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III. Siphon intermittent. — C’est le vase de Tantale

1 Tb x tvby Iir.ilv tlvat. Tint. 79 b (6d. Didot, p. 239); «evV/ °03fv ettiv, ih. — 2 Cf. Plin. H. nat. Il, 05. — 3 1b. — 4 De spirit. 7 ; cf. traduction de M. Carra de Vaux ( Notes et extr. des mser. XXXVIII, Paris, 1903), p. 127.

5 /(,. 4. 6 X. 7. L’ingénieur romain admet dans lo corps do la pompe lou-

lantc, entre le pislon et le liquide, la présence d une couche d’air qui n’existe que rarement dans nos appareils et qui ne joue aucun rôle dans nos théories ; c est pourquoi tous les commentateurs, depuis Perrault, ont cru devoir corriger le Lexte. Cf. édit. Panckoute, 1847, II, p. 530, note 57. — 1 lo. Stob. Physic. XIV (édit. Meiiieke-Teubncr, 1800, p. 93). - 8 || Quaest. pat. 16; et compressa utrinque palma in modem siphonis comprimere. — 9 U . Nat. Il, 06, I : quo spiritn acta et' terrae pondéré expresse , siphouum modo enticat. — 10 Dp. 4, 6, 23; aqua relut expresse cubantium pondéré, siphuncuRs ef/luit. — 11 Simplic. ap. Arislot. de Caeto, I, 18, 14 ; cf. Mcinckc-Tcuhner, O. c. vol. Il, p. 52; G. Rodier, La Physiq. de Straton, Paris. 1890, p. 57. — 12 Tusc. I, 17. — « I ront, de aquaed.

18 et 35. 14 Sur l’époque probable où vivait ccl auteur, cf. P. Tannery, lier.

étud. gr. 1896, p. 27 cl l’art. Msason», p. 1731. — •» »iiï rtilr. Su où» le n -vit t« Tiopacav ravi:, O. c. I, proe. (éd. Schmidt, p. 28). — 10 « Le vide est distribué en petites particules à travers l’air, l’eau et les autres corps à I exception du diamant... Les molécules de l’air sont toutes contiguës, 11 ais sans être ajustées exactement les unes aux autres, dans tous les sens cl en laissant entre elles des espaces vides comme le font les grains de sable sur le bord de la mer. O. c. I (rd. Schmidt, p. 4) ; cf. trad. A. de Rochas, p. 88. — 17 « L’impossibilité du vide conduit Platon à nier toute compressibilité réelle; suivant lui, la même quantité de substance corporelle ne peut être réduite en un moindre volume. » Tb. H. Martin, O. c. Il, p. 257. — 18 Vitruv. IX, 9. Pour cette découverte, cf. les art. machika, p. 1461 et HYDnAucos, p. 312.— 19 O. c. I, 2. Traduction de M. A. de Rochas (La science des philosophes, 1882, p. 101). Au lieu de «jusqu’à ce quo la pression arrive à la surface du vin », W. Schmidt (C. c. p. 39) traduit » bis an der OberDache des Weines sich das Vakuum bildet ». Un contemporain de Hérou expliquait pour les

lûmes raisons, l’action des ventouses; « Quand une ventouse est appliquée, I au chaulfé s’échappe, comprimo l’air ambiant qui comprime à son tour la surface du jrps humain et pousse ainsi les humeurs sou» la ventouse. » — 30 Archimède émonlra que : « si un liquide est en état d’équilibre et d’immobilité, la forme de 1 surface est celle d’une sphère ayant pour centre le centre de la terre (I, F°P- -• d. Iteibcrg II, p. 360,; cf. Ad. Legrand, Le traité des corps /hit. d'Archm.

