‹ Dictionnaire des antiquités grecques et romaines d'après les textes et les monumentsChapitre 93 sur 137 · XXI. Hapax XXI. Gemina XXII. Primigenia XXX. Ulpia · texte numérisé non relu

XXI. Hapax XXI. Gemina XXII. Primigenia XXX. Ulpia

Capricorne3, Pégase4, Galère 6.

Sanglier6, Taureau1.

Minerve8, Bélier9, Victoire avec bélier111. Sanglier11, Pégase12, Galère 13 Capricorne14, Pégase15, Mars16.

Louve romaine17, Capricorne18, Cigogne 19. Centaure20, Taureau21.

Hercule22.

Taureau 23.

Cigogne 24 Taureau 25.

Lion 20.

Cigogne 21, Centaure 2B.

Taureau 29, Capricorne 30.

Eléphant31.

Lion 32, Taureau 33, Victoire avec aigle34. Taureau 3», Vénus Victrix 3°, Victoire ave aigle 61 .

Taureau 38 .

Taureau 39.

Lion 40.

Taureau41, Sanglier42, Galère43, Neptune44 Taureau 4S.

Neptune46, Capricorne 41.

Foudre 48.

Capricorne49, Lion60, Aigle 51, Victoire avec lion 62.

Capricorne 63.

Lion 54.

Sanglier65, Capricorne68.

Capricorne 51.

Victoire avec lion58.

Capricorne avec Hercule»9- Capricorne00, Jupiter avec capricorne61, Neptune °2.

Sur 62 légions dont on connaît actuellement les enseignes particulières 63, 2 se présentent avec 4 enseignes, 8 avec 3 enseignes, 6 avec 2 enseignes, et l’on ne saurait assurer que ce ne soit pas le seul hasard qui ne nous fait connaître qu’une enseigne pour les seize autres. De la fréquence des différents emblèmes, on peut tirer des remarques plus importantes : 11 mentions du taureau, 9 du capricorne, dont une associée à Jupiter et une à Hercule, 6 du lion, dont une en compagnie de la Victoire, 4 du sanglier, 3 de la cigogne, 3 de Pégase, 3 de la galère, 2 de Neptune, 2 du centaure, 2 du bélier dont un avec kt Victoire, 2 de l’aigle associé à la Victoire, 1 de l’éléphant, 1 de la foudre, 1 de Minerve, 2 d’Hercule dont un avec le capricorne, 1 de Jupiter avec le capricorne, 1 de Mars, 1 de Vénus Victrix, 4 de la Victoire.

1 Les monnaies légionnaires de Gallien ont été rassemblées par Kolb, Wiener -Lmi. Zeitsc.hr. . V, 53; celles de Victorinus par de VVitte, Revue num. 3° série, II. 393: celles de Carausius par Coben, Mêd. imp. V, 519 (pour Gallien, IV, 380 ; pour Victorinus, V, 60). Dans les notes du lableau ci-joint, j'indique seulement pour les monnaies le nom de celui do ces trois empereurs auquel elles appartiennent. — 1 La fîg. 0410, d'après Cicborius, Trajansaule , pl. xxxv. — Froclmer, Col. Traj. pl. i.xxn. — 3 Gallien. — 4 Gallien. — 5 Gallien. — Gallien. 7 Gallien. — 8 Gallien. — 9 Carausius, Arch. Ep. Mitt. XV, 183 Lucliorius, Traj. S. p. 228. — 10 Victorinus. — H Gallieu. — 12 Gallien.

la Gallien. — 14 Carausius ; Corp. inscr. lut. Vil, 517, 519, 522, 17, 1130 (Capricorne et Régase) ; Mowat, Arch. Aeliana, 1907. — 16 Gallien, Vaglieri, Notizié. 1908, 235. — ■ 16 Gallien, Carausius. — 17 Gallien. Une louve

■pu semble provenir d'une enseigne dans Caylus, Recueil , 111, pl. xi,iv. — Gallien. — 19 Gallien. — 20 Gallien, Carausius. — 21 Yandevveerd, Et. hist. V Lois légions du Bas-Danube. 1907, p. 238. — 22 Carausius, Victorinus. Hercule implant une biche, dans Caylus, Rec. V, 108. — 23 Victorinus, Rev. num. 1889,

I y' Gallien. — 2e Sauveur, Musée belge , 1908, 137. — 26 Gallien (lion courant, passant radié), Victorinus, Carausius (lion au foudre, lion passant, 2 lions 'mités). ;Vum. Zeilschr. 1891, 30; Blanchet, Etudes de num. 1892, I, p. 02. en i ^a,l’e"' ~ 28 Gallien. — 29 Coffre laissé sur le cbainp de bataille de Crémone ' ■ portant; Le.;. IV Mac. entre deux disques où l'on voit un taureau et un il|y'ume (lig. 4427). — 30 Ibid. (d’après Cagnat, Rev. arch. 1888, I, p. 30).

