‹ Dictionnaire des antiquités romaines et grecquesChapitre 148 sur 327 · Jugaiis tela. Voyez Tel A · texte numérisé non relu

Jugaiis tela. Voyez Tel A

JUGAMENTUM. Voyez Jugumentum.

JUGARIUS. Esclave des champs, qui veillait à installer dans les étables, nourrir et soigner les bœufs de charrue (Columell. I, 6, 6). Les paysans de la Toscane passent tous les jours leurs bœufs

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à la brosse et à l'étrille, comme nous faisons pour nos chevaux ; et l'on peut induire du passage ci-deSsus de Columelle que le jugarius romain en faisait de même.

JUGATIO. Signifie l'action d'élever des vignes sur un treillage, ce qu'on faisait de deux manières, soit en les menant en lignes simples comme un espalier, ce qui s'appelait yt/°'a//o directa, soit en les disposant sur un berceau formé par des montants que réunissaient des barres transversales , comme dans la gravure ci-

jointe, d'après une peinture du tombeau desNasons, ce qui s'appelait a\oT&jugatio compluvlata (y Avro, R. R. 1,8,2).

JUGUM (Çuyôç). Joug, pour les bêles de trait ( Cic. N. D. ii, 60 ; Cato , R. R. 11; Vitruv. x, 3, 8). Il était attaché à l'extrémité du timon par une courroie (colium, lorum) ou par une

cheville, et on le faisait souvent avec deux arcs pour emboîter le cou des animaux sur lesquels il portait : dans ce cas on le désigne par l'épithète curvum (Ov. Fast. IV, 216), pour le distinguer de la barre simple et droite du curriculum, qui avait le même objet : il avait aussi une couple de liens (ÎJeÛYXa'.) à chaque extrémité, qui étaient attachés autour du

poitrail de l'animal et servaient de collier [subjugium). Tous ces détails sont

figurés dans les deux gravures insérées ici : la première est prise d'un bas-relief trouvé dans la presqu'île de Magnésie ; la seconde, qui montre la cheville et les courroies autour du poitrail, d'une peinture de Pompéi.

2. { SloùXo. , àvoéçopov ). Joug dont se servent des hommes pour porter des fardeaux (Varro, /?. R. Il, 2, 10). Il consistait en une perche légèrement courbée au centre et munie d'une courroie à chaque extrémité , à laquelle était attaché l'objet, à peu près de la même manière que se portent nos seaux d'eau; mais avec cette différence que la perche n'était pas placée le long du dos, mais sur une épaule, de telle façon que les objets pendaient devant et derrière la |)ersonne qui les portait, et qu'elle pouvait, quand elle voulait se soulager, ôler son fardeau d'une épaule et le mettre sur une autre (Aristoph. Ran. 8). Tous ces détails sont expliqués par la gravure ci-jointe : la fi-

gure du haut représente un joug égyptien original, long d'un peu moins de 1"',07, avec une de ses courroies en cuir, longue d'à peu près 0'",40", conservé maintenant au Musée Britannique; l'objet à

JUGUMENTUM.

main gauche montre le bout d'une courroie sur une plus grande échelle : les deux extrémités sont attachées par une petite courroie qui ne servait pas seulement à les réunir, mais encore à recevoir im crochet ou une courroie de surplus, si la nature de la charge l'exigeait; la figure du bas, au milieu, montre la manière de se servir de cet instrument, d'après un vase d'argile, et représente, dans un dessin de fantaisie, un satyre portant des objets pour un sacrifice à Bacchus.

3. Le fléau d'une balance ; par suite on se sert de ce mot pour nommer la

constellation Libra(Cic. Div. ii, 47). La gravure représente un original en bronze.

4. Barre transversale reliant au sommet deux montants, afin de former un châssis sur lequel on disf^osait des vignes (Varro, R. R. i, 8 ), comme on l'a expliqué et figuré au mot Jugatio.

6. Barre transversale qui unissait au sommet les deux côtés d'un métier vertical, à laquelle les fils de la chaiue étaient attachés ( Ovid. Met. VI, 65), quand le métier était de l'espèce la plus simple, sans ensouple ( iiisubulum ) et que le tissu était mené de haut en bas au lieu de l'être de bas en haut ; on le voit par la figure cijointe, représentant le métier de Circé, d'après le Virgile du Vatican.

6. Le joug sous lequel les Bomains forçaient un ennemi vaincu de passer sans armes, en signe de soumission (Liv. m, 28; Flor. i, 11, 13). Il était formé par deux lances plantées dans le sol, avec une autre attachée transversalement à leurs sommets, de manière à présenter la même figure que le métier vertical dans la gra-

vure précédente (Festus, s. t.; Zonar.

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