‹ Dictionnaire des antiquités romaines et grecquesChapitre 16 sur 327 · Armillatus canis. Chien avec une · texte numérisé non relu

Armillatus canis. Chien avec une

armilla ou un collier autour du cou, comme dans la figure reproduite d'après une mosaïque de Pompéi (Propert. iv, 8, 24).

ARMILLUM. Vaisseau pour le vin, que Varron {ap. Non. s. v.) décrit comme une sorte d'i/rceo/w^, et que Festus {s. i\) énumère parmi les vases qui servent aux sacrifices. Il faut cependant qu'il ait été d'un usage très-répandu, à en juger par le proverbe anus ad armillum (Lucil.

Sat. p. 60, 10, éd. Gerlach; Apul. Met. IX, p. 197). Ce proverbe s'applique aux personnes qui reviennent à leurs habitudes invétérées, comme « les vieilles femmes à la bouteille ».

ARQUITES. Archers; dérivée à'arquus, forme ancienne pour arcus; mais le mot plus usité est Sagittarii (Festus, s. V.).

ARTEMON (àpTc>wv, TV. T.). Une des voiles d'un vaisseau; mais laquelle était-ce, et où était-elle placée? on hésite sur ce point. Isidore {Orig. xix, 3, 3) prétend qu'on s'en servait plutôt pour gouverner un vaisseau que pour en accélérer la vitesse (dirigendae potius navis causa quam celeritatis), ce qui semblerait indiquer une voile attachée à un mât inférieur, s'inclinant obliquement sur l'arrière, comme celle dont on se sert fréquemment dans nos bateaux de pêcheurs et dans les petites embarcations de la Méditerranée ; là les matelots l'appellent trinchetto. C'est probablement l'interprétation véritable, car elle distingue la voile par un usage propre et tine place particulière qui n'ont rien de commun avec les autres voiles, dont on connaît suffisamment la position et la nature. Raïf cependant {De re nav. p. 121) y voit la grande voile que les Italiens de son temps appelaient artemone , et Scheffer ( Mil. nav. v, 2) un hunier élevé au-dessus de la grande voile. En français, on appelle mât et voile d'artimon le mât et la voile qui sont à la poupe du navire.

2. Poulie principale dans un système qui en comprend plusieurs autres {poljspaston) : elle était attachée à une machine pour lever de lourds fardeaux (Vitruv. X, 2, 9).

se

ARTOLOGANUS.

ARVNDO.

ARTOLAGANUS (àpToXiYavov). Sorte de gâteau délicat et savoureux , à la pâte duquel on mêlait du vin , du lait , de l'huile et du poivre (Athen. m, 79 ; Cic. ad Fam., IX, 20; Plin. H. N. xvill, 27).

ARTOPTA (àpTOTiTTi). Moule où Ion cuisait de la pâtisserie et du pain (Plaut. Aul. II, 9, 4; cf. Juven. Sat. v, 72, où la plupart des commentateurs entendent par ce mot celui qui faisait cette sorte de pain). La figure représente deux

modèles tirés de Pompéi et du genre le plus simple ; mais d'autres , d'un dessin plus orné, ont été trouvés dans la même ville.

ARTOPTICIUS , sous-entendu panîs.

Flûte, gâteau ou petite miche, cuite dans un moule (Plin. H. N. xviil, 57). La figure ci-jointe est tirée d'un modèle qui fut découvert avec plusieurs autres dans la boutique d'un boulanger à Pompéi ; il est devenu plus dur, sans être endommagé par l'influence du temps.

ARULA. Diminutif de ArA.

ARUNDO. Jonc ou canne; plante généralement employée par les anciens pour la fabrication de plusieurs objets auxquels convenait particulièrement la forme longue, légère, élastique et effilée de sa tige ; ce mot est employé à la fois par les prosateurs et par les poêles (Plin. H. N. XVI, C6). Les plus importants de ces objets sont ceux qui suivent.

1. Arc, fait de canne, dont se servaient particulièrement les Parthes et les Orientaux (Sil. Ital. X. 12).

2. Flèche, faite de canne, dont se servaient les Égyptiens et les Orientaux,

aussi bien que les Gi-ecs (Virg. Mn.

Vf, 73; Ovid. l^let. i, 471). La figure ci-jointe représente une flèche égyptienne de cette sorte.

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