13 (Journ. de Phys, théor. et appliq. 1891, octob.). Pline traduit la 1 1 n i } ' 1 ‘ ion d'Archimède en la qualifiant de subtilités geometrica [H. nat. Il, 6a, » >'l M t cherche à en faire une loi générale pour toutes les surfaces de liquide ih. 3 ■ 1 1 rais il confond la tension superficielle ainsi que la capillarité avec I action d esanteur sur la surface des mers. Si la surface d'une goutte d'eau est spliri "I'" ■

I est absurde de dire que cette goutte « a pour centre le centre de la terre - 8 éciproque do Héron « on sait que tout liquide dont les difléreulos partie» snn ommunicalion et qui est en repos, prend une surface libre, sphérique, don ' ' " rc est le centre de la lerre » (éd. Schmidt, p. 33 et 34) d'ou « I eau doit h 1 ^ epos dans un siphon quan I la surface libre est sphérique et concentrique a ^ le la terre » (ib. p. 38), est fausse attendu que l’on démontre par le caïeu « ^

lériinentation que tout liquide en équilibre dans un ou plusieurs vases (liants a une surface plane et non sphérique. C’esl le second corollaire u '

ondamental de l'équilibre des liquides. — 21 O. c. I, 2 (éd. Schmidt, P-,311) " ‘ 1

„ . - v , 22 /Il Oïl II cous»

bivxO KU IXÉ90 ?«fùti?ov îv TOÎ B0 «ataxoevEi «Il ieuTtt«T«i. — }

1ère comme une erreur do dire : Suivi vô |aiT~ov t/;,»; E7-’lv n||C

— 23 76 p. .30. — 24 Ib. p. 28. — 25 Héron dit fort justement « qu 1 s iv ^ iression d’aulant plus grande sur l’orifice de sortie que la branche exténeuno^ ^ onguc ou plutôt qu’il y a une plus grande différence de hauteur enlie cm ^ iquidc dans le vase et l’orifice do la branche externe. » ( Trad. A. de R°c u ^ ^ ^ ip Vlais il a eu tort de dire avant que cette pression est celle du liquide continu ^ rase (i/i. p. 103) ; cf. éd. Schmidt, p. 44. — 26 Hcr. AL O. c. 4, cl. ^ c | 3.

nathemaUc. opéra, Paris, 1693, fig. de la page 137. — -1 lie’’- A 1 v’

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jg nos cabinets de physique. M. A. de Rochas en cite un spécimen découvert dans les murs du Vieil- Evreux par un ingénieux dispositif, les Alexandrins obtenaient ou faisaient cesser à volonté l’intermittence2. C’est ce qui pormit de construire avec ce siphon des pièces automatiques dont s’amusèrent les Romains3 et les Byzantins4.

IV. Siphon étouffé , Ata67)T7)ç y, (rttptov b 7tviXTbç 5. — Dans les pièces automatiques il importe surtout de diminuer le volume des organes secrets. On simplifia le siphon intermittent en invaginant l'une dans l’autre les deux branches inégales. La petite branche est remplacée par une éprouvette renversée sur la grande branche dont elle coiffe la moitié supérieure; l’autre moitié inférieure sortant par le fond du vase comme dans notre siphon intermittent6.

V. Chalumeau. — On vient de voir que 8ia6^TT,î et ui'jjwv sont synonymes 7. Le diabètes 8, ou tube droit percé à ses deux bouts, paraît même avoir été le seul 3;ffia)v que connurent les Grecs d’Europe avant la période hellénistique, et c’est la seule acception que les Alexandrins ont en vue quand ils écrivent le mot aîcptüv sans épithète. On peut employer le diabètes comme chalumeau ou comme pipette selon que le tube est plus ou moins gros et selon que l’on fait ou non le vide dans la parLie supérieure. Le chalumeau peut n’être qu’un simple tuyau de paille9, mais d’ordinaire c’est une tige de métal line et creuse, tennis fi.st.ula l0. On s’en sert pour aspirer un liquide avec la bouche comme le font avec leur trompe, aèpuv u, les puces, les cigales, les abeilles12, les moustiques l3. On employait le chalumeau pour déguster14 ou boire le vin13; de là, le verbe ctçwvfÇetv 10 avec le sens de boire du vin. Aristophane 17 l’emploie en parlant d’Athéniennes qui, pour se livrer à la boisson, remplaçaient le siphon usuel par la cuillère de leur strigile [strigilis]18.

