‹ Dictionnaire des antiquités romaines et grecquesChapitre 9 sur 327 · Antepagmeritum superius (Vitruv · texte numérisé non relu

Antepagmeritum superius (Vitruv

IV, 6, 1). L/«fea« du châssis d'une porte, surtout quand la porte ouvrait en dedans, et que la moulure du linteau en recouvrait le bord supérieur, de la même façon que nous venons de le décrire pour les chambranles latéraux. Cette disposition est communément adoptée dans les maisons de Pompéi, où les portes habituellement sont placées tout à fait derrière le châssis.

ANTEPILANI. Soldats qui, dans la légion romaine rangée en bataille , étaient placés devant les pilani ou triarii, qu'on postait au troisième rang. Ainsi, c'est un terme général pour désigner les soldats des deux premiers rangs, les kastati et les principes, comme on les appelait partictdièrement (Liv. viil, 8).

ANTERIDES (IpeîariAaTa). Contreforts placés contre l'extérieur d'une muraille pour la soutenir si elle est faible (Vitruv. VI, 8, 6); ils étaient rarement employés par les architectes grecs ou romains, excepté pour consolider une fondation. La figure représente la cloaca Maxima à Rome, avec des contreforts extérieurs de chaque côté de la maçonnerie, comme on le vit dans une fouille dirigée ])ar Piranesi. Ces contre-forts cependant sont d'une {>ierre différente de

celle du reste de l'otivrage , et ils n'entraient pas dans la construction origi-

nale ; mais on peut les regarder comme des vestiges des réparations faites aux égoûts à l'occasion que mentionne Denys d'Halicarnasse (m, 67), quand on dépensa pour ce monument piès de cinq millions de notre monnaie.

ANTESIGNANI. Corps des plus braves et des meilleuBS soldats de la légion , qu'on plaçait immédiatement devant les enseignes, pour les empêcher d'être prises par l'ennemi (Cœs. B. C. I, 57 ; Liv. XXII, 5; IX, 39).

ANTESTOR. Sommer une personne ou lui demander de porter témoignage qu'un défendeur refuse de paraître devant le tribunal. Dans de telles occasions, le demandeur priait un des assistants de porter témoignage des mépris du défendeur, par les mots licet antestari? S'il recevait son consentement, il touchait l'oreille de son témoin, puis se saisissait de la personne de l'opposant et le traînait de force au tribunal (Plaut. Pers. IV, 9, 10; Hor. Sat. i, 9, 78; Plin. H. N. XI, 103).

ANTIiE. Boucles de cheveux d'une

femme, quand elles tombent des tempes

AISTILENA.

APHRACTUS.

le long des oreilles (Feshis, s. v. ; Isid. Orig. XIX, 31, 8); et pareillement, mèches de côté des hommes , quand elles sont arrangées avec soin depuis les tempes le long du visage (Apul. Flor. i, 3, 3), comme dans la gravure, prise d'une petite figure en bronze trouvée à Hercuîanum. La gravure au mot Anadema montre ces boucles portées par des femmes, d'après une peinture de Pompéi.

ANTILENA. Poitrail attaché au bât d'une bête de somme pour empêcher la selle de glisser en arrière (Isid. Orig.

XX, 16). 11 était fixé au-devant de la selle des deux côtés et entourait le poitrail de l'animal, comme

dans la gravure, ^

prise d'une peintu- '^"^ re d'Herculanum; c'était l'accessoire nécessaire du bât dans toutes les contrées montagneuses à pentes escarpées.

ANTIQUARIUS. Terme employé sous l'empire, avec nn sens différent de celui de lihrarius, pour désigner une personne qui faisait métier de copier de vieux livres (Isid. Orig. VI, 14, 1), et qui écrivait dans l'ancien caractère uncial, quand les lettres courantes étaient devenues d'un usage général (Becker, Gallus, l, p. 164, de ia trad. angl.).

ANTLIA ( àvTXîa ). Pompe ou autre machine pour élever de l'eau ; ce nom s'appliquait à toutes les inventions hydrauliques des anciens et n'indiquait aucune machine particulière. Dans Martial {Ep- IX, 19, 4), il est employé pour désigner la tige et le piston ; dans Suétone ( lib. 51 ) la roue hydraulique à bras; et dans Callixène (Athen. v, 43), la vis d'Archimède. Les différentes machines comprises sous le terme général d'antlia sont décrites et expliquées sous leurs noms spéciaux. l,es voici : 1° Rota AQUARiA ; 2° Tympanum; 3° Tolleno ; 4° GiRGiLLUs; 5° Ctesibica machina

et SiPHO ; 6° COCHLEA.

APALARE ou APPLARE. Sorte de grande cuiller qui servait à faire cuire ou à faire passer des œufs mollets ou pochés {Gloss. Isid.), quoiqu'on l'employât

aussi à d'autres usages (Auson. Epist.

21). La gravure est

copiée d'un original .

en bronze, trouvé *~~~"

dans une cuisine à

Pompéi , qui , à ce qu'on croit , offre le

sjiécimen d'un de ces objets.

APEX. Littéralement, morceau de bois d'olivier, aiguisé par le bout et fixé dans une touffe de laine , que portaient au haut de la tête les Flamines et les Saliens (Festus, s. v, yilbogalerus ; Serv. ad Virg. JEn. x, 270). L'apex était attaché de chaque côté par un bandeau , ou il tenait à une ,^ calotte qui s'adaptait étroite- Z*-'^ ment à la tête, comme dans la gravure, prise d'un bas-re- y-> J/1 lief romain ; de là le mot a- '' J^/ /

{>ex est employé souvent pour a calotte elle-même (Fabius Pictor ap, Gell. X, 15, 3;Liv. vi, 41 ).

"2. (xtôvoç). Cimier du casque auquel était attachée la crinière en crins de cheval (Isid. Orig. xviii, 14, 2; Virg.

.'F.ii., XII, 'Î92). L'apex lui-même paraît d'une façon très-proéminente dans la gravure ci-jointe , copiée d'un original en bronze trouvé à Pompéi; mais nous donnons à l'article Galea un modèle auquel la crinière est attachée.

APHRACTUS ou APHRACTUM ( 5eppaxTov ). Vaisseau sans pont ou ponté

seulement en partie à l'avant et à l'ar-

rière ; comme nous disons, deroi-ponté (Cic. Att. V, 13). La figure est tirée du Virgile du Vatican et montre par la hauteur relative des hommes qu'il n'y a pas de pont au centre; en comparant le vaisseau ponté (voy.NAVis coNSTRATA),on verra facilement la différence des deux bâtiments.

APIARIUM ( jAE>l(T(J(iiv , (l£>KT<TOTpO-

çeïov ). TÎMcAcr ou place où l'on garde un certain nombre de ruches (Columell.

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