Bâton fait de canne (Pelr. Sat
134). C'est probablement le même que n" 8.
11. Espalier de canne pour dresser des vignes (Varro, R. R. I, 8, 2).
ARX (àxpÔTToXt;). Forteresse ou citadelle d'une ville antique. Elles étaient toujours bâties au sommet d'une colline de difficile accès ou d'un rocher escarpé ; elles s'élevaient au-dessus du niveau général de la plaine dans laquelle était située la ville proprement dite. Elles n'avaient par conséquent que fort peu besoin d'être fortifiées par l'art, et on n'ajoutait guère aux difficultés naturelles de leur position qu'un mur au haut de l'éminence, et qu'une porte et une tour pour commander l'entrée principale. On peut encore voir des traces de plusieurs de ces citadelles dans différentes parties de l'Italie et de la Grèce ; toutes sont construites de la façon que nous venons de décrire. Elles ne sont fortifiées d'après aucun plan régulier; elles n'ont aucune forme précise ; elles suivent simplement les contours de l'éminence qu'elles couronnent. La gravure placée
ici est un dessin de l'Acropole d'Athènes, telle qu'elle subsiste encore maintenant, avec quelques colonnes du temple de Jupiter Olympien au pied de l'acropole ; elle pourra donner une idée générale de l'aspect ordinaire de ces forteresses. Comme l'arx de Rome, l'Acropole contenait les principaux temples des divinités tutélaires de la ville, qu'on avait réunis dans son enceinte pour s'assurer leur protection.
2. 11 ne reste pas maintenant de traces de l'Arx de Uome; la place sur laquelle elle s'élevait est entièrement couverte d'édiRces modernes. Elle occupait le plus septentrional et le plus élevé des deux sommets qui divisent la colline du Capitole; elle faisait face à la rue Flaminia et au mont Esquilin ; et c'est sur son area que s'élève maintenant l'église d'Ara-Celi , corruption supposée à'Jrce (Niebuhr, Hist. rom., i, p. 502 de la trad. angl.).
AS (de eÎ;, prononcé 5; par les Tarentins). Pièce de monnaie qui représentait l'unité de valeur dans les monnaies de Rome et de l'antique Italie.
Primitivement Vas était du poids d'une livre ; de là son nom d'à* Ithralis ; et il
était composé d'un mélange de cuivre et d'étain {ees), de là aussi son nom d'à* grave ; mais la valeur en fut beaucoup réduite dans la suite. A l'époque de Gicéron, il valait environ C centimes de notre monnaie. Dans l'origine , il portait l'empreinte d'un bœuf, d'un bélier, d'un sanglier ou d'une truie, emblème des troupeaux {pecus, d'où le mot pecunia) qui constituent la fortune de tous les âges primitifs; plus tard, le tyi)e le plus habituel fut, d'un côté, un Janus à double tète, et, de l'autre, la proue d'un vaisseau (Voy. Semissis) ou un Mercure, le dieu du commerce , comme dans le modèle donné ci-dessus. C'est la représentation, réduite de deux tiers, d'un as qui pèse dans son étal actuel 10 onces 10 grains.
ASGAULES (àffxaOXr,;). Mot formé du grec, qui désignait im joueur de musette (Mart. Ep. X, 3, 8). On ne compte pas ordinairement Vascaules parmi les musiciens de profession, parce que l'instrument dont il jouait était particulier aux paysans et au bas peuple , comme on peut clairement l'induire du
passage de Martial (/. c.) et 'de la figure donnée ici; elle est copiée d'une petite
figure de bronze que possédait primitivement le docteur Middleton et qui représentait évidemment une personne des classes inférieures. Les marbres anciens et les pierres précieuses en fournissent d'autres spécimens.
