Lectus luciibratorius ( Senec. Ep
72). Le même que lectulus.
6. Lectus funebris (Petr. Sat. 114; Pers. III, 103. Brancard sur lequel les
cadavres étaient portés au bûcher ou à la tombe, comme le montre le dessin cijoint, tiré d'un bas-relief funéraire .
LEGATUS (àvTKTTpaTYjyo;, UTiapyoç).
Officier général attaché à un corps d'armée et aux gouverneurs des provinces.
Le lieutenant remplissait à la fois des fonctions militaires et des fonctions civiles. C'était son devoir de conseiller et d'aider ses supérieurs dans leurs plans et leurs opérations, aussi bien que d'agir à leur place, toutes les fois que les circonstances l'exigeaient (Varro, L. L. V, 87 ; Caes. B. C. il ; 17 ;iil,51 ; lACÀgric.^). Sur les arcs de triomphe et les colonnes, les legati sont représentés avec le même costume que les autres officiers, comme le montre le dessin ci-joint , emprunté à la colonne Trajane. La première ûgure à droite
est l'empereur \m-va.Gme [imperator), la
seconde un lieutenant {légat us), la troisième un tribun militaire (tribunus).
2. (upsaôeuTYi;). Titre donné aux ambassadeurs en général, soit aux envoyés de Rome en pays étranger, soit à ceux que les princes étrangers envoyaient à Rome (Cic. Liv. etc.).
LEGIO. Légion romaine. Il en fallait deux pour former une armée consulaire.
Elle était composée de cinq ou six mille soldats pesamment armés [legionarii), choisis parmi les citoyens romains , le chiffre total de ce corps variant dans ces limites ; un corps d'auxiliaires au moins aussi nombreux y était adjoint , ainsi qu'une aile de cavalerie , forte de trois cents hommes , qui l'accompagnait toujours ; de sorte qu'on a coutume d'évaluer la force d'une légion en campagne au moius à dix mille hommes (Varro, Liv. Tac. Veget),
LEGIONARII. Soldats légionnaires; le corps de cinq ou six mille soldats pesamment armés qui formaient le contingent fourni par les citoyens romains à chaque légion, le reste des troupes qui en composaient l'ensemble étant formé par lesauxiliaires et la cavalerie (Cic. adFam.
I, 42). La figure cijointe, empruntée à la colonne Trajane , représente probablement un légionnaire de l'époque impériale. Il porte un casque qui enveloppe la tête en la serrant, une épée suspendue à l'épaule par un baudrier (balteus), sur le côté droit, un bouclier en forme de carré long (scutum), une cuirasse formée de plaques flexibles de métal (Voy. LORICA, 7), et des bottines de soldat (caligœ). Sur les arcs de Trajan et de Septime Sévère, sur les colonnes de Trajan et d'Antoniu, des hommes eu troupes nombreuses sont représentés avec ce même costume, occupés à remplir les divers services auxquels pouvaient être assujettis les soldats de la légion.
2. Legionarii équités. Cavaliers légionnaires , soldats compris dans le détachement de trois cents chevaux qui étaient toujours joints à la légion romaine (Liv. XXV, 21 ; XXXV, 6; Veg. Mit. ii, 2).
Leur armure défensive semble avoir été
la même que celle des fantassins, au moins pendant l'époque impériale , comme le montre la figure ci-jointe , empruntée à la colonne d'Antonin.
LEMBUS (XÉiJigoc). Petit navire allant sur mer, remarquable par sa légèreté, et plus particulièrement employé par les pirates d'Illyrie. Les traits distinctifs de la classe de navires à laquelle appartenait le lembiis ne peuvent être exactement déterminés par les modernes; tout ce qu'on sait, c'est que les lembi étaient en général petits, qu'on les manœuvrait avec des rames qui dépassaient quelquefois le nombre de seize (Liv. xxxiv, 35) ; les plus grands lemhi étaient employés à la guerre (Liv. XLV, 10) ; les plus petits, comme bateaux de pêche (Accius ap. Non. s. %<.), comme bateaux traînés à la remorque par de grands vaisseaux, servant aux embarquements et aux débarquements des passagers (Plant. Merc. ii, 1 , 35), et comme bateaux de rivière (Virg. Georg. I, 201).
LEMBULUS,LEMUNCULUS,LENUN- CULUS. Diminutifs de Lehbvs (Prudent.
Péri Stepli. V, 455 ; Tac. Ann. xiv, 5).
LEMMSCATUS. Décoré de bandelettes et de rubans (lemnisci). Voir l'article suivant (Cic. Rose. u4in. 35 ; Serv. ad Virg. jEn. v, 2G9).
LEMNISCUS (Xrj[iviffxo;). Sorte de bandelette ou de ruban décerné comme récompense et marque d'honneur. Destiné quelquefois à être porté seul (Liv. xxxiii, 33; Suet. Nero, 25), le plus souvent c'é-
tait un ornement qui s'attachait à d'autres prix, ainsi à des couronnes militaires (Festns, s. i».), à des palmes (Auson. Epist. XX, 6), etc.; toutes distinctions qui étaient considérées comme plushonorables, quand elles étaient accompagnées d'un lemniscus, que quand elles venaient toutes seules. Dans l'origine, le/emniscus était fait
(le la membrane mince qui se trouve entre l'écorce et le bois du tilleul (Plin. H. N. XVI, 25) ; ensuite il fut en laine teinte de diverses couleurs (Festus,.y. v.; Serv. ad Virg. ^n. V, 269), et à la fin en feuilles d'or ou d'argent (Plin. H. IV. xxi, 4). La planche représente une figure de Victoire empruntée à une peinture de la pyramide de C. Cestius, tenant un simple lemniscus de la main gauche , et de l'autre une corona lemniscata.
