INSULA
INTERSCALMIDM.
tier. Elle porte aujourd'hui un nom semblable eu Italie, où elle est appelée il subbio. Elle était quelquefois. placée au haut du métier, comme dans la ligure ci-jointe
d'après une peinture égyptienne, où on la voit avec la toile roulée autour sous le joug (jugum) ; et quelquefois au bas, selon que la trame était menée en haut ou en bas par le peigne ou le battant {pecten, spatha), deux manières également en usage chez les anciens (Isidor. Orig.
XXIX, 1 ; Gloss. Philox. ; Pollnx, vu, 3G ; X, 125; Eustath. in Hom. Orf. xili, 107 ; Aristoph. Thesm. 822).
INSULA. Maison, ougroupe de maisons contiguës, ayant un espace libre autour de la masse, de manière à former un édifice seul et isolé, comme une île dans l'eau (Donal. ad Ter. Ad. iv, 2, 39 ; Festus, s. V. ; Cic. Off. III, 16). Mais comme les maisons qui composaient une insula étaient louées par étages à différentes familles et comprenaient plusieurs boutiques et pièces distinctes, ce mot fut peu à peu employé dans un sens moins défuii pour tout logement loué (Petr. Sat. 95), ou maison occupée par plus d'une famille, par opposition à domus, maison privée, habitée par une seule personne, le possesseur ou son locataire (Tac. Ann. vi, 45 ; Suet. ]\fero, 16, 38, 44 ; Jul. 41 ). Le second plan du mot DoMUS présente à la fois une insula et une domus : c'est en effet un pâté de maisons isolé, entouré de tous côtés par des rues et contenant une maison particulière et onze boutiques ou pièces séparées, dont chacune était occupée par un locataire, comme on le verra en se reportant à notre description.
INSULARII. Personnes qui vivent dans
des logements loués, insulx (Petr. Sat.
2. Esclaves appartenant aux propriétaires d'une maison ( Pompon. Dig. 50, 16, 166) : ils remplissaient l'office d'agents et de surveillants d'une maison louée, et recueillaient les termes, dont ils étaient responsables aux propriétaires leurs maîtres, quand le locataire ne payait pas (Pompon, ib. vu, 8, 16).
INTERCOLUMNIUM ( ixEdofiTÛXiov ).
L'entre-colonnement ou l'espace entre una colonne et une autre dans une colonnade (Cic. Ferr. ii, 1 , 19) ; les anciens architectes en comptaient cinq espèces, à intervalles différents, qu'ils appelaient arxostjlos, diastjlos, eustylos, sj stylos, pycnostylos : chacune d'elles est expliquée en son lieu.
INTERMETIUM. Barrière longue et basse entre les bornes (metse) d'une arène (Gloss. Philox. ), qui la divisait en deux parties, comme on le verra en se reportant au plan du cirque de Caracalla, au mot CiRCtJS, où elle est marquée B. On voit un côté de l'arène, et au delà une perspective de Vintermttium avec les metse, dans le dessin ci-joint, d'après une pierre gravée. Ce mot, toutefois, ne se trouve que
dans le glossaire cité ci-dessus ; mais Visconti (Mus. Pio-Clem. , v, p. 244) pense que c'était le nom employé dans l'origine avant qu'on adoptât le mot plus moderne de spina, et qu'il fut remis en honneur après que celui-ci fut tombé en désuétude ou eut reçu une signification différente.
INTERSCALMIUM. L'espace entre deux tholets (scalmi) sur le flanc d'un vaisseau (Vitruv. i, 2, 4) ; représenté par conséquent à l'extérieur par l'espace entre une rame ou une ouverture à rames
IN TERTIGNICM.
INTCSIUM.
et une autre. La gravure est prise d'une
ancienne fresque romaine découverte dans les jardins Farnèse.
INTERTIGNIUM. L'espace entre les extrémités des entraits {tigna, B B B dans la gravure ) qui reposent sur l'architrave [trabs, a) dans la charpente d'un toit (Vitruv. VI, 2, 2 et 4). On en voit six ici; et dans les anciennes constructions ces intervalles restaient découverts ; mais dans la suite on les recouvrit de plaques de marbre , de manière à taire partie d'une
frise continue (zophorus), ou à former une raétope { metopa) dans l'ordre dorique.
I INTERULA. Terme identique à Sui BUCULA, la tunique de dessous ( interior i ou intima) portée sur la peau : il s'ap- I plique indifféremment aux deux sexes I ( Apul. Flor. II, 9; Met. vin, p. 169; I Vopisc. Prob. 4 ). Voy. les gravures des
i mots InDUTUS et SUBCCULA.
' INTESTINARIUS. Ouvrier employé à j faire ce qu'on appelle maintenant {'appareil intérieur dans une maison ; menuisier (Cod. Thcod. 13, 4,2; Inscript. ap.