ASCIA. Nom donné à différents objets, employés dans des métiers et servant à des usages distincts , qui furent tous classés sous le même terme, parce qu'ils avaient des ressemblances générales, soit pour la forme, soit pour la manière dont on s'en servait. Les voici :
1. (axéuapvov). Instrument inventé, dit-on, par Dédale (Plin. H. N. vil, 57), d'un usage vulgaire parmi tous les ouvriers en bois, tels que les charpentiers, les charrons, les constructeurs de vaisseaux, etc. (xii Tab. ap. Cic. Leg. II, 23; Petr. Sat. 74), et correspondant sous quelques rapports à Vhermi-
nelte de nos jours, mais avec les différences importantes qui suivent : on s'en servait pour tailler des pièces placées dans une position verticale au lieu d'une position horizontale (voir la gravure au motAscio). Cet instrument avait à l'une
ASCIO.
ASINARIt'S.
(le ses extrémités une tète comme un marteau , et à l'autre , qui formait le tranchant, il était légèrement creux et recourbé pour tailler plus à l'aise dans une pièce de bois creuse ou pour creuser des surfaces planes. Tous ces signes caractéristiques paraissent distinctement dans le modèle, qui représente deux spécimens , légèrement différents l'un de l'autre, et copiés tous les deux de marbres funéraires.
2. (xOxo; et rûxo?)- Instrument de forme à peu près semblable, employé par les maçons et les constructeurs ; il y est fait souvent allusion dans les inscriptions des tombeaux. Il avait un marteau à une
extrémité et à Tau- ^-^ .
tre une lame comme i^^im niiiiiiliîj^
un bec d'oiseau (A- '''
ristoph. Av. 1138; Schol. adl.) ; on en voit ci-joint une gravure, copiée d'un original trouvé avec plusieurs autres outils de construction à Pompéi.
3. Instrument employé par les briqueteurs pour couper la chaux et mêler le mortier (Vitruv. vil, 7 ; Pallad. i, 14), comme dans le modèle, pris de la colonne Trajane, qui représente en par-
lie une personne engagée dans l'occupation que nous avons décrite.
4. Houe à manche court, employée par les jardiniers et les laboureurs pour ouvrir le sol , creuser la terre, etc.
(Pallad, I, 43). La figure est prise de la colonne Trajane, et rappelle pour l'usage et la forme la zappa ou courte houe des paysans de l'Italie moderne.
ASCIO ((TX£7:apvi!;w). Quand le mot s'applique aux ouvriers en bois, tailler ou façonner avec une herminette de
charpentier {ascla) ; ce que les anciens
faisaient d'une seule main et sur des surfaces placées dans une position verticale, comme on le voit dans la gravure, qui représente un des ouvriers de Dédale occupé de la sorte , d'après un bas-relief de la villa Albani.
2. Quand il s'applique aux constructeurs, ce mot signifie mêler et remuer le mortier avec une houe de plâtrier, comme dans la gravure au mot AsciA, u" 3.
ASCOPERA (àuxoTTÔpa). Large valise ou sac, fait de cuir non préparé, dans
lequel ceux qui voyageaient à pied portaient leurs objets les plus nécessaires, par opposition à liippopera, valise des voyageurs à cheval (Suet. JVero, 45).
La figure est tirée d'une ancienne fresque qui représente un paysage.
ASINARIUS. Valet de ferme qui était chargé de faire paître, de conduire et de soigner les ânes appartenant à la ferme (Varro, R.It.i,\S, 1).
ASPERGILLUM.
ASPERGILLUM ( Ttsptpfavx^ptov ). Voir le mot suivant.
ASPERSIO. Action d'asperger d'eau, comme purification, avant de faire le sacrifice aux dieux inférieurs (Cic. Leg.
II, 10; cf. Ov. Fast. V. 679; Virg.
