XIX
JACULUM. Javeline ou dara, qu'on jette à distance au lieu de le tenir à la main pour porter des coups (Varro, L. L. VII, 57); par extension, ce nom semble donné indifféremment par les auteurs latins à plusieurs espèces de traits, même à la lance, quand ou la jette à la main comme un trait ( Liv. xxvi, 4 ; Cic. Tusc. i, 42; Virg. Ain. ix, 52; Serv. ad l.).
2. Filet à jeter dont ou se servait pour prendre du poisson (Ov. yi. Jm. i, 763) et qui différait en quelque façon de la funda : car Ausone ( Epist. iv, 54) mentionne les deux articles comme une partie nécessaire de l'attirail du pêcheur, mais sans indications qui puissent en faire deviner la différence.
3. Filet employé par le retiarius (Isidor. Orig. xvill, 54), pour envelopper so» adversaire en le lui jetant sur la tête et le frappant ensuite avec son trident, comme on l'explique et le figure au mot Retiarius.
4. Jaculus. Longue corde avec un nœud coulant au bout (espagn. lazo), employée pour saisir des taureaux dans un. troupeau , quand il fallait les amener et
JANITOB.
JCGABICS.
les rompre à la charrue (Columell. vi, 2,4).
JANITOR(6upû)p6î). Portier; esclave qui gardait les clefs d'une porte donnant sur la rue (Janua), et qui était assis dans la loge du portier à l'entrée d'une maison (Cic. Ferr. II, 3, 2; Plaut. Men. iv, 2, 115).
JANITRIX. Duègne (Plaut. Cure. I, 1, 76). Boettiger et d'autres écrivains concluent du passage ci-dessus et de quelques passages de TibuUe (l, 6, Cl ; i, 8, 76 ), qu'on employait des femmes esclaves pour garder la porte et introduire dans les antichambres de leurs maîtresses.
Mais une pareille idée est tout à fait inadmissible , et le mot n'est employé que par allusion , comme nous l'avons expliqué.
JANUA (ay>.eto;, 60pa). Porte de face d'une maison particulière (Cic. N. D. Il, 27 ; Serv. adyirg. Mn. i, 449 ; Vitruv. VI, 7, 1) par opposition à porta, porte d'uneville, etc., et à oi^M/n, porte de l'intérieur d'un bâtiment ; mais ces distinctions délicates ne sont pas toujours observées. La gravure re[)résente une en-
taurés d'après une porte de marbre de la rue des tombeaux, sculptée à Timitatioa des panneaux de bois. Tout le dessin se compose des parties qui suivent : le seuil élevé d'un degré au-dessus du pavé (/imen) ; le linteau du dessus (supercilium, jugumentum, ou limen superum ) ; les pieds-droits qui le supportent (postes) ; les battants de la porte (fores), dont chacun est composé des parties suivantes : deux pièces verticales, une de chaque côté du battant, appelées en termes techniques (c les montants » (scapi); quatre pièces transversales que nos charpentiers appellent <c les traverses » (impagirtss) et qui partagent le tout en trois panneaux séparés (tympana).
JENTACULUM (àxpàTi(T|j.a). Déjeuner ; le premier des repas de la journée (Nigid. ap. Isidor. xx, 2, 10). On Je prenait à des heures différentes, suivant les habitudes des individus ; de grand matin, chez les travailleurs; en général, il semble avoir consisté en aliments légers etdefaciledigestion(Suet. Fit. 13; Mart.
XIV, 223; cf. viii, 67 ; Apul. Met. i, p. 14).
JUGALIS, sous-entendu equus (îlOyio; Ïtctio;). Cheval de voiture; mais spécialement cheval qui mène à l'aide d'un joug attaché au timon (Jiigum), par op-
trée d'une des maisons de Pompéi, avec la porte elle-même et les panneaux res-
position au funalis, qui tirait à l'aide de traits (Virg. JEn. vu, 280; Sil. Itaj.
XVI, 400 ), comme le montre la figure cijointe , d'après une peinture étrusque.