‹ Dictionnaire des antiquités romaines et grecquesChapitre 17 sur 327 · Ligne, faite de canne, qu'on voit · texte numérisé non relu

Ligne, faite de canne, qu'on voit

dans la gravure ci-jointe, d'après luie peinture de Pompéi (Plaut. Rud. m, 1, 5; Ovid. Met. xiii, 923).

4. Baguette de canne, enduite de glu à l'extrémité, dont se servaient les oiseleurs anciens pour prendre les oiseaux.

Le modèle ici donné est tiré d'une lampe en terre cuite, sur laquelle est représenté un oiseleur, partant pour sa chasse, avec cette baguette sur l'épaule ; l'appeau est perché à un bout de la baguette , et une cage ou un piège est suspendu à l'autre. On s'en servait de la

manière suivante. Le chasseur suspendait d'abord la cage avec son appeau à la branche d'un arbre sous lequel ou à une distance convenable duquel il faisait en sorte de se cacher ; et, quand un oiseau , attiré par le chant de son compagnon, se perchait sur les branches, il passait doucement sa baguette au travers jusqu'à ce qu'il atteignît sa proie qui se prenait à la glu, et qu'il amenaitensuite à lui. Quand l'arbre était

très-élevé ou que le chasseur étaitf orcéde prendre sa position à quelque distance, il se servait d'une baguette composée de parties séparées, comme nos lignes , de telle sorte qu'il pouvait l'allonger graduellement jusqu'à ce qu'il atteignît l'ol jet de sa poursuite; d'où son nom dt^arundo crescens ou testa (Mart. Ep.

IX, 65; XIV, 218; Sil. Ital. vu, 674- 677 ; Petr. Sat. 109; Bion, Id. ii. 5). Le dernier dessin, tiré d'une pierre gravée, montre clairement comment on se servait de cette baguette.

5. Plume de roseau, pour écrire sur du papier ou du papyrus; on en voit

une ici, à côté d'un encrier, d'après une peinture de Pompéi ( Pers. Sat. m.

Il ; Âuson. Epist. vil, 50).

6. Flûte de Pan, faite de plusieurs tiges de roseau ou de canne, d'inégale longueur et d'inégal calibre, liées et cimentées ensemble avec de la cire ; de là son nom (ïarundo cerata (Ov.

Met. XI, 154;Suet.y«/.,32).

Le modèle ci-joint est pris d'uu marbre de Pompéi.

7. Roseau employé dans le tissage pour séparer les fils de la chaîne {stamen ), avant que les lisses ( Vicia ) fussent attachées; il était passé devant et derrière chaque fil, tour à tour, de manière que le tout fût divisé en deux parties distinctes , dont les fils abaissés ou élevés offraient un libre passage à la navette. On voit ce roseau au centre du métier dessiné ici et reproduit d'après le Virgile du Vatican (Ovid. Met. IV, 55. Voy. Tela , Tkxo).

8 Longue canne, ayant au l)0ut une éponge ou toute autre matière appropriée, qui servait ainsi de balai pour

nettoyer le plafond d'une chambre (Plant. Stick. II, 3, 23. Cf. Mart. Ep. XII, 48. Voir un balai de ce genre dans la figure qui est au mot ^Editucs).

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