JSrt. IV, 635); tandis qu'avant d'offrir un sacrifice aux dieux supérieurs on baignait tout le corps ou du moins les mains et la figure (Broiier, de Adorât, c. 12). On faisait cette cérémonie avec une branche de laurier, comme dans la gravure ci-jointe, tirée d'une médaille qui représente Lucilla, la fille de Marc-Auréle, rompant une branche pour asperger de jeunes enfants, pendant qu'une prêtresse puise de l'eau de la rivière. On se servait aussi d'une vergette faite exprès à cette intention , comme dans la gravure
suivante, prise aussi d'une médaille. Les Grecs l'appelaient Tîeptp^avtïipiov ou
^âvTiffTpov. Le terme latin correspondant est inconnu, car le mot aspergUlum employé par les philologues modernes n'est appuyé d'aucune autorité ancienne.
ASSER. En général, petite pièce de bois, perche ou poteau, fixée dans ou sur quelque chose (Liv. Gœs. Tac.), d'où
se déduisent les sens particuliers qui suivent.
1, Perche qui soutenait une litière [lectica) sur les épaules des porteurs (Suet. Cal. 58 ; Juv. m, 245; vu, 132; Mart. IX, 23, 9). Elle était entièrement distincte de la litière même et ne doit pas être confondue avec les bâtons [ainites], qui étaient fixés d'une façon permanente au corps de la voiture, ou du moins qu'on ne pouvait enlever que par occasion. ^Jasser était passé sous une courroie [lorum, struppus) attachée à ces bâtons comme la courroie de derrière dans un harnais simple ; on le levait alors sur les épaules des porteurs (lecticarii), et c'est sur lui que portait tout le poids de la voiture. La gravure
ci-jointe, qui représente une litière chinoise d'après Staunton, éclaircira parfaitement ce sujet, dans l'absence de tout original ancien connu. On conjecture qu'elle répond à l'original romain par la lumière qu'elle jette sur les différents termes employés en parlant de ces litières, et par l'explication simple et naturelle qu elle donne sur des points que n'ont pu éclairer les savants. En outre, un moment de réflexion convaincra tout le monde que c'était la disposition la plus commode pour qu'une litière fût facilement portée par six ou huit hommes, comme cela arrivait fréquemment [liexaphoros, octaphoros) .
2. Poutre à tète de fer, suspendue et manœuvrée comme un bélier à bord d'un vaisseau pour entamer le gréement de l'ennemi (Veget. Mil. IV, 44).
3. j4sser falcatits. Longue percht avec une tête de fer, aiguë et recourbée, dont on se servait dans les sièges poui abattre la garnison sur les muraille; (Liv. xxxviii, 6).
ASSERCULUM.
ASTRAGALi;S.
4. Asscres. En architecture , chevrons d'un toit eu charpeutc sur lesquels sont placées les tuiles marquées hli dans le plan que nous donnons au mot Materia- Tio. Elles sont représentées à l'extérieur parles ornementsa|)pelésdenticules(DEN- TICULUS, 2), dans le^ ordres ionique et corinthien (Vitruv. iv, 2, 1 et 5).
ASSERCULUM et ASSERCULUS, diminutifs de asser. Petite perche ou bâton dont on se servait pour manche à l)alai (Cato, R.R. 152). Voir la gravure au mot .flDiTUUs.
ASSIS (oavt;). Planche plate. (Cœs.
Plin. Golumell. Vitruv,)
2. Soupape dans un tuyau ou robinet, qui, suivant qu'on la tourne, livre passage au liquide ou le relient (Vitruv. v, 7, 1). La gravure représente un robinet de bronze original , dé- ^
ouvert dans l'île de '~ ~'~-^ apri : le mécanisme pour tourner la soupape se voit distinctement au haut.
ASSUS. Littéralement, rôti; de là le neutre assum, chambre dans un bain , échauffée à la vapeur, à l'effet de produire une transpiration violente (Cic. ad Q. Fr. III, I, l).Voy. SCDATIO, SUDA- TORIUH.
2. Assa tibia. Solo de flûte sans accompagnement vocal. (Serv. ad Virg.