‹ Dictionnaire des antiquités romaines et grecquesChapitre 145 sur 327 · Indusiata vestis (Plaut. Epid. il, 2, 49). Comme · texte numérisé non relu

Indusiata vestis (Plaut. Epid. il, 2, 49). Comme

INDUSIUM. Article appartenant à Yindutus des femmes , qu'on ne peut mieux traduire et rappeler que par notre mot blouse ou peio;noir ; car on le portait surlachemise {sui>ucula)',\\A\a\\.Ae& manches courtes, et on le passait par-dessus la tète de la même façon que cet article du costume moderne (Varro, de Fit. Pop.

Rom. ap. Non. v. Subucula ; id. L. L. v, 131). Ce mot vient d'induo et non d'intus, fausse étymologie inventée par Varron (/. c.) et qui lui fait écrire intuslum. C'était un vétementqui appartenait exclusivement aux femmes ; car Varron l'énu-

mère distinctement parmi les articles de leur toilette; il est clairement représenté par les deux figures ci-jointes, qui mon-

trent par-dessous la subucula. Dans la plus grande, représentant la Flore du Capitule, le bras droit seulement estasse dans la manche ; mais on voit l'autre emmanchure sur le bras gauche , et le bord de la manche porte sur la main, précisément comme cela doit être pour un tel vêtement , après qu'il a été mis par-dessus la tête; un bras est passé dans la manche avant de le faire descendre pour passer l'autre dans sa manche de la même manière. La petite figure , prise d'une statue de la villa Borghèse, montre un vêtementdu même genre quand il est régulièrement mis, avec une partie de la subucula qui apparaît dessous , et par dessus, une sorte de large bandoulière \balteus).

INDUTUS (êv8u(jia). Terme général (d'induo) pour toute sorte de vêtement fermé qu'on met ou dans lequel on j-asse les membres ou le corps, par opposition à Amictus, qui désigne un vêtement ample dont on s'enveloppe (Tac.

Ann. XVI, 4 ; Apul. Flor.

II, 9, 1 ; Ammian. xxx, 7, 4 ; cf. Cic. de Or. m, 32 ; ad Herenn. IV, 47). En conséquence, ce mot indique chacune des différentes espèces de vêtements de dessous que nous

INFRENATCS.

INFULATC8.

avons énumérées dans la Table analytique, et que portaient les anciens , hommes et femmes ; il est bien expliqué par la figure ci-jointe , d'après un vase d'argile qui représente une femme ôtant sa chemise avant d'entrer au bain : elle montre, par son action , que la tunica était un vêtement rond qu'on mettait par la tête et qu'on ôtait de même, comme une chemise moderne.

INFRENATUS, sous-entendu eques.

Qui monte sans bride (frenum ), comme c'était l'habitude des cavaliers numides (Liv. XXI, 44 ; Virg. jEn. iv, 41 ) et de quelques cavaliers du Nord, dont les chevaux étaient si dociles et si bien rompus ,

I (Virg. jEh. x, 538 : Georg. m, 487; Festus, s. a>. ; Cic. f^err. n, 4, 50 ; Lucan. II, 355). Elle est fréquemment représentée dans la sculpture ; mais l'élasticité naturelle de la laine , s'enflant en-

qu'ils pouvaient être gouvernés par la voix, sans frein ni mors, comme dans la figure ci-jointe , qui représente un soldat de la cavalerie alliée dans l'armée de Trajan , d'après la colonne qui porte son nom.

2. Comme participe du verbe infreno, il voulait dire exactement le contraire, et signifiait emboucltéet h ridé (Liv. XXXVII, 20; Sil. Ital, iv, 314).

INFREMS ou INFRENUS (Virg. ^«.

X, 750; IV, 41), comme Infrenatus.

INFUDIBULUM (Cato, R. R. 10), pour Infcndibulum.