VI. Pipette, tâte-vin. — Le tube en est plus gros que celui du chalumeau ; il peut être en métal ou fait d’une tige de roseau l9. Pour s’en servir, on le plonge dans un récipient plein de liquide et, sans qu’il soit besoin d’aspirer, le liquide monte naturellement dans le tube au même niveau que le liquide extérieur. Sialorson applique le doigt sur l’ouverture supérieure de la pipette, le liquide ne s’écoulera pas et on pourra le transvaser. Les marchands des agoras grecques détaillaient avec cet instrument si simple de petites quantités de vin20 ou d huile (fig. 6463)21, sans qu’ils eussent besoin d’entonnoir - ni de faire basculer ces grandes jarres que leur poids et leur volume rendaient d’un maniement si difficile. Une amphore à figures rouges23 montre un de ces

forains qui semble appeler les chalands; devant lui, une amphore du goulot de laquelle sort une tigç mince, droite, dont la longueur émergente parait être moitié de la hauteur extérieure du vase où elle est plongée. Si les

proportions sont bien observées, on aurait ici une amphore haute d’une coudée dans laquelle plonge un siphon long de deux pieds. Il se peut que ces pipettes fussent graduées comme les nôtres21 ; en tout cas, elles ont pu servir d’unité de mesure courante, car sur une amphore à figures noires23, on voit le marchand supputer son compte avec les doigts de la main gauche et tenir dans sa droite un de ses siphons qu’il montre au client.

VIL Crible sphérique. — Dans nos cabinets de physique, on donne le nom de crible d' Aristote'16 à un instrument que Philon de Byzance27 décrit longuement et que Héron qualifie « d’utile pour puiser le vin » xxTa'Txeuaap.'xtiov npbç xo olvo/oelv y p/jX'.pov 28. C est une pipette ayant la forme d’une « petite sphère dont la partie inférieure est percée d’un grand nombre de petits trous comme un crible. La parLie supérieure est traversée par un tube creux soudé à la sphère et dont l’orifice du haut débouche en dehors »’29. Cet instrument ne servait pas qu’à puiser du vin. Le P. Schott a vu les Siciliens en employer de semblables pour rafraîchir les boissons ; on entourait la sphère de neige, probablement dans un manchon et on pouvait verser à boire sans qu’il fût besoin d’incliner le vase cum periculo efundendi nivem so. Puisqu’on aurait pu obtenir le même résultat avec une seule ouverture à la base31, il faut admettre qu’on se servait de ce crible comme d’un colurn nivarium 32, d’un xpuêXtov pour arroser de la neige avec du

1 U science des philos. 188-2, p. 117. Pliil. Byz. 49, éd. C. do Vaux.p. 188. — 2 lier. ' c* Ifi 33; trad. A. de Hochas, p. 184; Thévenot, (). c. p. 107. fig. 2.

1 ^ llniv- X, 7. — 4 Alf. Rambaud, L'Empire grec siècle , Paris, 1870. p. 417 ;

AU" | I/-/ Ismail al Djazari, Sur l'emploi de l’eau pour donner dit mouvement aux automates, ouvrage composé en 1206 de l'ère chrétienne. (M.-G. de Slane, Calai, des Mau user, de la B. nat. n« 2477). — B lier. Al. O. c. I. 3 (éd. Schmidt, p. 42). — c Phil. ! ïz' 10 l^- Schmidt, p. 480; éd. C. de Vaux, p. 47 et 128). Thévenot, O. c. fig. de ' |1. U0. 1 (ter. Al. fl. c. I, 3 ô Ti/ix T7Ç aiotav ri vvixvb; £tcc3r,TV)Ç. — B Coluniclle

- I(l, 2), comparant la tige médullaire des plantes au siphon, dit : siphoncm quem I ^ hm vocant mechanici. — lUIesych. aiçmv — xHiv as a/ûuv »ai icupoCi* — lOCels. I- — "Colum. IX, 14, 15. — 12 lb. — 13 Meleagr. (Anlh. Palat. V, 151.2). — H Pol- ^ ^ “ - X, 20. — 15 lier. Al. O. c. I, 2 (éd. Schmidt, p. 36) ; Elym. AJ. s. v. ; Sl i 8; cl. Al. de Sominevoir, Le trésor romaïq. 1709, ib aiçoffvt — zampillo ;

. vtir.u, Utool, a oouvtvtpta = uno o una elle bere il vino co’l zampillo ;

uno clie beoe assai , semblable métaphore est enregistrée par Hesychius;

Al. de Sommevoir: aiyauv.XM 18 Suidas indique la cala-

(wa/o; avQoi'iito; va: i.ly./o-. — 15 Suid.

