 2 tiers .

. . bes 36 — 8 cyathes.

— — 3 quarts .

. . doàrans 37—9 cyathes.

. dextans 38 = 10 cyathes.

. . deunx 89 = 1 1 cyathes.

2° Sextarius italiens 40, çécrr-qç b txaXixoî41. La contribution du vint vicesima étant fixée en setiers42, ainsi que le prix maximum de certaines denrées43, cette mesure fut adoptée dans tout l’Empire et le mot sextarius « fut admis dans toutes les langues 44 ». Les Grecs, après l’avoir transcrit sous la forme <réijrr|ç, la changèrent « par euphonie » 45 en ttrrrt^ et y ajoutèrent l’épithète de ’îxaXixd; pour distinguer ce setier du sextarius urbicus , çÉ'ttyjç b ptogaixo; 4G, employé selon les coutumes romaines. Le sextarius italicus est le même que le setier géométrique ou théorique des Romains et sa contenance est de 539 millilitres. Comme les Grecs avaient alors l’habitude des mesures de capacité pour les liquides, ils se servirent d’abord du même setier pour l’huile, le vin et les matières sèches. Une ancienne table de concordance,

SEXTAR1U8. i Cat. De ag. cuit. 83, 108; Horat. 1, Sut. I, 74; Vopisc. Tucit. 11. — 2 Cal. 57, 07. — 3 Cic. de Off. Il, IG. — 4 Colum. De re rust. II, 9. — » P-in. //. nat. XVI II, 35. — G Ib. XXIV, 79. — 7 Cal. 105. — 3 Ib. 69 el 112. — 9 Corp. inscr. lot. XII, n* 1657. — 10 Hist. de ü Acad, des Inscr. 1729, V,p. 293. — 11 Volus. Macciau. Dislrib. 79. ( JJetrol . scr. reliq. 11. p. 7 I . — *2 Corp. inscr. lat. X,847, 9 ; Fiorelli, Descr. di Pompej, 1875, p. 121. — 13 (jruler, 223, 2 : « sextarialis exacta , elc. » cf. île Rossi, Ü. jd'arch. chr. 1864, p. 57. — 14 Cod. Just. X, 70, 9 : « ut unusquisque tribularius sciât quid debeat susceptoribus dure », ce qui empêche île confondre ces mesures du fisc avec les étalons publics. — 16 Pallad. Il, 15, 18 ; De Geometr. column. ap. Mortel, Nouveau texte des traités d' Epaphrod. et de Vitr. Hufus, dans Not. et extr. des AJscr. Paris, 1897, XXXV, p. 549. — 16 Vilruv. III, 2. — 17 Aurcs, Ess. sur le syst. métrique assyrien , (Bec. de trav. philol. et archéol. egypt . et assyr. 1881, III, p. 17 ) — 1* Voy. As, p. 457. — 19 C esl à tort que la plupart des lexicographes traduisent ce mol par setier (Em. Pessonneaux, Dict. Gr. Franc.). L’hccleus, ou sixième partie du médimne, vaut seize setiers. — 20 Cal. 57 : « un setier pat jour, soit cinq conges par mois ». — 21 M. Aurès, admettant l’existence successive de deux pieds cubes romains (l’un contenant en litres 2 ->,59 4 et l’autre 26.013) trouve deux setiers: le plus ancien de 533 millilitres et le plus récent de 541,94 (Mém. de l’ Acad, du Gard , 1874, p. 515). M. Ilultsch admet pour le setier 547 millilitres (Gr. und rom . Melrol. 1882, p. 587 et 704) et M. II. Nissen, 545,75 (Handbuch de W. von Millier, 1892, p. 844). — Aug. Bock II, Metrolotj. Untersuchung. Berlin. 1838, p. 29 et 291 où la longueur du pied esl exprimée par 131, 15 lignes de Paris de 0 m. 002255. — 23 Cf. I.ex Silia [leges pubmcar], p. 1164. — 2V Suet. Caes. 38; Plut. Caes. 55, 1 ; Colum. XII, 57; Plin. //. nat. XV, 1; XVIII, 4. — 25 Cet usage romain finit par s’implanter d’une façon bâtarde en Grèce où il existe encore malgré l'introduction ale notre système de mesures (Edm. About, La Grèce contemp. 1854, p. 1 14). — 26 [lbces püblicab,

1164]. —27 La différence serait plus considérable si l'on admet avec Claude bouroue (Vasquez Queipo, Ess. sur les syst.métr. el monét. des anciens , Paris,

, p. 68), M. Doerpfcld ( XJittheil . d. Arch. Inst. X, p. 294 sq.), M. Er. Permco te Galeni mensur. el pond. Bonn, 1888) et M. Nisscn (O. c.), 1 existence d llllL icienne livre de 273 grammes dont 1 emploi persista dans le commerce des lu 28 Chaque douzième, ou cyathe, avait la contenance de trois de nos « cuiller'" ^ > niche » officinales, soit les neuf dixièmes d’uu verre à madère. — 29 Martial ilbert, 1896), I. 107. — 30 Suet. Oct. 77. — 31 Martial. IX, 93 ; Plin. //. nat. I •- 1. 32 Mart. I, 107; IV, 82,5; VI, 86, 1; VIII, 51.24; IX, 70 el 87 ; X, 13, j»;

, 49; XI, 6 et 39; Propert. IV, 10, 29. — 33 Mart. I, 27 et 72 ; VI, 30, - N ‘ » ; xi, 36. — 34 Plaut. Mil. III, 2, 18; Senec. De ira , 11, 33, 4. - 35 M.,,1 29; VIII, 51, 25 ; XII, 28, 1. — 36 ib. XI, 36, 7. — 37 Horace, ( Od . Uh 11 1 isignc celle fraction par la périphrase tenios ter cyathos. — ^ Nom résidu Marquardt, Vie privée des Rom. Paris, 1892, I, p. 393. — 39 Mari. I,

, 6 ; XII, 28. - 40 Pallad. De r. rust. Oclob. XIV, 14. - 41 Très ancienne Um concordance éditée par B. de Moulfaucon, Analecta Grxca ex Mss I 393-395; Melr. script, reliq. I, p. 208. — 42 Cod. Just. X, 70, 9. — 1,1 1 1 ^ ^ ^

l. III, p. 827 sq. où le setier italique est indiqué comme unité de mesuio p

ii, l'absinthe, l’huile, la moutarde en pot, le miel, etc. Sur les différents cxemp^i ^

l’Edit, le setier est représenté, non par le sigle du sicilicus, mais par ii" ne barré en son milieu ( Waddington, Edit de Dioclétien , I aiis, I ’ * ^

44 Anamas de Chirag, Arithmétique. Le texte arménien dans Auc icu ^ ^ ms poids et mesures , Venise, 1821, p. 21-32. M. Papadopoulos Kéiamcu^^ nné une édit, critique avec traduct. grecque dans Supplément arcluo

V des Mémoires du Syllogue philol. de Constantinople , 1884, p- ^ 4

45 Metr. scr. reliq. I, p. 279, fr. 90. — 46 Galon. De compos. me ‘ t rgen. I, 16 (éd. Kuhn, XIII, p. 435).

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