INFULA. Flocons de laine teints en rouge et en blanc , et noués à des intervalles réguliers avec un ru!)an (lûlta) , de manière à former une longue tresse, qui était portée par les prêtresses et les vestales, et employée pour orner la victime avant le sacrifice ou pour décorer les temples et les autels à l'occasion d'une fêle

tre les liens qui attachent les flocons par intervalles , lui donne une forte ressemblance avec un chapelet de gros et de petits grains enfilés ensemble, et en réalité on s'y est généralement mépris ( voir les deux gravures suivantes, où cette ressemblance est fort sensible, quoiqu'il soit évident, en y regardant de près, qu'elles représentent les mêmes objets que la gravure ci-jointe, qui montre deux génies faisant des infulx, d'après une peinture découverte à Ketina). La quantité de flocons attachés ensemble pour faire une longueur explique aussi pourquoi les écrivains en prose emploient le plus souvent ce mot au pluriel.

INFULATUS. Qui porte l'ornemenl appelé infula , formé de flocons de laine attachés et unis en tresse de la façon décrite dans le dernier article ( Suet.

Cal. 27). On portait Vinfula comme un diadème autour de la tête, avec de longs bouts pendant de chaque côté ( Serv.

ad Virg. jEn. X, 538), chez les vestales et dans la prêtrise, exactement comme le représente

INFUHDIBULUM.

la figure ci-jointe d'Isis, d'après une statue du Vatican ; la victime (Jiostia) la portait aussi quand elle était préparée pour le sacrifice (Varro, L. L. vil, 24 ; Inscript, ap. Orelli, 642) : on lui en décorait de la même façon la tête et le cou, comme le

montre la figure ci-jointe, d'après un basrelief romain.

INFUNDIBULUM (xwvtj). Entonnoir pour transvaser des liquides (Cato, R. R. 13; Columell. m, 18; Pallad. VII, 7, 2 ). La gravure représente un entonnoir fait comme ceux dont on se sert encore , d'après un original en verre découvert à Pompéi.

2. Eutonnoir, ou trémie, comme on l'appelle dans la langue technique, par laquelle le grain à moudre était versé dans un moulin (Vitruv. x, 6, 2) ; c'était probablement la pierre supérieure des deux qui formaient un moulin à blé romain , autrement appelée Catillds ; voy. la gravure du mot MoLA , 2, au haut de laquelle est un appendice qui peut être destiné à représenter une trémie , avec le grain qu'on y verse, quoique maintenant , à cause des ravages que le marbre a soufferts , cet objet ressemble davantage à une flamme.

INFURNIBULUM. Même objet que Vinfundibulum (Plin. H. N. XXIV, 85), servant à aspirer de la vapeur pour guérir une toux. L'entonnoir dessiné ci-dessus serait assez bien adapté à cette fin, si l'extrémité étroite était placée dans la bouche et l'autre sur l'objet dont s'élevait la vapeur.

INSCRIPTUS. Marqué : se dit d'un esclave qui avait un stigmate imprimé avec im fer chaud sur le front pour désigner la faute qu'il avait commise (Mart. viil, 75, 9; cf. Petr. Sat. 103 et 106).

2. Il se dit aussi, dans un sens négatif, qui n'est pas marqué, en parlant des marchandises, du bétail, etc., quand on les exporte ou qu'on leur fait passer la frontière en contrebande sans payer les droits exigés, c'est-à-dire sans les faire marquer parla douane (Lucil. Sat. XXVII, 3, Gerlach; Varro, R. R. I, 15).

INSICIA etlNSlClUM. Viande hachée ou chair à saucisses ( Varro, L. L. V, 110; Macrob. Sat. vu, 1; Donat. ad Ter. Eun. Il, 2, 26). On écrit aussi isitium (Macr. Sat. vil, 8), forme que les Italiens ont conservée dans le mot salsiccia, saucisse, corruption de salisicia pour salis isicia , c'est-à-dire viande hachée et salée.

INSICIÂTUS. Farci de viande hachée ou farce (Apic. V, 4).

INSICIOLUM (Apic. v, 4). Diminutif de Insicidh.

INSIGNE. Dans un sens général, tout objet qui sert de signe , d'ornement ou de marque pour distinguer des personnes ou des choses; par exemple, l'aigrette sur un casque, la devise sur un bouclier, les faisceaux d'un consul, le sceptre et le diadème d'un roi, la bulle d'or des enfants nobles , etc.

