‹ Dictionnaire des antiquités romaines et grecquesChapitre 10 sur 327 · IX, 6, G · texte numérisé non relu

IX, 6, G

APIARIUS ([leXtdaeO;, (jLcXKJffovpyo;).

Celui c|ui soigne et garde des abeilles (Plin. H. IS. XXI, 31).

APICATUS. Qui porte Vapexoahonnet terminé en pointe du flamen dial'is (Ovid. Fast. m, 397). Voir la gravure du mot Apex et l'article Flamen.

APLUSTREetAPLUSTRUM (içXa^- Tov). Ornement fait de planches de bois, ressemblant un peu aux plumes d'une aile d'oiseau, qu'on plaçait sur la pouj)e d'un navire.

(Lucan. m, 5S6; Lucret. ïV,439.) La figure représente un aplustre en détail, d'après un ancien bas-relief dont on a ime copie au musée Britannique. On voit la position qu'il occupait sur le vaisseau dans la gravure précédente.

APODYTERIUM ( àitOS-jTYipiov ).

Chambre où ton se déshabille, particulièrement chambre de bains ( Cic.

ad Q. Fr. ni. 1,1; Plin. Epist. v, 6, 25 ), où l'on se déshabillait et où les vêtements restaient pendant qu'on pre-

nait le bain ; car, dans les établissements

publics, toute personne était forcée par la loi de les retirer avant de passer dans l'intérieur : cette disposition avait pour but de prévenir les vols en empêchant de cacher sur soi les objets dérobés (Cic. Cœl. 26 ). La figure représente l'intérieur de Vapodyterium des bains publics de Pompéi; on peut voii* sa position relativement aux autres pièces sur le plan au mot Baline^ ; il y est marqué A. Il a trois portes : l'un, à main gauche, à l'extrémité de la gravure, est l'entrée générale et commune; l'autre, à main droite de celle-là, mène dans le bain froid, et la plus proche, sur la droite, dans le bain chaud. Des sièges pour s'habiller et se déshabiller sont placés le long des trois côtés de la chambre ; et dans les trous qu'on voit aux murailles étaient fixées des chevilles de bois pour suspendre les vêtements. On mettait une lampe dans la petite niche sombre sous

APOPHORETA (àTtoçopr.Ta). Présents qu'un hôte donnait à ceux qu'il avait reçus, au moment de leur départ, pour qu'ils les emportassent dans leur logis. Des cadeaux de ce genre étaient plus particulièrement en usage pendant la fête des Saturnales (Suet. Cal. 65; Fesp.

APOSPHRAGISMA (àTtoffçpàYWfia).

Dessin ou empreinte d'un anneau à cachet ( Plin. ic/^/i/. X, 55, 3j. Voy. les gravures au mot Annulus.

APOTHECA (àTtoeïixTi ). Magasin ou dépôt pour toute sorte de denrées { Cic. Vatin. 5; Phil. Il, 27). Ce mot contient les éléments de l'italien bottega et du français boutique; mais c'est là une corruption du sens primitif, qui s'appliquait à un magasin où les denrées étaient gardées non pour la vente , mais pour l'usage parliculier de leur possesseur. Comparez Taberna.

2. Chez les Romains ce mot indiquait un dépôt pour le vin dans la partie supérieure de la maison (d'où Horace, Od.

III, 21,7, descende testa ; cf. Plin. Ep. II, 17, 13; Plin. H. N. xiv, 14,0-7) : on l'y gardait pour qu'il pût vieillir dans les ampliorœ, et , comme nous dirions , en bouteille; au lieu que le vin nouveau.

APOTHEOSIS.

AQOILA:

mis dans les dolia et les cupm, ou, suivant notre expression, en futailles, était placé en bas dans la cella vinaria. Voy. Cklla.

APOTHEOSIS (àjto6£w<7t;). Mot emprunté à la langue grecque , mais employé seulement à une époque postérieure (Tertull. ^pol. 34) ; le terme latin est Consecratio. Voyez ce mot.

APPARITORES. Nom collectif donné aux officiers publics attachés au service des magistrats romains et comprenant les Accensi, Liclores, Prxcones, Scribae, r'ialores, etc. {Cic. ad Q. Fr., i,l, 4; Suet. Ti/>. 11).

2. Dans l'armée, ceux qui servaient les tribuns militaires (Hirt. B. Afr. 37 ; Lamprid. Alex. Sev. 52).

AQU^DUCTUS (OSpaYwyeTov). Aqueduc, canal artificiel, souvent de plusieurs milles de long, servant à porter un cours d'eau de la source vers un point déterminé (Cic. ad Att. XIII, 6 ; Frontin, de

Aquxduct). La figure représente une partie de l'aqueduc construit par l'empereur Claude : il est bâti de travertin et n'a qu'un rang d'arches; mais oertains aqueducs portaient trois cours d'eau séparés dans des canaux distincts, l'un au-dessus de l'autre ; et d'autres avaient deux ou trois rangs d'arches , suivant la nature du pays qu'ils traversaient. On voit le canal \{specus) par lequel l'eau passait : il est découvert au sommet.

AQUAGIUM. Cours d'eau qui était une propriété commune et qui ne pouvait être détourné qu'en petites par-

ties par les propriétaires dont il traversait les terrains (Pomp. Dlg. 43, 20,3 ).

AQUALIS. Tout vase qui contient de l'eau pour boire , cruche ou pot à eau (Plaut. Cure, il, 3, 33; Mil. 111,2, 39).

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