( l>iV,'re il vino co l zampillo. — 17 Thesm.

cupwviÇontv vbv oItov, oubliant peut-ôlre que les strigiles dn Ve siècle ont une

large et profonde cuillère. — 19 Gl. ap. Eslienne, T/ies. r, *«Xû;vv| vo7 Ayy'ou xa7.âpou. Pour cette plante (Arundo Phragm. L.) cf. Lenz, lîolanik der ait. Griech. p. 237.

— 20 Hesych. «rlsuv — oT; o! vàaaX'H vbv olvov 4sâo, ta, . — 21 Er. Pernice, Zfsuv, Jahrb. d. d. arch. Inst. 1893, VIII, p t82, n. 0. Amphore h fig. noires du musée de Cornelo : l b . p. 180). — 22 Cf. noire fig. 5394. — 2! H. Pernice, O. c. p. 183, au musée municipal de Girgenli. — 21 Les parois des siphons représentés sur ie vase de Cornelo ne sont point planes, mais légèrement rculiées de distance en distance ; le peintre a pu vouloir marquer les nodosités dn roseau. — 25 E. Pernice, O. c. fig. p. I8lau musée de Cornelo. —26 Ce nom est d’origine arabe, cf. C. de Vaux, O. c. p. 32. — 27 O. c. XI (éd. Schmidt, p. 480 ; tr. C. de Vaux, O. c. p. 130).

— 21 O. c. I, 7 (éd. Schmidt, p. 56). — 29 lb. (Trad. A. de Hochas, O. c. p. 109).

— 30 G. Schott, Mechanica hydraulico-pneum, Herbipoli, 1657, p. 303 et fi». 2 de ta pl. xxvt. — 31 Dans les Echelles du Levant, et depuis quelques années à Marseille et même à Paris, des marchands ambulants débitent de la limonade avec une pipette en fer blanc; on dirait une boite cylindrique à conserves munie sur son couvercle d’un long tube creux et sous son fond d’un second tube très court n’ayant qu’une seule ouverture extérieure ; le cribrum Vestali t virginie du P. Schott a le

| fond crebris foraminibus minutie perforatus. — 32 Mart. XiV. 103.

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vin préalablement rafraîchi [couim, p. 1332]'. Salzmann a découvert a Camiros plusieurs fragments en terre-

cuite de ces arrosoirs2; le Louvre possède un exemplaire complet trouvé en Béotie.

C est un vase ovoïde, haut de 22 centimètres, décoré de figures noires et muni d’une anse ronde faisant l’arc de cercle par-dessus; cette anse « forme un tuyau creux qui est percé d un trou à la partie culminante » 3 (fig. 6464). Il suffisait de diviser l’intérieur de ces pipettes ovoïdes en deux ou trois compartiments par des cloisons étanches pour avoir des ustensiles « versant à volonté du vin, de l’eau froide, chaude, ou toute autre liqueur qu’on désirait »3.

VIII. Siphon renversé. — Si I on retourne un siphon à deux branches de façon que chacune des ouvertures de celles-ci se trouve en haut, on obtient un appareil fonctionnant non plus selon les principes de l’aérostatique, mais d’après les lois de 1 hydrostatique sur les vases communicants. 1° Le siphon renversé à branches égales a été très employé pour la conduite des eaux et leur distribution dans les villes [aouaeductus, p. 341], Les plus anciens exemples se voient en Caramanie dans l'aqueduc d’Aspendus (fig. 400) 3, dans celui de Patara construit en blocs polygonaux 6. C’est également dans un centre important de constructions cyclopéennes, à Alatri1, que Ion trouve, en Italie, le plus ancien aqueduc à siphon, bien que l’édifice actuel ne soit que de l’an 134 av. J.-C. Vitruve a donné les règles pour la construction de ces conduites, mais parmi ses conseils, il en est un dont on discute encore le sens8 : Etiam in ventre eolumnaria 9 sunt facienda per quae vis spiritus relaxetur 10. Il est évident que si l’on fait une ouverture dans la partie la plus basse de ces conduites sous pression, l’eau s’échappera et ne remontera plus dans la branche ascendante. Cependant, Flachat découvrit à

