‹ Dictionnaire des antiquités romaines et grecquesChapitre 13 sur 327 · ARCUS · texte numérisé non relu

ARCUS

comme la lettre C, ce qui est une forme plus moderne; ainsi l'arc porté par le personnage dans notre dessin correspond exactement avec chacune des images auxquelles l'arc scythe est comparé : un serpent , le contour du Pont-Euxin , les vrilles d'une plante parasite et le sigma grec ; au lieu que la forme demicirculaire n'a de rapport avec aucune , excepté avec la lettre C.

4. Arche , arrangement industrieux par lequel des tuiles , des briques ou des blocs de pierre sont disposés circulairement, ce qui permet à ces matériaux de se soutenir l'un l'autre par leur pression mutuelle et de supporter une charge , comme celle d'un pont , d'un aqueduc, des étages supérieurs d'un édifice , etc. (Ovid. Met. Ill, 169 ; Juv. Sat. m, 11).

Quoique le principe sur lequel une arche est construite ne fût pas entièrement inconnu des Grecs , cependant l'adoption universelle qu'ils firent du style d'architecture à colonnes, et le manque général chez eux de routes , d'aqueducs et de ponts, en rendit l'usage peu nécessaire ; mais les Romains en tirèrent un immense parti dans tous leurs grands travaux, comme on le verra par de nomlireux spécimens dans cet ouvrage , l't à une période très -reculée , ainsi que le prouve la gravure ci-jointe, qui est une élévation de la muraille appelée pulclirum liltus sur les bords du Tibre, et comme le montrent les trois arches concentriques qui formaient la Cloaca Maxima , dont la construction remonte à Tarquin le Superbe.

h. Arc de triomplie ( Suet. Claiid.

1 , et avec l'épithète trîumphalis, Cenotaph. Pisan. C. Csesaris Âugust. F.).

Pendant la période de la république, c'étaient des constructions provisoires en bois jetées au travers d'une rue par où passait le triomphe et retirées après la pompe ; car les arcs permanents dont on fait mention sous la république (Liv.

XXXIII , 27 ; xxxvii , 3 ) sont appelés fornices et n'étaient pas élevés pour perpétuer la gloire d'un triomphe (Voyez FORNix). Mais, sous l'empire, ils furent convertis en édifices permanents , bâtis en marbre et élevés dans différentes parlies de la ville , aussi bien à Rome que dans les provinces ; petits d'abord et sans faste, avec un seul passage , mais dans la suite prenant des proportions plus grandes et couverts avec soin de sculptures et de statues. On le voit dans la figure

ci-jointe , qui représente l'arc de triomphe de Septime Sévère , encore debout à Rome ; on n'y a restauré que les statues, comme elles existaient dans l'origine , d'après le dessin d'une médaille de cet empereur.

AREA. D'après le sens primitif du mot, place vide où l'on pouvait bâtir (Varro , L. L.v, 38; Horat. Epist. i, 10, 13); par extension , emplacement sur lequel s'élevait une maison qui avait été jetée par terre (Liv. iv, 16). On a ensuite donné à ce mot les sens particuliers qui suivent.

1. Large espace découvert dans une ville : ce qu'on appelle en français place, en italien piazza,eten anglais parade; on le laissait libre ; on n'y élevait point d'édifices, pour qu'il put servir aux exercices et aux divertissements du peuple (Vilruv. I, 7, 1 ; Horat. Od., i, 9, 18). Ces arex étaient souvent embellies par des

AREA.

Statues et des œuvres d'art , quelquefois entourées par des poteaux et des grilles

1)our en déterminer l'étendue et empêcher es particuliers de bâtir sur un terrain public (Inscript, ap. Bellori, Fragm. Urb. Rom. p. 70) ; et de plus, pour empêcher toutes les tentatives d'empiétement, elles étaient consacrées à quelque divinité qui avait un autel élevé au centre. On les distinguait l'une de l'auti-e par le nom de la divinité sous la protection de laquelle elles étaient placées, comme X'area de Mercure, Yarea de Pollux , Yarea d'Apollon ; cette dernière est représentée dans la gravure d'après un ancien plan de Rome sur marbre , conservé maintenant au Gapitole , mais qui dans l'origine formait le pavé du temple

de Romulus et de Rémus. L'autel, auquel on montait de chaque côté par un étage d'escaliers, se voit au centre ; l'espace découvert qui l'entoure est assez apparent, et on en peut deviner l'étendue en complétant l'inscription mutilée, qui était Akea Apollinis.

2. L'espace découvert au-devant d'une maison romaine, d'un temple ou d'un autre édifice , qui forme l'aire du vesti-

bule ( festihulum : Plin. Paneg. 62 ; Inscript, ap. Nardini , Rom. Ant. III , 4), comme dans la figure ci-jointe, tirée d'une ancienne peinture qui contenait

quelques-uns des principaux édifices de Home; on y voit Yarea entre les deux ailes en saillie au-devant de l'édifice.

3. Espace découvert au-devant d'un cimetière, autour duquel étaient rangées les tombes et qui servait d't«//-/ntt/n. On

y élevait les bûchers et on y brûlait les "corps ( Stat. Theh. vi, 57 ; Tertull. ad Scapul. 3;Marini,/rticr/5. Jlh. p. 118).

La figure ci -jointe représente une area de ce genre , avec des sépultures élevées à l'entour ; on la trouva dans les fouilles de la villa Corsini, à Rome.

4. (àXwi^). Aire, ou plus exactement surface circulaire et plate, en plein air, pavée de cailloux, puis recouverte d'argile ou de craie et nivelée au cylindre; le blé y était détaché des épis par le bétail qu'on y faisait tourner (Virg. G. I, 178; Horat. 5a^ i, 1, 45; Cato , Columell. Pallad.) : mode de battre le blé communément adopté en Egypte, en Grèce et en Italie, même aujourd'hui.

et clairement expliqué par la gravure, prise d'une tombe égyptienne.

5. Espace carré découvert entre les deux côtés d'un filet à glace quand ils

AREITA.

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