33 ^ Upim». B. civ. II, 90. — 32 Kincli, Arc de triomphe de Salonique , p. 17.

ictorinus, Gallien. — 31 Gallien, Reuel, Les Enseignes, p. 203, lîg. 35 : monnaie

avec la Dacie personnifiée, entre aigle et lion, surmontés des chiffres V et XIII (fig. G 41 2). — 35 Corp. inscr. lut. Vil, 544 ; Sauveur, Musée Belge. 1908, 137. — 36 Sau veur, l. cit. — 37 Donné par Rend, p. 212, sans références à la VI Macedomca qui, d'après Sauveur, est identique à la VI Victrix. — 38 Gallien, .Xumism . Zeilschr. 1891, 30 ; Blanchet, Etudes de num. 1892, I, p. 02 ; Domaszewski, Arch. ep. Mitt VX, p. 192 (bucràue). — 39 Gallien. — 46 Gallien, Corp. inscr. lut. VII, 495 (au centre un aigle tenant un laurier dans son bec ; au-dessous taureau entouré de la lune et de trois étoiles ; à droite et à gauche, deux enseignes manipulaires; aux quatre coios, les Saisons figurées par des enfants avec attributs appropriés, . — 41 Gallien.

— 42 Victorinus. — 43 Victorinus, Carausius. — 44 Rev. Biblique, 1 892, 384 ; 1900, 1 95.

— 46 Clermont-Ganneau, Recueil d'arch. or. Il, 209; Etudes, I, p. 170; Ber. Bibl. 1899, 101 . — 46 Gallien, Arch. Ep. Mitt. XI, p. 12. — 47 Gallien. — 48 Domaszewski, Fahnen. p. 48. — 49 Conjecture tirée du surnom dans sa forme grecque, T- xEçawoodpov (Dio, LX, 234). — 60 Coben, Mêd. imp. IV, p. 52, n. 270. — 6i Gallien, Victorinus, Cf. n. 37. — 62 Kincb, Arc de triomphe de Salonique, p. 17. — 6:t Gai lien. — 64 Gallien, Victorinus, Corp. inscr. Blienan., 18 10. — 66 Cohen, I, 89, n° 1SG-7. — 66 Victorinus, Carausius ; Corp. inscr. tal. Vil, 447, 006, 710, 1050, 1 122, 1133, 1 137, 1 141 (sanglier courant ou tête de sanglier). — °7 Gallien. Est-ce à la -AA Victrix que se rapportent les deux signa de Domaszewski, fig. 5, avec Victoire, aigle, scorpion tète radiée?

— 68 i.EGio, p. 1088, Elle disparait probablement sous Domitien. — 69 Gallien, Victorinus, Carausius. Obergerm. Limes, Kaslell Bulzhach, pl. ni, 30. — 60 Gallien.

— 6t Victorinus. — 62 Gallien, Carausius. — 63 Ajoutons deux Victoires (Domaszewski, Fa/tn. fig. 5 et 58) elle Jupiler Capitolin [Ibid. fig. S!)qui appartiennent à des enseignes prétoriennes. Elles portent généralement le scorpion ; cf. Domaszewski, Abhandl. 14.

Cos chiffres permettent de contrôler le système par lequel Domaszewski a tcnlé d’expliquer ces enseignes animales ' : ces emblèmes seraient des signes du zodiaque avec lesquels 1 origine de la légion serait en rapport. Mais, seuls, le capricorne et le centaure sont certainement îles signes zodiacaux ; pour le lion, le taureau et Pégase, leur caractère sidéral u'est qu’une hypothèse. D’ailleurs, plusieurs de ces emblèmes sont antérieurs à la grande expansion de 1 astrolâtrie au temps des Sévères : l'éléphant aurait été donné par César comme insigne à la /egio J Alauda, pour avoir arrêté en Afrique la charge de ces animaux2; déjà le taureau et le capricorne de la leyio IV Macedonir.a sont- gravés (fîg. 4427) sur un coffre perdu par elle sur le champ de bataille de Crémone 3 et la stèle qui montre (fig. 6414) le capricorne de la

l eq i o XI V G e min a est d’époque llavienne4.