1 Horal. Od. I, 2, 6. — 2 Viollet-le -Duc, Diction, raison, du mobilier franc. Il, p. 16. — 3E. Potlier, Hev. arch. 1899, I, p. 8 (C. A. 822) et flg. 6. Le petit volume de ce vase empêche d'admettre l'hypothèse de M. Clermoiit-Ganneau (Hev. arch. 1899, 11, p. 327), formulée déjà par Viollet-le-Duc, l. c. que ces ustensiles sont de simples arrosoirs. — L Her. Al. I, 8 (éd. Schmidt, p. 60; Irad. A. de Rochas, p. 110); Thévenot, O. c. fig. de la p. 102 — 6 Ch. Teiier, Asie Min. {Univers pit.) 1842, p. 719; Trémaui, Explor. arch. de l'As. Min. pl. vm-ix. — 6 Ch. Texier, O. c. p. 677, Descr. de l'As. Mm. III, p. 224, pl. clxxix ; V. Duruy, Hist. des Rom. 1880, II, p. 642. — 7 A. Secchi, Aranzi di op. idraul. ant. nell' Alatri, Roma, 1865.

— * VIII, 7.-9 Au lieu de eolumnaria, quelques éditeurs donnent cotumbaria, ou colliviaria ; cf. Perrault, Les dix licres darchit. de Vitr. 1684, p. 267, n. 8.

— lOLe désaccord porte : 1" sur la lecture et le sens de eolumnaria ; 2” sur ventre que \itruve emploie dans le sens de xotàta pour le creux, le fond horizontal de la vallée, cf. ib. vent ris planitia. M. 1 ingénieur Germain de Montauzan, Les aqued. romains de Lyon , 1909, traduit vis spiritus par « force d'aspiration » p. 181 • donne h ventre le sens de concavité : « les ponts-siphons des aqueducs de Lyon sont assez bien conservés pour qu'on reconnaisse que leur tablier est horizontal et non en forme de ventre concave » p. 186; remplace eolumnaria par colliviaria » robinets de décharge ouverts au moment du remplissage », p. 187, bien qu'il reconnaisse que les coups de bélier se produisent aux points hauts où l'air vient s'accumuler; rejette l idée de ventouse et assimde les souterazi orientaux aux colonnes piézométriques, alors qu'il n'y a qu'un rapport de forme extérieure et pittoresque.

— H tlech. sur les aqued. de Lyon constr. par les Rom. 1760, p. 52. Cependant Delorme, malgré lavis de Flachat, croyait que le tuyau de la ventouse était couché remontant le flanc de la vallée. La nécessité des ventouses ne fut comprise

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Delorme 14 de quelle élégante façon les anciens sohiii