2. Compresse de charpie trempée dans du vulnéraire et appliquée sur une blessure (Celsus, vil, 28 ; Veget. Fet. Il, H).
LEMURES. Nom donné en général aux âmes des morts. Suivant les croyances des Romains, l'âme était changée après la mort en un esprit bienfaisant ou malfaisant, suivant que les actions de l'individu avaient été bonnes on mauvaises pendant la vie. L'âme vertueuse devenait alors un génie protecteur, et était proprement appelée lar ; le mauvais esprit devenait un spectre malfaisant, un épouvanfail, désigné particulièrement parle nom de /ana. Mais, quoique plusieurs passages des auteurs indiquent clairement que le mot lémures désignait en général les âmes des morts, sans rien spécifier sur leur caractère, d'autres, en grand nombre, conduisent à con-
tRPASTA.
clure que, dans les croyances populaires et dans le langage du bas-peuple, les lémures étaient confondus avec les larvx, et regardés comme des esprits de mauvais augure et de dispositions malfaisantes (Ov. Fast. V, 483 ; Apul. de Deo Socr. p. 689 ; Augustin. Civ. Dei, IX, 1 1 ; Pers. v, 18â ; Hor. Ep. II, 2, 209 ; Varro, ap. Non.
LEPASTA, LEPESTAou LEPISTA (XeTtaffTi^). Grand vase servant dans la plus haute antiquité, comme acratoplioron , à contenir le vin avant qu'il fût mélangé à Teau pour boire à table (Varro, de Vit. Pop. Bom. ap. Non. v. Sinum), et dans le lectistemium chez les Sabins (Id. L. L. V, 123). H était fait primitivement de terre , ensuite de bronze, ou de l'un des métaux précieux (Varro, ap. Non. V. Lepista ; Naevius, ap. Mar. Victorin. p. 2587); il semble que ce vase ait eu une forme à peu près semblable à celle de ce que nous appelons une poêle, le nom de ce vaisseau, tepasta, étant tiré de celui de la patelle (Xéuaç), coquille univalve, qui aurait donné l'idée première de la XeTcaaT^, et sur laquelle on aurait pris modèle pour la façonner.
LEPORARIUM (XayoxpoTetov'). Garenne ou parc attaciié à une maison de campagne, dans lequel on élevait et on conservait non-seulement des lièvres , mais toute autre espèce de gibier ou d'animaux ferx naturœ (Varro, R. R. m, 12, 1 ;iii, 1, 3; Gell. ii, 20).
LIBARIUS. Celui qui crie et vend dans les rues des gâteaux, comme nos marchandes àe plaisirs (Senec. Ep. 56).
LIBELLA. Niveau , instrument employé par les charpentiers et les maçons pour éprouver le poli des surfaces pla- / À\.
nés. 11 est formé des /. — i.
deux côtés égaux ^-^ d'un triangle isocèle dont la base manque ; vers leur sommet, dans l'intérieur du triangle, se trouve une barre transversale , devant laquelle tombe un fil à plomb, comme un pendule; de sorte que, quand la base du triangle est placée sur une surface plane, si les deux points extrêmes des deux côtés opposés, qui forment comme les deux pieds de l'instrument, ne
sont pas dans le même plan, le fil à plomb s'écarte du centre et fait voir quelle portion de la surface est trop élevée ou trop basse (Lucret. iv, 517; Plin. H.
TV. yii, 57 ; Varro, R. R. i, 6, 6). Le modèle que nous donnons est emprunté à un bas-relief funéraire, où il parait mêlé à différents autres outils employés dans le métier de charpentier.
5. Petite monnaie courante d'argent, à Rome, valant le dixième d'un denier, et par conséquent égale en valeur à l'aj (Varro, L. L. v, 174; Cic. Rose. Corn. 4^.
LIBELLIO. Libraire, mais avec une intention peut-être un peu méprisante, comme on dit, chez nous, un bouquiniste, en parlant des marchands de vieux livres qui ont leurs étalages en plein air (Stat. Sil. V, 9, 21).
LIBELLULUS. Diminutif de Libel- Lus (Mart. Cap. m, 71).
LIBELLUS (pi6Xtov). Diminutif de Liber : petit livre ; mais différant proprement de liber en ce que le libellus était un volume composé de quelques feuilles de parchemin ou de papyrus ,
couvertes d'écriture et reliées les unes avec les autres, à la manière de nos livres, tandis que le liber était un rouleau. Le libellus avait ainsi des pages séparées (Suet. Jul. 56 ; Cic. de Or. i, 21 ; Hor. Sat. 1, 10, 92), comme le montre la figure ci-jointe, tirée d'un bas-relief en marbre.
2. Par suite, le mot prit un sens plus étendu, quoique encore tout spécial. On l'employa pour désigner toute espèce de
papier ou de document contenant une notification quelconque, l'annonce d'un spectacle, d'un combat de gladiateurs ou d'une vente, enfin toute proclamation, pétition ou placet, et autres pièces habituellement écrites sur une feuille simple, comme dans le modèle ci-joint, qui figure des citoyens romains présentant des re-
quêtes à Marc-Âurèle , d'après un basrelief dans le Capitole, à Rome (Cic. ad Att. XVI, 16; Mart. viii, 31; Plaut.
Curcul. I, 3, 6; Cic. Phil.n, 38).