Sur les 1 1 légions qui ont le taureau pour emblème (emblème que César aurait donné à ses légions, d’après Domaszewski, parce que le signe du taureau est celui du mois auquel préside Vénus, la protectrice de la gens Julia ) on n’en trouve que 5 qui aient fait partie des armées du dictateur. Le Capricorne avait présidé à la conception d’Auguste : aussi auraitil choisi ce signe zodiacal pour les légions créées par lui et l’on peut montrer, en efiet, que, des 9 légions qui présentent ceL emblème (fig. 6411), 6 ont été créées ou réorganisées par Auguste0. Véritable organisateur des cohortes prétoriennes, Tibère leur aurait donné le Scorpion, signe sous lequel il était né 6. Dans le mois auquel préside Minerve, le soleil est dans le signe du Bélier: aussi Domitien, qui avait pour cette déesse unedévolion particulière, donna-t-il le bélier à la / Minervia formée par lui. Les légionsàl'insigne du lion (fig. 6412) seraient celles de l'armée de Lépide qui, comme grand pontife, aurait choisi le signe qui correspond à Jupiter. Mais M. Renel a rappelé avec raison que le lion est le symbole ordinaire de la vaillance militaire et que le lion et le taureau tiennent une place éminente danslareligionmithriaque 7 ; l'importance du taureau n’était pas moindre dans le culte de Jupiter Dolichenus, si répandu dans l’armée. Pour la cigogne, dont Domaszewski croit qu’elle est devenue l’emblème de la /// Italica parce que cette légion était

1 Domaszewski, Die Fabien , p. 55, interprétation développée dans le mémoire, Die Tkierbilder der Signa ( Arch . epigr. Mitt. XV), réimprimé dans ses Abhandl. z. rôm. Beligion, 1909, 1 : elle a été discutée par Ch. Renel, Les Enseignes , p. 211-230. V. aussi Maass, die Tagesgôlter , Berl. 1902, p. 26. — 2 Appian. D. cio. il, 9G. Les anciens avaient remarqué que le nom de César signifiait éléphant en punique: c'est pourquoi il fil graver cet animal sur ses monnaies. — 3 Cf. Ben. arch. 1888, XI, p. 29. — * Domaszewski, O. <:. fig. 12; Lindensclimit, A Uert.

I, 4, 0.2. — 3 Kitlerling, Mitt. f. Aass. AltertumsJc. 1905, p. 18. La lig. 6411 reproduit un Capricorne, avec lierre autour de ses cornes, trouvé dans le Rhin, Ibid.,

II. p.98. Une ville de Bilhynie a, sur ses monnaies, l’aigle légionnaire entre deux enseignes surmontées de capricornes (Bahelon-Reiuach, Monnaies de l’Asie Mineure, 1, pl. i.xiv, 23). — 6 Pour Tibère, cl. p. 1311 n. 03. — 7 Pour la fig. 6412 voir lf.gio,

Fig. 0411. — Capricorne en enseigne.

Fig. 64IÎ. — Li0n cl taureau eu enseignes

aussi surnommée Concordia et que la cigogne se symbole de la Concorde, Renel a fait voir qu’il vanu '"1 ^ songer a Via Fidelis , autre surnom des légions // et II ! Italicac%\ si la déesse Pietas parait avoir eu, dès l’époque de la République, la cigogne pour symbole, il faut rappeler aussi le grand rôle de la cigogne et de la grue dans les superstitions gauloises et germaniques.

Le rôle du sanglier y était encore plus considérable et c’est sur les bords du

Rhin et du Danube que s’est écoulée la meilleure partie de la carrière de trois (1 Italica, // Adjutrix , XX Valeria Victrix ) des quatre légions qui placent cet animal sur leurs enseignes ( fi g. 641 3) 8 . Q uan t aux six légions qui ont pour emblème une galère ou Neptune, on peut montrer <1 u 'elles le doivent à ce quelles ont été formées de marins ou cantonnées au bord de la mer.