nèrent ce problème par la construction de mon„ménu semblables aux souterazi de l’Orient 42 vérii-,ii s touses se trouvant m perpétua aequalitate puisqu’o, 1 ' plaçait au sommet de piliers en maçonnerie doni T hauteur atteint la ligne de pente générale des eaux l & Romains évitaient ainsi les accidents que la press " peut amener dans un seul siphon renversé doiTl" branche horizontale est d’une trop grande longueur14 ! ils construisaient autant de eolumnaria qu’ils crevai,.' nécessaire d’établir de siphons renversés: ainsi"' Pompéi, dans la seule ruede Stables, on en compte quatre depuis le Château d’Eau jusqu’au théâtre couvert h cl sont des constructions en pierre ayant la forme d’n» obélisque égyptien décapité de son pyramidon ■ J sommet, se trouve, au contraire, une excavation, columbarium, sorte de boulin que remplissait un bassin de métal43. L’eau montait par des tuyaux appliqués sur une des faces de l’obélisque et se déversait dans ce bassin où elle se trouvait â surface libre, n’étant recouverte que’ par une large tuile plate. D’autres tuyaux adaptés à la base de ce bassin redescendaient sur la face opposée de l’obélisque et conduisaient l’eau à la colonne suivante ou aux fontaines 46. 2° Si le siphon renversé est à branches inégales, l’eau s’échappe du tuyau, siphunculus de la petite branche et forme un jet qui s’élève jusqu’à la hauteur du réservoir d’où part la grande branche. C’est ainsi qu’à Pompéi on peut facilement calculer la hauteur de ces fontaines jaillissantes qui sont en communication directe avec les eolumnaria des carrefours13. Cependant, quand on étudie une fontaine d’où l’eau s’élance de la cime d’une colonne (fig. 3149 et 3134) il faut se souvenir que les anciens savaient établir desjets d’eau par l’air comprimé49.

IX. Vases à niveau constant. — Ce sont des siphons renversés à branches inégales dont la petite branche a la forme dune coupe d’où le. liquide ne sort pas en jet, mais qui « reste pleine, quelle que soit la quantité qu on y puise 20 ». Philon décrit trois appareils différents, bien que construits d’après le même principe, et il ajoute : « Employez-les comme vous voudrez, pour des bains, des lavabos ou des lampes24 » ; et plus loin: « il y a de nombreuses variétés de vases à niveau constant, modifîez-les comme vous voudrez22 ». D’ordinaire, le

en France que lors de la construction des aqueducs de Versailles (Hist. de l' Acad, des sciences, 1732, p. 157). — 12 Ces constructions, dont le 110m signifie niveau ti eau , sont de temps immémorial toujours bâties et réglées parles membres do quelques familles épirotesdu canton de Drinopolis (arr. d’Argyrocaslro). bien qu'en dise P. de Tchihalclieff (Z,e Bosph. et Constantinople , 1866, p. 58 sq.), jamais Turc. Arabe ou Persan na été capable de faire fonctionner un souterazi. La meilleure élude sur ces monuments est celle d’Andréossy, Constantinople et le Bosphore, Paris, 1828, p. 388 et 438, pl. net x). Pour les souterazi d’Alep eide S. Jean d Acre, cf. J/j. 459 ; pour les conduites à souterazi de Pucrto-Rcal près Cadix et de Talavara sur le Tage, cf. Ib. p. 460 sq. — 13 (Aqua) ex longo spatio venins leviter lumescit, Vitruv. VIII, 7. — 14 H. Thédenat, Pompéi ; le plan de la ville où les « colonnes d ascension pour les eaux » sont marquées par X n’en porte que trois; la quatrième est indiquée dans l'erratum ; Vie publiq. p. 128, fig. 69 et 71. Celleci représente 1 arc de la rue de Mercure, qui comme l'arc de Tibère, « on! été utilisés comme colonnes d’ascension pour les eaux ». — 1° Mau, PompeL, its lifeand arts , 1892, p. 230. — 16 Ces colonnes, dont la description technique na jamais été faite, sont identiques aux souterazi qui conduisent encore l’eau à travers les plaines jusqu au château d'eau ( taxim ) des villes levantines. — 11 Plin .Bp- 6. — 18 11 faut toutefois tenir graud compte de la platine, mamilla, adaptée a l’extrémité du siphunculus , car c'est elle qui donne la forme du jet et mlhie sur sa hauteur. — 19 Pour ces fontaines de compression, cf. Her. O. c. L 1,1 A. de Rochas, Les origines de La science , p. 198 ; Thévenot, O. c. lig. «le *'1 p. 164. — 20 Hcro Al. U. c. I, 19 (éd. Schmidt, p. 102 sq. ; trad. A. de Rochas, p. 122 sq.). — 21 phil. %z. 19 (trad. C de Vaux, p. 142). — 22 Ib. 20 (Irad.

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