‹ Dictionnaire des antiquités romaines et grecquesChapitre 160 sur 327 · LIBRA · texte numérisé non relu

LIBRA

LIBRATORES.

née à marquer par son plus ou moins d'inclinaison les variations de poids, comme cela se fait dans (es balances modernes ; quelquefois aussi , comme dans le modèle ci-dessus, d'après un original trouvé à Pompéi, le fléau est divisé en fractions , de la même manière que dans l'espèce de balance que nous appelons romaine (trutina). Un poids {œquipond'tum ) y est attaché , et en allongeant ou en raccourcissant, au moyen de ce poids, le bras de levier, la différence de poids entre deux objets est obtenue tout d'un coup, sans qu'on ait besoin de recourir, pour arriver au résultat cherché , à un grand nombre de poids représentant des fractions de plus en plus petites de l'unité de pesanteur : on a bien plus vite fait de compter sur le fléau combien on a été obligé de faire parcourir de divisions au contre-poids avant d'obtenir^l'équilibre.

2. Sine bilance libra ( Mart. Capell. XI, 180). Balance qui n'a qu'un plateau. A l'autre bout du fléau , au lieu d'im plateau , est attaché un poids déterminé , comme dans le modèle ci-

joint , d'après un original du cabinet du grand-duc , à Florence. Cette sorte de balance n'était pas employée pour mesurer des quantités inégales, mais pour obtenir le poids exact d'une quantité donnée ; on suppose qu'elle était employée dans les hôtels des monnaies pour déterminer d'une manière rigoureuse le poids des pièces d'or et d'argent, et chez les bijoutiers, les changeurs, etc. 3. Niveau de charpentier ou de ma-

çon. On emploie plus ordinairement en ce sens le diminutif libella.

4. {Aquaria). Instrument de géométrie , servant à prendre et à déterminer le niveau des eaux (Vitruv. vill, 6, 1).

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