On voit par ces exemples que, loin d’être l’application d’un système préconçu, les circonstances les plus diverses, dont la plus immédiate nous échappe peutêtre souvent, ont influé sur le

Fig. 6413. — Sanglier en enseigne.

choix des emblèmes animaux des légions. Si l’approbation impériale était sans doute nécessaire pour autoriser leur adoption sur les signa, rien n’était moins systématique que leur choix et que leur disposition. Le coffret déjà cité de Crémone montre une hampe supportant un disque sur lequel est gravé un taureau bondissant (fig. 4427); sur une monnaie légionnaire, le taureau est debout sur la base transversale d’où pend le vexillum (fig. 6412); sur le cippe de Mayence (fîg. 6414), sur des monnaies, le capricorne semble fixé au premier tiers de la hampe10, tandis que le capricorne de bronze (fîg. 6411), retrouvé dans la même région, est monté sur

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Fig. 0414. — Porte-enseigne.

douille de façon à pouvoir être placé au sommet de la

fig. 4429 cl p. 1311. n. 34. Les enseignes qui portent le sanglier sur l’arc d’0 range (Espérandieu, Bas-rel. delà Gaule , I, p. 197, 204), peuvent être considérées comme gauloises ; pour les bronzes, v. S. Reinach, Dronz. de la Gaule, p. 258, 269. Celui qu’on voit lig. 6413 appartient au British Muséum. Les mimeri qui portent le nom de leones le doivent peut-être à la présence du lion sur leur enseigne ; ceux qui P " lent le nom de cornuti aux cornes de leur casque, rappelant le taureau qu’ils avaient pour emblème ( Corp . inacr. lai. V, 8753 ; VI, 32963 ; III, 7405 ; Not. Dign. Grc. ' 185, 1591, 71-2). Les soldats ont pu rappeler leur insigne sur leur casque connue -m leurs sceaux ; on a vu, fig. 4428 (bull. Soc. ont. 1899, p. 377), le sceau delà X Fretensis avec son sanglier et sa galère. — » Cf. Gagnai, Iteo. Critique , t'JOc I 480. — ,J Voir note 7. — 10 Voir aussi les monnaies dans Domasze"^1fig. 48-50.

sir,

hampe- De même les ligures de la Victoire et d’autres divinités ' sont placées (fig. 0415) comme l’aigle, tantôt à l’extrémité de la hampe (sur une base ou chapiteau-, u aU-dessus d’une couronne ou entourées par elle, ou devant un vext ilium), tantôt plus bas, entre d’autres emblèmes (hg- 6425) 3.

Les éléments des signa qu’il nous reste à éLudier

devaient dépendre , au contraire, des règles qui présidente ladistribution des cloua militaria *, règles encore assez mal connues. Un seul texte

Hg. 6415. — Enseignes avec vexiltum , couronnes, plialères et ligures de divinités.

dure que la couronne murale était octroyée au détachement dont les signa avaient été plantés les premiers sur les murs d’une place assiégée6; un groupe d’inscriptions montrent des alae eL des cohortes prenant le nom de torquatae parce qu’ellesavaient reçu le torques en récompense (fig.

G 4 i 6) 7. Les monuments anciens, mal sculptés ou détériorés, ou mal reproduits par les modernes, ne sont pas assez explicites8.

Ces réserves faites, on peut classer les éléments qui garnissent la hampe des enseignes sous les' neuf rubriques suivantes :

Main de bronze. — On a vu que cette inanus a sur¬

res, pouvaient recevoir des donu 5; d’un autre texte, on peutcon-

nous apprend que des corps de troupes, voire des armées entiè-

111 °n té, dès l’origine, les enseignes romaines et que les domains croyaient quelle avait porté jadis une botte de foin. Elle peut s’expliquer mieux si on la rapproche des mains qui, sur les enseignes égyptiennes, expriment la présence et la force du dieu ; le caractère sacré de la main dans les cultes orientaux a pu contribuer alu maintenir sur les enseignes impériales. Les nombreux

Sur les monnaies, Domaszewski, O. c. p. 4-8 et sq. — 2 Frœhner, CoL Traj. I 'uSorius, Traj. Stiule, pl. vu {notre fig. 6415). — 3 Domaszewski, fig. 5 et

( ■ ’ ^ oy . don a milita r ia, et 1 art, d u mômetitre par Fiebigcr dans Paul y- W 15-

’a’ ne i/cl. ; surtout P. Steiuer dans les Bonner Jahrbüc/ier, 1900, 1-99.

