‹ Dictionnaire des antiquités romaines et grecquesChapitre 15 sur 327 · Casier pour les livres dans une · texte numérisé non relu

Casier pour les livres dans une

bibliothèque : il était fixe et engagé quelquefois dans les parois d'une chambre (Plin. £/>. II, 17, 8). Ces casiers étaient partagés en un certain nombre de compartiments séparés par des rayons et des divisions verticales , et chaque division était distinguée par un chiffre : on avait ainsi la première, la seconde et la troisième case (Vitruv. Vil, Prsef. 7; Vopisc. Tac. 8).

ARMENTARIUS. Pâtre de toute espèce à qui on confiait, par exemple, des bœufs ondes juments poulinières (Apul. Met.

Vil, p. 142) ; c'était par ses soins et sous sa surveillance que ces animaux passaient des plaines dans les pâturages des montagnes, où ils séjournaient durant les mois chauds de l'été (Lucret. VI, 1250; Varro, R. R. 5, 18;Virg. G. m, 344).

.ARMILLA ("^/éXXiov ou «{/é^iov). Bracelet pour les hommes, composé de trois ou quatre tours massifs d'or ou de bronze qui couvraient une partie considérable du bras(Festus, s. v.; Xûànr.Orig. xix, 31, 16) : il était généralement porté par les Mèdes, les Perses et aussi par les Gaulois (Claud. Quadrigar. ap. Gell.

IX, 13, 2). C'était une partie ordinaire de leur costume et une marque de leur rang et de leur pouvoir. Le bracelet en-

trait aussi dans le costume national des anciens Sabins (Liv. i, 11); on le donnait souvent comme récompense de la valeur au soldat romain qui s'était distingué, pour être conser\é comme un souvenir ou porté comme une décoration aux occasions solennelles (Liv. x, 44).

La figure ci-jointe représente un bracelet de bronze trouvé dans une tombe à Ripatransona sur le bras d'un squelette.

2. ( 'A(JipîÔ£a, j^AiSwv , TTEpixàputov, irepidipûptov). En général, tout cercle d'or ou tout anneau dont se paraient les femmes, particulièrement en Grèce ; elles portaient ces bracelets sur différentes

ARHILLATUS.

AHTKMON.

parties de leur corps, autour des poignets, sur la partie charnue du bras ou au-dessus de la cheville : toutes ces manières de se parer de bracelets sont représentées dans la figure ci-jointe d'Ariane, d'après une peinture de Ponipéi.

La langue grecque avait un terme spécial pour chacun de ces ornements; mais le latin, qui n'est pas aussi riche, les comprend tous sous le même nom (Plaut.

Men. iil, 3, 3; Petr. Sat. 67). Quand on en attribue l'usage à des hommes, comme dans Pétrone \Sat. 32) et Martial (Ep. XI, 21, 7), c'est pour tourner en ridicule la vanité d'un parvenu, ou pour caractériser des manières efféminées.

3. Anneau de fer, fixé autour de la tête d'une poutre pour l'empêcher d'éclater (Vilruv. X, 2, 11).

ARMILLATUS. Personnage portant un bracelet {armilla), ornement qui caractérise surtout les races asiatiques et quelques autres peuples étrangers. Aussi ce mot renferme-t-il une idée de reproche, même quand on l'emploie pour ces nations (Suet. New, 30), et de censure sévère quand on l'applique aux Romains :

il indique alors une lâche imitation des coutumes étrangères (Suet. Cal. 52).

Voy. Armilla.

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