‹ Dictionnaire des antiquités romaines et grecquesChapitre 14 sur 327 · ARIES · texte numérisé non relu

ARIES

sont étendus sur le sol ; c'est là que le chasseur jetait sa graine pour inviter les oiseaux à y descendre (Plaut. j4sin. i, 3, 64).

6. Planche ou bordure dans un parterre ou un potager (Columell. xi, 3 , 13; Pallad. i, 34, 7).

7. Dans Martial (x, 24, 9), ce mot semhle désigner les courses du cirque : area serait alors l'espace autour duquel couraient les chariots et qu'on appelait plus communément spatium ; mais la leçon est douteuse.

ARENA. Arène : espace ovale et plat, dans l'intérieur d'un amphithéâtre, où combattaient les bêtes féroces et les gladiateurs; on l'appelait ainsi parce qu'on y répandait du sable pour empêcher les pieds de glisser (Suet. Ner. 53 ; Juv. Sat.

IV, 100); voyez la seconde gravure, au mot Amphitheatrdm , qui représente l'amphithéâtre de Pompéi dans son état actuel ; l'arène est l'espace plat au centre où l'on voit les deux petites figures.

ARENARIAouARENARIUM. Sablière (Cic. Varr. Vitruv.).

ARENARIUS. Terme général qui s'appliquait à tous ceux qui luttaient dans Yarena d'un araphit'néâtre , soit contre des hommes, soit contre des bêles féroces: il désignait donc le Gladlator et le Bestiarius(Pelr.Sat. 126).

2. Maître d'arithmétique ou de géométrie, appelé ainsi parce qu'il traçait ses calculs ou ses figures sur une table couverte de sable (Tertull. Pall. 6 ; voy. Abacus, 1).

AREOLA. Diminutif S Area; petit carré découvert ou place (Plin. Ep.

V, 6, 20); plate bande de fleurs ou de légumes, dans un jardin (Columell. xi, 2, 30).

^ ARETALOGUS. Personnage introduit au dîner chez les Romains pour amuser la compagnie, mais à quel titre ou par quels moyens, on ne peut le déterminer clairement; peut-être comme bouffon (Juv. Sat. XV, 16; Ruperti ad /.; Suet. Aug. 74; Casaub. ad L),

ARGEl. Certaines places dans Rome, au nombre de vingt-sept; il y avait dans chacune de petits temples (Varro, L. L. V, 45) consacrés par Numa pour l'ac-

complissement de certains rites religieux (Liv. I, 22), et visités, à ce qu'il semhle, l'un après l'autre (Ovid. Fast. m, 791 ; Aul. Gell. X, 16, 4), dans certaines fêtes, comme les Stazioni de l'Italie moderne.

2. Images ou mannequins faits de jonc des marais, au nombre de trente, qu'on jetait chaque année dans le Tibre , du pont Sublicius, aux Ides de mai : cette cérémonie était accomplie par les pontifes et par les vestales. L'origine et le sens de cette coutume sont restés fort obscurs (Varro, Z.. Z. vil, 44; Ovid.

Fast. V, 621 ; Festus, s. v.).

ARGENTARIA {taberna). Baraque ou boutique d'orfèvre, de banquier ou de changeur, située en général sous la colonnade qui entourait le forum (Plaut.

Epid. II, 2, 17 ; Liv. xxvi, 27).

ARGENTARIUS.Banquier/>a/-</c«//er, par opposition au banquier public ( mensarius) ; il recevait les déj)6ts , accordait sur ces dépôts un intérêt , faisait office de changeur pour les étrangers et assistait aux ventes publiques comme courtier ou commissionnaire : il enchérissait pour ceux qui l'en avaient chargé (Cic. Cœcin. 6; Plaut. Aul. III, 5, 54; Suet. Nero, 5).

ARIES (xptôç). 2?e7/er; machine composée d'une puissante poutre de bois , munie à l'extrémité d'une masse de fer, en forme de tète de bélier, qu'on poussait avec violence contre les murailles d'une place fortifiée, pour y pratiquer nne Brèche (Cic. Off. i. 11 ; Virg. ÀHn. II, 492; XII, 704).

Dans son usage primitif, cette machine

était portée sur les bras d'un certain

hi

ARHARIUM.

nombre d'hommes et heurtée sans autre secours que leurs forces réunies contre les murailles, de la façon qn'on la voit employée par les Dacès sur la colonne Trajane.

Le premier perfectionnement de celte machine consista à suspendre le bélier à une poutre placée sur des montants : on le lançait ainsi dans tous les sens, avec moins de travail manuel , mais avec une force d'impulsion bien supérieure (Vitruv. X, 13, 2); enfin on le fixa sur un châssis monté sur des roues et on le couvrit de planches pour protéger contre les traits de Tenuemi les soldats qui le nia-

nopuvraient (Vitr. /. c), comme on le voit ici d'après l'arc de triomphe de Septime Sévère.

ARMARIUM. y^rmoirp, cabinet ou buffet, pour serrer les ustensiles du ménage, les habits, l'argent, les objets de prix ou tous les articles d'un usage journalier. C'était une pièce considérable du mobilier, fixée d'ordinaire contre les parois d'une chambre , divisée par des rayons en compartiments et fermée par des portes (Cic. Cluent.Qk-, Plaut. Capt. iv, 4, 10; Petr. Sat. 29; Plin. H. N. xxix, 32). La figure ci-jointe représente un de

ces buiïets exactement semblable à ceux que nous avons décrits : il fait partie du mobilier de la chambre d'un cordonnier dans une peinture de Pompéi. Il est rempli de formes et de brodequins.

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