(’naias» ^ II, 12. -- (- Joseph. 11. Jud. VI. S, 5. — t Corp.inscr. lat., 111, 5775, v 8 N b 3638 ; Orelli, 516; CW.- Bl. d. West. Zeitschr. 1887, 101 ; Epk. epigr. nef! "■ 11 t°rfl',cs est suspendu au col de l’aigle, sur quelques monnaies;

y 0116 reproduit une monnaie de Sept. Sévère, Cohen, Méd.imp IV, p. 59.

1 .ne lig. 1229. 8 Les figures indiquées saus autre référence que leur numéro

uotrqC"ti Uo"iaszev'slli- — 9 Domaszewski, fig. 14, 18 a, é, 19, 23, 29, 30, 42, 79 a ; firii'i ’ 1 aDros 0 - rend. Acad, des inscr. 1872, p. 2U9 (stèle du musée d'Alexaau Coll, du prince de Canino ; actuellement au British Mus., n. 193 du Greek 1(111 ’ ' ' r°om. Une main gauche semblable lenaut une fleur, de la collection

and

F’ig. 0417. — Enseignes avec la manus.

exemples que fournissent les monuments sculptés® (fig. 6417) permcltentde considérer comme un spécimen de ces enseignes une main ouverteau-dessusd’une sorte d’avant-bras en tronc de cône (fig. 6418), conservée au Musée Britannique10.

2“ Vexillum. — Cet étendard, dont on a plus haut indiqué l’origine, est placé sous la main ou sous la couronne qui forme le sommet11, ou bien il est isolé au sommet de la hampe quand l’emblème est absent 12. Lorsque le vexillum n’est pas représenté, son existence est généralement rappelée par la barre transversale destinée à porter les deux cordelettes qui relient les extrémités de la traverse au sommet de la hampe et par les bandelettes qui tombent de ces extrémités (fig. 6415). Un exemplaire trouvé en Angleterre (fig. 6-419), où traverses, bandelettes et cordelettes sont exécutées en bronze13, indique qu’il devait en être ainsi souvent sur les nombreux monuments (fig. 6415) qui représentent lagarniture sans vexillum au haut d’une hampe. Quand cette garniture n’était pas imitée en métal, les bandelettes fixées à des anneaux devaient être de pourpre, terminées par des feuilles de lierre argentées comme on en voit aux vexilla (fig. 6420) **.

Le vexillum — le mot se traduit exactement par drapeau — consistait en une pièce d’étoffe carrée, atLachée à une antenne qu’on suspendait au bout d’une pique, généralement en travers, parfois le long de la hampe 15.

A en juger par les monuments, le drapeau devait avoir entre 0 m. 50 et 1 mètre carré. Pour qu’il fût bien en vue, la pique qui le portait était très haute. Fig.

Quand, au passage de l’Euphrate, le vent eut arraché un de ses étendards qui portaient en lettres écarlates le nom de la légion et celui

Fig. 6418. — Manus en bronze.

6411». — Enseigne en bronze avec médaillon impérial.

Morgan, étail exposée en 1909 à South Kensington , salle XL, u° 1087. — 11 Fig. 23, 29, 79 a. — 12 Fig. 57, 61, 62, 67, 68, 73, 80, 81. — 13 Le lieu de la trouvaille et le médaillon de Néron qui en orne le centre indiqueraient qu’il a été perdu lors de la campagne de G3 contre les Iceni. Musée du Cinquantenaire à Bruxelles ; reproduit ici d’après une photographie publiée dans le Bull, de la Soc. Antiq. 1901, p. 169. — 14 Fig. 5,18 a-6, 19-27, 29, 33 (la feuille de lierre très distincte dans 33 et 42 de Domaszewski), I00(= lig. 6420). Sur la fig. 33 et sur la colonne Trajane (Froehncr, pl. li, lxxi, evi), on distingue les anneaux auxquels les bandelettes étaient suspendues. Anneaux semblables au capricoruc (fig. 611 h, auquel une feuille de lierre est encore attachée. — 15 Cedreu. 109 : pi;iXa, icaoar.etùaiiaTct tx t:oo3;o*ç xoù govvotJ èç TETçàYwvov ^EKoiYipuva. Voir le Corpus Gloss, de Goclz, s. v. 3r,ü«V/.aT«\i»v,

pvi'tTkXocpôpo;. Exemple du vexille, Mus. Borbon. 11, 58; S. Rein&ch, Ilëpertoire des Reliefs , I, 281.

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