Mur, 929, 6; ap. Orelli, 4182).
INTESTINUM. Sous-entendu opus.
\u' appareil intérieur dans une maison, comme portes, châssis de fenêtre et volets ; ouvrage de charpente et de menui-
serie (Vitruv. V, 2 ; Varro, R. R. m, 1,10; Plin. H. iV. XVI, 82).
INTONSUS(à)cep(Texô[iYiç).Non tondu, c'est-à-dire portant de longs cheveux, ce qui emportait une idée de jeunesse : car les Grecs et les Romains coupaient leurs cheveux en arrivant à l'âge de puberté ; après cette période les longs cheveux étaient regardés comme malséants dans un homme; exception était faite pour certaines divinités, comme Éros, le dieu de l'amour, représenté dans la figure cijointe d'après un bronze d'Herculanum ,
Apollon et Bacchus, à qui les longs cheveux étaient donnés comme signe d'une éternelle jeunesse (Ov. Trist. m, 1, 60 ; Prop. m, 13, 52;Tibull. i, 4, 36).
2. (âxoupo;). Non rasé; c'est-à-dire portant sa barbe dans sa longueur naturelle, qui était l'habitude des premiers temps, comme on le voit dans la figure cijointe , d'après une pierre gravée, destinée à représenter Numa ; puis, dans la suite , quand il fut de mode de se raser, ce mot signifia une personne rude, grossière, de mœurs antiques (Hor. Od. ii, 15, 11 ; TibuU. Il, 1, 34; Ov. Fast. u, 30; Liv. xxi, 32).
INTUSIATUS. Leçon de quelques éditeurs au lieu d'iNDDSiATDS : voy. ce mot.
INTUSIUM. Leçon adoptée par quelques-uns au lieu d'iNDUSiCM : dans ce cas on faisait venir le mot d'inlus et non d'iné/uo ; et alors le mot, suivant cette étymologie de Vairon (A. L.v, 131), désignerait une tunique mise sur une tuniquede dessous (sul/ucula), mais elle-même
IBPEX.
JACULUM.
SOUS un autre vêtement ; ce qui n'est pas fort intelligible.
IRPEX. Râteau pesant, armé de plusieurs dents [régula cum pluribus de/itibus, Varro, L. L. V, 136 ; Festus, s. v.), qu'on faisait traîner par des bœufs sur ie sol comme une herse, pour arracher les herbes.
ISELASTICI LUDI. Les jeux donnés aux quatre grandes fêtes de la Grèce ; c'est-à-dire les jeux olympiques, isthmiques, néméens et pythiques, qui étaient appelés ainsi parce que les vainqueurs {liieronicx) étaient reconduits avec beaucoup de pompe et de cérémonie dans leurs villes natales, où ils entraient sur un char de triomphe (ElaeXaijvu)) tiré par quatre chevaux et couronné de guirlandes. Dans la suite, cependant, d'autres jeux outre ceux-là furent honorés du même nom (Vitruv. Prœf. ix, 1 ; Plin.
Ep. X, 118; cf. Suet. Nero, 25).
ISELASTICUM(elff£).a(TTtx6v). Récompense ou pension accordée par les empereurs aux champions des jeux iséiastiques (Trajan. a^Plin. Ep. x, 119).
ISODOMOS (lff6ôo(xoç). Genre de maçonnerie adopté par les architectes grecs, dans lequel toutes les pierres étaient taillées et équarries à la même hauteur, de telle sorte que, quand on les plaçait , les assises étaient toutes régulières et égales (Vitruv. II, 8, 6; Plin. /T. iV. xxxvi, 61). On en voit un spécimen dans la gra-
vure ci-jointe , représentant un fragment de la vieille muraille qui formait la substruction du Gapitole; par conséquent, remontant à l'époque légendaire de la monarchie romaine.
JACTUS. Coup de dé. Chaque coup était distingué par un nom particulier suivant le chiffre ou la nature des nombres qu'il amenait : ainsi Canis ou Canicula, f^enus, Vulturius, Seniones (Liv. iv, 1 7 ; Ov. ^. y^m. III, 353).
2. Coup de filet; c'est-à-dire, tout le l^oisson qu'un coup de filet amenait (Val. Max. IV, 1, 7, extr.).
JACULATORES. Soldais armés du javelot , fournis par les alliés aux armées lomaines , et appelés ainsi du dard (jaculum) dont ils se servaient, par opposition aux frondeurs et aux archers (fundilores, sagittariî) : toutefois, les uns et les autres étaient rangés dans les troupes légèrement armées et servaient à la même fin, pour commencer la bataille en inquiétant l'ennemi par une pluie de traits (Liv. xxi, 21; XXXVI, 18).
2. Pécheurs qui se servent du filet appelé yactt/wm (Plaut. ap. Isidor. Orig.