De libra). Même sens que Lani- PENDIA (Juv. VI
LIBRARII. Classe d'esclaves instruits , employés par leurs maîtres à différents travaux exigeant une certaine somme de connaissances et d'habileté littéraire ;par exemple, à copier et à relier des livres, à faire des extraits, à écrire des lettres , à remplir l'office de bibliothécaires. Aussi étaient-ils distingués par des titres indiquant le genre particulier de service dont chacun avait à s'acquitter. Ainsi, scriptor librarius, le copiste ; a studiis, celui qui faisait des extraits ou remplissait les fonctions de secrétaire , et qui aidait son maître dans ses études ou ses affaires; ab epistolis , celui qui était chargé de la correspondance et rédigeait les lettres de son maître (Hor. A. P. 364 ; Cic. Agr. 11, 6 ; ad Atl. iv, 4 ; ad Pam. XVI, 21 ; Suet. Claud. 28; Orelli, laser ipt. 2437).
LIBRARIUM. Boîte ou étui où l'on gardait des livres ou des papiers (Cic. Mil. 12 ; Ammian. xxix, 2).
LIBRARIUS. Le même que BiBLlo- POLA (Senec. de Ben. VII, 6).
LIBRATORES. Hommes spéciaux, employés par les magistrats qui avaient la surveillance des aqueducs publics, à faire toutes les recherches nécessaires, à lever les niveaux des différentes sources, à régler les dimensions des tuyaux qui transportaient une certaine quantité d'eau du réservoir (castellum) dans les différents établissements et maisons de la ville, de manière que personne ne pût s'en approprier une quantité plus considéra-
LICIATORICM.
ble que celle qui lui était légalement due ; on arrivait à ce résultat en calculant la quantité qui, dans un temps donné, |X>uvait être fournie par un tuyau d'un certain diamètre (Plin. Ep. X, 50 ; Froutin, Aq. 105).
2. A l'armée, des soldats qui maniaient et déchargeaient toutes les machines destinées à lancer des projectiles, comme les soldats du génie dans les armées modernes (Tac. Ann. ii, 20 ; Xlii, 39).
LIBKILE. Le fléau de la balance, la partie à laquelle sont suspendus les plateaux (Festus, s. V.); par suite aussi, la balance elle-même (Au 1. Gell. xx, 1, 9). Voy. la figure au mot Libha, 1.
LIBRIPENS. Avant l'introduction d'une monnaie portant une empreinte , toute espèce de somme était évaluée en poids , et non d'après le nombre des pièces; par suite, celui qui pesait la somme consacrée à tout achat était appelé libripens, le peseur (XII Tab. ap.
Gell. XV, 13, 4); mais le nom fut conservé bien longtemps après qu'eut disparu la coutume qui y avait donné naissance ; il servait à désigner la personne qui réglait la paie des soldats et la leur distribuait , l'officier que nous appelons le payeur du régiment ( Plin. H. N.
XXXiil, 13).
LIBUM. Sorte de gâteau ou de biscuit composé de fleur de farine, de lait, d'œufs et d'huile, que l'on faisait surtout poiu" l'offrir aux dieux (Cato, R. /f. 75 ; Yarro, R. R. n, 8l), et qui servait aussi quelquefois de cadeau pour le jour de la naissance d'un ami (Mart. X, 24).
LIBURNA ou LIBURNICA, s. ent.
nnvh (Xi6upviç). Navire de guerre, constniit sur un modèle inventé par les pirates d'IUyrie, et adopté dans la marine romaine après la bataille d'Actium. Il était très-allongé et se terminait en une pointe mince à l'avant comme à l'arrière ; il avait, suivant ses dimensions, un ou plusieurs bancs de rameurs, une ou plusieurs voiles, le màt au milieu du bâtiment, et la voile levantine, au lieu de la voile carrée ou voile latine que portaient tous les autres navires (Veg. Mil. V, 7 ; Lucan, m, 691 ; Sil. Italie, xiii, 240; Scheffer, Mil. Nav. p. 92, 191).
Les plus petites lihurnx étaient employées comme bâtiments de service , mais les plu? grandes étaient mises en ligne pour le combat. Quoique la construction de ces vaisseaux ne nous soit pas connue d'une manière précise et qu'on n'en ait pas de représentation authentique, la figure ci-jointe, qu'on ren-
contre sur les médailles de Claude et sur celles de Dounticn, rcpond assez bien à la description que nous avons donnée plus haut de la lihurna, d'après différents passages d'auteurs où elle est accidentellement nommée, pour ((u'on puisse l'offrir comme 'une image probablement fidèle d'une Uburna d'un ordre inférieur et de la plus petite dimension.
