‹ Dictionnaire des antiquités romaines et grecquesChapitre 159 sur 327 · Boutique de libraire (CatuU · texte numérisé non relu

Boutique de libraire (CatuU

LIBER (pî6),o;). Proprement, l'écorce mince, l'enveloppe extérieure du papyrus égyptien, qui servait à écrire; en partant de ce sens ce mot finit par désigner le manuscrit en papyrus, ce que nous appelons un livre (Plin. H. N. xiil, 21).

Pour former un liher, on rapprochait, on collait l'une à l'autre des bandes d'écorce en nombre suffisant , de manière à former une longue feuille continue, dont , pour plus de commodité, on faisait un rouleau cylindrique (^volumen), que le lecteur développait à mesure qu'il avançait dans sa lecture, comme le représente le modèle ci-joint, tiré d'une peinture de Pompéi; de là les expressions pervolutare , volvere , evolvere librum , qui signifient tout simplement lire un livre (Cic. ad Att. y, 12; Tusc. i, 11 ; Brut. 87).

2. Quand il s'agissait d'un ouvrage de quelque étendue , et divisé en parties séparées , il était d'usage de rouler en un -volumen à part chaque manuscrit contenant une des parties de l'ouvrage, et chacune de ces parties prenait alors le nom de livre, avec le même sens que nous attachons à ce mot quand nous disons, par exemple, les douze livres de l'Enéide (Cic. Dit'. II, 1).

LIBITINA. La déesse dans le temple de laquelle on gardait tout l'attirail et tout l'appareil nécessaire aux funérailles ; par suite, dans un sens plus général, le mot est employé pour la pompe même des funérailles (Liv. XL, 19; XLi, 21 ); pour la civière (/ectus funebris) sur laquelle on portait un cadavre ( Mart. X, 97 ; Plin. H. N. xxxvii, 11,2), et enfin pour l'entreprise des pompes funèbres (Val. Max. v, 2, 10).

LIBITINARIUS (xTEptffti^ç)- Entrepreneur de pompes funèbres, qui vendait ou qui louait les objets et l'attirail nécessaires pour les convois de funérailles (Senec. de Ben. vi, 38; Ulp.jD/^. 14, 3, 5, 8).

LIBRA (ffTa8[ji6;, TaXavxov). Balance. On en conserve dans les cabinets d'antiquités beaucoup de modèles, construits de différentes manières. La balance la plus simple consiste en un simple fléau {jugum), à chaque extrémité duquel est suspendu un plateau (lanx), tandis qu'un anneau ou courte chaîne placée au centre du fléau sert de poignée (ansa) pour tenir la balance , quand on veut s!en servir pour peser. Quelquefois le fléau est muni

d'une aiguille ou languette (examen) jouant dans une châsse (agina), et desli-

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