2. (irapâcrtjixov ). Dans la marine, ce mot avait un sens plus spécial ; on s'en servait pour désigner dans un vaisseau la figure sculptée ou peinte à l'avant , et

imitant la personne ou l'objet qui donnait son nom au vaisseau , par opposition à tutela, figure placée à l'arrière et représentant la divinité sous la protection

irtSILE.

INSDBULDM.

de laquelle on supposait que voguait le navire. La gravure représente la tète (lu vaisseau nommé Pistris, dans Virgile {Ain. V, 116), d'après une peinture du manuscrit du Vatican destinée à expliquer ce passage ; en conséquence, elle porte à l'avant l'image de cet animal fabuleux. Tous les autres vaisseaux dans la peinture ont des figures à la même place, représentant les objets qui leur donnent leur nom.

JNSILE (Lucret. V, 1352). On ne sait pas bien la signification réelle de ce mot. Quelques-uns pensent qu'il désigne le même objet que la pédale d'un métier moderne, qui est pressée par le pied du tisserand pour mettre en mouvement les baguettes des lisses et leur faire séparer la chaîne. Schneider, au contraire (Index Script. R. R. a>. Tela ), pense qu'il signiûe les baguettes des lisses elles-mêmes , qui s'élèvent et s'abaissent en ouvrant la chaîne. Dans ces deux cas, il est dérivé à'insUio, et il doit se rapporter à un métier horizontal, et non à un métier vertical, qui n'a pas besoin de pédale, et dans lequel les baguettes des lisses ne vont pas eu haut et en bas , mais en arrière et en avant. Mais, quoiqu'un métier horizontal, d'un genre fort primitif et d'un modèle sans doute très-ancien, soit encore employé dans l'Inde , toutes les représentations qui nous restent des métiers égyptiens et romains sont verticales.

INSTITA. Ornement attaché à la stola d'une matrone romaine ( Hor. Sat. i, 2,

ble aux falbalas ou volants modernes, cousue au bas du pan de la tunique de dessus, qui, avec cet accessoire, devenait une stola. Toutefois, il n'est visiblement représenté sur aucune œuvre de la peinture ou de la sculpture qui nous soit parvenue , à moins peut-être , et cela n'est pas improbable, que les plis pressés qu'on voit dans la figure ci-jointe, et dans beaucoup d'autres pareillement drapées dans la stola, ne soient destinés à représenter cet ornement ; mais la manière dont il se rattache à la tunique est cachée sous l'ample draperie de Yamiclus, qui couvre la partie inférieure du vêtement de dessous, dans toutes les statues et les figures dont le costume rappelle celui qu'on voit ici. 2. Bandeau ou ruban qu'on avait l'habitude d'attacher au thyrse au-dessous

dufeuillage (Stat. Theb. Vil, G54), comme dans la figure ci-jointe, d'après une peinture de Pompéi.

3. Au pluriel, les liens ou les cordes entrelacées sur le bois d'un lit pour supporter le matelas (Petr. Sat. 97) ; comme

29; Ov. A. Am. i, 32). On suppose que c'était une sorte de bande large, sembla-

dans la figure ci-jointe, d'après une lampe en terre cuite.

4. Dans un sens général, tout ce qui sert de bandeau ou bandage (Petr. Sat, 20).

INSTITOR (uaXiYxàirviXoç). Qui vend des biens de toute sorte pour le compte d'une autre personne , ou , comme nous dirions, par commission, soit comme boutiquieret marchand en détail, soit comme voyageur et colporteur (Liv. xxii, 25; Ov. A. Ain.l, 421;Ulp. D/V. H, tit.3).

INSTRAGULUM. Courte-pointe grossière et commune pour un lit (Cat. R. R. 10 et 11).

INSUBULUM (àvTi'ov). Ven.wuple d'un métier de tisserand, autour de laquelle on roule la toile quand elle est d'une longueur plus grande que la hauteur du mé-

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