LICIAMENTUM. Une rangée de lisses (licia; voy. ce mot) sur le métier du tisserand, c'est-à-dire le nombre de lisses qui étaient attachées à une même lame (Not. Tiron. p, 160). Voy. la figure suivante.
LICIATORIUM. Lame ou tringle à la-
quelle était fixée, sur le métier du tisserand, toute une rangée de lisses (Vulg. I Reg. 17, 7). La figuré montre deux lames sur le métier islandais primitif, auquel renvoie Scheffer {Index R. R.
Script. V. Tela).
LICIUM ((1,1X0 ç). Lisse, cordon employé dans le tissage pour séparer les fils de la chaîne, de manière à y faire une ouverture destinée à livrer passage à la navette (Plin. H. N. viii, 74; XXVIII, 12). Ces cordons forment des brides dans lesquelles viennent passer les fils de la chaîne , chaque fil étant saisi par une lisse séparée ; puis toutes les lisses sont attachées à deux tringles ou lames (liciatoria) que nous désignerons par A et B, et entre lesquelles elles se répartissent de manière qu'un fil qui passe dans une bride de la lame A ne passe point dans une de la lame B , mais dans l'intervalle laissé entre deux de ces brides, et réciproquement. Ainsi quand, par un moyen mécanique quelconque , on écartait l'une de l'autre les deux lames, si les fils de la chaîne attachés à la lame A s'élevaient , ceux de la même chaîne , attachés à la lame B , s'abaissaient , ce qui ménageait entre ces deux sériey de fils un intervalle de GO à 80 millimètres, qui permettait à la navette de traverser la chaîne. L'opération d'attacher les lisses était désignée chez les Romains par ces expressions : licia telœ addere ou adnectere (Virg. Georg. i, 285; TibuU. I, 6, 79).
2. Par suite, toute espèce de fil, de cordon ou de ruban ; par exemple, cordon pour attacher ou suspendre un objet quelconque; ruban pour lier les cheveux; bandelette, fil magique, etc. (Auson. Ep. 38 ; Ov. Fast. m, 267 ; Prudent, in Symmach. Il, 1104; Petr. Sat.
LICTOR (^aêSoûxo;). Licteur, officier public attaché à quelques magistrats romains, qu'il précédait toutes les fois qu'ils sortaient; vingt-quatre marchaient devant un dictateur, douze devant un consul, un décemvir ou un tribun militaire, six devant un préteur, et un devant une vestale. Le licteur portait, dressés et appuyés sur
l'épaule gauche, les faisceaux (fasces), et à la main droite une baguette ( virga) avec laquelle il écartait toute personne obstruant la voie publique , et frappait aux portes de ceux que le magistrat visitait. Dans la ville , il portait la toge et les faisceaux sans la hache {securis ) , comme le montre la figure ci-jointe, empruntée à un bas-relief du Vatican ; mais hors de Rome il portait le manteau militaire (sagum ou paludamentum), et la hache était attachée à ses faisceaux, comme le montre la figure au mot Fascis, 3, qui représente aussi la baguette dans la main droite (Morelli, Dissert, de" Littori. Milan, 1828).
LIGO (jxàjcEXXa). Sorte de hoyau à long manche (Ov. Pont, i, 8, 59) et dont le fer est un peu concave (incurvas, Stat. Tlieb. III, 389) ; il se termine par deux dents (fracti dente ligonis, Columell. X, 88). La figure ci-jointe est tirée d'une
pierre gravée, sur laquelle cet instrument se trouve placé dans les mains de Saturne , représenté en laboureur. A parler exactemeut , quand le hoyau avait cette forme, on le désignait par le terme particulier de bidens (ôîxeXXa), ou hoyau à deux dents; ce qui pourrait conduire à supposer que le ligo proprement dit était muni de plus de deux dents. La figure servira du moins à donner une idée générale de cet instrument, et à expliquer les épithètes qui lui sont données dans les passages cités plus haut.
LIGIILA ou LINGULA. Diminutif de Ungua, petite langue. Ce mot prend les sens particuliers suivants :
1. (Y),â)a(7a, yXioTTiç). L'embouchure en biseau d'une flûte (tibia), qui se prenait entre les dents , comme celle d'un flageolet ou d'une clarinette moderne